Partir rime pourtant avec revenir…

6 février 2012
Va, vibre et reviens...

Va, vibre et reviens...

Je suis allé me réfugier dans mon camp planqué en montagne! Ici c’est le silence, c’est la paix. Les rouge-gorges sont gras comme des petits cochons de lait et la Tramontane me rappelle mes péripéties au pays d’Apoutiak…                                                                                                                                                                     Partir pour mieux revenir, partir une sorte de refrain que je fredonnerai jusqu’à mon dernier souffle. Pour le sédentaire il est inconcevable de comprendre ce qui pousse les oiseaux migrateurs à continuellement s’éclipser, pour l’albatros à sourcil la ballade est harmonieuse. Je viens de remettre à mes éditeurs une dernière photo en noir et blanc de Véro, un au revoir sur le ponton. Je dois rédiger un commentaire à ce cliché : Va, vibre et reviens. Je vis seul par choix, une manière de laisser la porte ouverte à mes rêves en quête de colporteur. Véro a son jardin secret de semaine et le week-end nous échangeons. Elle me cause de son boulot, je lui décris mes heures d’entraînements, elle me narre une anecdote, je lui déplie la dernière carte fraîchement arrivée. Elle ne tremble pas, car elle connaît mon sérieux, je lui souris pour la rassurer, cette fois encore, je reviendrai. Inventeur de rêve est un dur labeur mais aussi difficile pour celui qui reste. La technologie embarquée dans chacune de mes expéditions ne m’isole plus complètement, les mails cryptés vont et viennent… Véro pendant mes absences, sent quand je suis en difficulté, elle sait quand mes limites sont presque atteintes et pas une fois, elle a su dépasser la ligne blanche avec des questions indécentes. Avant, le bateau, une fois passé la dernière digue, ne donnait plus signe de vie pendant plusieurs années. La découverte était la seule raison, une affaire d’état, une démonstration de force politique. Scott préféra mourir de froid que de rentrer en Angleterre en étant arrivé juste après Amundsen au Pole Sud. Le lien de la technologie moderne est pourtant perfide. Etre seul dans une région du monde des plus hostile est difficilement imaginable par quelqu’un qui au même moment vit sur une île où la population estivale est multipliée par dix ! Comment être en connexion avec quelqu’un qui est au milieu d’un des plus grand glacier du monde et qui n’a plus de nourriture depuis quatre jours alors que ce soir le menu est frugal pour ses enfants revenu de l’école. Comment être détendu quand on sait que la personne au bout du fil est encerclée jour et nuit de grizzlis, un brin collant. Heureusement l’esprit lui ne connait pas la distance, le décalage horaire, il n’a pas besoin de visa pour passer d’un état à un autre. Vivre en continue au côté de quelqu’un ne veut pas dire partager, ne signifie pas, vibrer ensemble. Mes absences sont une sorte de reconquête perpétuelle, rien n’est acquis alors le charme s’invite dans nos retrouvailles. L’amour ne doit pas être une cage, c’est souvent le cas. Vivre est un défi de chaque jour, le bonheur une conquête obligatoire. Ne pas confondre partir et trahir, absence et doute, manque et tromperie. Mes épopées sont des sortes de croisades pacifiques, un peu comme dans le film de « Forest Gump ». Mon plaisir est de vivre simplement mes aventures, je ne recherche pas à transmettre quoi que ce soit. Mais de l’extérieur, chacun y trouve espoir et énergie. Alors : « Cours Forest ».

Puisque je suis dans mes préparatifs, je vais continuer à vous dévoiler quelques éléments qui pourront peut-être vous concerner. Je monte le projet  d’un très long périple, patience je vous en dirais plus bientôt, un réalisateur et un producteur sont sur le coup. La petite fée clochette, qui tient à garder son anonymat, finance en partie le film mais l’équipe qui monte ce projet veut une télé ! Je souris car je commence à être habitué à ce refrain, mais là, il y a un grand mais ! Ils sont plus déterminés qu’un certain Cabochard ! Une première !!! Une petite fourmilière autour de l’histoire d’un mec à qui il manque un bout mais pas de volonté. Il va tenter de faire un périple de plusieurs milliers de kilomètres qu’avec ses muscles et sa lame en carbone. (Jo Zef sera là, cela va de soit). Ce style de film, il y en a plein les festivals d’aventure ! Eux, ils veulent créer un film différent, un fort message d’espoir, un mec qui se prend pour « Marco-Polo » et qui à son insu, insuffle un message d’espoir aux personnes qui se croient perdues, pour un bout en moins. Tout au long du voyage, il y aura des rencontres et des témoignages de vies différentes. Peut-être on vous croisera ? Il y aura aussi la vie de tous les jours d’une Pénélope qui attend le retour de son Ulysse…

Je vais remettre un peu de bois dans mon foyer, le rouge-gorge a tout suivi, il a l’air d’avoir apprécié… Les flocons virevoltent, Apoutiak est de retour, je tends ma main, elle vient s’y poser. On se regarde, on se souvient. Quelle épopée le Groenland, Jo Zef en frissonne. Merci Apoutiak, d’être venue de si loin de me voir, fait gaffe, ici les hommes, ils ne font que se plaindre. Là bas au grand nord la vie la mort, tout se mélange et tout le monde le sait. Seul la glace et le temps sont maîtres disent les Inuits…

Faut rentrer Jo Zef, ma princesse va nous rejoindre ce soir, cela vaut le coup de recroiser les « autres » et leurs chansons : T’as vu y neige ! Ben c’est une sacrée crise ! J’en ai marre de ce froid !!!

Une bonne douche, un rasage et un Cabochard qui sait que le week-end est toujours au pluriel.

A pluche.

Un jour ordinaire… 31 décembre…

2 janvier 2012
Fondu Valaisane sur un brasero tunisien planqué dans le maquis Corse! Voyage voyage...

Fondu Valaisane sur un brasero tunisien planqué dans le maquis Corse! Voyage voyage...

Un jour ordinaire le 31 décembre …

4h10 : Je m’étire : « le réveil n’aurait il pas sonné ? Mais non je suis sous tente en plein milieu d’une sombre forêt… » Je repars dans mes rêveries ; pas de sortie kayak…

6h 12 : Cette fois je ne l’ai pas entendu pour de bon ce satané réveil ! Pas de vélo non plus ! La pause de fin d’année. Décidément c’est dur le repos !

7h16 : Je bouge en douce dans mon duvet, un vrai temps de fillette, 6° sous la toile. La respiration de Véro est douce et sereine. Il y a 10 ans, quand je l’ai rencontrée, elle n’aurait jamais pu dormir dans un coin si paumé et infesté de sangliers…

8h 46 : Je pratique ma petite demi-heure de marche à jeun que j’appelle : réveil du corps. La nature est givrée, le blanc cache la rougeur de certaines feuilles encore sous le charme d’un été indien. Pas un bruit, quelques branches cassent là bas dans le maquis, des « groins groins » me signalent quelques fouilleurs de glands, un poil tendu, en ces temps de chasse.

9h01 : Le zip de la tente qui s’ouvre émet son bruit si familier, un nez sort pour me souhaiter un joyeux anniversaire. Ne cherchez pas de cadeau, de gâteau, de plateau, de rameau, le Cabochard n’aime pas trop les jours programmés ! Pour faire de l’esprit je balance la phrase des grands jours : Déjà 48 ans ! Véro brise le silence de la sylve hivernale ! Elle me tourne autour, comme un enfant reluquant une pile de crêpes, me dévisage comme si elle me découvrait une énorme fraise des bois au bout du nez ??? Elle éclate de rire pour m’annoncer que ma comptabilité est fausse. 47 pas 48 !!! Et un an, en moins en quinze secondes, qui dit mieux !

9h09 : Le feu est bien gaillard, le petit banc que j’ai fabriqué hier avec quelques bois trouvés de ci de là, nous permet de faire face aux braises et de réchauffer nos mains un peu saisies par le froid matinal. Véro rectifie la branche sèche qui tente de fuir le bûché. Le bol de lait d’amande encore chaud qui inonde nos céréales nous enveloppe de bonheur de si bonne heure…

10h36 : Le vaisselier est en train de prendre forme, j’aime bien donner un air de « chez soi » à ce bivouac. Les gros murs de pierres sèches que j’ai tenté de caler donnent un air antique et savant à cet endroit que l’on nomme « notre refuge ». Je scie, je coupe, j’ajuste. La vie est simple, nos aïeux avaient ce quotidien et je ne suis pas sûr qu’ils fussent plus malheureux que nous. Et voilà c’est en place, l’endroit de la glacière, la boite des ustensiles : « Ouais, pas mal le meuble, ce n’est pas de l’Ikepa !!! »  Du rustique, du solide sans garantie de pied qui lâche à la deuxième minute !

12h14 : Moment très très solennel, la braise est installée dans le petit brasero en fer de récupération ramené d’un voyage aux îles Kerkennah. A midi le menu affiche fondu aux fromages de l’alpage de la Rawil, encore un souvenir de belle rencontre… Jo Zef prend place avec prudence, le poil de mascotte n’est pas compatible avec du fromage helvète dégoulinant ! Sur la table achetée dans le même magasin que le vaisselier, nous dégustons des croutons fromageux sous un air de feu tunisien !

13h 41 : Concours de sieste, Jo Zef nous bat sur toute la ligne. Elle a du métier la mascotte.

14h56 : Une famille complète de corneilles sort de la forêt avec le drapeau blanc, suit un clan de sangliers apeurés, les pattes en l’air. Les geais ramènent à nos pieds toutes les graines qu’ils ont volées dans cette belle journée corsée. Un Taliban serait il en planque dans le coin, un groupe occulte du canal historique serait en conculta ??? Non c’est Véro qui s’initie au tir à l’arc… A plat ventre Jo Zef…

16h 04 : Avant que le jour nous dise au revoir c’est la direction de la salle de bain ! Trois casseroles chauffent de l’eau du torrent. Qui ne connait pas les joies de la toilettes en plein air perd beaucoup du bonheur de se sentir propre et ravigoté au gré des brises thermiques. La mascotte fait semblant d’aller chercher un truc loin là-bas, si l’envie me prenait de lui ôter cette odeur de fauve en décomposition !

18h45 : Le refuge se transforme en tripot ! Les dés sont lancés, les notes sont prises, malheur au vaincu. Les deux lampes tempêtes transforment le camp en casino de Macao… Faites vos jeux, rien ne va plus…

19h34 : La braise est bien placée, le gros bois lui doit continuer sa combustion un peu plus loin pour alimenter la poêle qui va nous régaler d’une paëlla aux fruits de mer… Camp, bivouac isolé mais pas lyophilisé ! Surement pas. Halte aux nouilles chinoises et au Hachi Parmentier en poudre !

20h45 : Miam miam, slurp… eh, Jo Zef, 5 fois de la paella, tu ne crois pas que t’exagères un peu ? T’auras pas de dessert !

21h 27 : Mais à coté de la grande Ours ce ne serait pas oméga ? Une étoile filante !!! pourvu qu’elle ne tombe pas sur la tête d’un coréen ! Deux points rouges sortent du maquis, ils se déplacent sur nous ? « La mascotte descends de cet arbre, les monstres à part toi ça n’existe pas ! » Mais de bleu, c’est que ça s’approche… Alien le retour !!! Mais non, deux pauvres chiens de battu égarés ont senti le feu et sont venus chercher abri au prés de notre camp. Les points lumineux ? Deux balises GPS pour que le patron puisse les retrouver en cas de fugue… Et dire qu’on croyait être seul ce soir de St Sylvestre …

22h 38 : Il est temps d’aller dormir mais avant de m’enfouir dans le duvet je pense à vous tous qui au fil de l’année m’avait encouragé, supporté, aidé, épaulé. Grâce à vous, ma « croisade » Bout de vie continue à exister. Je vous envoie une brise de paix et de sérénité de cet endroit qui semble hors du temps. Pas d’habitation, pas de réseau, juste une connexion en wifi avec la nature et le reste de l’univers. Si ce soir des millions de SMS seront expédiés je vous transmet un grand message d’amitié enveloppé d’une feuille de châtaigné au doux nom de liberté…

Pace e salute a tutti. A vita e fatta per campa sempre campa…

Mais où est la mascotte? Et qui c'est qui fait la photo???

Mais où est la mascotte ? Et qui c'est qui fait la photo ???

Baba yaga a mangé le Père Noël…

21 décembre 2011
Boule de neige sur la mascotte, une histoire troll!!!

Boule de neige sur la mascotte, une histoire troll , amis de Baba Yaga !!!

Dans les peuples slaves, Baba Yaga (Баба-Яга) a une grande place dans les contes et légendes. La vieille sorcière est unijambiste ! Une des histoires dit que le 24 décembre au soir elle fait le tour des maisons pour conseiller les enfants de se tenir tranquille tout au long de la prochaine année. Si quelques téméraires ne tiennent pas promesse, ils seront amenés au fond des bois et dévorés. Tiens, tiens, la mascotte semble se tenir à carreau !

Bientôt le Père Noël va faire le tour du monde avec son traineau, mais je crois que la légende est un poil, de renne, corrompue depuis quelques temps. A la base c’était une fête de la lumière. En effet à partir du 21 décembre les jours cessent de raccourcir et la tradition était de porter sa buche, d’où le gâteau, pour allumer un feu qui honorait la lumière retrouvée. Les occidentaux ont ramené de Turquie la vieille légende d’un homme qui avait trouvé un trésor et qui en voulant faire une surprise à ses enfants avait décidé de passer par la cheminé pour les couvrir d’or. Il se coinça et mourut ! Ses restes sont dans un musée archéologique sur l’île de Rhodes en face Marmaris. St Nicolas, pas le petit mais le barbu, serait donc arrivé au fil des siècles par le Levant, les régions du Nord-est en ont encore gardé la tradition. Les catholiques en ont profité pour y flanquer la naissance de l’enfant Jésus ! D’après d’autres chercheurs, je n’en fais absolument pas parti, la date serait fausse. Je me garderais de soulever la polémique sur l’authenticité de cet homme. (Zut je l’ai écrit !!!).

Puis le Père Noël est apparu, un vieil homme avec une longue barbe, vêtu de vert, qui distribuait des friandises aux enfants malheureux. Dans les années 50 un trust américain vendeur de soda a teinté de rouge ce pauvre vieux pour le rendre comme on le connait aujourd’hui. Les premières réclames étaient nées ! Je vous entends d’ici grincer des dents : mangez un marron glacé ça décrispe ! Donc, cette soirée est celle des enfants, hop à la poubelle les jours qui rallongent. De toute façon, on a la centrale atomique qui fournit à tout va la lumière du soir, donc aucune raison de fêter cela ! La soirée arrive et l’arbre de Noël bio croule sous les ampoules made in China, la pauvre dinde et KO marron ! Et les cadeaux arrivent ! Une manne incroyable pour les grands distributeurs. Le 26 décembre les présents sont remis en vente sur Ebay !!! Ouais ouais, une caricature qui n’en est pas une, hélas ! Pour continuer ma carte postale de Noël made in Cabochard, ce que je trouve malsain en plus de cette débauche d’argent, c’est le mensonge que l’on fait aux tous petits. Pour les plus fortunés le rôle du vieux barbu est tenu par un voisin ou un ami costumé mais l’illusion sera de courte durée. Dans la cour de l’école il va y avoir un plus dégourdi qui va balancer le scoop. Les parents seront embarrassés quand leurs petits chéris les bras chargés diront : « Dis maman pourquoi tu m’as menti, Morgane elle m’a dit qu’il n’existait pas le Père Noël!!! » Je dirais que c’est une certaine manière de les lancer dans la vie des adultes.

Pour cette soirée de Noël il y aura un couple enlacé dans une grande forêt noire et silencieuse. Un feu réchauffera les amants unis, cherchant dans les étoiles celle du Père Noël disparu, il y a bien longtemps. Jo Zef sera de la partie et il a promis de ne plus faire de bêtise car sinon la vieille sorcière unijambiste viendra le kidnapper… D’ailleurs il est convaincu que Baba Yaga va venir manger le Père Noël le soir du réveillon, chut c’est un secret…

Joyeux Noël !

Un Bout de Vie présenté par la comédienne Brigitte Rosset…

12 décembre 2011
Humour assuré sur scéne...

Humour assuré sur scéne...

On avait 20 ans, on été insouciant mais la vie m’avait déjà mis quelques défis à relever. Brigitte venait en vacances pour plonger, j’étais jeune moniteur… 25 années après, le temps a fait son boulot, on n‘oublie pas on s’habitue c’est tout, disait Brel… Le miracle du net et nous voilà face à face, presque pas de ride, le même sourire… Je lui présente Véro, je découvre son compagnon… Elle est comédienne et régulièrement elle présente son « onewoman show »  dans les théâtres francophones… On se promet de se retrouver, de faire un « truc » ensemble pour Bout de vie. Toutes les semaines elle rédige une nouvelle pour le quotidien helvète « Le Matin »…

Ça coûte combien une jambe ?

-T’as vu maman, la dame elle court avec une jambe électrique.
-C’est pas une jambe électrique, c’est une prothèse.
-Pourquoi elle a une comme tu dis.
-Ben parce qu’il lui manque une jambe.
-Elle a eu un accident ?
-Peut être, ou elle est née comme ça.
-Mais t’as vu elle court vite, elle. Le monsieur devant la poste, il reste assis parce qu’il n’a pas une jambe électrique ?
-Probablement…
-s’il demande de l’argent, c’est pour sa jambe ?
-probablement…
-Ca coûte combien une jambe ?
-Je ne sais pas ma puce.
-Ca doit coûter cher parce que le monsieur ça fait longtemps qu’il est là, et il a toujours pas une nouvelle jambe…
-Tu sais ma puce, mon premier amoureux, il avait une jambe en moins.
-Il avait une jambe électrique ?
-Non, mais une fausse jambe.
-Pourquoi il avait plus de jambe ?
-Il a eu un accident
-T’étais triste ?
-Non je n’étais pas triste, j’étais amoureuse. Il avait un plein de trucs en plus
-Trois bras ?
-Non ma puce, plein de qualités.
-C’est comme moi, je suis amoureuse de Thomas, eh ben, il a un bout d’oreille en moins, mais il est très chouette. Maman, ça coûte moins cher qu’une jambe une oreille, non ?
-Je ne sais pas ma puce.
-Tu sais maman, c’est vrai, ceux qui ont un truc en moins, ils ont un truc en plus. Moi, je vois pas bien et ben j’ai un truc en plus : mes lunettes !

Mon premier amoureux, il a une association formidable, qui aide tous ceux qui ont un truc en plus, heu en moins. www.boutdevie.org

Pour ceux qui veulent passer un bon moment regardez ce sketch:

La légende de Nanukilanga…

18 octobre 2011
Danse de l'oie avant de partir à la chasse dans la nation des Yupiqs, Nord Alaska.

Danse de l'oie avant de partir à la chasse dans la nation des Yupiks, delta du Yukon, Alaska.

Là bas au pays des glaces, Nanukilanga (ours blessé en Inuit) venait de fêter son seizième printemps, son nom venait de sa jambe abîmée et bien des gens du village ne voyaient en lui qu’un enfant diminué. Une jeunesse de révolte. Dans ces terres polaires, c’est à cet âge que l’on doit être initié par le grand esprit de la toundra et des glaces. Les anciens lui avait enseigné avec beaucoup de réticence ce qu’il allait devoir mettre en pratique pendant 7 lunes. Aux yeux de ses proches il ne pouvait s’assumer tout seul, c’était un handicapé !

Le courage est son seul compagnon de route et de la nature, il doit survivre. Le vieux chaman lui transmet un talisman  qui le protégera des kilitoqs, vilains esprits des glaces. Le feu crépite et tout le village c’est réuni pour cette communion d’adieu. Le tambour donne un air très solennel et notre jeune « natif » sait qu’il part pour un long voyage initiatique. Au pays du jour permanent Nanukilanga quitte son clan pour la première fois, le brouillard givre la grande plaine et ses yeux sont embrumés de ce trop plein de liberté. Les jours se succèdent et le doute remplit de plus en plus sa besace. Mais la vie n’a pas était toujours tendre avec lui, alors il chante, il parle aux nuages et doucement rentre en connexion avec le grand créateur. Ses craintes s’estompent, il devient homme à part entière. Le grizzli croise sa route sans l’effrayer pour autant, les loups semblent l’éviter et il réalise que ses craintes n’étaient que les fantômes de son invention. La septième lune dévoile sa face et Nanukilanga en accord avec les éléments se réchauffe auprès d’un grand feu, il a pris une grande décision, il ne rentrera plus au village, il veut parcourir le monde boréale. Au moment de lever le camp, la première étoile apparait, la nuit arrive sur la pointe des pieds. Il comprend que la route choisie va se révéler difficile mais il sait que son choix est le bon. Un cri, un hurlement, il se couche, un monstre va le déchiqueter, il rampe, puis le silence. Un calme lourd et pesant l’envahit, certainement imagination de ses peurs. Il reprend sa route et du fond des cieux une voix douce lui chante : Deviens ce que tu es…

PS: Pour les passionnés des peuples du grand Nord, j’ai volontairement mélangé noms Inuits avec une nouvelle Yupik de mon invention, fantaisie de l’écriture!

Le foot Corse pour un Bout de vie…

5 juin 2011
Entrainement en ligue 1, à chacun sa finale de coupe du monde...

Entrainement en ligue 1, à chacun sa finale de coupe du monde...

Pour ceux qui possèdent la TNT ce soir à 18h vous allez pouvoir retrouver, sur le plateau de FR3 Corse Via Stella, un MCSP spécial foot Corse pour un Bout de vie. Yann Rocchi, ancien coéquipier de la JSB où je défendais les cages en 2002-2003, depuis le premier stage de plongée sous-marine de l’association, se mobilise pour offrir le tour d’hélicoptère aux stagiaires. Cette année, à sa propre initiative , il organise le samedi 18 juin à 19h30 un match « Célébrités »- Pompier Corse du sud au stade refait à neuf de Bonifacio. Tous les fonds récoltés iront à Bout de vie.

Cerise sur la gâteau, la fête sera double puisque la région Corse vient d’établir un record national avec trois accessions d’équipe pro : GFCOA en National, le Sporting Club de Bastia en L2 et L’AC Ajaccio en   ligue 1. Les anciens seront là, Paul Orsati, Jean-Luc Ettori, Casagrande … Nicolas Penneteau entre deux saisons avec le club de Valencienne sera aussi présent. Bien-sûr tous les insulaires actuellement en club pro seront de la fête… Du continent, des sportifs viendront aussi accompagné de mes potes Laurent Benezech ancien pilier du XV de France et parrain de cœur de Bout de vie et d’Emmanuel Coindre détenteur de plusieurs records de traversée océanique à la rame. Une sacrée soirée en perspective.

Jean-Luc et Yann seront avec moi sur ce plateau télé animé par Laurent Vitali et Marina Raibaldi. Ettori surnommé : « le chat » a été le gardien référence de ma jeunesse, portier pendant des lustres de l’AS Monaco il fût aussi appelé en équipe de France pour la coupe du monde en Argentine. Ayant grandi à Menton, j’étais fourré dés que je le pouvais au stade Louis II, Jean-Luc était mon idole. Pour l’une des finales de la coupe de France, alors que je n’avais pas 14 ans, je montais seul en train à Paris pour voir les rouges et blancs brandir le trophée de la coupe de France. Le retour à Monaco des vainqueurs fût une fête fantastique. Dans une liesse incroyable j’arrivais à me faufiler pour grimper sur la plateforme où étaient les champions et donner avec beaucoup d’émotion ma casquette au couleur princière à Jean-Luc qui acceptait de la mettre. Dire que j’étais fier était un petit mot…

Les années passeront et sur une invitation du Prince Albert II de Monaco je me retrouvais comme par enchantement dans les vestiaires du stade Louis II. La star team comme le nom l’indique est une équipe de célébrités du monde sportif international et l’unijambiste de surcroît inconnu n’avait pas sa place…

Jean- Luc et Didier Deschamps me prirent à part à l’échauffement 30’ incroyable pour tout amoureux de football, mais je savais que je ne pouvais être titulaire. Non pas sur mes qualités footballistiques, mais parce que l’organisateur voyait d’un mauvais œil qu’un unijambiste puisse défendre la « Star team » ! Dans le breafing Jean-Luc se confiait au Prince qui imposait à l’organisateur ma place dans les cages. Je les coinçais en douce pour les embrasser et les remerciais de pouvoir me permettre de réaliser mon rêve de gosse : Jouer au stade Louis II ! Devant un public tout acquis, puisque mon amputation sur la côte d’azur avait été subie comme un électrochoc pour tous mes amis sportifs, je voyais dans l’arène du stade une infinité de regards familiers…

Vous voyez cette émission télé avec Jean-Luc sera placé sous le signe de l’émotion.

Merci Yann pour ce cadeau extraordinaire. A noter que le coup d’envoi du match sera donné par Valentin jeune stagiaire de Bout de vie qui fera spécialement un déplacement éclair depuis ses Vosges natales.

Donc rendez-vous lundi 6 juin à 18h sur France 3 Corse Via Stella canal TNT 293 ( plusieurs rediffusions ) mais surtout le samedi 18 juin 19h30 au stade de Bonifacio. En plus du match, soirée chant Corse et grillades. Je tenterais de tenir au moins une mi-temps. Jo Zef, ce traître a prévu une grosse valise pour tous les buts que je vais encaisser !!!

Sintineddi…

5 avril 2011

011

L’homme brise, pille, tue, bafoue et les yeux ouverts chaque jour qui passe nous rapproche du départ vers la découverte de l’inconnu que certains redoutent tellement, la mort…

Sintineddi !

Sentinelle de ma vie, de mes jours
La bas sur la petite île il rêve les yeux ouverts
Il vit c’est vrai mais juste au jour le jour
Il sourit quand même car il a déjà souffert
Mais de plongée en plongée il creuse au fond de lui
A la recherche du vrai, du sublime
Il est résigné même plus peur de la nuit
Toujours plus profond il côtoie les abîmes

Sentinelle de ma vie de mes jours
La bas sur le petit bateau du calme à la tempête
Nature fait partie de sa vie, ses yeux sont soleil, son sang la mer
Pourtant il est battant et n’accepte les défaites
Être vivant sa devise même si le plat est amer
La surface le reprend toujours et les soucis aussi
Que la mer est belle si douce et si caline
D’elle il en a passion et en a fait son amie
Lui seul connait le secret des fonds et son sublime

Sentinelle de ma vie, de mes jours
La bas tout au fond de son cœur
La petite fleur lui donne courage pour son retour
Et des fonds, remonte heureux de vivre sans aucune rancœur
Le lys de mer l’a sacré chevalier des eaux salées
La force rentre en lui comme par magie
Les yeux et le cœur grand ouvert il veut aimer
Au retour vers sa Vrai, il lui donnera sa vie…

Extrait de mes cahiers: Mots de maux entre vous émoi. Septembre 2001

Comme une odeur de poisson d’avril…

31 mars 2011

L9991670 poisson

Banditisme : La BAC interpelle des parrains, Bixente L et Laurent B soupçonnés de trafic de mascottes…

Libye : Franck F vient de faire prisonnier Mouammar K la légion l’a surnommé sa « botte » secrète…

Principauté de Monaco : Du rififi au rocher, le Prince A vient de renoncer à son mariage, il aurait tout plaqué pour une certaine Helena G …

Immigration : Marche silencieuse de grizzlis à Anchorage, ils protestent contre l’introduction de kayakiste rêveur sur leur territoire…

Média : Le magazine l’Equipe consacre 5 pages par semaine à la rubrique des « sportifs différents » Rémy F en est l’instigateur…

Sondage : Les français seraient le peuple le plus travailleur et le moins contestataire…

Sport : Nouvelle recrue chez les bleus, après un stage intense avec le préparateur Frank B, Antho C devient le meilleur buteur de l’équipe de France…

Sport : Triathlon, Dume B arrête finalement sa carrière de tri athlète après 29 titres mondiaux et part traverser en solitaire le Pacifique Sud à la rame …

Paris : Alors que Fabien P allait se pacser avec la Tour E, Aurélie R le kidnappe et l’amène sur une île déserte…

People : Le magazine Quelle consacre finalement 15 pages à la star Marie P qui décide enfin de poser à moitié dévêtue devant les photographes…

Cambriolage : Bretagne, une série de braquages dans des crêperies, l’argent n’a pas été touché mais toutes les crêpes ont été volées, la police est sur une piste…

Conflits sociaux : Après 765 jours de grève de la Compagnie S, la Corse adopte enfin les  ferrys pédalos…

Handicap : Belle initiative de la commune de Bonifacio, toutes les plages sont accessibles aux personnes à mobilité réduite…

Sport automobile : Rallye Aïcha des gazelles l’assistance stop la course une concurrente se serait fait piquer ses prothèses par le Petit Prince…

Corse : L’île adopte la zen attitude, des colliers de fleurs seront déposés devant les maisons des continentaux qui construisent sans permis…

Groenland : Une épave sous-marine Viking découverte par les « frères de glaces », un koala a construit un blockhaus à l’entrée du fjord et tire sur ceux qui s’en approcheraient…

Livre : Frank B sort son 100éme livre d’aventure le public en redemande, mais que faire pour arrêter cette vague…

Méditerranée : Les bateaux plastiques sont désormais interdits à la navigation seuls ceux en bois de plus de 40 ans peuvent croiser…

Philo : Le célèbre philosophe Jean-Luc S vient de stopper sa carrière pour créer des T-shirts fantaisies…

Ajaccio : La ville fête son nouveau tournoi de tennis international, Thierry C perd en deux manches et refuse de serrer la main de son adversaire…

Science : Un avion charter de belges amputés de retour du Japon, les membres perdus ont bien repoussé mais pas au bon endroit…

J’arrête de vous faire des billets sur mon blog qui vous font grincer des dents…

Ne faîtes pas trop les malins autant en douce la mascotte vous a préparé un coup !!!

POISSON D’AVRIL…

Tous avec Elodie…

2 mars 2011

Élodie vient de se faire amputer sa deuxième jambe, un appel à la solidarité est lancé sur le net je compte sur vous et votre soutien . Ces mots de maux sont aussi pour elle.

La page facebook « Tousavecelodie » existe, inscrivez vous et laissez lui un beau message…

Patience et courage Elodie, bientôt tu decouvrira le monde du silence toi aussi...

Patience et courage Elodie, un jour viendra où tu sera en apesanteur au milieu des poissons...

Rien n’est plus beau que la liberté,
liberté de rester de partir, de sourire de pleurer, de dire oui de dire non…

Je suis libre comme la vie et quoi qu’il se passe chaque matin je remercie la vie de me donner sa lumière infinie…
Elle est plus ou moins forte mais elle est là pour nous guider…

Un beau poème de Paul Eluard

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Nicolas et les narvals

16 février 2011

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La chasse au narval se pratique toujours en kayak.

La chasse au narval se pratique toujours en kayak.

Le harpon est bien-sûr concu sur zone.

Le harpon est bien-sûr conçu sur zone.

La prise permettra au village de manger pendant plusieurs jours.

La prise permettra au village de manger pendant plusieurs jours.

Thalassa le magazine de la mer a diffusé vendredi 10 février un reportage sur la vie de Nicolas Dubreuil au Groenland.

Niko a tout bazardé pour vivre sa passion du Grand Nord. Anticonformistes tous les deux, nous nous sommes croisés.  Niko comme le bruant des neiges ne pourra jamais vivre en cage. Des aventures on en a vécu ensemble (Antarctique, Pissis Argentine, Stage Bout de vie, Étape du tour de France vélo,conférences…) mais de toutes celles qui me restera gravée à vie c’est cette traversée du Groenland à pied où en tête à tête on a marché, on a rêvé, on a pleuré, on a rigolé.

Le retour en Europe est toujours difficile et comme les gens du Grand Nord il faut rapidement s’adapter, sinon c’est la mort à petit feu.

Dans ce reportage vous allez pouvoir observer comment le peuple Inuit a su vivre dans une contrée qui ne laisse aucune chance à l’improvisation. Ne confondez pas les tueurs du St Laurent au Québec qui massacre la faune pour le billet vert et les Groenlandais qui n’ont comme ressource que les mammifères de leur région. Ce reportage est comme Niko, simple, pure et inaccessible. Là haut la vie n’est qu’un privilège.

Nicolas et les narvals : la vidéo

Reportage photos :

NANNUNNARTIARTOQ