Accueil Bout de Vie

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Qui sommes nous ?
Bout de vie… est née de la rencontre, de l’amitié et de la collaboration de personnes issues d’horizons différents, fortement sensibilisées par la cause des personnes amputées. Réunissant amputés et non-amputés, la même foi anime ses adhérents : l’amour de la vie. Notre association n’a pas vocation à regrouper exclusivement des amputés !!! Bien au contraire !!!

Objet de l’association
Bout de vie… a pour objet d’aider et accompagner les personnes amputées quel que soit leur âge, la nature, le degré et l’ancienneté de leur mutilation, à disposer des « clés » et « outils » leur permettant de tenter d’appréhender, d’intégrer, de s’adapter et de surmonter leur différence par la valorisation de leur potentiel de vie et du sens du dépassement de soi.
Plus concrètement, Bout de vie… se donne pour objectifs :
- de promouvoir la cause des personnes amputées auprès des pouvoirs publics et de l’opinion publique;
- de faire prendre conscience aux personnes amputées de leur potentiel de vie;
- de promouvoir les initiatives personnelles et collectives de personnes amputées;
- de briser l’isolement dans lequel se terrent les personnes amputées;
- de dynamiser la recherche et l’innovation en matière de prothèses;
- d’aider les personnes amputées à concrétiser des projets de vie dans les domaines sportifs et culturel;
- d’assurer le financement d’appareillages spécifiques en présence d’amputations « orphelines »…

Notre LOGO

Nous avons choisi comme symbole de notre association un dauphin dont la queue est détachée du corps. Au-delà de l’illustration évidente de l’acte d’amputation, le dauphin symbolise la joie de vivre et la sociabilité à l’extrême.
Tout un programme lorsque l’on sait que toute personne amputée souffre d’un déficit chronique de contacts sur l’extérieur…. faute à sa différence.
La présence d’un soleil en clin d’oeil symbolise l’espoir et la joie de vivre que souhaite véhiculer l’association.

Les derniers articles du site :

Niviarsiaq

2 juillet 2015 par Frank 6 commentaires »
Au pays de nanoq le grand...

Au pays de nanoq le grand...

Fidèles de ce blog vous devez vous poser des questions sur le projet Niviarsiaq. J’avais annoncé à mon retour d’Illulissuaq en mai 2014 que je tenterai en kayak de mer une remontée en solitaire de la côte Ouest du Groenland. Mais contre toute attente, une avalanche d’événements imprévisibles, s’est déroulée dans ma vie personnelle, je n’aurai jamais cru que cela me puisse arriver un jour. Quand le destin vous indique une autre voie, la grande sagesse dit qu’il faut la suivre. L’élément clé fût quelques mots anodins d’un grand ami ancien reporter de guerre qui me dit droit dans les yeux : « Tu crois vraiment que tu veux en revenir de cette épopée polaire ? Qui te pousse à y aller, la gloire et la mort pour rentrer dans la légende ! » La réflexion qui fallait au bon moment, au bon endroit ! Bien-sur j’avais fait le mariole sans lui répondre, mais cette phrase me revenez en boucle. Ma vie privée venait de prendre un autre cap et cette réflexion devez m’amener à l’évidence : faut-il que j’y aille coute que coute ! Eh ben non !  La décision prise, je devenais encore plus un Free-man, je rentrais encore plus en phase avec mon « moi », je me métamorphosais en oiseau du large que personne ne peut mettre en cage. Le cœur léger je rangeais au placard ce grand périple au pays d’Apoutiaq, je classais dans « affaire sans suite » ce suicide involontaire et mon quotidien reprenait du sens. Le noyau de mes amis sincères retrouvait le sourire, ma compagne ne tremblait plus et mes nuits retrouvaient un calme boréale. Mais si cette tentative est annulée l’opération Bout de vie ne l’est pas pour autant. 4 jeunes âgés de 13 à 20 ans vont devoir me supporter du 14 aout au 1 septembre. Nous partirons au départ d’Illulissuaq vers le nord pour rejoindre le camp de pêche d’Ataa et pendant ces deux semaines nous tenterons de nous immerger à la vie estivale des Inuits. Pas de réseau chronophage, pas de connexion avec le virtuel, juste vivre l’instant présent. Nous vivrons sous un tipi et le quotidien sera teinté de rando à pied, kayak, de pêche et de rencontre. Avant de refermer ce billet je tiens à remercier de la part de l’équipe des jeunes « Niviarsiaq », le Rotaract 17-30 ainsi que les établissements Lagarrigue qui ce sont mobilisé pour financer en totalité le projet. Merci Auréline et Ludovic, sans vous cela aurait-été une autre paire de « prothèse » !

Voyager ce n’est pas changer de pays, voyager c’est changer de monde.

Corsican Race Forza é solidarita.

29 juin 2015 par Frank 11 commentaires »
Audrey dans de bonnes mains...

Audrey dans de bonnes mains...

Il s’appelle Bruno Matteï, prof de boxe thaï, depuis 5 ans il c’était mis en tête d’organiser une Spartan race, puis un jour en cherchant des vidéos sur le net il tombe sur une course un peu particulière, puisque au milieu de valides, des hommes mutilés, aidés de copains, réussissent ce pari fou…                                               28 juin 2015 la Corsican Race voit le jour ! Contre toute attente, 800 participants seront là et comme le souhaitait Bruno et son équipe une poignée d’éclopés sont sur la ligne de départ. Forza e solidarita sont les slogans de l’événement. Depuis quelques mois l’organisateur m’avait contacté pour lui trouver des « clients » mais les handis se sont cachés et très peu sont venus. Peur de l’inconnu, appréhension du regard du public, phobie de l’échec ? Peut-être un peu de tout ça mais ce qui est certain c’est que j’ai eu le grand bonheur de croiser Audrey qui est venue spécialement de Bretagne en voulant vivre cette folle aventure avec ou sans son fauteuil ! Donc nous voilà au départ, les vagues de 40 concurrents s’élancent, les compagnons d’Audrey sont plus que motivé, le public pousse, l’épreuve s’annonce émouvante. Top départ, le premier piège est un parterre de pneus, qu’il faut traverser, Audrey quitte son fauteuil et encadrée par ses amis, passe sur ses jambes ce nid d’abeille de gomme. Les 10 km de course n’ont aucune envie de s’apitoyer sur des « bancales » et une immense mare de boue nous barre la route, ni une ni deux elle se lève et aider par ses potes se lance dans le grand bain, au loin des grosses canalisations nous attendent de pied ferme il va falloir ramper dans l’orifice. Comment faire ? L’équipe décide de faire une corde humaine et les plus costauds n’auront qu’à tirer les maillons, Audrey sera fermement agrippé au dernier et passera sourire aux lèvres. Une terrible côte nous calme un peu, avec des sangles, telles des bêtes de sommes, la jeune Bretonne est hissée jusqu’au pied d’un immense mur qu’il faut absolument gravir. Ni une, ni deux, garçons et filles font un mur humain où elle sera hissée, les caméras suivent, les autres équipes veulent donner la main, les drones n’en loupent pas une. Pour corser la chose j’ôte ma prothèse et passe à cloche pied, le public, les concurrents ne sont plus passifs, ils veulent tous aider, porter… La solidarité parfume la course…. Nous sommes au dixième kilomètre, les chasubles sont boueuses, mais les visages sont radieux, une des dernières épreuves est le remorquage d’un très gros tracteur, la jeune athlète se met au volant et encourage ses amis pour l’ultime effort… Le dernier relais est devant nous, Audrey se lève, j’enlève ma « guibole » et aidés de nos fideles compagnons de course nous pouvons enfin passer la ligne d’arrivée. Accolade, émotion, remise de la médaille de « finisher » nous sommes tous heureux d’avoir, une fois de plus démontré que le handicap pouvait être une force. L’important est de ne pas être assis dans sa tête…                                                                                                   Bravo à tous et merci pour la soirée « paillotte » qui a été organisée pour récolter des fonds pour Bout de vie. Le rendez-vous est déjà pris Octobre 2016 capu di Fenu au nord d’Ajaccio…

Les magiciens de la mer

8 juin 2015 par Frank 5 commentaires »
Une belle salle à manger avec vue sur la mer!

Une belle salle à manger avec vue sur la mer!

Les Lavezzi sont déjà dans notre sillage, le temps c’est figé, les journées ont semblés nous appartenir pendant cette semaine de liberté. Si en Afrique de l’ouest les handicapés sont appelés les « magiciens » je peux le confirmer, ce stage fût un tour de magie par des apprentis « viveurs » ! La dernière plongée fût bluffante, dans la grande bleue, mes « éclopés », ont bravé leurs doutes pour aller tout au fond, au fond de la mer surement mais surtout au fond d’eux-mêmes. Une semaine marquée par de beaux échanges, de belles personnes qui avaient oublié leur bout en moins. La vie est plus forte que tout, les malheurs n’ont pas eu trop de place à bord, par moments ils ont tenté un abordage mais la solidarité veillait et d’un tour de passe-passe, ces troublions n’ont pû gâcher la fête. Une page est tournée, les souvenirs se sont entassés pêle-mêle, de nouvelles images de références ont pris place tout au fond de leurs âmes, la nouvelle vie à cloche pied sera vécue différemment. La Galiote va prendre une retraite bien méritée, son équipage nous ont gâtés, chouchoutés, vous avez peut-être eu la chance d’y poser une prothèse à bord.  De nouveaux stages vont arriver, un nouveau concept, une autre manière de faire, il ne faut pas avoir peur du nouveau, alors je me réjouis d’avance de l’avenir. Bravo Aline, Marie-Laurence, Véronique, David, Alexis, Ali, Thierry, Christophe et Raynald. Vos rires vont hanter mes pensées pour longtemps, quand le ciel deviendra un peu plus sombre qu’à l’accoutumée souvenez-vous du grand frère Cabochard qui vous a boosté pour devenir des découvreurs de limites, je suis très chanceux de vous avoir rencontré. Un pas après l’autre la vie n’est qu’une succession de petites choses ordinaires qui rendent nos existences extraordinaires…

Une palme au large!

4 juin 2015 par Frank 2 commentaires »
Une caresse à mon pote le mérou!

Une caresse à mon pote le mérou!

Eh ben ! Et dire que le détroit de Bonifacio est l’un des coin de Méditerranée les plus ventés, aujourd’hui pas un souffle d’air avec une température de 32° !!! Oui je le crois les stages Bout de vie sont bénis des Dieux. Pour la quatrième plongée c’est assez exceptionnel de voir l’aisance que toute l’équipe au complet. Les plus peureux ont eu le déclic, les plus aguerris ont mis une palme au large. L’apesanteur ne fait plus souffrir les moignons, le grand bleu à ce pouvoir de passer à la trappe les anciennes histoires. Le temps me manque pour tout vous décrire, les mots n’auront jamais l’émotion que procure ses moments de silence. Comme je le dis en boucle un souvenir ne s’achète pas il se vit, et là cela prend encore plus de sens. La porte du large est orné d’une arche de granit, les mérous en sont les gardiens, passer ce monument minéral est un appel à un voyage de l’intérieur. Des milliers de tessons d’amphores témoignent d’un naufrage d’un temps passé, notre imagination a le temps de buller et d’imaginer de pauvre marins romains en détresse. Ce soir le pont de la Galiote est un havre de paix ou les sourires se partagent. Vive la vie en mer…

La mascotte ravie par les crêpes de la cuistot Claudia...

La mascotte ravie par les crêpes de la cuistot Claudia...

Le bonheur dans une grande baignoire!

Le bonheur dans une grande baignoire!

Toujours plus loin, toujours plus profond…

3 juin 2015 par Frank 3 commentaires »
Le coin historique des Lavezzi, un murier tri centenaire, le reste de la chapelle Santa Maria du 12 éme siécle qui cache un abri du mégalitique et enfin le puit centrale que j'ai restauré il y a presque 20 ans...

Le coin historique des Lavezzi, un murier tri centenaire, le reste de la chapelle Santa Maria du 12 éme siécle qui cache un abri du mégalitique et enfin le puit centrale que j'ai restauré il y a presque 20 ans...

Encore une journée bénie des Dieux, vent d’ouest faible avec un grand ciel bleu. Entre vous et moi le seul ciel bleu important est celui que l’on a dans son cœur ! Ce matin les mines sont réjouis et pour certain le soleil a bien bossé, voir même avec des heures supplémentaires. Le stage se poursuit à merveille, les équipes sont formées. Ce matin nous allons apprendre à nous équilibrer, un exercice très technique mais quand on est motivé, tout deviens plus facile. Les moins vaillants font preuve d’un courage fantastique, tout le monde est motivé, tout le monde à la soif de vivre plus fort que ce maudit jour ou un bout à été envoyé où je ne sais où ! Les Lavezzi garde leur calme pour l’instant aucun bateau n’a eu le cran de briser notre quiétude. La fusion d’un vrai équipage a été facile, l’entre aide fait plaisir à voir. Cet après-midi Yves, skipper d’un Itama (vedette très rapide), est venu embarquer le team Bout de vie pour une visite express des Bouches de Bonifacio, leur sourire est pied de nez aux affres de la vie. Griserie maritime pour découvrir l’un des plus beaux sanctuaires marins de méditerranée. Pour conclure la journée je me suis transformé en guide, pour dévoiler les 4000 ans de vie au Lavezzi. Si la vie est un grand buffet, les stages Bout de vie en sont les épices…

Bonifacio vu des du haut des Lavezzi.

Bonifacio vu des du haut des Lavezzi.

Des scuptures naturelles totalement féériques!

Des sculptures naturelles totalement féériques!

Une croisière VIP (vrai invalide plongeur!)

Une croisière VIP (vrai invalide plongeur!)

Lecture de la stelle des naufragés de la Semillante.

Lecture de la stelle des naufragés de la Semillante.

Encore!!!

Encore!!!

Une vie à l’eau

2 juin 2015 par Frank 1 commentaire »
Le bureau pour la semaine!

Le bureau pour la semaine!

Un pas après l’autre les stagiaires se mettent au parfum des Lavezzi. Le palier à gravir aujourd’hui va les amener dans le monde du silence. La journée d’apnée d’hier à permis de définir la formation des palanqués, ils vont devenir découvreur de leurs nouvelles limites. Le vent d’ouest est toujours en mode douceur et l’avant saison nous gratifie d’un coin bien tranquille. Respirer sous l’eau n’est pas toujours aisé, la vision aussi change du royaume des gens qui courent mais là où le travail va être énorme : c’est la nage. Pour les bipèdes la tâche n’est pas simple mais sur une guibole, l’exercice est des plus compliqués, mais personne n’a le cœur à se plaindre et dans une discipline digne de vieux plongeurs chacun a su trouver sa victoire. Gunther avec son bel accent et ses expressions si typiques leur a donné un cours de théorie, en boucle nous tentons de leur transmettre la rigueur de cette discipline. La journée file de manière paisible sans montre et contrainte. Les poissons sont au rendez-vous, le soleil semble vouloir apaiser les maux de certain. Je conclurai ce bref billet par ces mots. Ne pleure pas que ce sois fini, réjouis toi que ce soit est arrivé. A demain…

Cours de théorie par Gunther, une vraie piéce de théatre...

Cours de théorie par Gunther, une vraie piéce de théatre...

Là on est bien!

Là on est bien!

Cala de l’elephant

1 juin 2015 par Frank 5 commentaires »
le bonheur c'est simple il suffit de le cueillir.

le bonheur c'est simple il suffit de le cueillir.

Elle n’a pas bougé, fidèle à elle même, l’île Lavezzi nous offre sa plus belle cale, celle de l’éléphant ! Une part de mystère teinte ce coin si cher à mon cœur, la foule n’est pas encore présente, le calme va être notre confident. Le puffin cendré, le goéland d’Audoin et le comoran huppé nous accueillent avec grâce et dire que pour un cheveu nous  n’aurions pas pu apprécier ce moment. La Galiote est toujours aussi sémillante malgré ses 62 ans de mer et l’équipage fidèle à sa gentillesse. Qu’on est bien là, loin des yeux qui jugent, à l’abri du regard qui blesse. Le matériel est judicieusement distribué, le mot clé du jour, équilibre. Déjà pour un bipède la mise à l’eau est un exercice pas toujours évident, mais alors quand il vous manque un bout, cela devient un tour de magie. Mais vous le savez maintenant, ce bout perdu est devenu une force. Les premiers signes sont appris, la plongée n’est pas un sport mais une discipline, alors chacun va trouver son protocole. Une fois la prothèse enlevée, le stagiaire devra anticiper sa mise à l’eau sur une seule jambe, nous sommes loin des formations assistées. Ici au pays du sel et du vent la pitié n’existe pas, elle n’y a pas sa place. Aujourd’hui nous avons eu le bonheur de faire une longue randonnée d’apnée pour découvrir l’équilibre d’avancer sur une seule jambe. Une petite houle du large sans courant a permis de leur faire comprendre l’immensité de la Méditerranée. La journée est une aubade à la vie, les doutes commencent à se faire du souci, ils sentent qu’ils ne résisteront pas à cette semaine à cloche pied… A demain soir…

Gunther en pleine explication...

Gunther en pleine explication...

Aprendre à respirer différement!

Apprendre à respirer différemment!

Un terrain de jeu execeptionnel.

Un terrain de jeu exceptionnel.

On ne va pas manger que du riz!

On ne va pas manger que du riz!

13 éme stage de plongée

1 juin 2015 par Frank 8 commentaires »

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Le Stage annuel de plongée sous-marine Bout de vie vient de débuter, déjà le treizième ! Comme chaque année une palanquée d’hommes et de femmes amputés ont rejoint le bord de la Galiote pour une semaine de mer. Mais celui-ci sera rempli, encore plus d’émotion, en effet mon vieil ami Gunther tire sa révérence en prenant une retraite bien méritée. Depuis 2004 Bout de vie loue les services de ce grand bonhomme et de son équipage, des stages tous bien-sûr différents mais toujours avec le même baume de calme et de partage. Mon « vieux clou », comme j’aime l’appeler avec affection, va vendre sa vieille Galiote pour finir ses jours en Thaïlande. Alors avant le grand bain, je vais savourer encore plus profondément, les quelques jours passés à bord. Ils s’appellent Aline, Véronique, Marie-Laurence, Thierry, Raynald, David, Ali, Alexis, Christophe. Pour eux cela va être une expérience hors-norme. Pendant ces stages, la vie prend un autre cap, les questions aux fils des soirs se recentre vers l’essentiel, vivre. Là-bas au large plus personne pour nous juger, nos malheurs sont restés à Terre avec ceux qui prennent un malin plaisir à gémir. Pendant ces quelques jours la vie va retrouver sa place, avec l’apesanteur de la plongée les moignons ne seront plus douloureux, entre vous et moi je n’ai jamais vu un poisson boiter ! Alors chaque soir quand le soleil rejoindra le bout de l’horizon, sachez que des Femmes et des Hommes à bord d’un vieux bateau en bois vont oublier leur souffrance. A demain soir pour le journal de bord et des photos.

Plus que de la survie, la vraie vie…

26 avril 2015 par Frank 10 commentaires »
Essais, d'avant départ...

Essais, d'avant départ...

Il était une fois un Prince blessé d’un royaume immobile, assis au milieu d’un torrent, trois vaillants chevaliers le protégeaient. Tout proche de la fine équipe un éclaireur veillait au groupe ; je crois qu’il s’appelait le Free Man boiteux ! Comment donner des mots à ce stage de survie, comment décrire l’indescriptible, comment narrer cette odyssée de lumière ? Pour retrouver notre monde éphémère revenons à un événement majeur. C’est le 30 novembre 2007, devant son public au Palexpo de Genève, que Marc Ristori grand champion de super cross, chute lourdement pour devenir paraplégique. Sa vie bascule dans l’inconnu, dans le monde de la souffrance, dans le miroir du regard des autres, dans la mobilité perdue. Pourtant Marco est un guerrier, son mental de sportif de haut niveau ne le lâche pas et il s’accroche aux branches pour survivre. Les vrais amis ne l’ont pas abandonné, parmi eux des sportifs de haut vol : Polo, Jean et Ronny. Paul me tarabustait depuis bien longtemps, pour venir à l’intersaison de hockey sur glace, à un stage de survie mais je savais que bien plus que du baroude, il souhaitait le partager avec son ami motard. L’idée me plut de suite mais la chose ne serait pas si simple. La seule solution pour progresser dans le maquis dense est la joelette ! Julie, accompagnatrice en moyenne montagne en Corse me proposa sans ciller de nous prêter cet outil indispensable à une telle opération, ici son site. Donc le matériel étant trouvé, il ne fallait plus que regrouper les volontaires pour une telle aventure. Jean, le frère de Polo hockeyeur et Ronny footballeur tous deux anciens pro de leur discipline étaient les personnes idéales pour un effort aussi intense et long. Jeudi nous sommes partis à l’aventure, pas de plan prévu, pas de ligne toute tracée à suivre nous devenions les écrivains d’une page vierge. Bien des « autres » nous auraient traités de fou en annonçant cette balade mais la vie est trop courte pour écouter les « assis dans leur tête », nous sommes des Free Man et peu importe si quelques bouts ne fonctionnent pas comme il est indiqué sur le mode d’emploi des hommes valides ! Alors nous avons arpenté le granit, nous avons traversé à maintes reprises les torrents. Le merle n’a apporté aucun jugement au groupe inédit, le vent ne nous pas regardé d’un mauvais œil, le feu du soir nous réchauffait et écoutait les copains rire d’être tout simplement vivant. Il y eut de vrais travaux de forçat pour pouvoir gravir les murailles qui nous barraient le chemin, il eut beaucoup d’énergie offerte pour contourner les arbres abattus, mais Dieu que c’est bon de se sentir des Hommes unis pour amener notre Marco là où bien des bons pensants nous auraient dit que c’était impossible… Polo, Jean, Ronny et Marco merci de m’avoir permis d’être à vos côtés. Allez les boys, ensemble on peut le gueuler : un souvenir ne s’achète pas il se vit…

Une équipe merveilleuse pour réaliser l'irréalisable!

Une équipe merveilleuse pour réaliser l'irréalisable!

Le sourire de Marc était notre dopant.

Le sourire de Marc était notre dopant.

Aux arrêts casse-croutes les siestes étaient de rigueurs.

Aux arrêts casse-croutes les siestes étaient de rigueurs.

Un spectacle à nous couper les jambes!!!

Un spectacle à nous couper les jambes!!!

Osez…

19 avril 2015 par Frank 3 commentaires »

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Dans le cadre d’une rencontre nationale des rotaractiens (Rotary pour les 17à 30 ans) ; la lourde tâche d’animer plusieurs ateliers m’a été proposée, l’un d’eux était : Oser entreprendre son propre avenir.

A St Maxime c’était un public de jeunes qui veulent se mettre au service des autres, qui était attentif, c’était une salle comble et attentive à mes mots issus de mes maux. Oser ; tout un programme universel ! Je pourrai résumer en une phrase mon intervention par : Oser ; c’est devenir un vrai « Moi ».

Oser c’est prendre le chemin de l’inconnu, oser c’est refuser l’acquis pour aller vers le nouveau, oser c’est tout simplement être, en oubliant les «Autres » qui pensent pour nous. Notre carcan sociétal a enchainé certain, au totem du qu’en-dira-t-on, le regard des autres devient si important qu’il paralyse celui qui timidement voudrait oser. Mais oser c’est devenir un être libre qui en s’envolant entrainera dans son sillage les « autres » à oser. Le non est déjà dans notre poche, le refus n’est pas un échec, tomber n’est pas bien grave si l’on arrive toujours à se relever. La peur de changement nous pousse à paraitre, l’apparence nous stigmatise pour ne jamais « Être ». Oser pour vivre pleinement, ne jamais attendre l’encouragement de l’autre pour avancer. Quand on prend un nouveau chemin on a le risque de se perdre, mais en y réfléchissant bien c’est seulement que lorsqu’on est perdu que l’on trouve une nouvelle voie, une enrichissante rencontre, attention le connu nous momifie. La même doctrine, la même pensée, la même vie, toute notre existence, sera le seul moyen pour ne pas « devenir ».Ce sera assurément une chute fatale dans l’abysse de la routine assassine. Oui, oser demande une part de folie, une touche d’enfant terrible. Pourquoi ne pas laisser sortir de nous le petit enfant turbulent qui dit ce qu’il pense, qui refuse le dictat du « protocole sociétal ». Faire la révolution pour oser ce n’est pas dresser des barrières, ce n’est pas casser de l’acquis. Faire la révolution pour oser, c’est accepter la voie sacrée de la nouveauté, l’ascension de la différence, devenons tous les explorateurs de notre « Moi » et oser sera la clé d’un avenir juste et lumineux…                                                                                                                           Ensemble osons pour une succession de vies en une seule vie.

Pour conclure je citerai bien volontiers un mot de Mark Twain : Ils ne savaient pas que c’était impossible c’est pour ça qu’ils l’ont fait.

PS : Un grand merci au Rotaract district 1730 pour votre action envers Bout de vie, un chèque de 12 000€ lui a été remis. Une attention particulière pour Auréline qui a su orchestrer ce beau week-end, merci à Isabelle, Louis-Sébastien et à Antoine et Sergine amis depuis si longtemps qu’ils m’ont connu comme bi-péde ! Un grand merci à tous les sourires croisés de cette jeunesse qui m’a rempli d’espoir pour un avenir lumineux…