Des maux, des mots et des photos…

17 mai 2013

J’ai repris quelques phrases et photos sur mon Face Book qui ont été apprécié, pour ceux qui ne sont pas abonnés à ce lien social…

Rien ne nous appartient, rien, même pas notre corps... S'il y a des ombres c'est que la lumière est là...

Rien ne nous appartient, rien, même pas notre corps... S'il y a des ombres c'est que la lumière est là...

Penser que la liberté est une utopie c'est que le mur de vos regrets vous a fait prisonnier...

Penser que la liberté est une utopie c'est que le mur de vos regrets vous a fait prisonnier...

Quand les hommes font la guerre les enfants pensent: Quand je serai grand je ne veux pas être un homme!

Quand les hommes font la guerre les enfants pensent: Quand je serai grand je ne veux pas être un homme!

Du soir au matin j'entends les "autres" se plaindre, vivons le rêve d'être simplement vivant. Vive la vie même avec un bout en moins...

Du soir au matin j'entends les "autres" se plaindre, vivons le rêve d'être simplement vivant. Vive la vie même avec un bout en moins...

Toi au moins tu m'écoute, avec les grands rien à y faire!!!

Toi au moins tu m'écoute, avec les grands rien à y faire!!!

Pessimiste : Il ne voit que le pied qui me manque. Optimiste : Il ne voit que le pied qui me reste. Utopiste : Il ne voit que deux pieds différents. Désolé aucun des trois, je ne regarde jamais mes pieds mais plutôt le chemin que je dois défricher devant moi !

Pessimiste : Il ne voit que le pied qui me manque. Optimiste : Il ne voit que le pied qui me reste. Utopiste : Il ne voit que deux pieds différents. Désolé aucun des trois, je ne regarde jamais mes pieds mais plutôt le chemin que je dois défricher devant moi !

La différence entre la musique et le bruit ? L’émotion qu’elle nous offre…

La différence entre la musique et le bruit ? L’émotion qu’elle nous offre…

La famille au grand complet!!!

La famille au grand complet!!!

A pluche!!!

Le voyage immobile…

12 mai 2013
Ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons...

Ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons...

Je me souviens de cette conversation intime avec Sylvain Tesson, sa vie d’ermite sur le bord du lac Baïkal l’a à tout jamais transformé. Captant ses paroles, j’essayais avec mes propres images de référence de m’y transposer. Je ne suis pas au fin fond d’une région sibérienne mais dans une rare vallée corse encore et totalement isolée. Pas de route, pas de réseau ni hameau et encore moins de sentier. Ce coin paumé tant rêvé je l’ai enfin trouvé, ma cabane est une tente lapone, le torrent se moque bien de mes états d’âme, il suit son cours sans jamais quitter son lit. Cette histoire m’inspire, vivre le voyage immobile, un défi des plus fou à réaliser. Comme Sylvain, j’ai parcouru le monde sans jamais m’arrêter, pourquoi l’aurais-je fait ; il y a tellement de choses à voir. Mais vous connaissez ma devise, quand deux chemins se présentent à moi je choisis toujours le plus difficile. Véro m’a accompagné jusqu’au bout de la piste, je la vois s’éloigner en 4X4, je dois prendre le maquis, retrouver une sente qui me mènera au départ d’un début de voyage immobile. Ce soir je n’aurai pas à pointer sur la carte ma longitude et latitude, pas d’immense feu à allumer pour éloigner les prédateurs, ce soir je dois laisser le vide m’envahir. Une panique, me prend, il faut que je bouge, il faut que je consomme du kilojoule, la tétraplégie complète me bouleverse. Je pourrai aller gravir la montagne d’en face, pas de piste que des ronces et des murs de granit, je pourrai monter quelques murailles de pierres sèches, des pièces dépassant le quintal me défient du regard, pourtant il faut que je commence mon voyage. Une sorte de mise à mort de mon vivant ! Le passé prend du volume, je peste, c’est moi qui aurais dû chanter : Non rien de rien, non je ne regrette rien. Si un piaf sifflote devant ma fronde je le plume ! Nous sommes 7 milliards et chacun fourmille ; tout le monde court contre le temps, mais lui, il reste c’est nous qui passons. Je suis mal, je suis en manque, je veux ma dose, je dois faire un truc, bouger quoi. Aucune chance de me confier au téléphone, pas de 3G pour un simple mail, la connexion n’est qu’avec le maître des lieux ; l’écorché vif qui sommeille en moi. Je me dépouille, je dois tenter le passage de ces rapides du temps qui passe. La vie est une roue, un cercle souvent repris par les religions  de « l’omo-speedus », je ne veux pas, je ne dois pas, et si je tentais la spirale, celle qui monte sans fin. Je dois devenir dingue, le bruit du torrent me berce, m’envoute peut-être, je ne sais plus si je dois continuer ou arrêter. Le compte à rebours, lui ne cesse jamais. Un jeu cruel serait qu’un génie nous dépose notre avis de décès daté, les règles du jeu seraient faussées, la fin du voyage annoncé. Ici au pays de l’immobilisme, il faut qu’équilibre trouve sa place, le mot me plait il est composé de libre, mais que veut bien dire « équi » ? Equi tation, équi valent, « et qui » tu es toi, pour m’embrouiller autant ? L’écran, anesthésie le tête en l’air, plus de place au vide, on vit à cran, la réflexion est dans le couloir de la mort, peine capitale pour qui ose la pause. Un seul maux, pourquoi ! Pourquoi, quoi ? Mais pourquoi tout, c’est si simple. Quand nous naissons nous sommes condamner à mourir, le mot définitif devrait être amputé du dictionnaire, tout est éphémère. Je ne trouve plus mon chemin, je m’égare, le voyage immobile demande une grande concentration, tout est là pour me distraire. Le mal rode, il veut ma peau je le sais, je vois «  pourquoi » en tenue camouflée, je les entends ricaner : On le prend par surprise mais il nous le faut vivant. Puis le temps me sourit, je trouve une oreille sérieuse à qui me confier, tient le bruit du torrent n’a plus la même mélodie. Mon corps est statique mais chose incroyable, mon esprit le devient aussi…

Cinq jours ont passé, c’est déjà du passé, je ne me suis pas laissé dépasser, s’en est assez. J’ai compris je ne suis pas entrainé pour ce type de voyage, il va falloir bosser, travailler l’isolement, habillé un peu l’écorché vif et retenter le voyage du temps qui passe…

Je vais quitter provisoirement la spirale pour rentrer de nouveau dans le cercle, ne me demandez pas de suivre le flux du courant c’est assez compliqué de tourner en rond !

Interview décalée de Thierry Corbalan…

30 avril 2013

Il n’y a pas des personnes valides et handicapés, mais des personnes qui font les mêmes choses différemment.

Il n’y a pas des personnes valides et handicapés, mais des personnes qui font les mêmes choses différemment.

Interview décalée et cabocharde!

Une fois par mois une personne que j’apprécie et admire sera l’invité de ce blog, une série de questions décalées dévoilera un bout de sa vie.

Thierry Corbalan 54 ans retraité de la Police Nationale amputé des deux membres supérieurs suite à une électrisation en 1988. Je vis en Corse depuis 9 ans, mon passé sportif (judo) et les rencontres m’ont conduit sur le chemin de la nage avec palmes. Je réalise depuis 4 ans des défis longues distances en natation pour démontrer qu’il n’y a pas des personnes valides et handicapés, mais des personnes qui font les mêmes choses différemment.

Le métier que tu aurais aimé faire autre que ton activité: Sapeur Pompier

Le pays que tu n’as pas encore visité et que tu aimerais découvrir : Autriche

Si tu étais une mer ou un océan : Pacifique

Si tu étais une musique de film : Le Professionnel d’Ennio Morricone

L’événement extérieur à ta vie qui t’a le plus marqué de ta naissance à ce jour : Mon re mariage

Un livre que tu aimerais partager : L’aventurier des glaces  de Nicolas Dubreuil Editions La Martiniére

Par qui aimerais-tu être accueilli au paradis ? Mon Colibri (Surnom de mon épouse Patricia)

Que fais-tu pour te relaxer avant une épreuve ? Je pense aux personnes proches (même celles qui ne sont plus de notre monde).

Avec quelle personnalité (sport, politique, philosophe…) aimerais-tu diner ? Lionel Messi

Ta devise : Même si la vie ne vous fait pas de cadeau, elle a le mérite de vous permettre de rebondir si vous restez positifs.

Tes projets 2013.

Courses en mono palme comptant pour le championnat de France toute catégorie confondue.

-21 avril traversée de la baie des Sables d’Olonne 6kms

-28 avril traversée de Sète 6kms

-8 mai Odyssée 13 à la Ciotat 3kms

-9 juin Kayak and Swim Ajaccio 4 kms

-22 juin championnats de France des Maîtres au Sables d’Olonne 5kms

-20 septembre Ajaccio/Propriano pour Valincap 40 kms

Les sites où l’on peut te soutenir et suivre tes actualités : www.ledauphincorse.com



L’arrivée n’est qu’un prétexte pour repartir…

26 avril 2013
Le bonheur c'est simple comme un bivouac au milieu de nul part...

Le bonheur c'est simple comme un bivouac au milieu de nul part...

C’est le printemps la période la plus intense de l’année pour moi, je suis revenu mais pas encore reparti. Je crois que certains parlent de 35h, je dois m’en  approcher mais sur 24h ! La mascotte se gratte la tête : Bosser 35h sur 24h mais ché pas possible ! Entre une sortie vélo, un coup de laque sur mon vieux Cabochard, une plongée pour déplacer un truc indéplaçable, le courrier en retard, les tonnes de projets où l’on me sollicite ; le  touriste qui s’égard sur « mon » ponton par malheurs, repart en constatant avec stupeur et effroi que des « Ours » vivent en Corse, il en a croisé un ! Ma dernière aventure je l’ai choisie au milieu des « autres » ; volontairement je me suis mélangé à la vie urbaine, la traversée de l’Europe en vélo m’a ouvert les yeux : nous sommes une fourmilière pas seulement composée de gentils individus travailleurs et ordonnés. Il y a aussi les fourmis rouges carnivores qui tuent tout sur leur passage, j’en ai croisé mais pas assez pour être mangé. Le  vrai voyage nous fait qu’effleurer les autochtones, l’arrivée n’est qu’un prétexte au départ. Depuis mon retour je me suis refait une santé physique assez facilement, le mental est revenu aussi, mais je vous l’avoue je dois aller chercher loin pour rester zen, pour garder le cap de ma croisade associative. Dans une époque de crise, les mécènes sans ciller répondent présent, je pourrai claironner que la vie est belle mais je suis blessé au plus profond de moi par le tourbillon égoïste et nombriliste qui gangrène notre si belle planète. Il n’y a pas une semaine où je ne constate pas une « vacherie », un non respect de règle, des sans réponses à mes demandes. D’un autre côté, je reçois des propositions de tout bord pour l’asso, j’ai même eu droit à un joueur de foot de ligue 1 qui m’a demandé d’être parrain de l’asso, je ne connaissais même pas son nom avant qu’il ne me contact ! J’ouvre les yeux je n’ai pas à me plaindre, Bout de vie a pris du grade, mais je n’oublie pas cette devise : On ne sait pas où l’on va mais il faut se souvenir d’où l’on vient ! Je sais que ces drôleries ne me sont pas adressées personnellement ils sont le pâle reflet de ce qu’est en train de devenir notre monde hexagonal. Alors j’hurle je rage, je suis un « Free man » un coup de prothèse dans la fourmilière et je me « barre ».  Mais ma Véro sait trouver les mots, un courrier me dévoile une confidence magnifique, un dessin m’est offert sans arrière pensée, une interview enfin intelligente me laisse sans voix, quelques stagiaires se souviennent, ils sont rares ! Le week-end avec ma « vrai » nous nous cachons dans la forêt, notre p’tit coin planqué des mantes religieuses nous remplit d’énergie, une tente lapone y donne un air boréal. Par moment je me dis que je lâche tout et reprends ce que j’ai toujours vécu ; la vie d’errance. Ma maison est un bateau, il suffit de larguer les amarres, je l’ai déjà fait. A nous les îles de la mer Egée en hiver avec ses épaves antiques, une rafale de baklava turc pour les mascottes, un tchaï avec des airs de saz (instrument à corde ottoman) partagé avec ma Véro. Un autre truc encore, construire une cabane au fin fond d’une contrée polaire… Mais je suis dur à la douleur, je suis convaincu que ce n’est pas mal Bout de Vie, un sourire croisé un mot sympa et je reprends mon sceptre de partage… Ce n’est pas un coup de gueule ni une déception mais le cap des dix ans de vie associative est un virage, alors je vire. Fin juin 2014 il y aura encore un stage de plongée avec la Galiote, puis la retraite sonnera pour ce bateau mythique, Gunther l’a vendu, ce sera l’occasion pour moi de faire un bilan avec vous. En attendant, mon Cabochard reprend de l’éclat, je refuse poliment, je crois, l’avalanche de sollicitations « fabuleuses »,mes cuisses retrouvent le reflet granit et des cartes recommencent à être déployées sur la table de mon carré…Immaqa m’affirme que lui n’a pas besoin de visa !!!

Comment on dit crêpe en russe, Jo  Zef ?..

Yes i’m a free man

Proverbe russe : Dans les larmes d’une femme le sage n’y voit que de l’eau…

Venez fêter les dix ans de Bout de Vie le vendredi 13 septembre

22 avril 2013
Dans une eau turquoise la découverte des fonds est toujours un grand moment d'émotion pour les stagiaires.

Dans une eau turquoise la découverte des fonds est toujours un grand moment d'émotion pour les stagiaires.

L’équipe du prochain stage de plongée est finalement composée. Du 7 au 14 septembre la 11éme édition va s’effectuer sur le bateau Galiote aux îles Lavezzi. 2003-2013 dix ans déjà ! Une petite idée à partager avec les anciens participants : Le vendredi 13 septembre il y aura un diner de clôture avec les infatigables I Mantini, l’association serait prête à convier les anciens « plongeurs différents » qui voudraient nous rejoindre. Pour ceux qui viennent de loin l’hébergement en hôtel vous sera offert le jeudi et le vendredi soir, j’attends vos courriels. Pour les retrouvailles pendant que la Galiote se rapprochera de la baie de Santa Manza, les invités seront conviés à une promenade en mer le matin, un vol en hélico l’après-midi et un diner surprise tous ensemble. Ne trainez pas à nous envoyer vos demandes, date limite d’inscription le 1er juin ; dans votre courriel rappelez nous votre numéro d’adhérent 2013. C’est toujours une grosse organisation pour gérer ces rencontres, je compte sur vous.

D’autres dates, il y a encore un stage de survie où il reste deux  places, du  jeudi 31 octobre 8h30 au lundi 4 novembre 16h30. Si vous êtes intéressés envoyez nous votre demande et un dossier d’inscription vous sera transmis.

A pluche !

Dietétique aprés l’amputation et pas que !

19 avril 2013

velo-dietetique

Etre amputé c’est devoir supporter une prothèse pour retrouver en partie sa mobilité. Mais un moignon qui prend ou perd du volume de surcroit transpirant transforme la marche en chemin de croix. Une solution très efficace ne pas prendre de poids et avoir une nourriture saine et équilibrée. La mal-bouffe a envahi le monde, d’un côté les régimes en tout genre se vendent à prix d’or, de l’autre une partie de la planète meurt de faim. Je ferme la parenthèse et reprends mon billet !  Un véhicule s’il ne reçoit pas le bon carburant fonctionnera beaucoup moins bien, le corps humain, c’est exactement la même chose. Un petit rappel utile, je ne suis pas médecin et encore moins nutritionniste, c’est mon expérience que je vous transmets. Mon parcours « sportivo-aventurier » est basé sur l’endurance, la très longue endurance, il est hors de question que mon moignon puisse souffrir d’un manquement dû à une mauvaise alimentation. Mais avant tout ça je vous pose la question : Pourquoi mange-t-on ? Question anodine, mais qui est la clé du problème. Prendre un repas est il une compensation d’un mal être ou une manière de donner les éléments nécessaire à la fonction de nos organes. Le manque de temps est une mauvaise excuse, manger sur son lieu de travail ne doit pas être un prétexte pour enrichir les boulangeries et pâtisseries. Une boite en plastique garnie d’une belle salade préparée la veille vous permettra en premier de belles économies et vous assurera d’avoir un déjeuné efficace. Notre alimentation à la française est absolument asymétrique, le petit déjeuné est de plus en plus boycotté, le déjeuné est souvent en dessous des proportions et le diné est une compensation du manque d’équilibre de la journée. Quand au « gouté » s’il est quelques fois respecté, il est inefficace. Quand on me questionne sur ce sujet j’ai déjà une réponse toute prête : Les plaisirs de table durent grand maximum 2h par 24h, il reste 22h où le corps se traine, où les escaliers se transforment en Everest, où la transpiration prend une odeur de bécasse qui faisande, où le moignon souffre dans son jus… Mon choix est fait je préfère une nourriture saine pour une journée remplie de joie et de réactivité. Manger oui, se faire consommer non ! La malbouffe concerne tout le monde mais dans les statistiques l’obésité touche de plus en plus l’hexagone celle qui est mal dans ses bottes et qui rattrape le soi-disant bonheur dans le satané sucre. Quand je vois que la maudite pâte à tartiner « Nuit celle là » est l’un des produits les plus consommés je ne peux que constater le mal vivre. Entre une bouché à l’huile de palme et une sortie vélo sans poser prothèse à terre, mon choix est fait. Se nourrir c’est comme sa manière de penser, de bouger, ça se travaille. Un repas est une fête et non une débauche d’aliments sans queue ni tête. Avant chaque repas je me réjouis d’amener le meilleur à mon sang qui sera le catalysateur de mes prochaines heures, sport ou non. Mieux penser nous amène à changer notre alimentation, cela fait partie de mes analyses de terrain. J’ai beaucoup de chance car tout au long de l’année je rencontre des sportifs de haut vol, j’aime leur chiper ce type d’info. A titre indicatif je vais essayer de vous donner mes conseils, mais un diététicien pourra aussi vous aider.

En premier lieu ma boisson n’est composée que d’eau plate minérale à température ambiante, été comme hiver, l’alcool  est à proscrire de même pour le lait de vache sous toutes ses formes, j’utilise du lait d’amande. Les fruits et légumes seront de saison, j’hallucine de voir des fraises en ce moment !

Dés que j’ouvre les yeux je bois un grand verre d’eau,  réveil corporel par une petite série d’abdo statique et étirement 20’ pas plus. Ensuite prise du petit déjeuné avec 200 gr de céréales sans sucre ajouté, noyées de lait d’amande, un jus de fruit et une tasse d’orge et de lait d’amande avec un petit biscuit (folie du matin !) Si je pars en sport j’emporte des fruits secs avec une barre de céréale ou pate d’amande, une bouchée toutes les demi –heure. Une gorgée d’eau tous les quart d’heure. Si je ne suis pas en sport, bien sur pas de nourriture mais toujours la gorgée d’eau tous les quart d’heure. A midi une salade de saison 300gr, (j’insiste sur la saisonnalité des aliments, ils n’auront pas les mêmes apports nutritifs) ; une galette de blé noir avec une tranche de jambon, un œuf, 50 gr de pain complet et un fruit de saison, au gouté une compote avec un petit biscuit et au diné une belle assiette de soupe de légume, une tranche de jambon, 100gr de sucre lent si le lendemain j’ai une séance de sport (pate, riz, épeautre, orge, complet bien sur), 50 gr de pain complet et un yaourt au soja nature sucré au miel (molo la dose !). Dans toute la journée un minimum deux litres doit être bus.

Avec ce suivi je ne transpire, pas je ne souffre d’aucune carence et je peux vous affirmer que ceux qui essaient de me suivre tirent la langue, valide ou handi, ils pourront en témoigner sur ce billet.

J’espère que cela vous aura éclairé et donné l’envie d’essayer, un corps sain pour un esprit sain…

A pluche

Tous derrière Laurent Benezech…

12 avril 2013
Un pilier de coeur et de sincérité.

Un pilier de cœur et de sincérité.

Depuis de longues années je pratique le vélo avec Laurent Benezech, sa franchise me plait, et une fois de plus je l’applaudis longuement et surtout le soutien de tout cœur. Depuis quelques semaines des révélations ont permis d’identifier un dopage massif dans le monde de l’ovalie. Laurent ancien pilier du XV de France n’a fait que conforter les dires des suspicions en cours. Dans une interview du Monde il s’exprime sans agressivité mais avec sagesse, voici un extrait :

«Quand je croise des joueurs de rugby et que je vois, par exemple, une évolution de leur mâchoire, ce qui est la marque d’une prise d’hormone de croissance, je ne peux qu’être inquiet de l’évolution de mon sport et de la santé à long terme de ses joueurs».

«Le rugby est exactement dans la même situation que le cyclisme avant l’affaire Festina» Benezech ne se contente pas de constater les dérives, il accuse les instances de les encourager. «Quand j’entends un sélectionneur national annoncer que le temps de jeu effectif, qui est actuellement de quarante minutes en moyenne, doit passer à cinquante minutes pour la Coupe du monde 2015 et que seuls les joueurs capables de tenir ces cadences pourront prétendre à jouer en équipe nationale, je ne peux y voir qu’un appel au dopage». Et de comparer les augmentations de masses musculaires constatées ces dernières années dans le rugby aux dérives du football américain et d’annoncer que «le rugby est exactement dans la même situation que le cyclisme avant l’affaire Festina».

Surtout, Benezech pointe du doigt la politique de l’autruche menée par le monde officiel du rugby. «La grande famille du rugby s’est ridiculisée en allumant des contre-feux grotesques plutôt que d’aborder le problème à sa juste mesure (…) Cette saison, en Top 14, un jeune joueur est tombé dans le coma lors d’un échauffement d’avant-match. On nous a expliqué que c’était la faute à pas de chance et à la santé précaire d’un gaillard de 100 kilos. Je comprends que « the business must go on », mais on ne peut pas dire qu’on n’aura pas été prévenu !»

Avant l’affaire Cahuzac, on ne parlait pas de compte dans les paradis fiscaux pour les élus, depuis que certains ont eu le cran de le dénoncer, l’avalanche prend de la force et les politiques de tout bord tremblent. Laurent suit ce blog et je sais qu’en ce moment il doit se sentir seul, je crois qu’un petit mot de votre part lui ferait un grand bien. Il est depuis longtemps le parrain de Bout de Vie et tous les adhérents qui ont eu le bonheur de le croiser en garde un super souvenir.

Lolo on t’aime et continue. Pour que le sport ne meurt pas d’overdose!

Aphorisme amers salés 8

8 avril 2013

un-fleuve-de-liberte

Le monde est un îlot, la Corse un hameau et nous une simple goutte d’eau.
Avant j’étais solitaire avec des maux maintenant je suis solidaire avec des mots.
Non voyant : Il tutoie les autres, normal : « vous voyez », il ne peut plus !
La famille c’est comme les orties, plein de vertus mais attention comment vous les manipuler vous pourriez le regretter.
Violence : Des hommes elle est terrifiante, de la nature elle est fascinante.
La lune noire doit être l’astre des pauvres, pour les autres elle est argentée.
Corse : chez nous aussi on a des « clic-clacs » qui peuvent vous étendre !
Les jours fériés appel à la révolution, un certain 14 juillet le roi perdit beaucoup.
Je ne vais jamais aux enterrements, je ne suis même pas sur d’aller au mien !
Arabie Saoudite : Depuis une semaine les femmes sont autorisées sous certaines conditions à pratiquer le vélo. J’espère qu’elles n’ont pas les roues voilées !

Avannaa- Kujataa…

4 avril 2013

Quel vent contraire les copains ! c’est un coup à perdre une jambe !!! Je pédale mais ma tête vagabonde, mon petit camp planqué là-bas entre torrent et maquis m’occupe l’esprit, une manière originale d’envoyer le Grégale* se faire voir. C’est quand même bizarre de toujours vivre en marge de la société, je vous promets je ne me force pas, c’est un équilibre qui me rend serein. Mais en y pensant bien mon quotidien est souvent teinté de solitude choisie et je l’alimente, une alchimie où j’emmagasine beaucoup d’énergie que de temps à autre j’aime partager. Mais en y réfléchissant bien nous y sommes une poignée à vivre de cette manière ! Entre deux rafales j’entends le chant des grenouilles, non pas celles des marais mais du signal de mon portable qui indique un SMS, mais la pensée est plus forte que le virtuel. 70 km après je procède à mes étirements quand je réalise qu’un fournisseur de téléphonie a gagné une action en bourse grâce aux messages que l’on m’a laissé ces derniers jours ! Ce n’est pas vrai ; Niko mon frère de glace m’envoie un kutaa* de Kullorsuaq sur la côte Ouest du Groenland, il y retape sa bicoque. Waouh mais je ne suis plus seul à faire des trucs pas dans les clous ! Voilà une news qui fait du bien, la routine tue tout, une petite maison, un petit boulot, le samedi les courses, « krotte en tas » à la télé pour la touche d’exotisme, les 50 ans du copains, le baptême du p’tit dernier, le mariage du cousin et la même station de ski familial depuis 20 ans ! Une corde, une corde messieurs les bourreaux ! Niko a tout plaqué pour être libre et vivre sans fil au pied ; un privilège à notre époque. Tout le monde est devenu otage du conformisme et dans ce frère de glace je retrouve ce côté insaisissable qui nous rend libre comme le vent. Dans mes voyages du bout du monde de temps à autre je croise un frère ou une sœur nomade, leurs choix de vie est simple : quitter la voie tracée pour ouvrir un sentier inconnu. De plus en plus nous avons la chance de pouvoir communiquer mais une fois de plus le trop tue le nécessaire. Plus personne ne tient ses promesses, les avis changent aussi vite que le vent tourne en Méditerranée, alors pourquoi vouloir refaire le monde, il suffit de construire le sien sans vouloir ressembler à qui que ce soit. Au plus vite je vais aller encore monter quelques murs de pierres sèches, là-bas dans mon repaire de brigand, loin des paons qui paradent. A propos savez-vous comment communiquent ces volatiles ? Non ! Soyez attentifs, je suis sur qu’il y en a autour de vous, souvent ils criaillent « moijaifait » et « jauraipuêtre ». Je ne suis pas chasseur mais c’est vrai que la chevrotine me tenterait bien ! Les bruits des clous qui fixent la planche de la cabane  verte à Niko  croisent les martèlements de la massette qui ajuste le bout de granit pour bientôt y abriter bientôt une laitok*. Lui, au Groenland où dans la langue inuit pour dire femme on dit « Arnaq » et fille « Panik », moi, en Corse où arnaque et panique ont toutes autres significations ! Par la pensée je vais lui envoyer un peu de figateddu arrustitu* et lui m’enverra un bon suaasat*…

Comme le disent si bien ces peuples du grand Nord : La terre ne nous appartient pas elle nous a été prêtée par nos enfants.

* Avannaa- Kujataa : (inuit) Nord-Sud.

* Grégale : (corse) Vent d’Est.

*Kutaa : (inuit) Bonjour.

* Laitok : (lapon) Tente saame.

*Figateddu arrustitu : (corse du sud) saucisse de foie de cochon grillée.

* Suaasat : (inuit) Bouillon de phoque.

Quelques clichés que j’ai chipé sur le face book de Niko: Copyright  bien sur:

Une cabane du bout du monde; home sweet home...

Une cabane du bout du monde; home sweet home...

En hiver la nuit dure deux mois.

En hiver la nuit dure deux mois.

Ce n'est pas du folklore à deux balles, juste un moyen.

Ce n'est pas du folklore à deux balles, juste un moyen.

Un voisin chasseur...

Un voisin chasseur...

La Fondation de la Française des jeux et Bout de Vie…

2 avril 2013

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Comme diraient les jeunes : Je kif grave la couv de la Fondation FDJ ! Quel honneur !

La Fondation d’entreprise la Française des Jeux fête ses vingt ans et elle n’a rien trouvé de mieux que de mettre en couverture le « Cabochard » de Bout de Vie. Je ne sais quoi dire, je me repasse en boucle ces 10 ans de vie associative. Du premier stage de plongée à aujourd’hui, il en a filé de l’eau sous la quille du Cabochard. Bien sur ces semaines d’apprentissages à la vie de mer sont le phare de l’association mais a mes yeux il y a aussi un travail très important, les échanges avec les nouveaux venus dans le monde cruel de l’amputation. Ma plus belle victoire n’est pas la réussite de telle ou telle expédition mais de redonner de l’énergie à ceux qui n’y croient plus du tout. Aucun trophée et médaille n’auraient la même saveur que cette voix de l’autre bout du fil qui se met à reprendre espoir après m’avoir raconté en détail les malheurs de sa mutilation. La liste serait trop longue et imprécise mais je peux vous croire que c’est marqué au fer rouge dans ma petite tête de solitaire qui d’un coup se transforme en solidaire. Des idées j’en  ai des milliers mais il faut des partenaires et des mécènes, sans eux rien ne serait possible. La Fondation d’entreprise la Française des Jeux depuis trois ans est la béquille de Bout de Vie ! Je vais essayer en étant le plus bref possible de vous raconter la genèse de ce soutien. Il y a quelques années la FDJ réunissait un panel de célébrités pour une émission TV en prime time, le but faire la promo des heureux gagnants et mettre en avant sa fondation et ses actions. Bixente Lizarazu parrain de mérite de Bout de Vie était invité pour son asso Liza pour une mer en bleue, mais le surfeur basque est têtu et il avait accepté l’invitation à condition que je sois à ses côté pour causer de Bout de Vie. Si je ne dis pas de bêtise des fidèles de l’asso faisaient partie du public. Au buffet en fin d’émission le directeur de la Fondation était des plus chaleureux et nous avions passé un bon moment à échanger, mais je ne suis pas opportuniste dans ces milieux là. Quelques années plus tard Laurent Benezech autre parrain de cœur prenait à mon insu rendez vous avec la Fondation, la phase 1 était acceptée, la phase 2 me demandait de passer devant un comité de douze personnes ; en quelques minutes je devais étoffer le dossier qu’ils avaient en main. Je ne suis pas très fort pour lire des papiers préparés à l’avance et je laissais parler mes tripes, en fin de rendez-vous un homme me souriait, il comprenait que son visage ne me permettait pas de lui redonner un nom, c’était le big-boss ; aventurier le président pas trop physionomiste ! Nous apprenions quelques semaines après mon oral que Bout de Vie était soutenue par La Fondation, depuis trois ans maintenant nous pouvons compter sur leur soutien. Par ce billet je tiens à remercier tous les bénévoles de l’asso qui dans l’ombre se démènent, je ne suis pas toujours tendre avec eux mais pour être encore là après dix ans c’est le prix à payer. Comme je le répète sans cesse je suis intransigeant avec moi-même alors je suis exigeant avec eux ! Je ne considère pas Bout de Vie comme une association mais comme une grande famille réunie par quelques petits bouts perdus. Pour ceux qui ne l’aurez pas encore fait sachez que vous pouvez rejoindre la grande famille Bout de Vie par une p’tite adhésion, le premier prix est à 5 euros. L’union fait la force. Je compte sur vous…

A pluche !