A écouter dans la nature les yeux fermés…

30 avril 2010

Cela faisait longtemps que je ne vous avez pas mis un chant des natifs amérindiens, cette berceuse est de loin ma préférée. Les visages qui défilent sur ce mini clip sont les témoignages d’un  peuple que nos aïeux ont essayé d’exterminer pendants des siècles…

Grey Owl

8 mars 2010

beaver and grey owl

Si hier je vous présentais un homme hors du commun, Thierry Corbalan, aujourd’hui aussi je voudrais vous faire découvrir encore un héros des temps passés?

Archibald Belaney, surnommé Grey Owl, est né en Angleterre en 1888. Élevé par deux tantes célibataires et sa grand-mère, Belaney connaît une enfance malheureuse. Durant sa jeunesse, il est fasciné par les autochtones d’Amérique du Nord et rêve d’en devenir un. À l’âge de dix-sept ans, il part pour le Canada.

Entre 1907 et 1927, il vit dans le Nord de l’Ontario et gagne sa vie comme trappeur, guide et garde forestier.Il se mari avec une native et devient l’un d’eux. Converti à l’écologie, il devient, peu à peu, un farouche défenseur de la nature. En 1931, Grey Owl est nommé par le gouvernement canadien « gardien des animaux » du parc national du Mont Riding, au Manitoba, puis du parc national de Prince Albert au Saskatchewan, où il écrit ses articles et ses livres, il tombe malade après une série de conférences en Angleterre, au Canada et aux États-Unis et meurt de retour chez lui le 13 avril 1938, à l’âge de cinquante ans.
Deux de ses livres ont été édités en français et il m’est difficile de le lâcher. Peu de bouquins peuvent se venter de m’absorber autant , Moitessier, De Monfreid, Kim Hafez, Gilles Elkaim sont des personnages qui me fascinent et leurs lectures m’apportent un réconfort incroyable dans mon système de vie qui est souvent considéré comme marginale, dans ces lectures j’y trouve une trame ressemblante à mon chemin un peu particulier, entre les lignes je lui trouve encore plus d’énergie nécessaire pour aller jusqu’au bout de mes rêves.
Si vous aussi vous désirez rentrer dans cette magnifique histoire voilà les titres de ses deux ouvrages:
La dernière frontière et un homme et des bêtes aux éditions Souffles
Pour ceux qui ne sont pas trop lectures un extrait d’un reportage d’époque et la présentation du film qui est sorti en 1999 avec Pierce Brosnan réalisé par Richard Attenborough



Chief Joseph par petit chef Jo Zef!

5 mars 2010

chief Joseph

Dans ma recherche sur les peuples natifs américains je suis tombé sur une pensée par le grand chef Joseph, la mascotte m’a menacé de me scalper ( du moins ce qui reste) si je ne vous transmettais pas  les paroles de son aïeul
( j’ai abandonné l’idée de lui démontrer que ce n’était que le hasard si ce brave indien s’appelait Joseph)

Sous un seul et unique ciel
Nous voulons seulement avoir les mêmes droits que les autres hommes, nous voulons être comme faisant partie de l’humanité. Et lorsque l’Indien sera traité par l’homme blanc comme tout autre être humain, alors nous ne connaîtrons plus la guerre. Nous aimerions être les enfants d’une même et seule famille sous un seul et unique ciel entouré du même pays, et nous prions pour que cela advienne.
Traitez tous les hommes pareillement. Donnez-leurs à tous une chance égale de vivre et de croître…
Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu’elles coulent à l’envers, qu’exiger de n’importe quel homme libre qu’il soit content d’être enfermé et que la liberté d’aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendez-vous à ce qu’il grossisse ? Si vous parquez un Indien dans un coin de terre et que vous l’obligez à rester, il n’y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospèrera.
… Rendez-moi ma liberté – liberté de voyager, liberté de m’arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d’agir pour moi-même – et j’obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment.

Chief Joseph

The Artic Winter Game 2010

25 février 2010

Si actuellement les JO de Vancouver font la une des médias dans le monde dans quelques jours va démarrer anonymement un événement regroupant les peuples vivant au-delà du cercle polaire The Artic Winter Game.

La ville organisatrice cette année sera « Grande Prairie » en Alberta et du 6 au 13 mars des équipes venues des quatre coins du grand nord vont se confronter sportivement et culturellement.

En effet toute les activités que pratiquent les habitants des régions polaires en hiver vont être en lice. Des disciplines des plus ancestrales aux sports des plus modernes praticables en salle.

Mais la réunion est aussi une excuse pour échanger tout ce que leurs ancêtres avaient appris du blizzard et de leur interminable chasse dans la taïga. Les chants Yu’piks et Inuits sont des polyphonies de son qui tentent de recréer ce que la magie du grand nord émet et ils seront mis à l’honneur .

Leurs langues, leur écrits est une énigme pour celui qui essaiera de mettre une logique ou une histoire sur leur provenance. On pense mais rien n’est sur, que le détroit de Béring aurait été libre de passage pendant quelques siècles et des peuples venus de Mongolie auraient traversé cette vaste prairie, les Mammouths auraient été la cause de cette migration et ce peuple chasseur-cueilleur les aurait suivi.
Des glaciers plus au sud auraient été des barrages naturels et les nomades se seraient installés créant les ethnies :Yu’pik, Inuit, Eskimo…
Depuis des millénaires ils ont su s ’adapter pour vivre dans des conditions difficiles et le fait de la forte mortalité infantile ce peuple est devenu par sélection naturelle fort et très résistant. Mais si ils ont su résoudre les problèmes de scorbut et autres carences alimentaires, ils n’ont pas su s’adapter à la venue de l’homme blanc. L’alcool aidant, ces peuples se sont affaiblis et depuis une cinquantaine d’année ces régions ont un taux d’alcooliques et toxicomanes très élevé (peut être un des plus haut de la planète) et le suicide y est très fréquent. L’Artic Winter Game a pour vocation de donner un coup d’oxygène à tous ces jeunes en perte d’identité.
Je vous ai mis une vidéo très particulière d’un échange entre deux jeunes filles de chants ancestraux, pour ceux qui ont l’oreille ils retrouveront une mélodie reprise par un film sur le grand nord qui fut très populaire.

Dicton Inuit :  Seul la glace et le temps sont maîtres.

Le Combat intérieur…

29 janvier 2010

monazimba

dessin de Monazimba: site à découvrir aussi bien pour ses textes, musiques et illustrations.

Le Combat intérieur

Un soir, un vieil Yupik parlait à son petit-fils du combat qui se
livre à l’intérieur de chacun de nous.
Il l’expliquait comme suit:

’Il y a deux loups en chacun de nous’ :

D’abord le loup sombre. C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le
regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, le
ressentiment, l’infériorité, le mensonge, l’orgueil, la supériorité et
l’ego.

Ensuite, le loup blanc. C’est la joie, la paix, l’amour, l’espérance, la
sérénité,l’humilité, la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la
vérité la compassion .

Après être resté silencieux pendant un instant, le petit-fils demanda:

’Grand-papa, quel loup gagne?’

Le Grand-papa lui répondit simplement:

’Celui que tu nourris.’

Passez un bon week end

PS: Jo Zef est excité comme un castor devant un érable! c’est bientôt  la chandeleur!!!

A pluche

Chamanisme et pas intégrisme !

21 janvier 2010

xndeavenement

Depuis que j’ai décidé de larguer les amarres pour une nouvelle vie, je parcours le monde ; j’ai rencontré, échangé, partagé. L’homme peut être généreux, fraternel mais aussi destructeur et il a inventé la religion. Rome, Jérusalem, La Mecque, Katmandou … Les Grands Esprits peut être ne savent où sont ces villes de pèlerinage ?

On a inventé, sur certainement des faits réels, des histoires incroyables qui servent les hommes pour dominer et être servi par leurs propres frères. On déclare secte celle ci et religion celle là, on dit que celle ci est vraie et celle ci diabolique !

Certains peuples très proches de la nature abordent la spiritualité d’une manière qui me convient, entre autres les Natifs du grand nord. Dans notre vocabulaire on parle d’animisme ceux qui donnent une âme à tout objet, plante ou animal.

Serait il plus ridicule que de s’agenouiller devant une statue de plâtre ?

Chaque lieu sur terre est un espace divin dans le bon sens du terme, si la maladie s’empare de nous c’est peut être pour nous arrêter et pointer du doigt une partie de notre « moi » qui est obscure. En prenant le temps de se poser et d’observer autour de soi et un peu à l’intérieur de son âme on découvre d’où provient le mal, mais on n’a plus le temps !

Les enfants à amener à l’école, le match de foot de la dernière champion league et puis le dernier film à voir impérativement, les courses du samedi de toute façon on ne peut pas faire autrement et puis c’est vraiment des « tarés » ceux qui s’arrêtent et prennent le temps de penser …

Pourtant les réponses sont autour de nous, la France fait partie des pays ou il y a le plus de dépressifs : et une p’tite pastille pour dormir et une p’tite orange pour se réveiller le matin et un petit sachet de poudre magique pour perdre du poids et 160 kilos de nourritures comestibles jetées par an en France par habitant !!!

Attention je ne déclare pas la guerre à qui que se soit, je raisonne comme un Cabochard. Mais depuis que je me prépare à ma balade Yukonnaise je m’intéresse de plus près aux Amérindiens et leur manière ancestrale de vibrer. Bien sur leur décadence est bien réelle et l’alcoolisme a bien entamé le peuple des Natifs mais quand on gratte à peine en sort une étincelle d’une force chamanique.

En m’isolant comme je l’ai fait et comme je vais continuer à le faire je trouve des réponses à des questions qui semblent par moment insolubles et puis : « Boum » l’étincelle et la réponse arrive.

L’autre soir au coin du feu je m’étais allongé sur un vieille palette rejetée par une tempête et parcourais le ciel étoilé, je trouvais une étoile à chaque proche disparu, je trouvais une réponse à chaque point noir, je visualisais les personnes qui avaient voulu me blesser, m’écorcher me changer et me mettais à rire en leur envoyant de l’amour, j’essayais d’imaginer ma mort et me mettais à rire là aussi, je crois que rien n’est grave et c’est nous qui rendons tout compliqué, tout insurmontable. Je me disais et si mourir était une imposture et si après notre départ on était juste derrière une porte à espionner les « bons vivants » se mettre sur la gueule.

Les natifs savent trouver dans chaque élément qui nous entoure le Grand Esprit celui qui nous guide et nous prépare à passer derrière la porte, de la plus petite fleur au plus grand animal, de la plus basique des prairies à la plus vertigineuse des montagnes ; tout est là pour nous pour nous aider à mieux profiter du bref passage sur terre.

Je vous laisse à vos réflexions, en espérant que le pot de fleur devant vous, l’oiseau croisé sur votre balcon, que la goutte de pluie qui se pose sur votre cou vous donne la réponse à tous vos maux, le hasard n’existe pas. Cela fait bien longtemps que j’en ai la preuve quotidiennement.

Pour prolonger cette pensée…

Le repos du guerrier…

13 janvier 2010

Le grand blanc du Saguenay est déjà derrière mais je ne suis pas tout à fait revenu, heureux bien sur de retrouver mon île et sa paix hivernale, mais je suis nostalgique des grands espaces rencontrés…

La forêt, les animaux, la rivière, la candeur des gens me chantent encore à mes oreilles de Cabochard.

Ici je suis le plus heureux en hiver mais au beau jour déferle le  » n’importe quoi »:  le manque de respect urbain et je me renferme pour devenir un loup qu’on n’approche pas ou peu.

Dans se camp de base Québécois j’ai découvert un groupe de chanteurs qui se nomme mes Aïeux avec quelques chansons qui nous ont touchés,

entre autre celle-ci:

Le repos du guerrier:

Marcher des heures à travers la forêt
Respirer par le nez, se retourner jamais
Mettre un pied devant l’autre pour trouver le repos
Poser les balises d’un monde nouveau

À la tombée du jour, atteindre la clairière
Ermite volontaire évadé de l’enfer
Faire une prière et faire un feu de bois
Boire à la rivière pour la première fois

Déplier la toile pour s’en faire un abri
Briser le silence en poussant un grand cri
Crier à tue-tête pour entendre l’écho
Et compter les étoiles couché sur le dos

Baigné dans la lumière d’une aurore boréale
Réaliser que la beauté est sidérale
Ralentir le rythme de la course folle
Folâtrer un instant sans but, sans boussole

Sentir le vent caresser son visage
Ajuster sa mire, se fondre au paysage
Ajouter des secondes au film de sa vie
Vidanger son cerveau, tomber endormi

Plonger dans le lac du pays de Morphée
Féconder la terre où germent les idées
Débusquer dans le bois le grand caribou
Boucaner dans la pipe du bon Manitou

Chanter avec le lièvre, le renard et le loup
Louvoyer vers la cache du carcajou
Jouer de la vielle avec un farfadet
Descendre dans la grotte avec les feux follets
Laisser la poésie décider de son sort
Sortir au matin et accepter la mort
Mordre dans la vie sans penser à demain
Maintenir le cap tout droit vers son destin…

Je vous laisse à vos rêveries moi ce soir je repars retrouver mes tchoms des forêts…