20e ECRANS DE L’AVENTURE DE DIJON

2 novembre 2011
Comment pouvez vous dire que ce n'est pas moi le modéle???

Comment pouvez vous dire que ce n'est pas moi le modèle ???

Festival international du film d’aventure, 20éme édition des Écrans de l’aventure, c’est parti. Du 3 novembre au 6 novembre à Dijon la Guilde Européenne du raid réuni les plus grands aventuriers de la planète. Films, livres et surtout rencontres sont au programme. En 2009 à ma grande joie je reçu le prix Peter Bird doté pas SPB et comble de bonheur cette année je fais parti des membres du jury. Si le cœur vous en dit venez à la rencontre de ces personnages attachants et hors du commun. En lien le programme.

Chaque jour vécu est une aventure, alors découvrons nos limites.
LES ECRANS DE L’AVENTURE par DMTV21

Rencontre d’un « Hiro »

16 juin 2010

Bonjour à tous, tout d’abord merci pour votre soutien, ça me touche énormément.

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La nuit fut en pointillée et ce matin vers 5h45, je démonte le camp. Le ciel est déjà bleu et je sais que je serai moins morose qu’hier. La rive gauche est dévastée sur 15 km, le feu vient de brûler une forêt entière. Ici, aucun moyen pour intervenir, alors c’est le destin qui joue les pompiers.
L’atmosphère est acre, j’essaie de positiver. Ce que je vis est formidable alors pourquoi je serai triste. Je bouffe du kilomètre mais sans avoir la sensation de forcer, je pagaie en cadence non stop mais en douceur. Vers 11h, j’atteins le village de Fort Selkirk, le hameau semble endormi et une dame souriante m’accueille. Le village fut abandonné en 1950 et depuis quelques années, ils sont en train de le retaper. Nancy, c’est le nom de cette personne, (ville de naissance de ma « Vrai » !) me demande si j’ai une famille ? Je balbutie, je me mords les lèvres, je ne veux pas craquer encore une fois, mais rien n’y fait. Je lui explique, elle sourit, je me reprends, marque un mot sur le registre de la commune, je suis le 40ème visiteur cette année. Elle me demande où est située la France et bien sur, n’a jamais entendu parler de la Corse. Je lui dis que c’est grand comme l’état du Yukon et qu’il y a 60 millions d’habitants. Elle explose de rire et pense que je blague…
Vers 12h, je fais un arrêt nouilles chinoises. Comme à bord du Cabochard, je m’autorise une micro sieste de 10′, qui chez moi, a un pouvoir très bénéfique.
Alors que je suis dans les bras de ma « Vrai » un bruit me fait sursauter. Un homme arrive en kayak !
Hiro, un japonnais que j’avais croisé à Carmacks et qui comme moi se dirige seul vers l’océan. Je suis heureux de cette rencontre, je lui offre un café lyophilisé et lui des carottes fraîches. On reprend la route ensemble mais comme tout bon solitaire chacun y va de son rythme.
Je lui dis que je vais prendre ma vitesse de croisière et qu’à partir de 18h, j’essaierai de trouver un bivouac sérieux.
120 kilomètres au compteur ! Pas mal pour un début !!!
Mon île est trouvée. D’abord en faire le tour pour détecter toute trace animale, puis si tout est clair, y monter la tente et allumer un feu.
Qui vois-je à l’horizon ? Mon samouraï !
Soirée d’échange. Il me livre son bout de vie pas très facile sans famille et moi lui livre le mien.
Tout deux côte à côte sur un tronc d’arbre devant un brasier qui crépite, nous nous sentons bien peu de chose devant l’immensité qui nous entoure. La nature hostile a réuni ce soir deux guerriers pacifiques, qui mènent chacun un combat différent sans querelle…
Enfoui sous mon duvet, je pars rejoindre ma dulcinée, sa main est dans la mienne, son odeur m’enivre et peu importe les mains meurtries et le dos rompu, l’amour est un baume régénérateur.

Avant de vous quitter, Jo Zef n’est pas peu fier ce soir, en face de nous, coule la rivière mascotte !!!
Même ça, il me l’aura fait !
A pluche.

Partenaire au grand coeur…

12 mai 2010

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C’est presque un conte de fée, comme d’habitude je rentre le dernier dans l’avion, ici en Corse tout le monde me soutient ce qui me vaut beaucoup de « bons mots » qui me rendent un peu mal à l’aise. Ma casquette vissée sur la tête avec l’inscription que j’ai faite graver dans la ville souterraine de Montréal: (Bears, no fears, just tears! Ours, pas peur, juste des larmes!).

En face de moi un homme me détaille et tente de savoir où il m’a vu, la casquette l’intrigue, je lui souris on échange deux mots. 1h50 après nous venons d’atterrir à Orly,tout le monde se lève, j’ai seulement 5heures de temps pour mon rendez vous et repartir en Corse, le temps presse, l’inconnu met enfin un nom sur mon visage, le temps que l’on déverrouille les portes on discute, on échange, étrange sensation que l’on se connait depuis longtemps, il me tend sa carte de visite et me promet de  me soutenir sur ma prochaine expédition… Le reste vous le connaissez Décathlon est partenaire du projet…

Mais voilà un partenaire c’est avant tout un membre de l’équipe et comme je suis intransigeant avec moi même je suis exigeant avec eux. (Demandez leur et vous verrez leurs réponses!)

En plus de tout ça il y a le côté affectif qui est très important et je ne suis pas preneur de n’importe quelle partenariat, une banque internationale en a fait les frais et j’ai envoyé balader le grand PDG!!! Je ne suis pas un produit ou un objet mais bel et bien un vrai « Cabochard » que l’on doit respecter et un peu « aimer »! N’oubliez pas que pour être libre c’est le prix à payer.

Des courriels, des coups de téléphone et puis on se dévoile et une lettre juste avant mon départ que j’avais envie de vous faire partager, une correspondance qui remue les tripes qui me donne encore plus de courage dans ma croisade où l’égoïsme et la bêtise des fois m’affectent et du coup tous les petits coups bas que l’on m’a donné se sont envolés…

J espère que tu vas bien.
Je t imagine bientôt sur le départ, dans les derniers préparatifs.  J ai en tête que tu partais mi Mai.
Je suis en déplacement au Sri Lanka et c est ce moment que j ai choisi pour à l écart lire ton livre. Un peu comme un enfant qui attend l instant propice.
Pour lui faire découvrir, aussi cet autre île ici (et à mon avis il a aimé..!!)
Il m’a emmené en moi dans toutes mes traversées de Désert ou d océan aux vagues insurmontables. Ce n’est pas que le témoignage pour moi d’un homme accidenté du porte avions Foch.
C est un message plus fort, plus universel.
Il parle pour moi du regard que l’on se porte, sur l acceptation de soi, de nos différences. Sa force permet à chacun de reprendre contact avec lui-même, de s’écouter.
Il est une bout(eille) jetée à la mer mais qui chemin faisant se multiplie et arrive sur le rivage de chacune de nos vies.
Elle nous porte un message de paix, d’amour. J ai senti les vagues qui hurlaient autour de vous, le froid qui soufflait dans vos tentes, mais j ai surtout entendu la musique de l’âme.
Cette âme si belle qui vit en nous. De mon hôtel en bord de mer je l’ai entendu s’exprimer en toi et que malgré nos difficultés, nos doutes, nos peines, nos handicaps à être nous-mêmes, à nous écouter malgré tout, tu nous exhortais à avancer vers cette lumière.
Je suis touché par cette bougie qui en toi, devient phare. Non pas un phare breton (à double sens!) solide et résistant, mais un phare qui aurait fait de sa faiblesse, sa force.
De son chemin, un destin.
Je m amuse à penser que je ne t’ai rencontré quelques minutes dans un avion et que cette casquette que tu portes a attiré mon regard et a permis notre rencontre.
Alors porte la bien cette casquette dans l’aventure, qu’elle te porte chance, qu’elle te garantit d’autres rencontres encore plus belles.
Sache que sur le quai, nous t’attendrons, nous t espérerons et que pendant ces semaines, nous nous inquiéterons pour toi. Par ce que ton message de bout de vie, nous parle d’espoir, de lumière.
Et que je crois que si ce qui se trouve au bout de la vie. Nous avons besoin de ton message Frank, pour nous,  pour nos enfants alors reviens nous vite entier même si certainement transformé au fond de toi;
Continues à transmettre ce message, à écrire, à dire, à porter,  jusqu’au bout,  cette vie qui nous relie chacun.
Tu peux compter sur mon soutien pour d’autres aventures.
Merci
É…