un cadeau extraordinaire est à votre portée…

30 janvier 2012

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Bonjour à tous, un cadeau extraordinaire est à votre portée. On nous rabâche à longueur de journée, chômage, crise, salaire dévalué…Faite le « premier pas » pour changer cette situation. Dans le carnet d’adresse de Bout de Vie une société de réputation mondiale est en train de créer un atelier de fabrication en France, mixte, valide, « moins valide » ! Vous êtes manuel, méticuleux prêt à suivre un stage de deux ans en maroquinerie, cette annonce vous intéressera. Les métiers manuels ont de l’avenir. Envoyez vos CV à l’association et nous ferons le relais.

Comme m’a confié le directeur : « Si j’avais une fille je la dirigerais dans cette voie… »

Bout de Vie en 2012…

23 janvier 2012

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L’année 2012 est déjà amputée de quelques semaines ! Une année remplie de rencontres pour une vie debout. Une association, c’est échanger, c’est partager pour grandir, avancer dans la route du futur.  Même si le premier pas est douloureux il doit être fait, aucune excuse, il doit être entrepris et seule la personne concernée peut le réaliser. Bout de vie est juste là pour allumer la petite flamme qui va redonner de la vie à l’âme au corps blessé. Certains avec un brin d’humour disent que ces stages devraient être remboursés par la sécurité sociale, restons simple, votre soutien suffit. Adhérer à Bout de Vie c’est créer un lien entre l’obscur et le lumineux. Le dimanche à la descente de l’avion, les futurs stagiaires ont le visage tendu, leurs valises remplies de doute et d’amertume. La magie des Lavezzi opère, le Frank un poil Cabochard est là pour crever l’abcès, la Galiote et son équipage pour encadrer, Christophe pour prendre « l’air », Yann et ses amis leur font tourner la tête en hélico, Yves et Fred les convoient en yacht  comme des personnes de la jet set… La semaine s’envole et les visages se détendent, les mains se décrispent en même temps que les moignons se dévoilent. Ce bout en moins devient un bout de vie en plus.

Mais l’association c’est aussi la rencontre d’un public non averti sur la différence, mes aventures sont une belle excuse pour diffuser dans les médias et festivals des images que les « bipèdes » ne pouvaient imaginer avant. Expliquer, décortiquer, que la vie avec une petite différence : « Eh bien ce n’est pas si grave ! » De ville en ville, il me semble que je porte une sorte de flambeau qui change le regard des « valides ». Cette flamme vous êtes un grand nombre depuis bientôt  9 ans à m’aider à la partager. Sans vous ce ne serait pas possible. L’avenir est génial, fin mai le 10éme stage de plongée, déjà 10 ! J’ai du mal à y croire pourtant c’est bien vrai ! Quand j’ai envie de tout arrêter de repartir dans d’autres horizons, vos rires me rattrapent et je reprends le chemin en bossant «d’arrache pied » ! La crise a frappé et c’est vrai qu’il m’est de plus en plus difficile à trouver des mécènes. Mais les miracles existent, chaque année quand le doute me rend visite (souvent dans mes courtes nuits), un appel, un courriel qui m’annonce que ma croisade est géniale, pardon ! Notre croisade est géniale et que tel ou tel partenaire joue le jeu pour cette fois. Un grand merci à AXA atout cœur et la Fondation la Française des jeux qui maintiennent leurs soutiens. Un grand merci aussi à Laurent et Bixente parrains extraordinaires.

Un deuxième livre est prévu pour bientôt : Ayeltgnu l’aventure à cloche pied… Ayeltgnu signifie en Tlingit : Tu es chanceux… Oui, je le suis, j’arrive à réaliser tous mes rêves de gamin rebelle. Un livre d’aventures parmi tant d’autres, me diriez-vous ? En fil rouge de ma descente en solo du fleuve Yukon on partira sur de belles rencontres. Vous y retrouverez Helena, Stéphanie, Rémi et Steve en Antarctique, Franck et Eric au pied du plus grand volcan du monde en Argentine. Ben, Adrien, Elliot, Rémi, David  et Alex au pays des Grizzlis dans le grand Nord Canadien. Vous y croiserez des gens étonnant comme Thierry nageur infatigable, comme quoi, avoir des bras est facultatif quand le mental est solide. Je vous présenterai quelques copains qui ont des vies dignes des romans de Jack London…

Les télés me demandent d’animer plusieurs  séries d’émissions sur l’aventure au bout du monde, un fou voudrait faire une bande dessinée sur mes odyssées… Je reste froid à toutes ces sollicitations. Un arbre ne se juge pas à ses racines mais à ses fruits.

Et bien sur je vous prépare une grosse expédition engagée qui sera un mélange de solitude et  de partage, bientôt je vous dévoilerai le projet…

Dites donc le temps passe vite avec vous. J’ai quelques milliers de kilomètres en vélo et en kayak en retard à faire  et puis il faut que je regagne le bord ; une mascotte sans crêpe ca peut faire de gros dégâts !!!

Je compte sur vous pour adhérer à Bout de vie, faites passer le message.

Que Dieu vous prothèse !

PS : Un petit cadeau ! Un échantillonnage d’images inédites  de stage de Bout de vie et de rencontress assez sportive. Juste de la musique et des images. Cherchez bien vous allez reconnaître beaucoup de monde…

Pour le film cliquez ici

Aphorismes amers salés 6…

20 janvier 2012
 Le vélo de descente c'est vachement chouette disait la mascotte sur mon dos. moi en treve vous et moi j'étais à Crans... Montana, bien-sur! Salut et des becs les chuisses...

Le vélo de descente c'est vachement chouette disait la mascotte sur mon dos. Entre vous et moi j'étais à Crans... Montana, bien-sur! Salut et des becs les chuisses et les autres aussi...

Il ne faut pas compter sur la chance il faut la saisir.
Réflexion d’unijambiste : A-t-on besoin de ses jambes pour laisser sa trace !
Ne pas confondre l’importance et l’urgence.
Certains courent pour gagner du temps pour ensuite le perdre !
On ne peut tout avoir dans une seule vie.
Certains rêvent de changer le monde ! Quand à moi je m’acharne à faire la révolution de mes idées reçues.
Observer  la nature,  c’est construire un pont entre les hommes et non une crevasse.
La solitude c’est l’instant où la planète manifeste son amour aux hommes et vous êtes seul.
Assis toi et aime.
Le bonheur c’est la certitude que l’on ne serait pas plus heureux ailleurs.
Une seule  patrie, l’instant présent.
Le silence c’est le bruit du temps qui passe.
Optimiste : Même si la pièce est enfumée et que l’on étouffe, il doit bien y avoir une fenêtre à ouvrir ?
L’ennui c’est tordre le coup à l’espoir.
Voyager c’est ne pas savoir si l’on restera quand on arrive et savoir que l’on reviendra quand on part.
Un solitaire c’est bruler les qu’en dira-t-on sur les braises de la simplicité.
Pourquoi l’homme s’aime ou se déteste-t- il avec autant de force ? Il trouve en l’autre un miroir.
La science a défini qu’un mouvement était une succession de point fixe. Alors l’immobilisme serait le début d’un long voyage, celui de l’intérieur.
Cicatrices : Mausolées de nos passés.
Faux amis ou ennemis. De qui se méfier ?
Être vivant c’est la mémoire du passé, apercevoir l’invisible c’est le proche futur.
Dieu : Et si c’était une invention des hommes qui aiment se rassurer ?

Témoignage de Franck Festor…

16 janvier 2012
Franck, galérien de l'espoir...

Franck, galérien de l'espoir...

Garde à vous matelot Jo Zef, le petit doigt sur la couture, le témoignage de l’amiral Festor est en ligne ! Je me souviens du premier stage Bout de Vie. Septembre 2003 une bande de Lorrains un poil raccourcis débarquait en Corse. Au milieu d’eux, un géant  n’arrêtait pas de parler, de gueuler des horreurs. Beaucoup de bruit qui cachait au fond de son cœur un abysse de tendresse. Franck découvrait la mer, Dume, Jo Le Guen et ses histoires océanes. Il n’aurait pas parié une crêpe que le marin de canaux qu’il était puisse un jour braver un océan à la rame. Je me souviens de cette sortie en grandeur nature pour lui, il m’avait racheté la yole pour une transatlantique de galérien. Nous ramions en accord mais il ne cessait de blablaté… Et patati et patata… Le Cabochard qui repose en moi, se mord les lèvres, il va exploser… Je range mes avirons et me tourne face à face en le regardant droit dans les yeux : « Franck tais toi ! Écoute autour de nous ! » Seule la houle vibrait, le silence était absolu… Mon hercule messin, avait les oreilles tendues mais ne percevait rien… « Franck écoute, la mer, le vent, les nuages sont en train de te raconter ton avenir et toi tu ne cesses de jacasser comme une vieille bigote devant le petit Jésus ! Quelques mois plus tard il rentrait dans le club très fermé des rameurs d’océan… En toute logique je lui ai demandé son témoignage pour mon prochain bouquin qui va bientôt voir le jour…

« La vie est longue, rude, difficile et parfois sinueuse mais au détour d’un virage, elle nous permet de faire des rencontres qui vous donnent un autre regard sur vous-même afin de mieux vivre ces problématiques qui ne sont que votre destinée. Car le destin est fait de haut et de bas, de bonheur et de tristesse, de douleur et de joie. Un homme un peu cabochard m’a permis de prendre conscience de la chance de vivre. Il m’a fait découvrir mon bout de Vie et m’a réconcilié avec moi-même. Pas besoin de déplacer des montagnes ou d’arracher la lune pour exister mais accepter sa condition pour encore et toujours aller plus loin. Mettre un pied devant l’autre, parfois trébucher mais toujours se relever car temps qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. C’est ce que tu nous appris Frank alors moi aussi j’ai avancé mes pions sur le grand échiquier de la vie et j’ai enfin pu découvrir que j’existais. J’ai usé mes sandales sur le bitume, crevassé mes menottes sur des rames et pris mon plein d’oxygène sur un sommet Argentin… Mais ce que je fais de plus beau, c’est tout simplement de vivre.

« C’est dans la difficulté que l’on trouve la force d’avancer »

Merci Capitaine Bruno ! « 

Pédale et rêve…

13 janvier 2012

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Pour beaucoup, j’intrigue par mon acharnement à pédaler, vent, pluie, froid rien ne m’arrête, peut être que tout cela cache un rêve. Je n’aime plus les mots : défi, expédition, aventure, je crois sincèrement que ce qui me convient le mieux c’est tranche de vie. Bout de Vie, me diriez-vous ! Oui, c’est ça !!!

Gamin je passais des heures à rêver devant une mappemonde affichée devant mon nez, je connaissais par cœur les passages du Grand Nord, les détroits polaires, les peuples aux aurores boréales. Je n’ai décidément pas envie de grandir et souvent les soirs de grand vent, le Cabochard est visité  par quelques fantômes : Shackleton, Dumont D’Urville, Charcot, Nansen, Cartier… Je rêve de découvertes, mais les terres déployées devant moi sont depuis belle lurette, nationalisées, cartographiées, exploitées. Je pense que ce qui m’attire c’est le grand voyage de l’intérieur, celui qui est éternel, infini. Le périple devient alchimie, transformation de l’homme canalisé en un animal en osmose avec la nature qui cause.

Je vérifie presque comme un automate la pression de mes pneus, glisse le bidon dans son étui et pars pour une « pédalerie » romantique. La Corse hivernale est apaisante, peu de trafic routier intempestif, le cycliste quitte  son enveloppe qui gravit les côtes. Je vous le confirme, l’île de beauté n’est absolument pas plate ! Le col de Roccapina serpente, en face la mer est houleuse, les écueils me dévoilent un courant violent de nord, personne en mer…                                                                                                                                                  Je m’évade, je gravis la côte de l’un des multiples fjords de la péninsule de Nordkyn, l’océan Arctique ne laisse pas d’improvisation, mon vélo est très lourd, je suis en autonomie pour plusieurs jours de solitude. Le froid me fige le visage mais pas l’esprit…

Déjà le sommet, là bas au loin je devine le cap Sénètose ou mes « kayakeries » me mènent régulièrement. En roue libre je croise des « cornidés » ; des vaches ? Non ! Ma rêverie m’indique, un troupeau de rennes en quête de lichen, l’hiver va être long !

Déjà un millier de kilomètres, sympa le cycliste, il a donné son sang à tous les vampires ailés de la terre des sames. Un peu ému je me sépare de « Olla Vapaa », nom de ma bicyclette qui veut dire en Finnois : Etre libre,tout un  programme…                                                                                                                Immaqa reprend du service… Un autre millier de borne « Botnien ». Ma « kayakerie » redevient « pédalerie » ! Soyons prudent, il ne faut pas que je loupe l’embranchement du  pont de l’Ortolu avec sa plaine givrée en cette saison. Je fonce, je mouline, c’est vrai qu’elle est belle « ma » Corse chérie. J’augmente la fréquence des coups de pédales, Armstrong, tiens toi à carreau, j’arrive ..!

L’Europe à conquérir, je suis un argonaute, à chaque tour de roue, une langue différente. Plus peur des ours, des loups, ici le prédateur c’est l’homme. Le soir quand l’ombre cache la lumière, je dois camoufler mon bivouac de celui qui va venir me défier, m’épier, me voler ! Non je n’ai pas peur des hommes, je les connais, c’est tout ! Ah, mais on m’offre un bout de jardin pour planter ma tente, une douche chaude pour me décrasser, un coin de table pour un plat régional. Ouf il n’y a pas que des monstres..! .                                                                                                                                                                  Une  longue rivière qui cache des coins à « salmo trotta » endémiques , je jette un œil à mes postes préférés, bientôt de la truite meunière pour la mascotte ! J’aime cette route, son bitume me laisse croire que je suis un vrai pro, un maillot jaune que personne ne peut dépasser. Un détail, si aucun coureur ne me double c’est parce que je suis seul, comme quoi certain détails ont de l’importance ..!

Les panneaux routiers m’indique la Wallys, le Valais en romand. Ouais, on retrouve les copains, les indiens de la Lourantze avec leurs tipis, fait gaffe Jo Zef de ne pas y laisser ton scalp, chef Taïko veille sur le cousin. Derrière les pics enneigés j’entends le ressac, mais c’est la méditerranée, Véro, le Cabochard… Mais un détail ! Encore un, décidément la vie n’est qu’une succession de détails, il y a une barre montagneuse à franchir, c’est lourd un VTC en côte…  Devant moi la dernière terre à traverser. Ciao bello, le pays des souffres douleurs d’Obélix ! Ca gesticule, ça parle fort, ça change du pays des silences du Grand Nord. Une pizza pour la mascotte, une ! De l’eau salée tiédasse et au sud-ouest  une île à l’odeur corsée. Dis donc Jo Zef, ça fait un baille qu’on est partis! Immaqa s’ébroue, on rentre à la maison…

La dernière descente qui mène au port, 3 h de songe, de projet, de rencontre d’un moi plein d’émoi. Je remise mon vélo dans la voiture, jette un œil à mon Cabochard et rejoins le bord pour une séance d’étirements bien mérités. Pédale et rêve… Et si cela cachait un futur truc ?!? Suite au prochain épisode…Chut je retourne dans mon rêve.

Valentin crée Twitter Bout de Vie officiel…

10 janvier 2012
Valentin pendant le stage de plongée 2009.

Valentin pendant le stage de plongée 2009.

Je revenais de plusieurs années de voyage avec mon petit bateau et je refusais catégoriquement d’être joignable sur un téléphone portable !                                                                                                       J’étais absolument en accord avec l’histoire de Bernard Moitessier. Partant pour la première régate autour du globe en solitaire, la BBC lui avait confié un émetteur récepteur BLU pour donner régulièrement des nouvelles.  Cet outil était pour lui un lien à la patte et au premier mille il jetait l’engin par-dessus bord ! Liberté, liberté !!!

Malgré mes protestations, le mobile rejoignait mon bord et moi aussi j’avais droit au : « T’es où ? »

Bien-sûr il était hors de question d’adhérer au net pour du surf virtuel et non sur la vague océane. Mais voilà, la machine chronophage a pris sa place à bord, juste à coté du téléphone !  Entre tout ça, l’association a vu le jour avec son site internet, puis un forum et depuis 3 ans le blog de Frank Bruno !

France,  la web master aventure m’avait crée un profil sur Face Book pour relier mes expéditions et je ne voulais pas en entendre parler. Il y a quelques mois j’ai voulu savoir comment ça marchait, qui y venait et depuis j’y poste quotidiennement des mots issus de mes réflexions un poil « Cabochard ».

A ma grande surprise je m’aperçois que cet outil, s’il est maîtrisé peu être un lien formidable. Les « amis » viennent chaque jour rejoindre mon profil et tranquillement je peux passer des messages qui sont de plus en plus repris. Le passé resurgit, les journalistes y adhérent et de toute cette confiture, des milliers de messages sont balancés aux quatre coins de la planète.

Franck Festor a créé un groupe Bout de vie sur Face Book et je vois régulièrement des gens y poster des questions, qui y trouvent des solutions pour une vie « différente ». Des pros de la communication m’ont même conseillé de faire un profil Frank Bruno Officiel et il existe maintenant. Une page où seule des infos média, promo sont en lignes.

Hier Valentin, jeune stagiaire que tout le monde connaît après son brillant témoignage sur l’émission Thalassa, m’a demandé de gérer un compte Twitter Bout de Vie. Alors venez nombreux rejoindre ce compte où d’autres infos choisies circulent sur Bout de Vie…

Je crois que l’on peu féliciter Valentin de cette belle initiative, bravo « neveu » tonton est fier de toi, cousin Jo Zef aussi d’ailleurs. La mascotte se demande si Twitter est un ancêtre de Titi ?!?

A pluche.

2012: L’année Sans Différence!

28 décembre 2011
Ce qui me parait incroyable c’est que beaucoup l’aurait jeté à la poubelle, pourtant elle pince, elle tient seule au fil, c’est juste un peu différent à manipuler !!! Acceptez les « différents »…

Ce qui me parait incroyable c’est que beaucoup l’aurait jetée à la poubelle, pourtant elle pince, elle tient seule au fil, c’est juste un peu différent à manipuler !!! Acceptez les « différents »…

Chaque année une cause ou une nation est mise à l’honneur. Je propose, 2012 : Sans Différence !

Il y a quelques jours sur mon face book j’avais mis cette photo avec un commentaire sur la différence. A ma grande surprise vous avez été nombreux à réagir et pour commencer la nouvelle année de « bon pied » j’ai écrit ce billet.

L’oiseau ne sera jamais l’égal du poisson et pourtant ils partagent la même mer. Le soleil ne croisera que très rarement et de loin la lune mais ils ne peuvent vivre séparés. En électricité la batterie qui alimentera le démarreur est composée d’un plus et d’un moins. Cette pince à linge, malgré son bout en moins est toujours efficace pour sécher vos affaires. Alors pourquoi opposer les différences au lieu de les unir.

2011 est effacé de l’ardoise et le maître des lieux y inscrit 2012. Des résolutions comme chaque année : Fini les guerres, stop aux famines, moins de catastrophes naturelles… Et que le voisin nous regarde comme une personne à part entière !!! Abolition du : « Vous ne savez pas Madame Serfati ! J’ai un voisin handicapé, mais il est très gentil quand même ! Le Poooooooooooooovre ! »

Un habitant du Mans n’est pas un « menteur », celui de Bourges n’est pas un « bourgeois », le citoyen de la capitale n’est pas non plus un « parieur » ?!? Alors pour quoi un handicapé est un pauvre « différent »… Debout les culs de jattes, retroussez-vous les manches les manchots, travaillons « d’arrache pied » pour que nous soyons considérés enfin comme des êtres entiers. En changeant notre regard sur nous mêmes ; les « autres » nous verrons d’une autre manière. Moins de compassion, plus d’échange et de découverte. Celui qui pense que vous êtes handicapé, c’est parce que vous avez envie que l’on vous voit de la sorte. Aux beaux jours, hop en bermuda, en bras nues et que nos mutilations soient une sorte de tatouage et non une honte à cacher. Vous avez déjà vu une pin-up planquant ses attributs au printemps, un « musclor » emmailloter ses  biceps !  Le miroir, toujours et encore lui.  Petite expérience : Mettez vous à l’aise et si un regard semble vous défier faîtes  un grand sourire et approchez vous de lui. Qui sera gêné lui ou vous ? Si vous paraissez en harmonie avec votre corps, la personne en face ne sera plus mal à l’aise et un dialogue s’établira. Plutôt que de le réprimander ou de l’insulter charmez le, démontrez avec malice que vous pouvez être plus filou que lui et le courant s’inversera…

Pour 2012 je vous souhaite de la paix, de la santé. Que vos moignons cicatrisent, que vos emboîtures ne soient plus douloureuses à supporter et que vos rêves les plus audacieux se réalisent. La mascotte se joint à moi pour hurler : Que Dieu vous « prothèse » !!!

Bout de Vie avec les pros de la Française des Jeux…

16 décembre 2011

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Pen-Bron, Loire-Atlantique à la pointe extrême de Guérande, l’équipe cycliste pro de la Française des Jeux effectue son premier stage de préparation pour sa future saison 2012.                        La région est mise en alerte météo orange, mais ce n’est pas ça qui va freiner ses athlètes d’effectuer leur sortie d’entraînement. Les routes sont quasi –désertes et les quelques égarés rencontrés en étant un poil attentif auraient pu remarquer qu’au cœur de peloton se cachaient quatre «mecs »  différents…

Depuis l’année dernière la Fondation Française des Jeux soutient Bout de vie et cette année le partenariat a été renouvelé. Laurent Benezech parrain de l’association forme chaque année une équipe Bout de Vie pour réaliser l’Etape du Tour Mondovélo, qui  a pour but de récolter des fonds qui financeront en partie le stage de plongée sous marine annuel. Chaque année en effet un groupe de personnes amputées est invité à participer à cette semaine d’initiation… Bixente Lizarazu autre parrain de cœur m’avait fait venir sur le plateau de France 2 à l’occasion d’une soirée prime time qui mettait à l’honneur des associations épaulées par la Fondation La Française des Jeux. J’avais pu rencontrer les dirigeants et exposer les objectifs de ma « croisade ». Si je me souviens bien une certaine ancienne stagiaire avait été présente dans le public !

Quelques mois plus tard leur commission m’avait reçu, en quelques minutes j’avais développé les buts à atteindre sans saoûler les 12 personnes qui prenaient des notes. Ouf ! Examen réussi… Le Big boss que je n’avais bien sûr pas reconnu m’avait félicité sur mon engagement et avait ri de mon manque de physionomie.

Donc voila dans ce cadre de mécénat je suis invité à rejoindre l’équipe pro cycliste en stage de préparation. Bien sûr il m’était impossible de ne pas faire intégrer  Dominique Benassi et Jean-Marie Buchot, eux aussi amputés et qui ont réalisé à plusieurs reprises l’Etape du Tour. L’hôtel de Pen-Bron est fermé au public et en hui-clos les 28 pros effectuent leur reprise. 60 personnes en totalité forment cette grande famille, pas de « star », que des gars qui tentent de donner leur meilleur, l’ambiance est bonne-enfant mais en vélo il nous est difficile de suivre ! Des avions de chasse, des fusées intersidérales ! Le peloton nous abrite du vent mais la cadence est puissante, mais ce qui est encore plus terrible, je me rends bien compte qu’ils ne sont pas là pour de la performance mais pour une reprise « pépère » !!! 40km/h de moyenne, aie, aie ! La tête veut mais les guiboles disent NON ! Pourtant on tient, on s’accroche à leurs roues, on ne veut pas lâcher, on n’est pas là pour se plaindre… Certains viennent s’informer si tout va bien si le rythme n’est pas trop haut, mais si eux, sont tout à fait capables de parler pour moi il n’en est pas de même. Je n’ai jamais roulé aussi vite…

J’ai vraiment apprécié cette rencontre et je voudrais noter la démarche de la Fondation qui permet au champion de France handisport Jacky Galletaud, vainqueur de la Coupe du Monde de bénéficier des stages avec les pros. Un beau clin d’œil à la différence.                                                                                                                   Etirements, douche, repas équilibré mais ce n’est pas le moment de la sieste. L’ancien commentateur d’Eurosport Patrick Chassé spécialiste du vélo donne un cours média-training. Face-Book et Tweeter sont en train de devenir de vrais supports médias et il est très important pour un champion de savoir maitriser ces outils. 1h30 très intéressante où j’ai appris beaucoup de chose et en suite logique la création de ma page  Face Book Officiel que je vous invite à « liker »…

Le stage est fini et le prochain rendez vous est donné en Corse du Sud où l’équipe de Marc Madiot effectuera mi janvier une autre semaine de préparation… Pédalage à suivre !

Surtout ne pas lacher le peloton...

Surtout ne pas lacher le peloton...

Un poil à la traîne, le Cabochard... Photo Ouest France

Un poil à la traîne, le Cabochard... Photo Ouest France

« Intouchables… »

14 décembre 2011

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Je ne sais plus quel réalisateur disait que toutes personnes avaient deux professions : Son métier et critique de cinéma…
Depuis qu’on me tarabuste avec ce long métrage Véro m’a tiré par les cheveux, du moins ce qui m’en reste, pour me rendre dans une salle obscure et découvrir  « Intouchables… » Les salles de cinéma, ce n’est pas mon fort, mais depuis quelques années je me retrouve régulièrement        « parachuté » jury de festivals de films d’aventures. Je me suis prêté au jeu et j’ai énormément appris sur ce métier aussi vaste que complexe. Donc, j’ai vu « Intouchables… » Enfin, j’ai vraiment envie de dire, enfin un film qui traite du handicap sans cette chape de plomb qui vous donne envie de vous pendre en sortant. Enfin un film, qui prend en dérision la « différence » et qui enlève le tabou. Il m’est terrible et insupportable d’entendre dans le dos d’un « esquinté » : Le pauvre, il aurait mieux fait de mourir ! Cluzet, qui a la lourde tâche de prendre la peau d’un tétra, joue à merveille le rôle de cet homme qui malgré son immobilisme a envie de vivre et courir dans sa tête. Son assistant sort d’un milieu où le quotidien est un combat pour affirmer sa place. Il a d’autres soucis que de savoir comment fonctionne un « mec » en fauteuil. Les deux se découvrent,l’ handicapé, le valide, le riche, le pauvre, le Corse, l’Africain et le clin d’œil sur certains intellectuels du handicap à la recherche d’emploi m’a bien fait sourire. Rien n’est plus déprimant qu’un éducateur ou un assistant qui va continuellement vous rendre encore plus dépendant au lieu de vous faire vibrer et vous permettre de vous projeter comme n’importe qui. Les blagues à deux balles sont là pour dégeler la situation. Vous valides, oseriez vous balancer une vanne à un handicapé ? Non, et pour cause, la France est a des années lumières de cette « normalisation ». Je me répète, mais si la personne « différente » vit mal son statut, l’inconnu ne pourra jamais établir un lien. L’humour est la base de tout et la curiosité est vectrice de découverte. Ce film m’a vraiment plu et je suis vraiment heureux de voir que les salles ne désemplissent toujours pas, plusieurs semaines après sa sortie. J’ai l’impression qu’une « mode » est en train de pointer le bout de son nez, pas à pas le handicap ne sera plus qu’une spécificité parmi tant d’autres…
Puisque j’ai entamé un billet sur le cinéma, je voulais vous amenez vers une autre réflexion. Au sujet d’un film transatlantique qui traite d’un dauphin à la queue amputée ! Attention, malgré la participation de Morgan Freeman qui est un grand acteur, ce film cache une monstruosité ! Un business est depuis bien longtemps monté par les plus grands « seaquariums » du monde pour posséder des mammifères marins blessés à bas coup. Ces animaux sont sauvages et leur mutilations les rendent dépendants de l’homme qui leur affligent la sentence la plus terrible :   « perpétuité » ! Pour beaucoup, après les soins nécessaires, ils pourraient reprendre le large, mais ce n’est jamais le cas, les centres d’attractions les séquestrent pour un faible investissement… Ce film est sous-produit par des mécènes obscurs qui se font une pub éhontée pour leurs aquariums qui n’ont plus de sens à notre époque. Si un gamin n’a pas la chance de vivre au bord de l’océan, il vaut mieux qu’il voit un film très pointu sur l’espèce ciblée, que d’assister à cette décadence d’animaux prisonniers. Ils ne sont qu’un pâle reflet de la réalité, leur vie n’est faite que de chasse, jeux, procréation, parcourant des milliers de kilomètres. Une orque en captivité aura toujours sa nageoire dorsale pendante alors que la sauvage sera droite, un dauphin en mer ne mange que du poisson vivant en piscine ce n’est pas la cas, un manchot d’Antarctique descend à des profondeurs vertigineuses pour nourrir sa famille, en cage il est un forçat de l’immobilisme…
Si vous avez envie, jetez un œil sur ce site très explicite du trafic que représente les seaquariums du monde entier CLIQUEZ ICI

Désolé de vous avoir sapé le moral mais je n’arrête pas d’être interpellé au sujet du beau dauphin qui ressemble au logo de Bout de Vie…

Un grand coup de chapeau au film « Intouchables ». Pour les plus curieux un merveilleux documentaire sur Phillipe Pozzo Di Borgo et son ami Abdel Sellou dont leur histoire vraie a inspiré ce film.

Un Bout de vie au Rotary Valence Drôme-Porte du Soleil…

7 décembre 2011
Un endroit féérique pour y pratiquer la plongée...

Un endroit féérique pour y pratiquer la plongée...

Lavezzi été 2002, mon école de plongée tourne plein pot, une micro structure puisque je suis seul !

Par habitude je ne posais jamais la moindre question à mes clients sur leurs activités. Ils étaient là pour plonger et ma devise était de les faire rêver en les déconnectant de leur quotidien.

Nicanor et son épouse faisaient partis des habitués, comme à l’accoutumé on cause, poisson, épave, tempête mais pas le moindre mot sur leurs fonctions. Le temps passe et bulle après bulle je change de cap et ferme définitivement mon école au public. Seul quelques amis et membres de Bout de vie ont droit de buller maintenant en ma compagnie ! Eté 2009, un yacht au pavillon des USA mouille où il ne faut pas, avec mon tact habituel, je vais « virer » ses cow-boys ! Incroyable à son bord je me trouve nez à nez avec Nicanor !!! Je suis comme d’habitude prêt à prendre l’avion et ne peux m’éterniser mais nous renouons le contact, entre temps il avait suivi par les médias l’ascension de Bout de vie. Septembre 2010, le retour de mon expédition du Yukon m’est difficile. Ces semaines de solitude ne me donnent pas trop l’envie d’être au milieu des « autres » !!! La pile de courriers et de mails me laisse indifférent, au milieu de tout ça un fax urgent. Pas le temps, pas envie et puis zut, si les ours m’avaient bouffé, je n’aurai pas pu répondre ! Logique, non ? Finalement, je décortique les plis, j’ouvre les courriels et lis les fax… Nicanor reprend contact avec moi, il veut m’entendre pour une soirée caritative Bout de vie…

5 Décembre de cette année me voilà invité par le Rotary de Valence Drôme-Porte du Soleil. Nicanor, encore lui, en est le créateur et ce soir une grande salle de 120 personnes sont réunies pour une vente aux enchères de grands vins Côtes du Rhône. Le restaurant de Michel Chabran, étoilé Michelin, nous régale les papilles et les grands crus sont mis aux enchères. Le charmant président du Rotary, Marc Duc, prend la parole et me demande de le rejoindre. Brièvement je me présente et en quelques mots dévoile mon Bout de vie. Une soirée très conviviale où la culture du vin a rimé avec solidarité.

Une fois de plus les « cailloux des Lavezzi » m’ont permis de continuer ma croisade Bout de vie.

Merci de tout mon cœur et de la part de tous les futurs stagiaires de Bout de vie à toute l’équipe du Rotary Valence Drôme-Porte du Soleil. Grâce à votre générosité des « raccourcis » de la vie vont pouvoir découvrir un lieu magique où des miracles s’y déroulent chaque année.