Tous derrière Laurent Benezech…

12 avril 2013
Un pilier de coeur et de sincérité.

Un pilier de cœur et de sincérité.

Depuis de longues années je pratique le vélo avec Laurent Benezech, sa franchise me plait, et une fois de plus je l’applaudis longuement et surtout le soutien de tout cœur. Depuis quelques semaines des révélations ont permis d’identifier un dopage massif dans le monde de l’ovalie. Laurent ancien pilier du XV de France n’a fait que conforter les dires des suspicions en cours. Dans une interview du Monde il s’exprime sans agressivité mais avec sagesse, voici un extrait :

«Quand je croise des joueurs de rugby et que je vois, par exemple, une évolution de leur mâchoire, ce qui est la marque d’une prise d’hormone de croissance, je ne peux qu’être inquiet de l’évolution de mon sport et de la santé à long terme de ses joueurs».

«Le rugby est exactement dans la même situation que le cyclisme avant l’affaire Festina» Benezech ne se contente pas de constater les dérives, il accuse les instances de les encourager. «Quand j’entends un sélectionneur national annoncer que le temps de jeu effectif, qui est actuellement de quarante minutes en moyenne, doit passer à cinquante minutes pour la Coupe du monde 2015 et que seuls les joueurs capables de tenir ces cadences pourront prétendre à jouer en équipe nationale, je ne peux y voir qu’un appel au dopage». Et de comparer les augmentations de masses musculaires constatées ces dernières années dans le rugby aux dérives du football américain et d’annoncer que «le rugby est exactement dans la même situation que le cyclisme avant l’affaire Festina».

Surtout, Benezech pointe du doigt la politique de l’autruche menée par le monde officiel du rugby. «La grande famille du rugby s’est ridiculisée en allumant des contre-feux grotesques plutôt que d’aborder le problème à sa juste mesure (…) Cette saison, en Top 14, un jeune joueur est tombé dans le coma lors d’un échauffement d’avant-match. On nous a expliqué que c’était la faute à pas de chance et à la santé précaire d’un gaillard de 100 kilos. Je comprends que « the business must go on », mais on ne peut pas dire qu’on n’aura pas été prévenu !»

Avant l’affaire Cahuzac, on ne parlait pas de compte dans les paradis fiscaux pour les élus, depuis que certains ont eu le cran de le dénoncer, l’avalanche prend de la force et les politiques de tout bord tremblent. Laurent suit ce blog et je sais qu’en ce moment il doit se sentir seul, je crois qu’un petit mot de votre part lui ferait un grand bien. Il est depuis longtemps le parrain de Bout de Vie et tous les adhérents qui ont eu le bonheur de le croiser en garde un super souvenir.

Lolo on t’aime et continue. Pour que le sport ne meurt pas d’overdose!

Mon prochain défi !

16 octobre 2012
 « La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées. » Victor Hugo

« La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées. » Victor Hugo

Mais non le free man n’était pas au fond de sa grotte, il était en train de digérer ces quatre mois de « balade ». Depuis mon retour une question revient en boucle : Qu’est ce qui fût le plus difficile, la partie vélo ou kayak ? Les deux et aucune mon général !

Oui le kayak fût rude car les éléments n’ont pas été des plus faciles, mais le vélo non plus, car je devais affronter les « autres ». Dans les deux cas je relativisais cette adversité, en me disant que ma souffrance endurée était choisie. Au même moment dans le monde, des gamins subissaient la guerre des hommes en uniformes sans pouvoir y échapper. Ce qui ne tue pas rend plus fort, ils deviendront des durs à cuir mais le risque de  revanche risque d’être périlleux.

Le voyage comme je le pratique depuis bien longtemps ne me fait qu’effleurer les gens, je suis en contact juste le temps d’un diner, d’une route partagée, d’une plage bivouaquée. Je n’en prends que l’huile essentielle, le côté obscure n’a pas le temps de pénétrer le pèlerin qui s’est invité. Mais le retour me sédentarise de nouveau, il me fige et les avalanches se succèdent. Quand je suis parti sous les drapeaux je rentrais avec un bout en moins, plusieurs mois d’absence. Je trouvais que tout le monde avait changé. Mais ce n’était qu’un mirage la seule personne qui s’était transformée c’était moi. Puis j’ai voyagé de plus en plus loin et longtemps, en revenant de deux ans d’absence je n’arrivais plus à être en connexion avec qui que se soit, je devenais un déraciné marginal. Depuis une semaine je suis de retour sur mon île, les habitudes sont vite revenues, la radio du matin m’apporte les nouvelles « indispensables ». La violence des hommes doit être toujours la même, mais pendant quatre mois j’ai vécu dans une bulle, aucune info de l’extérieur ne m’avait atteint. Les dépêches me sont insupportables, le fric, le pouvoir gangrène notre monde,  « Mon » île, « ma » plage, « ma » montagne. Les hommes s’entretuent ! Cela ne me touche plus :  «Tuez vous- les gars, de toute façon c’est notre destin de mourir », mais une vie est trop courte pour se trucider pour quoi que se soit. Depuis quelques jours les médias insulaires insistent sur le futur derby Ajaccio-Bastia en football. Il faut que le peuple corse démontre un fairplay pour que les continentaux voient en nous des insulaires unis. Je dois être un vrai mouton noir, ce n’est pas aux autres qu’il faut le démontrer mais à soi même. S’aimer pour pouvoir être aimé. Encore ce matin la Corse a offert au monde entier sa violence, alors si dimanche les bleus siffleront les rouges je ne vois pas ce que les chinois penseront de plus ou de moins de nous…

Je me recrais  ma bulle, je bosse sur mon bateau, reprend doucement mes entrainements vélo-kayak, me remets de ce beau périple et allume une bougie parce que cela me fait plaisir. Je n’ai pas trop envie de causer, d’expliquer pourquoi je suis parti, pourquoi je suis revenu, quel sera mon prochain défi… Je profite d’un bel automne qui finalement se rafraîchit et me donne les moyens de repartir dans la nature sans avoir à affronter les « autres ». N’y voyez pas de l’amertume, mon petit bateau est bien planqué et rare est celui qui y passe. Le  seul visa délivré est pour ma « Vrai » et quelques élus. Je suis heureux d’être un « free man », je dors en paix, mes rêves se réalisent. Le mot aventure y reçoit quelques superlatifs : solitude, partage, engagement, échange, réflexion … Donc pour revenir à la question initiale qui a ouvert ce billet. Quelle fût la partie la plus rude, vélo où kayak ? Le retour mon général, mon prochain défi !!!

Yes I’m a free man…

Raid 4L en Corse, méfiez vous de ces envahisseurs sans scrupules…

26 octobre 2011

Faire un billet sur ma mésaventure de mardi n’est pas un règlement de compte mais plutôt une mise au point. Mon intervention sur les ondes de Radio France Frequenza Mora m’a permis d’apprécier l’élan de solidarité et de soutien dans mon engagement pour la défense de la nature.

Dans le cadre de mes entraînements kayak, trois sorties hebdomadaires sont au programme. Mardi le Sirocco est virulent une aubaine pour travailler l’endurance. La Corse commence à retrouver une ambiance apaisante. Je pagaie, je cogite, je pagaie, j’admire, je pagaie, je rêve… le vent couvre bien des bruits terrestres mais soudain, un « boum boum » sournois me ramène sur terre !  Je crois halluciner, de la musique techno à fond les manivelles… Derrière un promontoire, se dévoile  une cohorte de véhicules postée en bordure du littoral. Eole est bien en forme et ma progression est lente, mais je suis très intrigué par ce rassemblement, alors je tire sur les pagaies. La musique au fur et à mesure que je me rapproche de ce campement augmente et dans un vacarme indescriptible je beach mon kayak. Une bonne vingtaine de 4L et une dizaine de 4X4 sont parqués dans le maquis. Des tentes de ci de là et un groupe de campeur surpris de voir un kayakiste surgir un jour de grand vent. Le sol est jonché d’excréments recouverts de papier toilette, un peu plus loin ces drôles de personnages ont dressé  leur coin cuisine au milieu des ganivelles qui servent à protéger la flore endémique du piétinement humain ou animalier. Une poubelle ! Pourquoi faire ? Il vaut mieux laisser tout par terre, c’est plus commode… Je vois rouge mais contiens ma colère. Je demande à voir le responsable de ce groupe de plus ou moins 50 personnes, on me rit au nez, en me demandant de retourner chez moi ! Un plus mariole que les autres, attaque sur les Corses. C’en est trop je me dirige vers lui, les autres comprennent que la tempête va éclater. Il se cache derrière les copains. C’est vrai je suis seul contre 50 c’est injuste pour eux, un Cabochard contre un troupeau, ils n’ont vraiment aucune chance. Soudain un pseudo chef de meute arrive tout penaud, il veut me serrer la main me demande pardon, il sait que le camping est formellement interdit surtout dans des zones protégés et que le lieu va être nettoyé… Il est gêné  du comportement de ses amis et m’affirme que l’île et ses habitants sont magnifiques mais le mal est fait, le venin a été jeté. L’insulaire est susceptible ! Je m’isole appelle les copains en renfort, puis les autorités. Le mariole balbutie dans mon dos, je le coince. Tiens je n’avais pas vu que son pantalon était marron ! Allez, les amis je me calme, le renfort va faire son boulot. Une interdiction de séjourner en Corse est balancée, ici on se connait tous et tout se sait, fallait pas venir souiller nos endroits de rêve, fallait pas jouer au conquérant, je suis contre la violence et je la condamne, mais faut pas allumer le feu sinon on se brule. Je suis pour le respect de la planète, où que l’on soit chez soi ou ailleurs et il faut  surtout respecter l’autochtone.

Pour donner une morale a cette histoire j’espère que cette aventure leur aura mis un peu de plomb dans la tête. (Sans jeux de mots)!

Pour que le message passe en Corse, sur les ondes de radio France Frequenza Mora ce matin, j’ai raconté ma rencontre avec ce raid sauvage 4L, et à ma grande joie la station m’a transmis beaucoup de témoignages de soutien et je sais que les Renault 4 vont être attendues de pieds fermes .

A chi nasce sumére un diventa cavallo : Qui nait âne ne devient cheval!

P’tit coup de gueule!

8 septembre 2011

Partir c’est aussi revenir aurait pu écrire La Palice ! Le retour est toujours violent, retrouver tous les affres de la course contre le temps. Décortiquer les piles de courrier, s’intéresser aux  courriels accumulés et se faufiler dans le monde des « autres »….

En quelques années j’ai réussi à donner un nom à ma croisade, Bout de vie. Au début personne n’y prêtait attention, avec de la ténacité, du sérieux et un poil de chance l’association a su s’imposer. Le but étant de redonner espoir à des personnes abimées, à être une voix aussi bien qu’une écoute. Créer des rencontres, tisser des liens et briser les fausses idées reçues par les « bien-pensants »…

Mes aventures sont depuis citées en exemple et mes mots repris par certains… Ouaf, n’en jetez plus, je n’en n’attendais pas autant ! Mais tout à son revers, les perfides, les guetteurs de proies faciles rodent et ne se gênent pas à se métamorphoser en anges dissimulant grossièrement ongles et queues de Diables. Je suis de plus en plus sceptique sur la gentillesse de certains inconnus à mon égard et aux brebis fragiles et innocentes de l’association qui se laissent éblouir par des malveillants. Etre à la tête d’une belle association aux amis  brillants attire les insectes en quête de lumières… La liste est longue et s’allonge chaque jour, les pervers essaient de m’attirer sur la flatterie, sur mon égo pour assouvir leur bassesse mais le « chien pourri » qui réside en moi, veille, flaire le jambon rance, la fleur empoisonnée et sans attente, comme un couperet, ampute sans cautériser celui qui joue au chevalier noir. Je crois que ma réputation n’est plus à faire, je suis gentil mais avec un brin de caractère. Bout de vie est une sorte de famille par procuration. Je ne veux assister personne, mais juste allumer la mèche qui animera le carburant que tout en chacun. Pas mal de « tristus » en mal d’imagination essaient par tous les moyens de récupérer les miettes que vous les vrais amis de Bout de vie laissez en vous réalisant. Quelle fierté de voir au quatre coin d’Europe des anciens stagiaires devenir à leur tour des bucherons de la forêt des limites. Pas une semaine sans que je découvre que telle ou telle personne à su avancer sans ciller pour franchir ce que les autres avaient défini comme insurmontable. Bravo je suis fier de vous et si vous voyez roder autour de vous un ange noir, n’hésitez pas, sortez votre glaive et tranchez sans hésitez.

Je suis allé quelques heures dans mon petit camp isolé, me ressourcer. Aucun passage, aucune trace « d’homo-erectus-vulgaris », ouf !                                                                                                                                                       Juste le chuchotement du vent dans le maquis,  une mésange en mal de compagnie m’a raconté son été de braise. Fidèle, le torrent est toujours là pour rafraîchir « le graveur de lignes » que je me surprends à être…

Le calme m’a soufflé ceci :
J’appartiens à la nature et à la solitude.

Le festival de Cannes mérite le carton rouge et non le tapis…

23 mai 2011

La belle Neeta dans les bras de Bixente parrain de cœur toujours prêt à m'épauler...

La belle Neeta dans les bras de Bixente parrain de cœur toujours prêt à m'épauler...

Un courriel m’a attiré l’attention, les mots clés ne pouvaient se connecter : Festival de Cannes ; handicap ; discrimination ; réalisateur !

Après quelques échanges via le web, je reçu un appel téléphonique de Montréal, l’assistante du jeune réalisateur Canado-argentin Sean Marckos tentait de m’expliquer l’inexplicable.

Après avoir réalisé un long métrage tout en étant atteint d’une dystrophie musculaire, son film reçût les éloges de 11 festivals. Il roule en fauteuil électrique, mais surtout au rêve et à la foi qui ont raison de l’indifférence. En 2008 il est à Cannes au plus prestigieux de tous les festivals de films, mais un gros problème, les escaliers du tapis rouge où se pavanent les stars du grand écran n’ont pas prévu une rampe d’accès ! Devant des centaines de paparazzis et de caméras, les organisateurs sont pris au dépourvu et décident de le faire passer par le monte charge bien loin du public massé pour voir leur idole !!! Incident clos pour Sean ? Non ! En 2009 sa demande lui est simplement refusée, car il est en fauteuil !!! Tout au long de ses déboires une caméra le suivait et ayant pris le temps de visionner le teaser je suis écœuré du comportement de ce « beau ramassis » de célébrités. Pas un seul n’a levé le doigt pour changer la donne, trop préoccupé par leurs paillettes…

En contactant Bout de vie, il décide de faire une sorte de chaîne de solidarité partout dans le monde et bien sûr nous le soutenons. En raccrochant je ne voulais pas en rester là et j’en ai causé à Bixente Lizarazu mon frangin d’océan. Sans hésité il s’est joint à l’idée de soutenir ce jeune réalisateur qui j’en suis sûr n’est qu’au début d’une belle carrière cinématographique.

Une pétition est en ligne et si vous en voyez l’intérêt vous pouvez la signer. Le réalisateur autrichien qui s’est venté d’être un nazi a été viré ce qui est un minimum mais son film est resté en course et a reçu un prix ! Cerise sur le gâteau Samy Naceri qui est connu pour ses frasques provocatrices est invité en tant que célébrité…

Rien ne sert de briller si tu n’éclaires personne…

Mon soutien pour Laurent Blanc…

9 mai 2011

Il est rare que je m’intéresse aux affaires du football, mais sur ce coup là je vais me faire plaisir et  mettre mon grain de sel.

Laurent Blanc est attaqué sans vergogne par une clique de hyènes, prêtes à tout pour un coup de buzz .

Avant de jeter l’huile sur le feu, ces serpents ont oublié l’historique professionnel de ce grand bonhomme. Un sportif d’une correction à toute épreuve, sa carrière en est le reflet, simple, belle et avec panache. Quand il est arrivé à la tête des bleus, ce n’était plus qu’un champ de ruine, le grand Raymond protégé par la mafia fédérale avait tout gangrené.  Son passage chez les girondins avait démontré la classe du jeune entraîneur qu’il était, il détrônait l’Olympique Lyonnais pour offrir à Bordeaux un titre de champion de France bien mérité.

Son travail en équipe de France fût de créer un groupe et il rappela les écartés de la sélection comme Benzema, Nasri… Un objectif donné à la France, une équipe digne des anciens de 98 , appelée la génération black, blanc, beur.  Vous avez certainement remarqué le changement, 8 matchs, 6 victoires. Des jeunes qui chantent la marseillaise, qui mouille le maillot, qui deviennent une vraie équipe de copains comme on avait connu. Je ne pense pas qu’un entraîneur raciste, aurait  pu faire ce miracle.

L’association France 98, présidée par Didier Deschamps, le soutien à fond, à part deux exceptions, Viera et Thuram ! Pourquoi ? J’ai ma petite idée mais je me garde bien de vous la donner.

Je rappelle que grâce à Bixente en partie je les ai tous quasiment fréquenté  et j’ai pu me faire mon petit avis sur ces fortes personnalités.

Laurent Blanc était aux « Etoiles du sport » de la Plagne et j’ai rencontré un grand bonhomme : Après un bref passage sur scène où je racontais ma reconstruction après mon accident, il était venu me voir pour que je partage mon bout de vie avec ses enfants, il voulait que ses gamins écoutent mon témoignage. Vivre avec une différence est possible, ce fût sa conclusion avec ses rejetons…                 En Corse, nous avions joué un match de foot pour une œuvre caritative et un chanteur avait  été exécrable et avait montré un manque de respect incroyable envers les enfants présents,  dans les vestiaires je lui avais dit ma manière de penser, et encore Laurent Blanc avait joué au diplomate envers cet artiste…

Je soutien Laurent Blanc parce que le monde du sport en France a besoin de guides, pour donner aux  enfants les valeurs justes : éducation, respect, courtoisie, humilité, dépassement,  travail de groupe, intelligence…

Mes écrits ne vont rien changer bien-sûr, mais j’avais envie de mettre mon témoignage.

Devotee qu’est-ce que c’est ?

10 février 2011
Aimé Mullins en run! Jo Ze reviens ici!!!

Aimé Mullins en run! Jo Ze reviens ici!!!

Devotee ! Un drôle de mot. Quand avec les copains on a fondé Bout de vie, je m’attendais à pas mal de choses, mais certainement pas a cette découverte un peu diabolique, à moins que je sois un brin vieux jeu.

Tout a commencé quelques années en arrière, je lançais une opération de solidarité pour une jeune femme qui était amputée des deux jambes et devait se faire aussi amputer d’un bras. Pour ceux qui me connaissent j’ai sorti l’artillerie lourde pour créer un élan de solidarité, jusqu’au jour où l’on me dévoila que cette femme n’était pas du tout amputée et ne faisait cela que pour lier des contacts. Son désir le plus profond était de se mutiler !!! Parmi les adhérents de Bout de vie j’imagine que beaucoup d’entre eux lui ont envoyé des cadeaux, voire de l’argent.

Plus tard je découvrais sur le forum de l’association un gars qui souhaitait rencontrer des jeunes filles amputées pour des rapports intimes, là aussi j’intervenais à la manière « Cabochard ».

Il y a quelques jours en surveillant d’un coin de l’œil le forum je découvrais encore un gars qui voulait coincer des jeunes filles amputées. Je bannissais l’énergumène qui me défiait derrière son écran, j’ai un côté sanguin qui fait qu’il a vite abandonné, c’est vrai finir ces jours les pieds dans un pilier en béton dans des grands fonds de méditerranée ce n’est pas folichon comme rencard !

Il y a quelques jours  une jeune fille qui venait de se faire amputer d’une jambe rentrait en contact avec Bout de vie, son métier mannequin ! Innocemment je la mettais en relation avec une agence allemande qui organise des défilés de mode avec des filles amputées. Encore un piège, cette agence semble être un repaire de tarés qui revendraient des photos et vidéos de filles amputées à des pauvres types !!!

Et bien, drôles de personnes.

Le monde des devotee ! Hommes, si on peut dire, qui comblent leurs fantasmes au travers de femmes amputées ou porteuses de handicap. Je ne veux pas juger, mais tout cela me semble un peu malsain.

Dans ma tendre jeunesse je collectionnais les aventures et jamais une seule fois une minette n’a cédé à mes avances parce que j’étais raccourci, mais pour toutes les autres raisons ! (Jo Zef ricane !)

Je trouve choquant de ne vouloir que des copines handicapées. Encore plus fort, des gens qui ne rêvent que d’une chose devenir amputés ?!? Si, si ça existe et j’en ai même rencontré un qui était accompagnant au premier stage bout de vie en 2003 !

Drôle d’époque ! J’ai du répondant et comme vous le savez je connais du monde dans tous les milieux et tant que je serai à la tête de Bout de vie les devotees devront se méfier de l’unijambiste, anticonformiste au caractère un poil violent si l’on touche, l’une de ses ouailles. A contre cœur ce matin j’ai quand même rendu compte des faits aux hommes en bleu, les gendarmes ! ( Non la mascotte les hommes en bleu ce ne sont pas que les schtroumfs!)

Les plus tolérants diront que ce sont des malades et qu’il faut les aider. OK ! Je vous laisse faire, je n’ai pas de temps à perdre, trop occupé par la Vie.

Je m’occupe déjà pas mal de l’association comme ça et ne veux absolument gâcher aucune énergie avec ces psychopathes.

Je vous laisse à vos réflexions et à toutes les jeunes femmes qui visitent notre site n’hésitez pas à nous transmettre toutes correspondances de ce genre, on fera le reste.

Tonton Frank and Co veille, méfie!

coyote

Range les munitions Jo Zef ça n’en vaut pas la peine…

Coup de sang !!!

28 avril 2010

L’été pointe le bout de son nez et les touristes débarquent !

Halte aux mauvais pensants, je ne suis ni indépendantiste et encore moins intégriste mais amoureux de mon île et de sa paix hivernale.

Ce matin je profite d’un été soudain pour donner mes derniers coups de pédales avant mon départ pour le Yukon. Je me régale et les petites routes empruntées délivrent leurs fragrances printanières, les oiseaux en profitent pour me raser et jouer les kamikazes. Sur une grande ligne droite alors que je suis sur la bordure droite, je sens un véhicule qui crisse des pneus et me klaxonne avec violence, la route est libre, la visibilité super bonne, je vérifie ma position, j’ai presque les roues sur la ligne blanche du fossé, je réduis mon effort et fait signe sans tourner la tête et sans vindicte à mon « pilote » de doubler, il me dépasse et m’assène avec sa compagne des signes obscènes et d’insultes « Corsophobe ». Après m’avoir récité tous les pires jurons qu’ils connaissaient ils s’enfuirent avec grandeur, je leur fait signe de s’arrêter, je suis encore sous le choc, j’étais en train de me réjouir de la beauté insulaire en me disant une fois de plus que j’étais chanceux de vivre là et soudain « patatra » des énergumènes font rejaillir le côté Cabochard qui peut m’effrayer ! Je pédale comme un malade mais malgré une pointe à 62 km/h (en vélo c’est pas mal !) je n’arrive pas à les rattraper ! Plan B j’appelle des potes qui sont peut être au bar juste au carrefour mais personne n’est là !!! Damned ! Je continue à pédaler avec un sentiment d’injustice, la violence gratuite est en train de gangrener toute la société et un jour comme au far west chacun devra se défendre. Je suis écœuré ! Je connais plein de touristes qui sont cordiaux, courtois et qui adorent la Corse et rien que pour eux je continuerai à être accueillant.

Mais j’avoue que ce matin j’ai eu de la chance car je ne sais pas comment se serait déroulé les choses si je les avais coincés ; je ne dois plus en venir à la violence qui ne résout rien mais par moment certains cherchent vraiment les ennuis.

Clin d’œil de la vie demain 29 avril je passe la journée à la maison d’arrêt d’Aix Luynes, projection d’un film et rencontre des détenus dont un amputé.

Je suis sur que sur les 600 prisonniers quelques uns ont perdu leur sang froid sur quelques provocateurs qui méritaient bien une bonne « rouste Cabochardesque », je sais on n’a pas le droit mais ça calmerait certains qui se prennent pour des « caïds » en étant que sous hommes !

Quand les cons seront cuisiniers les deux « Gones » de ce matin feront les sauces !!!

Du coup pour calmer le jeu j’ai regardé cette vidéo absolument extraordinaire, un conseil prenez un mouchoir, c’est tout simplement merveilleux. Une vraie aubade d’amour dans un monde sanglant et monstrueux par moment.

La violence chez les ados!

11 mars 2010

Il n’y a pas un jour où les infos n’annoncent pas un fait divers de violence chez les jeunes ! Les lois sont votées puis changées puis revotées puis rechangées, les profs non seulement ont perdu leurs autorités mais les quelques qui essayent de mettre de l’ordre se retrouvent ou mis à pied ou menacés par les grands frères à la sortie des classes !

J’ai entendu des débats en n’en plus finir avec des psys, des spécialistes, des intellectuels, le mal vient de quelque part mais personne ne met le doigt dessus.
Bien sur les parents ont lâché prise, un ado qui est hors de la maison le soir dans la jungle urbaine, est ce normal ?
Mais un constat qui n’engage que moi est la violence diffusée à longueur de journée dans les télés, les jeux vidéos et Internet !
Personne ne soulève ce problème:
Les images de références doivent venir de quelque part. Un gamin des banlieues passe des heures devant un petit écran et pendant tout ce temps il voit comment assassiner, forcer un barrage, violer une personne, braquer une personne agée…

Dans la vie réelle il n’y a pas de jocker et le pas du virtuel au réel est de plus en plus franchi.

Donc pourquoi ne pas attaquer le mal à la base et essayer de « virer » la violence visuelle. Bien sur c’est mon avis et je n’ai pas fait la moindre étude mais je suis un gamin qui a arrêté l’école bien avant les 16 ans réglementaires et qui aurait pu faire un maximum de « bêtises » mais entre mes parents qui me contrôlaient et mes activités bien que gosse turbulent je n’ai jamais franchi le seuil de la violence.
Les images de références qui me venaient aussi un peu de la télé comme tout les gosses étaient des feuilletons qui parlaient nature, paix, valeurs.
Vous vous souvenez de : Skippie le kangourou, Flipper le dauphin, Clarence le lion de Daktari, Lassie le chien de Walt Disney, Belle et Sebastien et Ben mon ami l’ours brun…
Je dois passer pour un ringard pour les plus jeunes mais quand mon temps de télé était écoulé mes images de références télévisuelles n’était que nature et aventure et peut être un peu la raison de ma vie actuelle.
Je suis mort de rire quand j’entends une féministe faire tout un flan pour une affiche de nana dévêtue diffusée dans le métro parisien alors que sur n’importe quel support la violence nous est servie à toute les sauces.
Je préfère un « téton de Latitia Casta »qui dépasse que le viseur d’une kalachinokov.
Je ne sais plus quel baba cool disait « faites l’amour, pas la guerre »

Pour finir mon billet du soir je suis sur que des stages de survie serait bénéfique pour ces gamins imbibés de sauvageries de groupe, les encadrer avec des gars comme moi au milieu de rien et se débrouiller pendant quelques jours à boire et à manger ce qu’il y a sur le terrain. Seul face à eux même, non pas du Koh Lantha ou rigolade de la sorte non isolé dans le milieu de la nature avec le seul objectif survivre en combattant ses démons.

Pour les nostalgiques des anciens feuilletons j’ai retrouvé la bande annonce de « mon ami l’ours Ben »

Et pour les romantiques la chanson qui nous a tous mouillés les yeux: Belle et Sébastien

Xynthia! Quelle leçon à en tirer?

1 mars 2010

xynthia

Plus de 50 morts innocents et quelles leçons va t’on en tirer ?
Depuis des milliards d’années elle tourne notre belle planète, de la glaciation au réchauffement elle tourne toujours à son rythme, elle est calée en orbite avec sa bande de « potes » éternels, la lune, le soleil et tous les autres, un jour elle permit naissance à des fourmis fortes en gueule ( je sais de quoi je parle, j’en fais parti) et comme une coulée de lave elles se sont développées, développées.
Au départ elles ont dû s’adapter et plus leur nombre augmentait plus elles se rassuraient et puis leur cerveau s’est en petite partie développé et ces fourmis qui sont restées toujours aussi minuscules ont cru qu’elles allaient gérer, régler, commander la planète bleue.
Quand une personne est très forte elle sourit quand elle est provoquée par le faible et du coup la Terre a laissé faire et « l’homo vulgaris erectus » a creusé les montagnes, endigué les océans, dévié les rivières, emmuré les fleuves, coupé les forêts, massacré les vulgaires animaux et planté son drapeau d’homme libre !
Dans les livres d’histoire on parle de cataclysme quand un tremblement de terre meurtri une région, on parle de catastrophe naturelle quand une vague innonde et tue des milliers de personnes, on parle d’injustice quand un volcan coule sur une ville en dévorant ses habitants pourtant avec un poil de recul cela fait des milliers d’années que notre belle planète suit son chemin tranquillement toujours avec la même force et béatitude.

Nous nous mettons dans le pétrin parfois un peu tout seul. Non ?
Nous n’avons plus la capacité de nous adapter, d’ailleurs je me demande si l’homme l’a déjà eu, hier une tempête a pris de plein fouet une région, des morts sont à déplorer mais ce qui me désole encore plus c’est que cette tragédie n’a pas servie de leçon, j’ai halluciné quand j’ai entendu les grands politiques déclarer qu’ils allaient débloquer des fonds pour reconstruire des digues plus hautes plus fortes ! Je crois rêver, une digue contre un océan !!! Méchante blague qui ne me fait pas rire, reconstruire Port au Prince ! Rebâtir Pompéï !!!
Mais pourquoi l’homme est il si prétentieux, si hautain avec la nature, elle nous explique tous les jours quelle est la voie à suivre mais rien à y faire. Je suis triste de ce qui est arrivé hier en Vendée et Charentes Maritimes mais hélas il y aura encore et encore d’autres évènements de cette ampleur. La solution nous l’avons tous devant nous mais il nous faut courber l’échine pour l’accepter.

Quand j’ai survolé les Pays Bas j’ai été effaré des centaines de kilomètres de digues qui ont été construites « les polders », j’ai grandi sur la côte d’Azur et j’ai vu à quel point ce bel endroit a été bétonné sur une zone à risque forte de séisme, j’ai navigué autour des îles Éoliennes où les villages sont accrochés aux pieds des volcans en activité…

Nous vivons une période charnière : nous nous rendons compte que nous dépendons de la Terre plutôt que nous la dominons, nous réalisons que nous épuisons les ressources, polluons notre environnement et menaçons notre propre vie. Nous ne pourrons échapper à un changement radical de tout le monde ; pas demain ni après-demain mais de suite.

Si les abeilles meurent, 4 ans plus tard l’humanité aura disparu disait Einstein
Et je rajouterais la Terre, elle, continuera à tourner sans les abeilles et les « fourmis »

Changeons

Une pensée à tous ceux de Vendée et Charentes Maritimes et particulièrement à : Cathy, Christophe, David… fidèles lecteurs de ce blog