Bout de Vie en 2012…

23 janvier 2012

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L’année 2012 est déjà amputée de quelques semaines ! Une année remplie de rencontres pour une vie debout. Une association, c’est échanger, c’est partager pour grandir, avancer dans la route du futur.  Même si le premier pas est douloureux il doit être fait, aucune excuse, il doit être entrepris et seule la personne concernée peut le réaliser. Bout de vie est juste là pour allumer la petite flamme qui va redonner de la vie à l’âme au corps blessé. Certains avec un brin d’humour disent que ces stages devraient être remboursés par la sécurité sociale, restons simple, votre soutien suffit. Adhérer à Bout de Vie c’est créer un lien entre l’obscur et le lumineux. Le dimanche à la descente de l’avion, les futurs stagiaires ont le visage tendu, leurs valises remplies de doute et d’amertume. La magie des Lavezzi opère, le Frank un poil Cabochard est là pour crever l’abcès, la Galiote et son équipage pour encadrer, Christophe pour prendre « l’air », Yann et ses amis leur font tourner la tête en hélico, Yves et Fred les convoient en yacht  comme des personnes de la jet set… La semaine s’envole et les visages se détendent, les mains se décrispent en même temps que les moignons se dévoilent. Ce bout en moins devient un bout de vie en plus.

Mais l’association c’est aussi la rencontre d’un public non averti sur la différence, mes aventures sont une belle excuse pour diffuser dans les médias et festivals des images que les « bipèdes » ne pouvaient imaginer avant. Expliquer, décortiquer, que la vie avec une petite différence : « Eh bien ce n’est pas si grave ! » De ville en ville, il me semble que je porte une sorte de flambeau qui change le regard des « valides ». Cette flamme vous êtes un grand nombre depuis bientôt  9 ans à m’aider à la partager. Sans vous ce ne serait pas possible. L’avenir est génial, fin mai le 10éme stage de plongée, déjà 10 ! J’ai du mal à y croire pourtant c’est bien vrai ! Quand j’ai envie de tout arrêter de repartir dans d’autres horizons, vos rires me rattrapent et je reprends le chemin en bossant «d’arrache pied » ! La crise a frappé et c’est vrai qu’il m’est de plus en plus difficile à trouver des mécènes. Mais les miracles existent, chaque année quand le doute me rend visite (souvent dans mes courtes nuits), un appel, un courriel qui m’annonce que ma croisade est géniale, pardon ! Notre croisade est géniale et que tel ou tel partenaire joue le jeu pour cette fois. Un grand merci à AXA atout cœur et la Fondation la Française des jeux qui maintiennent leurs soutiens. Un grand merci aussi à Laurent et Bixente parrains extraordinaires.

Un deuxième livre est prévu pour bientôt : Ayeltgnu l’aventure à cloche pied… Ayeltgnu signifie en Tlingit : Tu es chanceux… Oui, je le suis, j’arrive à réaliser tous mes rêves de gamin rebelle. Un livre d’aventures parmi tant d’autres, me diriez-vous ? En fil rouge de ma descente en solo du fleuve Yukon on partira sur de belles rencontres. Vous y retrouverez Helena, Stéphanie, Rémi et Steve en Antarctique, Franck et Eric au pied du plus grand volcan du monde en Argentine. Ben, Adrien, Elliot, Rémi, David  et Alex au pays des Grizzlis dans le grand Nord Canadien. Vous y croiserez des gens étonnant comme Thierry nageur infatigable, comme quoi, avoir des bras est facultatif quand le mental est solide. Je vous présenterai quelques copains qui ont des vies dignes des romans de Jack London…

Les télés me demandent d’animer plusieurs  séries d’émissions sur l’aventure au bout du monde, un fou voudrait faire une bande dessinée sur mes odyssées… Je reste froid à toutes ces sollicitations. Un arbre ne se juge pas à ses racines mais à ses fruits.

Et bien sur je vous prépare une grosse expédition engagée qui sera un mélange de solitude et  de partage, bientôt je vous dévoilerai le projet…

Dites donc le temps passe vite avec vous. J’ai quelques milliers de kilomètres en vélo et en kayak en retard à faire  et puis il faut que je regagne le bord ; une mascotte sans crêpe ca peut faire de gros dégâts !!!

Je compte sur vous pour adhérer à Bout de vie, faites passer le message.

Que Dieu vous prothèse !

PS : Un petit cadeau ! Un échantillonnage d’images inédites  de stage de Bout de vie et de rencontress assez sportive. Juste de la musique et des images. Cherchez bien vous allez reconnaître beaucoup de monde…

Pour le film cliquez ici

Aphorismes amers salés 6…

20 janvier 2012
 Le vélo de descente c'est vachement chouette disait la mascotte sur mon dos. moi en treve vous et moi j'étais à Crans... Montana, bien-sur! Salut et des becs les chuisses...

Le vélo de descente c'est vachement chouette disait la mascotte sur mon dos. Entre vous et moi j'étais à Crans... Montana, bien-sur! Salut et des becs les chuisses et les autres aussi...

Il ne faut pas compter sur la chance il faut la saisir.
Réflexion d’unijambiste : A-t-on besoin de ses jambes pour laisser sa trace !
Ne pas confondre l’importance et l’urgence.
Certains courent pour gagner du temps pour ensuite le perdre !
On ne peut tout avoir dans une seule vie.
Certains rêvent de changer le monde ! Quand à moi je m’acharne à faire la révolution de mes idées reçues.
Observer  la nature,  c’est construire un pont entre les hommes et non une crevasse.
La solitude c’est l’instant où la planète manifeste son amour aux hommes et vous êtes seul.
Assis toi et aime.
Le bonheur c’est la certitude que l’on ne serait pas plus heureux ailleurs.
Une seule  patrie, l’instant présent.
Le silence c’est le bruit du temps qui passe.
Optimiste : Même si la pièce est enfumée et que l’on étouffe, il doit bien y avoir une fenêtre à ouvrir ?
L’ennui c’est tordre le coup à l’espoir.
Voyager c’est ne pas savoir si l’on restera quand on arrive et savoir que l’on reviendra quand on part.
Un solitaire c’est bruler les qu’en dira-t-on sur les braises de la simplicité.
Pourquoi l’homme s’aime ou se déteste-t- il avec autant de force ? Il trouve en l’autre un miroir.
La science a défini qu’un mouvement était une succession de point fixe. Alors l’immobilisme serait le début d’un long voyage, celui de l’intérieur.
Cicatrices : Mausolées de nos passés.
Faux amis ou ennemis. De qui se méfier ?
Être vivant c’est la mémoire du passé, apercevoir l’invisible c’est le proche futur.
Dieu : Et si c’était une invention des hommes qui aiment se rassurer ?

Témoignage de Franck Festor…

16 janvier 2012
Franck, galérien de l'espoir...

Franck, galérien de l'espoir...

Garde à vous matelot Jo Zef, le petit doigt sur la couture, le témoignage de l’amiral Festor est en ligne ! Je me souviens du premier stage Bout de Vie. Septembre 2003 une bande de Lorrains un poil raccourcis débarquait en Corse. Au milieu d’eux, un géant  n’arrêtait pas de parler, de gueuler des horreurs. Beaucoup de bruit qui cachait au fond de son cœur un abysse de tendresse. Franck découvrait la mer, Dume, Jo Le Guen et ses histoires océanes. Il n’aurait pas parié une crêpe que le marin de canaux qu’il était puisse un jour braver un océan à la rame. Je me souviens de cette sortie en grandeur nature pour lui, il m’avait racheté la yole pour une transatlantique de galérien. Nous ramions en accord mais il ne cessait de blablaté… Et patati et patata… Le Cabochard qui repose en moi, se mord les lèvres, il va exploser… Je range mes avirons et me tourne face à face en le regardant droit dans les yeux : « Franck tais toi ! Écoute autour de nous ! » Seule la houle vibrait, le silence était absolu… Mon hercule messin, avait les oreilles tendues mais ne percevait rien… « Franck écoute, la mer, le vent, les nuages sont en train de te raconter ton avenir et toi tu ne cesses de jacasser comme une vieille bigote devant le petit Jésus ! Quelques mois plus tard il rentrait dans le club très fermé des rameurs d’océan… En toute logique je lui ai demandé son témoignage pour mon prochain bouquin qui va bientôt voir le jour…

« La vie est longue, rude, difficile et parfois sinueuse mais au détour d’un virage, elle nous permet de faire des rencontres qui vous donnent un autre regard sur vous-même afin de mieux vivre ces problématiques qui ne sont que votre destinée. Car le destin est fait de haut et de bas, de bonheur et de tristesse, de douleur et de joie. Un homme un peu cabochard m’a permis de prendre conscience de la chance de vivre. Il m’a fait découvrir mon bout de Vie et m’a réconcilié avec moi-même. Pas besoin de déplacer des montagnes ou d’arracher la lune pour exister mais accepter sa condition pour encore et toujours aller plus loin. Mettre un pied devant l’autre, parfois trébucher mais toujours se relever car temps qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. C’est ce que tu nous appris Frank alors moi aussi j’ai avancé mes pions sur le grand échiquier de la vie et j’ai enfin pu découvrir que j’existais. J’ai usé mes sandales sur le bitume, crevassé mes menottes sur des rames et pris mon plein d’oxygène sur un sommet Argentin… Mais ce que je fais de plus beau, c’est tout simplement de vivre.

« C’est dans la difficulté que l’on trouve la force d’avancer »

Merci Capitaine Bruno ! « 

Valentin crée Twitter Bout de Vie officiel…

10 janvier 2012
Valentin pendant le stage de plongée 2009.

Valentin pendant le stage de plongée 2009.

Je revenais de plusieurs années de voyage avec mon petit bateau et je refusais catégoriquement d’être joignable sur un téléphone portable !                                                                                                       J’étais absolument en accord avec l’histoire de Bernard Moitessier. Partant pour la première régate autour du globe en solitaire, la BBC lui avait confié un émetteur récepteur BLU pour donner régulièrement des nouvelles.  Cet outil était pour lui un lien à la patte et au premier mille il jetait l’engin par-dessus bord ! Liberté, liberté !!!

Malgré mes protestations, le mobile rejoignait mon bord et moi aussi j’avais droit au : « T’es où ? »

Bien-sûr il était hors de question d’adhérer au net pour du surf virtuel et non sur la vague océane. Mais voilà, la machine chronophage a pris sa place à bord, juste à coté du téléphone !  Entre tout ça, l’association a vu le jour avec son site internet, puis un forum et depuis 3 ans le blog de Frank Bruno !

France,  la web master aventure m’avait crée un profil sur Face Book pour relier mes expéditions et je ne voulais pas en entendre parler. Il y a quelques mois j’ai voulu savoir comment ça marchait, qui y venait et depuis j’y poste quotidiennement des mots issus de mes réflexions un poil « Cabochard ».

A ma grande surprise je m’aperçois que cet outil, s’il est maîtrisé peu être un lien formidable. Les « amis » viennent chaque jour rejoindre mon profil et tranquillement je peux passer des messages qui sont de plus en plus repris. Le passé resurgit, les journalistes y adhérent et de toute cette confiture, des milliers de messages sont balancés aux quatre coins de la planète.

Franck Festor a créé un groupe Bout de vie sur Face Book et je vois régulièrement des gens y poster des questions, qui y trouvent des solutions pour une vie « différente ». Des pros de la communication m’ont même conseillé de faire un profil Frank Bruno Officiel et il existe maintenant. Une page où seule des infos média, promo sont en lignes.

Hier Valentin, jeune stagiaire que tout le monde connaît après son brillant témoignage sur l’émission Thalassa, m’a demandé de gérer un compte Twitter Bout de Vie. Alors venez nombreux rejoindre ce compte où d’autres infos choisies circulent sur Bout de Vie…

Je crois que l’on peu féliciter Valentin de cette belle initiative, bravo « neveu » tonton est fier de toi, cousin Jo Zef aussi d’ailleurs. La mascotte se demande si Twitter est un ancêtre de Titi ?!?

A pluche.

2012: L’année Sans Différence!

28 décembre 2011
Ce qui me parait incroyable c’est que beaucoup l’aurait jeté à la poubelle, pourtant elle pince, elle tient seule au fil, c’est juste un peu différent à manipuler !!! Acceptez les « différents »…

Ce qui me parait incroyable c’est que beaucoup l’aurait jetée à la poubelle, pourtant elle pince, elle tient seule au fil, c’est juste un peu différent à manipuler !!! Acceptez les « différents »…

Chaque année une cause ou une nation est mise à l’honneur. Je propose, 2012 : Sans Différence !

Il y a quelques jours sur mon face book j’avais mis cette photo avec un commentaire sur la différence. A ma grande surprise vous avez été nombreux à réagir et pour commencer la nouvelle année de « bon pied » j’ai écrit ce billet.

L’oiseau ne sera jamais l’égal du poisson et pourtant ils partagent la même mer. Le soleil ne croisera que très rarement et de loin la lune mais ils ne peuvent vivre séparés. En électricité la batterie qui alimentera le démarreur est composée d’un plus et d’un moins. Cette pince à linge, malgré son bout en moins est toujours efficace pour sécher vos affaires. Alors pourquoi opposer les différences au lieu de les unir.

2011 est effacé de l’ardoise et le maître des lieux y inscrit 2012. Des résolutions comme chaque année : Fini les guerres, stop aux famines, moins de catastrophes naturelles… Et que le voisin nous regarde comme une personne à part entière !!! Abolition du : « Vous ne savez pas Madame Serfati ! J’ai un voisin handicapé, mais il est très gentil quand même ! Le Poooooooooooooovre ! »

Un habitant du Mans n’est pas un « menteur », celui de Bourges n’est pas un « bourgeois », le citoyen de la capitale n’est pas non plus un « parieur » ?!? Alors pour quoi un handicapé est un pauvre « différent »… Debout les culs de jattes, retroussez-vous les manches les manchots, travaillons « d’arrache pied » pour que nous soyons considérés enfin comme des êtres entiers. En changeant notre regard sur nous mêmes ; les « autres » nous verrons d’une autre manière. Moins de compassion, plus d’échange et de découverte. Celui qui pense que vous êtes handicapé, c’est parce que vous avez envie que l’on vous voit de la sorte. Aux beaux jours, hop en bermuda, en bras nues et que nos mutilations soient une sorte de tatouage et non une honte à cacher. Vous avez déjà vu une pin-up planquant ses attributs au printemps, un « musclor » emmailloter ses  biceps !  Le miroir, toujours et encore lui.  Petite expérience : Mettez vous à l’aise et si un regard semble vous défier faîtes  un grand sourire et approchez vous de lui. Qui sera gêné lui ou vous ? Si vous paraissez en harmonie avec votre corps, la personne en face ne sera plus mal à l’aise et un dialogue s’établira. Plutôt que de le réprimander ou de l’insulter charmez le, démontrez avec malice que vous pouvez être plus filou que lui et le courant s’inversera…

Pour 2012 je vous souhaite de la paix, de la santé. Que vos moignons cicatrisent, que vos emboîtures ne soient plus douloureuses à supporter et que vos rêves les plus audacieux se réalisent. La mascotte se joint à moi pour hurler : Que Dieu vous « prothèse » !!!

« Intouchables… »

14 décembre 2011

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Je ne sais plus quel réalisateur disait que toutes personnes avaient deux professions : Son métier et critique de cinéma…
Depuis qu’on me tarabuste avec ce long métrage Véro m’a tiré par les cheveux, du moins ce qui m’en reste, pour me rendre dans une salle obscure et découvrir  « Intouchables… » Les salles de cinéma, ce n’est pas mon fort, mais depuis quelques années je me retrouve régulièrement        « parachuté » jury de festivals de films d’aventures. Je me suis prêté au jeu et j’ai énormément appris sur ce métier aussi vaste que complexe. Donc, j’ai vu « Intouchables… » Enfin, j’ai vraiment envie de dire, enfin un film qui traite du handicap sans cette chape de plomb qui vous donne envie de vous pendre en sortant. Enfin un film, qui prend en dérision la « différence » et qui enlève le tabou. Il m’est terrible et insupportable d’entendre dans le dos d’un « esquinté » : Le pauvre, il aurait mieux fait de mourir ! Cluzet, qui a la lourde tâche de prendre la peau d’un tétra, joue à merveille le rôle de cet homme qui malgré son immobilisme a envie de vivre et courir dans sa tête. Son assistant sort d’un milieu où le quotidien est un combat pour affirmer sa place. Il a d’autres soucis que de savoir comment fonctionne un « mec » en fauteuil. Les deux se découvrent,l’ handicapé, le valide, le riche, le pauvre, le Corse, l’Africain et le clin d’œil sur certains intellectuels du handicap à la recherche d’emploi m’a bien fait sourire. Rien n’est plus déprimant qu’un éducateur ou un assistant qui va continuellement vous rendre encore plus dépendant au lieu de vous faire vibrer et vous permettre de vous projeter comme n’importe qui. Les blagues à deux balles sont là pour dégeler la situation. Vous valides, oseriez vous balancer une vanne à un handicapé ? Non, et pour cause, la France est a des années lumières de cette « normalisation ». Je me répète, mais si la personne « différente » vit mal son statut, l’inconnu ne pourra jamais établir un lien. L’humour est la base de tout et la curiosité est vectrice de découverte. Ce film m’a vraiment plu et je suis vraiment heureux de voir que les salles ne désemplissent toujours pas, plusieurs semaines après sa sortie. J’ai l’impression qu’une « mode » est en train de pointer le bout de son nez, pas à pas le handicap ne sera plus qu’une spécificité parmi tant d’autres…
Puisque j’ai entamé un billet sur le cinéma, je voulais vous amenez vers une autre réflexion. Au sujet d’un film transatlantique qui traite d’un dauphin à la queue amputée ! Attention, malgré la participation de Morgan Freeman qui est un grand acteur, ce film cache une monstruosité ! Un business est depuis bien longtemps monté par les plus grands « seaquariums » du monde pour posséder des mammifères marins blessés à bas coup. Ces animaux sont sauvages et leur mutilations les rendent dépendants de l’homme qui leur affligent la sentence la plus terrible :   « perpétuité » ! Pour beaucoup, après les soins nécessaires, ils pourraient reprendre le large, mais ce n’est jamais le cas, les centres d’attractions les séquestrent pour un faible investissement… Ce film est sous-produit par des mécènes obscurs qui se font une pub éhontée pour leurs aquariums qui n’ont plus de sens à notre époque. Si un gamin n’a pas la chance de vivre au bord de l’océan, il vaut mieux qu’il voit un film très pointu sur l’espèce ciblée, que d’assister à cette décadence d’animaux prisonniers. Ils ne sont qu’un pâle reflet de la réalité, leur vie n’est faite que de chasse, jeux, procréation, parcourant des milliers de kilomètres. Une orque en captivité aura toujours sa nageoire dorsale pendante alors que la sauvage sera droite, un dauphin en mer ne mange que du poisson vivant en piscine ce n’est pas la cas, un manchot d’Antarctique descend à des profondeurs vertigineuses pour nourrir sa famille, en cage il est un forçat de l’immobilisme…
Si vous avez envie, jetez un œil sur ce site très explicite du trafic que représente les seaquariums du monde entier CLIQUEZ ICI

Désolé de vous avoir sapé le moral mais je n’arrête pas d’être interpellé au sujet du beau dauphin qui ressemble au logo de Bout de Vie…

Un grand coup de chapeau au film « Intouchables ». Pour les plus curieux un merveilleux documentaire sur Phillipe Pozzo Di Borgo et son ami Abdel Sellou dont leur histoire vraie a inspiré ce film.

Un Bout de vie au Rotary Valence Drôme-Porte du Soleil…

7 décembre 2011
Un endroit féérique pour y pratiquer la plongée...

Un endroit féérique pour y pratiquer la plongée...

Lavezzi été 2002, mon école de plongée tourne plein pot, une micro structure puisque je suis seul !

Par habitude je ne posais jamais la moindre question à mes clients sur leurs activités. Ils étaient là pour plonger et ma devise était de les faire rêver en les déconnectant de leur quotidien.

Nicanor et son épouse faisaient partis des habitués, comme à l’accoutumé on cause, poisson, épave, tempête mais pas le moindre mot sur leurs fonctions. Le temps passe et bulle après bulle je change de cap et ferme définitivement mon école au public. Seul quelques amis et membres de Bout de vie ont droit de buller maintenant en ma compagnie ! Eté 2009, un yacht au pavillon des USA mouille où il ne faut pas, avec mon tact habituel, je vais « virer » ses cow-boys ! Incroyable à son bord je me trouve nez à nez avec Nicanor !!! Je suis comme d’habitude prêt à prendre l’avion et ne peux m’éterniser mais nous renouons le contact, entre temps il avait suivi par les médias l’ascension de Bout de vie. Septembre 2010, le retour de mon expédition du Yukon m’est difficile. Ces semaines de solitude ne me donnent pas trop l’envie d’être au milieu des « autres » !!! La pile de courriers et de mails me laisse indifférent, au milieu de tout ça un fax urgent. Pas le temps, pas envie et puis zut, si les ours m’avaient bouffé, je n’aurai pas pu répondre ! Logique, non ? Finalement, je décortique les plis, j’ouvre les courriels et lis les fax… Nicanor reprend contact avec moi, il veut m’entendre pour une soirée caritative Bout de vie…

5 Décembre de cette année me voilà invité par le Rotary de Valence Drôme-Porte du Soleil. Nicanor, encore lui, en est le créateur et ce soir une grande salle de 120 personnes sont réunies pour une vente aux enchères de grands vins Côtes du Rhône. Le restaurant de Michel Chabran, étoilé Michelin, nous régale les papilles et les grands crus sont mis aux enchères. Le charmant président du Rotary, Marc Duc, prend la parole et me demande de le rejoindre. Brièvement je me présente et en quelques mots dévoile mon Bout de vie. Une soirée très conviviale où la culture du vin a rimé avec solidarité.

Une fois de plus les « cailloux des Lavezzi » m’ont permis de continuer ma croisade Bout de vie.

Merci de tout mon cœur et de la part de tous les futurs stagiaires de Bout de vie à toute l’équipe du Rotary Valence Drôme-Porte du Soleil. Grâce à votre générosité des « raccourcis » de la vie vont pouvoir découvrir un lieu magique où des miracles s’y déroulent chaque année.

Champ de ruine…

4 décembre 2011
Nagasaki...

Nagasaki...

Champ de ruine, le combattant en kaki qui sous prétexte d’une patrie, d’une religion, d’une langue, assassine au nom de « sa » liberté.

Champ de ruine, les « escrologistes » qui se servent de notre autodestruction polluante pour leur fond de commerce.

Champ de ruine, l’exode massive des pauvres qui n’ont rien et veulent tout vers les riches qui ont tout et ne donnent rien.

Champ de ruine, les enfants qui brandissent ces armes jouets et qui comme les grands, tuent, violent, torturent.

Champ de ruine, les torrents souillés, les océans vidés, les nuages noircis par une industrie au label éco citoyen.

Champ de ruine, les grincheux qui font grève à cause d’une délocalisation massive de leur emploi en pays asiatique et qui ne se gênent pas le samedi pour remplir leurs caddies de « made in china » !

Champ de ruine, ceux qui ne voient plus l’arbre fleurir, le vieux vieillir, l’enfant grandir, le vent tourner, la pluie poindre.

Champ de ruine, l’homme vaniteux qui veut changer la planète. La vieille dame, de quelques milliards d’années,  a supporté sur son dos plein de fourmis de notre espèce sans pour autant s’inquiéter de son sort.

Champ de ruine à rebâtir avec des fondations solides, non pas pour des palaces ou des châteaux mais  pour des bivouacs de bonheur. Nous ne sommes que des nomades éphémères errant, vivant les plus beaux moments de nos vies, car très courtes. Même si la nuit et l’orage par moment m’obscurcissent la route, je pose mon sac, observe et aime.

Témoignage de Bixente Lizarazu…

1 décembre 2011
Bixente mon frère d'océan...

Bixente mon frère d'océan...

Encore un témoignage que vous allez bientôt retrouver dans mon deuxième livre: Ayeltgnu, l’aventure à cloche pied.

Au fil des mois régulièrement je vous ai dévoilé des extraits et surtout des témoignages très touchants de personnes qui ont partagé un moment fort en ma compagnie.

Je sais, j’ai beaucoup de chance d’où le titre du livre: Ayeltgnu qui signifie en langue Tlingit « tu as de la chance ».    Chacun des témoignages est une rencontre forte, un bout de vie partagé. Bixente que je ne présente plus, a pris sa plume pour témoigner lui aussi. En  primeur, pour vous mes amis de lecture…

Juillet 2002.

Vacances à Bonifacio. Je cherche un club de plongée. On me donne le tel de Frank Bruno. J’appelle et je tombe sur des mouettes…Bizarre. Je laisse un message. Frank me rappelle. Rendez-vous sur les iles Lavezzi. Première rencontre avec l’homme. Première rencontre avec le bateau, un certain Cabochard, tout un programme… Une plongée. Un thé au jasmin. Une longue discussion. Maggi*…

Voilà comment commence une histoire d’amitié d’homme. Simplement, avec pudeur et sans chichi…

Mystère d’une rencontre improbable d’un basque et d’un corse.

Quel est le trait d’union entre pays basque et la corse, entre Frank et moi?

La MER. Juste la mer. Trois lettres qui expliquent tout…

Cette idée que la mer est la source de tout pour nous.

Source d’indépendance, d’aventure, d’émerveillement, d’apaisement…

Juin 2010.

Pendant que Frank fait le Yukon sur son kayak, je fais Knysna en Afrique du sud sur une autre rivière presque aussi dangereuse…

Pendant que j’assiste à l’évènement sportif le plus médiatique de la planète, Frank est seul au monde…

Et pendant que 23 millionnaires capricieux font grève dans un bus, Frank explore les limites de son âme pour rien!

Juste l’honneur et l’espoir que tout est encore possible pour ceux qui comme lui sont amputés de la vie

Bonne lecture d’une jolie aventure, celle d’un homme qui montre que ce n’est pas grave de tomber, celle d’un homme qui montre que l’important c’est de toujours se relever, toujours…


Bixente Lizarazu

Lavezzi automnale…

28 novembre 2011
Le seul murier de l'île, il aurait 300 ans...

Le seul murier de l'île, il aurait 300 ans...

L'ancienne bergerie... Je m'y verrais bien y passé un hiver tempetueux...

L'ancienne bergerie... Je m'y verrais bien y passer un hiver tempétueux...

Dans ce "tafonu" les archéologue ont retrouvé des vestiges vieux de plusieurs milliers d'années...Repris par les bergers au fil des siécles.

Dans ce "tafonu" les archéologues ont retrouvé des vestiges vieux de plusieurs milliers d'années...Repris par les bergers au fil des siècles.

La baie Achiarini retrouve la paix hivernale, ouf!

La mer est une artiste, j'en suis son admirateur...

La baie Achiarini retrouve la paix hivernale, ouf!

La baie Achiarina retrouve la paix hivernale, ouf!

Le granit découpé méticuleusement par les tempêtes et si le vent était fils d'un sculpteur...

Le granit découpé méticuleusement par les tempêtes et si le vent était fils d'un sculpteur...

Un coin qui doit parlé aux stagiaires Bout de vie...

Un coin qui doit parlé aux stagiaires Bout de vie...

Les Bouches de Bonifacio, détroit des extrêmes...

Les Bouches de Bonifacio, détroit des extrêmes...