Happy end du 15 éme stage de mer Bout de Vie…

22 mai 2018

Les stagiaires sont rentrés, l’équipe du magazine de la Mer Thalassa est elle aussi sur le retour, de mon côté il est temps de souffler et de débriefer à haute voix ces 10 jours intenses. Grace au skipper Christophe, du catamaran Nomade et d’Alain son armateur nous avons pu embarquer pour une semaine des personnes dites « différentes ». Plutôt que de voir la différence, je voudrais vous transmettre les ressemblances. Ressemblance sur l’envie de vivre, ressemblance sur la joie du quotidien comme si c’était notre dernier jour, ressemblance de personnes ayant si souffert, qui maintenant, sont prêtes à relever tous les défis, dont celui de vivre ! Jeudi, l’équipe de Loïc Etevenard ont rejoint le bord, caméra au poing ils ont sut se faire oublier pour fixer quelques bout de vie incroyablement positifs. Le baptême de plongée sous marine fut l’apothéose de la semaine, tous ont su trouver de nouvelles limites, tous ont goutés aux joies du monde du silence. Puis ce fût la soirée d’anniversaire, 15 ans déjà. Je me doutais bien que quelques surprises m’attendaient mais je ne pouvais imaginer une seule seconde ce que vous m’avez préparé. A mon insu, Inès a su collecter des témoignages de tous les amis Bout de vie, de tous mes amis, alors sur le bout de la prothèse, j’y suis allé en me demandant bien comment cela allé se passer. Le veau complet, de Jacques Marcellesi, à la broche attendait les invités, comme me le faisait remarquer de manière judicieuse le maire du village, ce type de réunion est ancestral, depuis la nuit des temps les compagnons d’Ulysse procédaient à ce type de soirée. Des invités surprises sont arrivés les uns derrières les autres, Laetitia, Cathy, Vincent, Marie, Thierry, sont venues de loin rien que pour la soirée, je me souviens de leur stage, ils se sont souvenues et m’ont fait la surprise par leur présence. Romane, Hugo, les plus jeunes de la bande, étaient bien sur là, les anciens de bout de vie aussi, ne manquait que mon vieux « clou » Gunther qui depuis la retraite de sa « Galiote » coule de beaux jours en Thaïlande. Mais les surprises se poursuivaient, de Suisse « mon » Polo Savary jeune retraité de hockey sur glace est venu me présenter sa petite famille. Pierre Chami créateur de Bout de vie a laissé ses plaidoiries pour ôter un soir sa robe d’avocat et devenir l’homme que je connais depuis si longtemps. Mon Dumé a fait le déplacement, comment ne pas partager ce moment de grâce, c’est un livre de plusieurs centaines de pages qu’il faudrait pour vous raconter nos anecdotes… Puis myrtille sur la crêpe, Daniel Vincensini leader du groupe mythique I Mantini partageait la scène avec l’incroyable Francis Lalanne. Comment ne pas être ému par la présence de Patrick, nous étions des gamins à la clinique Chanteclerc, déjà 35 ans. Vincent le poète du soir a composé une chanson qui m’a scotché… Puis vous mes potes, vous êtes venus, vous m’avez étreint, confié vos sourires, je ne pourrais oublier. Pour un mec qui n’a jamais fêté son anniversaire, ce soir, je crois que j’ai rattrapé toutes ces années de blanc ! Mais ne croyez pas que cela c’est arrêté de la sorte. Mon amoureuse a ameuté la planète pour récolter des lettres, des témoignages, des bouts d’émotions. Certainement une histoire de pollen, j’ai eu les yeux rouges en les lisant, j’en ai une les lèvres tremblantes, vous êtes magiques, comment vous remercier. Mais le tournage du Thalassa ne m’a pas laissé de répit, ses 15 ans de vie associative vont être marqués par une série d’images aussi fortes les unes que les autres. Vie des stagiaires au côté de l’incroyable Christophe sur Nomade, nage en mer d’Inès en plein milieu des Bruzzi, collecte de plantes pour un petit déjeuner en amoureux, puis le stage de survie avec une belle bande de joyeux lurons et balade solitaire d’un certain baroudeur boiteux dans ses coins secrets. Je ne sais comment vous remercier, je ne sais comment vous dire combien vous êtes important pour moi, pour eux ces « cassés » de la vie. Pour une telle réussite beaucoup d’amour, beaucoup d’aide dans l’ombre, merci aux mécènes qui ne veulent pas apparaitre, merci à tous les adhérents. Dans l’ordre je vais essayer de passer en revue les piliers de ce stage. Steve Enginger directeur du Géant Casino de Porto-Vecchio, Christophe Pitraye commandant du magnifique Nomade et son armateur, Jean-Louis Bianconi maitre du port de Pianottoli, Jérôme Polvérini maire de Pianottoli, Roch Simoni SPAR Pianottoli, Jacques Marcellesi agriculteur de veau bio, Elie Brun fournisseur du vin,  Pasquale et Pierre-Marie Grisoni Les Glaciéres d’Ajaccio, l’hotel Macchie e Fiore Christian C partenaire financier de Bout de vie et François R toujours là pour nous soutenir. Loïc Etevenard journaliste pour Thalassa qui a fait des pieds et des mains pour que la partie Bout de vie fasse partie du reportage. Puis vous qui avez adhérés par un simple don en vous souvenant que la solidarité faisait grandir, qu’une croisade ne pouvait se faire seul. Un immense merci à vous tous, vos lettres sont un trésor de joie très précieux. Merci vous êtes fantastiques.

 

 

Lavezzi, cala de l’Elephant…

16 mai 2018

L’effet du large fonctionne, les langues se délient, les histoires ne sont plus tabous, les anecdotes nous mènent au bout de nos souffrances qui riment souvent avec délivrance. Le jeune de la bande, timide de prime abord, est le bout en train du groupe. Ces histoires nous font rire à en craquer les cicatrices des moignons ! Ce matin nous levons l’ancre pour les Bouches de Bonifacio, le vent semble plus clément, l’ambiance du bord, elle, est au beau fixe. Le coup de vent des jours passés a vidé la mer de toute voile, sommes-nous seuls au monde ? Nous n’en savons rien mais ce qui est plus sur c’est que nous le savourons à sa juste mesure… Les Lavezzi sont à l’étrave de Nomade, Christophe louvoie entre les écueils, la crique dite de l’Eléphant est déserte, la vie de Nomade des mers se poursuit. Bien mouillé la longue houle d’ouest nous contourne en nous berçant. Sieste obligatoire, puis il est temps d’enfiler les combinaisons. La balade en apnée fascine le groupe, sars, dorades, loups, barracudas, le Parc Marin International a rendu le coin sanctuaire, la faune est abondante pour notre plus grand plaisir… Ce soir tous le monde est descendu à terre à la rencontre d’une île encore calme et apaisante… La vie de mer se poursuit, la vie à cloche pied est tout de même belle, et vous ?

 

Deuxième jour de mer…

15 mai 2018

Qu’il est bon de profiter du silence d’un mouillage tranquille et silencieux. Une nuit de pluie et de rêve, une nuit pour profiter de la paix des anges qui nous protègent. Nous sommes tous des miraculés, alors une fois de plus vivons ce jour comme un présent précieux. Cette matinée entre grain et soleil nous a porté sur une plage déserte à la recherche de quelques fossiles, le temps est figé, nous sommes cette fraction de seconde qui nous semble une éternité. Découverte, bonne humeur, l’équipe se soude, la bande devient une famille… Nous levons l’ancre pour reprendre la mer, le vent de terre est encore soutenu, mais le plan d’eau et lisse, Nomade glisse sans bruit vers l’inconnu. A midi la baie de Rondinara est déserte, nous sommes seuls au monde, mais ce n’est pas des vacances alors nous reprenons la route vers le nord, direction Porto-Novo. Vous dire que c’est beau serait un faible mot, à cette saison la méditerranée est encore calme et tranquille. C’est le fameux moment de se mettre à nu, c’est l’initiation à l’apnée. L’eau turquoise nous invite à ce premier bain, chacun va découvrir le monde de l’apesanteur où le corps mutilé ne doit plus supporter ces contraintes. Rire, silence, les regards se croisent, chacun y va de sa découverte. Là bas dans une baie cachée, quelques survivants sont en osmose avec une nature intacte et qui ne juge pas…

 

La presse en parle…

7 mai 2018

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Stage de survie mars 2018

5 mars 2018

Ces 4 jours de baroude se sont envolés, volatilisés, mais Dieu qu’ils furent bons et d’une folle énergie. 2 femmes et 4 hommes pour un groupe de haut vol. Pas tout le monde était sur deux pattes, mais la motivation se moque de ce détail numéraire… Alors l’Aventure a eu bien lieu, la pluie, le vent étaient au rendez-vous, comment pourrait-il en être autrement. La vallée perdue nous a accueilli, le torrent en cru nous a bercé, les grains nous ont enveloppé, la fraternité nous a soudé, comme si le monde n’existait plus, comme si nous étions devenu qu’un. Amputés, valides, l’objectif était l’initiation, l’apprentissage d’une existence sans superflu, sans chichi, juste vivre l’instant présent. Les bivouacs sous une bâche pas forcément étanche, les rafales qui s’engouffrent jusqu’au fond du sac de couchage, le sol détrempé qui rend les fringues du matin difficilement mettables, sont les lois qu’il faut apprendre sans rechigner. Les moignons ont souffert, mais jamais une seule fois quelqu’un c’est plaint, bien au contraire, cette part de boiterie nous a fait réaliser que nous étions vivants. Chacun a eu sa place, pas d’ordre, pas de contrainte, tout le monde en silence a saisi et pris son rôle à bout de bras avec envie et amour. Fany et Inès nous ont offert le plus beau cadeau, leur joie et sourire. Wilfrid fut nommé la force tranquille, Ludo le cueilleur au grand cœur, quant à « mes » monocylindres Antoine et Christophe de vrais découvreurs de limites. Les marches silencieuses nous ont porté vers l’essentiel, la découverte des plantes nous a plongé dans les entrailles de nos aïeux, la mise en place des bivouacs a offert sa part d’inconnu aux nuits sombres et mystérieuses. Chacun a livré ses secrets, chacun a déposé son masque pour briser ses tabous, le passé a baissé l’échine il s’est soudain senti abandonné. Tel le papillon nous nous sommes retrouvés Là ! Juste Là ! Pourquoi cacher, pourquoi tricher, nous sommes devenus qu’un, alors les confidences nous ont bouleversé, ému aux larmes, la vie cette chienne s’est révélée moins cruelle qu’on pouvait y croire. Les prisons de nos angoisses nous ont libéré en conditionnelle, oui, avec la seule condition de rester des femmes et des hommes libres coûte que coûte. Quelle joie de voir les filles avoir été les seules à ne pas se perdre, quel bonheur d’admirer « mes » éclopés gravir un dénivelé de folie sans entendre la moindre plainte, quelle sagesse de compter sur Wilfrid et Ludo pour l’organisation du feu et de ses protocoles. Les moments furent tous très forts, parole de tête dure. Les 6 m’ont bluffé, les 6 m’ont charmé, ok je l’avoue, une un peu plus que les autres… Le torrent en cru a nécessité plus de prudence et d’audace pour pouvoir le franchir avec un plan B en cas de chute. Confiance et motivation ont été les métronomes de ces traversées réalisées avec beaucoup de brio. Jusqu’au bout ils ont découvert leurs limites sans jamais les dépasser. Quand la belle Inès provoque les garçons en leur lançant le défi de traverser le lac à la nage et que Ludo accepte, mon cœur n’a fait qu’un tour. Puis au bout de leur nage une victoire simple comme l’a été ces 4 jours de pur bonheur… Les mots me manquent pour ce stage de partage, ils resteront comme un cadeau immense, comme un boost pour les jours de « moins bien ». Voilà que la page se tourne, demain elle sera vierge, à nous de l’écrire, à nous d’en être les purs acteurs…

Le grand luxe c’est quand la douleur s’estompe…

 

Le Grand départ…

5 juin 2017

L’orage vient de secouer le camp des Solitudes. Le lieu est teinté d’une une âme polaire, elle rôde ce soir à travers la canopée, mais la vallée est bien tranquille ; là-bas un rêveur savoure une riche saison associative et privée qui s’achève…

 Si elle devait avoir un thème elle prendrait ce simple titre : Emotion et partage… Il me faut conclure ces temps passés, il me faut refermer le grand livre de ma vie de Cabochard, une nouvelle ère pointe le bout de son nez. L’inconnu m’attend et vos sourires sont bien cachés au fond de mon cœur. D’ici quelques jours, une fois de plus, un petit bi moteur me mènera au bout de mes rêves, une fois de plus la carte de l’inconnu va être dépliée, la trouille sera omniprésente bien tassée au fond de mes sacs étanches, aux côtés de l’éternel Jo Zef, ma mascotte, qui n’est pas une peluche, je vous le rappelle ! Tout au long de l’année avec vous et grâce à vous Bout de vie a usiné : des stages de survie, une semaine de mer, une autre de vélo, des rencontres scolaires, des festivals de films d’aventures, des bourses offertes, des échanges sous forme de conférences, un partage en 4 jeunes de l’asso et des chasseurs eskimos au Groenland. Un sacré film corso-basque vous a porté autour de la planète mais aussi au fond des « Frères de sport » un poil émus. Sur un porte-avions une bande de potes m’a vu vaciller, ils m’ont donné leur amour, sincèrement, j’ai tout pris. D’ici quelques jours je vais rentrer dans un long pèlerinage, un rituel boréal, une initiation intime. Certains se demandent pourquoi, je ne peux que répondre : parce que !  Paulo Coelho disait : Si l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle… Cela fait déjà 5 ans que je ne suis plus parti en baroude en solo, des excuses m’avaient greffé une pantoufle au moignon, mais chassez le naturel et il reviendra au galop. Là haut, au pays d’Apoutsiak, une folle expédition m’attend, 1200km de kayak face à moi-même, tout a été étudié, pensé, mais l’Inconnue se moque bien des règles, alors elle m’attend de pied ferme. On m’a parlé de bestioles en mal de casse croute, de vagues gigantesques qui happent les bivouacs peu prudents, de vent du Nord dévastateur, de glaces qui kidnappent le kayakiste trop confiant, mais il m’en faut plus pour me décourager. Alors je vais partir la fleur à la pagaie. Quand deux chemins s’offrent à toi, prends toujours le plus difficile disait Confucius. Alors vous avez compris, mes acquis et glorioles vont rester à la cabane pour tout remettre à zéro et affronter mes fantômes, à force, ils commencent à boiter sérieusement ! Tout au long de cette saison 2016-17, il y a des gens, des sociétés, qui ont sauté sur l’occasion pour aider, soutenir, porter, Bout de vie sans compter et par ce billet il est temps que je les remercie. Merci à Ludo Dejean et Alain Montean des centres Lagarrigue. Dalila Helimi, Stéphanie Caillet et le président Charles Lantieri de la Fondation d’entreprise Française des Jeux. François Rougaignan de la Fondation Paul Hamel. Christian Carron directeur du groupe financier Suisse Gérifond.  Bixente Lizarazu et son association Liza pour une mer en Bleu. Antoine Mari président du Rotary de Menton. Wilfrid Polomé, Boniship Bonifacio. Christophe Pitraye skipper de Nomade, Jean-François Pudori chanteur d’un soir, Jean-Louis Bianconi capitaine du port de Pianottoli. Fanny Pernoud et Olivier Bonnet réalisateur du film  Les vies dansent . Steve Enginger directeur du Geant Casino Porto Vecchio, Rocch Simoni directeur du SPAR Pianottoli. Julien Caquineau et ses copains d’Ilulissat. Fréderic Parise. Dume Benassi et son rituel de départ. Le Rotaract Albert de Monaco. Véronique Flambard de Nautiraid. Charlotte Cario de Columbia. Pierre-Marie et Pasquale Grisoni des Glacières d’Ajaccio. Nadia Amar de Corse-Matin, Olivier Balbinot de France Bleu Corse. Laurent Vitali de FR3 Via Stella. Stéphane Dugast et ses interviews, Le magasine Carnets d’Aventures, Vivre FM,à vous tous les fidèles adhérents de Bout de vie ; aux tifosi de ce blog et des liens sociaux, vous êtes une sacrée force. Certains mécènes et amis ont voulu rester anonymes mais vous êtes à mes côtés et je ne peux vous oublier.

Pendant ma « balade » groenlandaise,un journal de bord sera en ligne chaque soir avec une petite photo. Audrey Piette, fidèle adhérente des stages Bout de vie, se fera un plaisir de retranscrire mes mails via le satellite et de vous faire partager tous ça. Patrick Chiappalone animera le groupe facebook Bout de vie et Karin ma compagne sera le lien avec vous. Une carte donnera ma position pas à pas et une fois par semaine je serai en direct sur les antennes de France Bleu RCFM avec mon pote Jean-Charles Marcilly, les horaires vont bientôt être définis. Il ne me reste plus que quelques jours pour profiter d’une Corse encore tranquille, le 15 juin tout « recommencera » !

Merci je compte sur vous, n’oubliez pas que vous êtes ma force…

Unis par nos souffrances

20 mai 2017

La semaine c’est déjà envolé, les âmes blessées se sont renforcé, l’horizon leur semble moins vaste et leurs rêves plus accessibles. C’est le moment du débriefing, là bas au large les moutons aux ordres d’Eole, paissent tranquillement, la houle enfle, un souvenir vient de s’écrire profondément dans nos tripes. Chacun à tour de rôle donne son avis, mais les mots manquent, les lèvres vacillent, des gouttes d’eau salée tachent la terrasse de bois de la capitainerie. Chaque participant, s’applique à proposer son ressenti, des blancs sont nécessaires pour continuer, les gorges se serrent, dans un monde où l’on ne fait qu’entendre, là, tous écoutent avec attention.  A tour de rôle le stage est décortiqué, notre capitaine Christophe, n’arrive plus à causer, il se paralyse puis ses mots surgissent, me piquent les yeux, me faisant trembler les lèvres, que c’est bon d’être encore debout dans une vie de personnes assissent dans leur tête. La mer unit les âmes en peine, même le virtuel en prend pour son grade. Vivre coupé de la fourmilière est un quotidien qu’ils ont découvert, là, l’égo n’a plus sa place, l’apparence est amputée de tous ses membres. Bout de vie se veut d’être atypique, loin des ghettos, ici la seule place réservée bleue est la Méditerranée, pas de catégorie handisport, ils sont tous  handicapable et bien plus…

Pour la réalisation de ce stage je me dois de remercier tous les mécènes qui ont permis cette semaine de mer inoubliable.

Merci à Bixente Lizarazu et son association LIZA pour une mer en bleu. Steve Enginger directeur du Géant de Porto-Vecchio. Roch Simoni directeur du SPAR de Pianottoli. Jean-Louis Bianconi capitaine du port de Pianottoli-Caldarello. Daniel Perret du magasin de plongée Subdadou. Karin ma compagne, qui a proposé des cours de yoga et qui m’a épaulé pour le module plongée-sous-marine. Christophe skipper du catamaran Nomade et son armateur Alain. Jean-François Puddori chanteur guitariste au cœur en or. Nadia Amar Corse-Matin. Aux Dieux des mers et des vents qui ont su nous accueillir et à vous tous qui êtes les adhérents de Bout de Vie…

L’important est de ne jamais boiter dans sa tête…

 

Seul au monde…

18 mai 2017

Le cap Senetosa est une sorte de bout du monde où la mer et la macchia (maquis) se valent de sauvagerie Méditerranéenne, un promontoire que j’affectionne hors saison. Cet hiver pendant mes entrainements kayak, je m’étais promis de le partager avec des « éclopés » Bout de vie. Ici pas de réseau, le virtuel est en mode végétatif, la nature nous happe pour nous rappeler les vraies valeurs, alors pendant un bout de vie nous avons robinsonné à cloche pied. Un trou dans le granit nous a offert son enclave pour une soirée au claire des étoiles, un feu, quelques cailloux et des poissons qui grillent. Le silence nous conte ces vieilles histoires, là-haut, peut-être une étoile à accueilli nos jambes perdues, allez savoir… La nature nous offre sa grâce, nous nous déployons en escadrons pour ramasser les déchets déposés pas les tempêtes, une sorte de retour logique. Les mouillages sont différents chaque soir, et par chance, nous sommes toujours seuls. Kayak, paddle, plongée sous marine, rire, confidence, le sillage de nos vie semble plus lumineux qu’au premier jour… A pluche !

Entre ciel et mer…

15 mai 2017

La mer unit les cassés de la vie…

Le port de Pianottoli entre mer et maquis est encore endormi mais à bord du Nomade l’équipage est déjà levé du bon pied ! Les consignes de sécurités ont été données, la manœuvre de départ aura une personne par poste, l’improvisation n’a pas de place à bord. Le vent d’ouest et déjà debout, il sera notre fil rouge de la journée pour nous amener au bout de nos rêves. Audrey est de quart à la barre, le golfe de Figari est déjà ventilé, la sortie s’annonce sportive. La grande voile est hissée, le génois rentre lui aussi en action, la bande d’éclopés est attentives, le rêve devient réalité. Notre route nous amène au sud, le cap de Feno est doublé, les falaises de calcaire, fidèles à leur légendes nous contes la « vraie » histoire d’Ulysse. 20 nœuds de vent portant donne bonne allure au Nomade qui s’engage dans les Bouches de Bonifacio, en direction de l’île « d’en face » la Sardaigne.  A cette saison les mouillages sont encore peu fréquentés, Christophe pose, sur une belle tache de sable, l’ancre du Cata. Le turquoise de la lagune est un écrin de beauté, la vie nous a malmenés mais aujourd’hui elle nous a unis… Après une salade grecque, Méditerranée oblige, les filles prennent possession d’une plage déserte de sable blanc pour une première découverte. Et dire que pour un cheveu, d’ange, nous n’aurions loupé ses moments, si la vie est un présent aujourd’hui encore, elle nous fait un beau cadeau…

A bord de Nomade

14 mai 2017

 

Pour détendre les nouveaux arrivants, Karin leur offre un cours de yoga…

Ce n’est pas le temps qui passe mais nous, une maxime de circonstance. Depuis 2003 Bout de vie offre un stage annuel en mer dans l’extrême Sud de la Corse, 14 semaines différentes avec des personnalités toutes riches en émotions aux drames surmontés. Gunther et sa vaillante Galiote en a réalisé 12 sur 13 mais au 14éme round une retraite bien mérité a sonné pour mon vieil ami. Les idées ont fusés, comment faire, comment le remplacer… Mais Bout de vie a sa bonne étoile, un Nomade a croisé notre route. Christophe est à mes yeux un grand Marin, un tour du monde à la voile de 7 ans lui ont permis de caresser les vents de tous les océans et son expérience est une aubaine pour un public en quête de liberté. L’équipage sera de 7 personnes, toutes issues de milieux sociaux différents et des 4 coins de France et de Suisse. Le premier pas à bord est toujours rempli de doute, vacances, croisière, balade ne sont pas les mots représentatifs de cette aventure. Je dirais plutôt, initiation, travail sur soi, partage, échange, courage de vie, compréhension des Autres… Le programme est chargé, l’horizon est infini alors vogue la galère, nos blessures ne sont que le terreau de notre présent alors la fleur qui va germer de cette expérience aura une douce fragrance de Liberté… A demain