Unis par nos souffrances

20 mai 2017

La semaine c’est déjà envolé, les âmes blessées se sont renforcé, l’horizon leur semble moins vaste et leurs rêves plus accessibles. C’est le moment du débriefing, là bas au large les moutons aux ordres d’Eole, paissent tranquillement, la houle enfle, un souvenir vient de s’écrire profondément dans nos tripes. Chacun à tour de rôle donne son avis, mais les mots manquent, les lèvres vacillent, des gouttes d’eau salée tachent la terrasse de bois de la capitainerie. Chaque participant, s’applique à proposer son ressenti, des blancs sont nécessaires pour continuer, les gorges se serrent, dans un monde où l’on ne fait qu’entendre, là, tous écoutent avec attention.  A tour de rôle le stage est décortiqué, notre capitaine Christophe, n’arrive plus à causer, il se paralyse puis ses mots surgissent, me piquent les yeux, me faisant trembler les lèvres, que c’est bon d’être encore debout dans une vie de personnes assissent dans leur tête. La mer unit les âmes en peine, même le virtuel en prend pour son grade. Vivre coupé de la fourmilière est un quotidien qu’ils ont découvert, là, l’égo n’a plus sa place, l’apparence est amputée de tous ses membres. Bout de vie se veut d’être atypique, loin des ghettos, ici la seule place réservée bleue est la Méditerranée, pas de catégorie handisport, ils sont tous  handicapable et bien plus…

Pour la réalisation de ce stage je me dois de remercier tous les mécènes qui ont permis cette semaine de mer inoubliable.

Merci à Bixente Lizarazu et son association LIZA pour une mer en bleu. Steve Enginger directeur du Géant de Porto-Vecchio. Roch Simoni directeur du SPAR de Pianottoli. Jean-Louis Bianconi capitaine du port de Pianottoli-Caldarello. Daniel Perret du magasin de plongée Subdadou. Karin ma compagne, qui a proposé des cours de yoga et qui m’a épaulé pour le module plongée-sous-marine. Christophe skipper du catamaran Nomade et son armateur Alain. Jean-François Puddori chanteur guitariste au cœur en or. Nadia Amar Corse-Matin. Aux Dieux des mers et des vents qui ont su nous accueillir et à vous tous qui êtes les adhérents de Bout de Vie…

L’important est de ne jamais boiter dans sa tête…

 

Seul au monde…

18 mai 2017

Le cap Senetosa est une sorte de bout du monde où la mer et la macchia (maquis) se valent de sauvagerie Méditerranéenne, un promontoire que j’affectionne hors saison. Cet hiver pendant mes entrainements kayak, je m’étais promis de le partager avec des « éclopés » Bout de vie. Ici pas de réseau, le virtuel est en mode végétatif, la nature nous happe pour nous rappeler les vraies valeurs, alors pendant un bout de vie nous avons robinsonné à cloche pied. Un trou dans le granit nous a offert son enclave pour une soirée au claire des étoiles, un feu, quelques cailloux et des poissons qui grillent. Le silence nous conte ces vieilles histoires, là-haut, peut-être une étoile à accueilli nos jambes perdues, allez savoir… La nature nous offre sa grâce, nous nous déployons en escadrons pour ramasser les déchets déposés pas les tempêtes, une sorte de retour logique. Les mouillages sont différents chaque soir, et par chance, nous sommes toujours seuls. Kayak, paddle, plongée sous marine, rire, confidence, le sillage de nos vie semble plus lumineux qu’au premier jour… A pluche !

Entre ciel et mer…

15 mai 2017

La mer unit les cassés de la vie…

Le port de Pianottoli entre mer et maquis est encore endormi mais à bord du Nomade l’équipage est déjà levé du bon pied ! Les consignes de sécurités ont été données, la manœuvre de départ aura une personne par poste, l’improvisation n’a pas de place à bord. Le vent d’ouest et déjà debout, il sera notre fil rouge de la journée pour nous amener au bout de nos rêves. Audrey est de quart à la barre, le golfe de Figari est déjà ventilé, la sortie s’annonce sportive. La grande voile est hissée, le génois rentre lui aussi en action, la bande d’éclopés est attentives, le rêve devient réalité. Notre route nous amène au sud, le cap de Feno est doublé, les falaises de calcaire, fidèles à leur légendes nous contes la « vraie » histoire d’Ulysse. 20 nœuds de vent portant donne bonne allure au Nomade qui s’engage dans les Bouches de Bonifacio, en direction de l’île « d’en face » la Sardaigne.  A cette saison les mouillages sont encore peu fréquentés, Christophe pose, sur une belle tache de sable, l’ancre du Cata. Le turquoise de la lagune est un écrin de beauté, la vie nous a malmenés mais aujourd’hui elle nous a unis… Après une salade grecque, Méditerranée oblige, les filles prennent possession d’une plage déserte de sable blanc pour une première découverte. Et dire que pour un cheveu, d’ange, nous n’aurions loupé ses moments, si la vie est un présent aujourd’hui encore, elle nous fait un beau cadeau…

A bord de Nomade

14 mai 2017

 

Pour détendre les nouveaux arrivants, Karin leur offre un cours de yoga…

Ce n’est pas le temps qui passe mais nous, une maxime de circonstance. Depuis 2003 Bout de vie offre un stage annuel en mer dans l’extrême Sud de la Corse, 14 semaines différentes avec des personnalités toutes riches en émotions aux drames surmontés. Gunther et sa vaillante Galiote en a réalisé 12 sur 13 mais au 14éme round une retraite bien mérité a sonné pour mon vieil ami. Les idées ont fusés, comment faire, comment le remplacer… Mais Bout de vie a sa bonne étoile, un Nomade a croisé notre route. Christophe est à mes yeux un grand Marin, un tour du monde à la voile de 7 ans lui ont permis de caresser les vents de tous les océans et son expérience est une aubaine pour un public en quête de liberté. L’équipage sera de 7 personnes, toutes issues de milieux sociaux différents et des 4 coins de France et de Suisse. Le premier pas à bord est toujours rempli de doute, vacances, croisière, balade ne sont pas les mots représentatifs de cette aventure. Je dirais plutôt, initiation, travail sur soi, partage, échange, courage de vie, compréhension des Autres… Le programme est chargé, l’horizon est infini alors vogue la galère, nos blessures ne sont que le terreau de notre présent alors la fleur qui va germer de cette expérience aura une douce fragrance de Liberté… A demain

Survie en compagnie de Zeus!

9 mars 2017

 

 

Premier arrêt, les doutes s’installent.

 

Ce qui me fascine dans ces stages de sur-vie douce c’est la diversité des participants, qui rendent chaque aventure différente. La date de début mars n’est pas un hasard, les conditions météos se prêtent à de vraies situations de crise à gérer, et une fois de plus l’on a été gâté ! Même protocole de fouille des sacs pour constater souvent des erreurs de matos qui me font à chaque fois sourire, presque tout le monde est en mode « ww », ça sent le neuf ! Pas de blabla dans la marche d’approche, je ferme la colonne, tout en observant « mon » équipe. Au bord du lac, rempli à bloc, les fesses dans la menthe, un sombre nuage nous annonce le menu. Quelques gouttes s’empressent de tester les coupe-vents tous neufs, certains ne cachent pas leur crainte de la première nuit sous les averses. Mon rôle est d’initier sans jamais materner, chacun doit trouver ses clés pour sur-vivre. Le premier montage des bâches est toujours fastidieux, la confection des nœuds s’associe à la recherche du bon spot pour étendre son sac de couchage, un savant dosage pas toujours évident. Une fois le camp monté, il y a le module feu, alors chacun à la tache de la récolte de tous les types de bois pour que le foyer puisse tenir une nuit même sous la pluie. Les plus costauds extrairont des souches de bruyères quant aux autres ce sera la collecte de bois mort pas encore tombé au sol. Une seule allumette par soir, le défi est simple mais ludique. La boule de bruyère séchée a des vertus magiciennes, alors un doux fumet envahie le bivouac du premier soir. La pluie ne loupe pas le rendez-vous, c’est que dans la vallée perdue, elle n’a pas trop l’occasion de tremper des touristes, alors elle s’en donne à cœur joie. Tout au loin de la nuit des frontales illuminent les bâches, signes d’insomnie, pour certain. Au petit matin les visages en disent long sur la nuit blanche, mais les émotions doivent être remisées au fond du sac à dos, qui aujourd’hui, devra faire le teste du maquis impénétrable. Le dénivelé s’annonce sympa puisque le module matinal s’avère être la recherche d’un sommet pour se faire voir par l’hélico de recherche. La montée est violente, l’eau ne cesse de tomber, en même temps que le moral de certain qui donneraient cher pour un toit chauffé ! L’ascension éprouve les organismes, les ronces déchirent les mains blanches, les racines raclent, les pantalons dégoulinants de trop d’eau et le guide sur une patte, se taille la belle toujours en tête pour mettre encore plus de pression. Mais le sommet est atteint enfin, nous sommes tous trempés mais heureux de l’effort et de cette symbiose que l’équipe dégage. Un exercice me met à mon tour la pression puisqu’une paire de binôme se perd pendant 1h30, le maquis ne fait aucun cadeau aux étourdis… La « balade » s’est poursuivi en toute quiétude et chaque jour à apporter sa part de victoire mais un invité surprise nous en pris en douce, Zeus ! Non pas le Dieu grec mais la tempête qui a traversé la Méditerranée, je vous rappelle que Zeus est le dieu des dieux, le dieu suprême. Tout comme Hésiode le spécifiait, « L’œil de Zeus voit tout, connaît tout ». Du haut du mont Olympe, Zeus surveille les humains et décide de leur sort. Il est le dieu du ciel qui décide du temps météorologique en fonction de son humeur et de ses caprices : orages, tonnerres, foudre, pluies, … Je peux vous dire que pour la dernière nuit nous fûmes gâtés, des rafales à plus de 120km/h nous ont secoués sans pour autant enlever la bonne humeur du groupe. Ces 4 jours de maquis ont été, une vraie odyssée de découverte et de cette escapade, nous nous en souviendrons longtemps, très longtemps.

 Un souvenir ne s’achète pas il se vit…

 Le prochain stage où il y a encore de la place, sera à la Toussaint

Seuls au monde!

Un bivouac bien douillet!

Emmanuelle s’est révélée très déterminée, une vraie guerrière…

Roland, la force tranquille…

Christophe, un futur Sylvain Tesson du Canada!

Benoit, découvreur de nouvelles limites…

Florian , le cadet de la bande au grand cœur…

Accalmie comme récompense…

Brancardage système D!

Concentration au plus haut niveau!

Détermination

Avec le sourire

Il l’a fait!

Un feu pour réchauffer le groupe

8° c’est l’heure de la baignade pour Florian et Christophe. Ils sont de vrais découvreurs de limites

 

 

En Alta-Rocca Des cols et des Ecoles

11 octobre 2016
Une partie de l'équipe.

Une partie de l’équipe.

Les 4éme édition de l’opération Des Cols et des Ecoles, avec le soutien de la Fondation d’Entreprise Française des Jeux, peuvent enfin être officiellement déclarés ouverte. Le départ se fait tout doux depuis Pianottoli, au fil du parcours, à la façon Forest Gump, des cyclistes nous rejoignent, le col de l’Ospédale nous barre la route, les organismes vont de suite être au courant du programme de la semaine. Jean-Luc vient de se mettre depuis peu au vélo et malgré son amputation fémorale, qui ne lui permet pas le port de la prothèse, il attaque sans relâche. La mixité du peloton est assez géniale, puisque pour certain ils découvrent la « différence », le « hors norme ». J’entends en catimini, les questions : mais pourquoi certains ont des prothèses et d’autres pas. Vive la différence qui est là pour faire grandir et non fuir. Le col est classé en 2éme catégorie, mais la volonté du groupe, elle, est sans limite. Certains s’inquiètent de la météo, de nos efforts ; mais nous les « éclopés », avons d’autres préoccupations que ces « valido-souçis ». Perdre un bout de vie en plein élan d’existence, recadre l’essentiel du quotidien, alors nous pédalons la fleur au fusil laissant derrière nous le ciel gris des « tristus ». Au bout de 4h le petit village de Levie nous accueille ; je devrais dire le collège de l’Alta Rocca. Dominique Benassi, dit Dume, prend la parole, s’ensuivront mini-film et débat. Les élèves sont attentifs, ils observent, découvrent, acquiescent, c’est vrai, ce n’est pas si grave de perdre un morceau de soi, cela peut rendre plus fort, si l’on s’en donne les moyens .Mais ne croyez pas que l’on va s’arrêter là, l’association de José Pietri Livia Via, nous accueille toujours aussi chaleureusement, un film et un magnifique échange qui nous mènera dans une auberge au coin du feu pour conclure cette journée en beauté…                                                                                                                                                              Ce matin transpire comme un air boréal, pluie fine, brouillard nous enveloppe, les muscles sont froids, les moignons ne veulent pas en rester là, il leur faut du paysage, du dénivelé, du vent. Alors nous roulons le sourire accroché au visage, la route est déserte, les cochons monopolisent l’asphalte, Aulléne avec un arrêt café et le col de la Vacchia pour rejoindre Zicavo, l’étape est merveilleusement automnale. Nous arrivons pile poil « d’ours » au moment du déjeuner pour les primaires qui nous attendent, la charmante maitresse nous permet de poser notre glacière avec eux. Depuis 3 ans nous passons les voir, ils sont presque plus impatients de voir la mascotte Jo Zef que nos bouts en moins. Dume est en forme, les enfants aussi, l’échange est magnifique, le « 4 heures » sucré ravi tout le monde. A ceux qui chouinent, à ceux qui doutent, aux dépressifs, aux grincheux, aux virtuels, aux « autres » en somme, coupez vous une jambe, et vous trouverez très certainement la vie meilleur. Demain nous glisseront vers Ajaccio pour d’autres aventures. A pluche et que Dieu vous prothèse.

14666204_10208701946179041_1122186333979243880_n

img_1471

img_1500

14642514_10208710870082133_3974838828886597540_n

14666278_10208710880162385_6991521907845535132_n

Une semaine de mer…

24 septembre 2016
La mer c'est le pied!

La mer c’est le pied!

Le dernier stagiaire est déposé à l’aéroport ; les 14éme édition viennent de se conclure. Un chapitre de vie se referme, les mots apposés sont teintés de douceur et d’émotion. Une semaine qui laissera des traces au fond de nous tous. Quand la douleur sera trop forte pour avancer, ces quelques jours de mer, seront là pour atténuer le trop-plein de maux. Entre 11 et 59 ans, le clan s’est formé comme si tout le monde se connaissait depuis toujours, je me demande si le sang versé n’est pas un engrais pour devenir, plus fort, plus humain. Les échanges ont été profonds et sans tabou, on aurait envie de dire « grâce » et non plus à cause de l’amputation. Devenir plus humain, n’est pas donné à tout le monde, mais à bord de la Galiote, là-bas en mer les esprits océaniques ont veillé à la bande un peu boiteuse. De plongée en plongée, de bord en bord, entre Galiote et Nomade, entre Gunther et Christophe, les langues se sont déliées, les abcès se sont résorbés. En plus de l’émotion il y eu le sentiment d’une fin d’un long voyage. « Mon » Gunther est sur le point de se séparer de son vieux bateau qui partira d’ici peu dans le sud de la Sardaigne, ce stage fût le dernier avec Mrs Galiote. Hier soir, alors que Daniel (I Mantini) et Petru- Anto nous transmettaient les vibrations musicales insulaires, chaque participant se laissait envelopper par l’émotion, les 3 gazelles alternaient entre larmes de rire et de mélancolie, la vie en mer a soudé les blessés de vie. Plutôt, que de vous saouler avec mes mots, je vais laisser place aux plus courageux des stagiaires qui très certainement laisseront dans les commentaires de ce billet leur sentiment. Un grand merci à tous ceux qui ont contribué au financement de ce stage, des quatre coins de l’hexagone des initiatives fraternelles ont permis la réalisation de cette merveilleuse opération… La vie est un présent tellement précieux que nous avons croqué à pleine dent chaque seconde.

Merci Louane, Lara, Marion, Myriam, Guillaume, Cédric, Philippe, Frédéric, Christophe et Jeannot, vos rires résonnent encore dans ma tête de grande gueule de Cabochard. Que Dieu vous prothèse !

Surprise pour l'anniversaire de Myriam

Surprise pour l’anniversaire de Myriam

Petit déjeuner avant le grand bain

Petit déjeuner avant le grand bain

Orage bref mais costaud, une vraie vie de marin...

Orage bref mais costaud, une vraie vie de marin…

3 cœurs de gazelles

3 cœurs de gazelles

Cala Chiesa rien qu'à nous...

Cala Chiesa rien qu’à nous…

Christophe et "son" Nomade

Christophe et « son » Nomade

Cap'taine Lara!

Cap’taine Lara!

 

Un pas vers l’arche…

22 septembre 2016
Le fameux petit déjeuné de la Galiote.

Le fameux petit déjeuner de la Galiote.

Finalement le vent et a houle d’ouest ont changé d’archipel, c’est dommage on se sentait protégé, comme dans un cocon bien douillé. Les journées semblent filer à toute allure, les activités ne laissent aucun temps mort aux bulleurs-voileux ! En quelques jours les stagiaires ont su ingurgiter les règles de base pour affronter les profondeurs. Malgré un restant d’onde, nous quittons enfin la lagune pour le grand large, l’arche recouverte de son écume de mistral nous ouvre sa passe. Chacun se prend en main, l’assistanat n’a pas de place dans les stages Bout de vie, vous avez déjà vu une tempête se soucier des Hommes, vous croyez qu’une lame de fond s’apitoie sur un bout perdu ! Le grand bleu est face à nous, les grottes, la profondeur tout est là pour les stresser, mais rien à y faire, chacun se trouve émerveillé de ce champ infini qui se dévoile sans pudeur… La bonne humeur et les blagues en tout genre fusent, la vie nous a donné trop de leçons pour se prendre la tête et se soucier du paraître. Là-bas au milieu d’un amas de granit, quelques vies s’en donnent à cœur joie, l’important est de ne jamais boiter dans sa tête…

Le cap'taine de la Galiote

Le cap’taine de la Galiote

Le passage de l'arche, toujours un moment fort en émotion...

Le passage de l’arche, toujours un moment fort en émotion…

La mascotte en compagnie des chipies!

La mascotte en compagnie des chipies!

Les choses sérieuses!

21 septembre 2016
Initiation de bulleurs!

Initiation de bulleurs!

Sans vouloir passer pour un électron libre, ici Bout de vie démontre que les cases sont contraignantes, étouffantes et surtout qu’elles éloignent de la « vraie » vie. Pas de section handisport « chez » Bout de vie, pas de ghetto, le seul mot de ralliement : s’adapter. Hier après-midi après la matinée sous voile, n’y voyez aucun signe religieux, il est temps de se mettre à l’eau. Le bateau n’est pas adapté et encore moins le moniteur aux allures un poil « Cabochard ». Avant la mise à l’eau, chacun doit se connecter sur une application qui s’appelle le cerveau ! Anticiper la mise à l’eau mais aussi la sortie, il est hors de question qu’une serviette ou une prothèse ne soient pas à porté de moignon. Un regard, un souffle polaire de ma part et de la plus jeune au doyen tout le monde s’active, en pleine concentration pour que tout soit en règle. La piscine du matin est à la température parfaite, soit 25°, à tour de rôle chacun flotte à la poupe de la Galiote, le baptême d’hier fût concluant alors aujourd’hui l’initiation va encore leur faire découvrir de nouvelles limites. Oter son détendeur en douceur, enlever son masque en le remettant en une seule fois et utiliser son stabilizing-jacket à la perfection sont les programmes de la palanqué. Une confidence entre vous et moi, qu’est ce que je souhaiterais d’avoir des élèves soi disant valides comme eux. Vive la vie aux Lavezzi !

Philippe le doyen du groupe, toujours le sourire aux lèvres.

Philippe le doyen du groupe, toujours le sourire aux lèvres.

Même pas peur!

Même pas peur!

Le conseil du "sage" Gunther

Le conseil du « sage » Gunther

Les sirènes des Lavezzi

Les sirènes des Lavezzi

Louane en bonne compagnie

Louane en bonne compagnie

14éme stage de plongée Bout de vie

18 septembre 2016
Une belle équipe au complet

Une belle équipe au complet

Le 14 éme stage de plongée sous-marine vient de débuter. En un claquement de doigt tout le monde s’est laissé porter par le futur horizon qui là-bas au large laisse deviner de belles choses. les tabous sont mis aux oubliettes, les « moi a ta place » ont du faire naufrage, on n’en voit aucun à bord de la Galiote. Comme cocktail de bienvenu une bande  de dauphins leur tourne autour, de 11 à 59 ans le cru 2016 semble excellent. Demain nous larguerons les amarres pour aller à la rencontre d’un nouveau monde, d’un univers si différent mais si proche, là-bas au milieu du granit millénaire, la nature, elle, ne juge pas…

Le briefing de Gunther...

Le briefing de Gunther…

La mascotte est déjà adopté par les filles...

La mascotte est déjà adoptée par les filles…