Bout de Vie en 2012…

23 janvier 2012

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L’année 2012 est déjà amputée de quelques semaines ! Une année remplie de rencontres pour une vie debout. Une association, c’est échanger, c’est partager pour grandir, avancer dans la route du futur.  Même si le premier pas est douloureux il doit être fait, aucune excuse, il doit être entrepris et seule la personne concernée peut le réaliser. Bout de vie est juste là pour allumer la petite flamme qui va redonner de la vie à l’âme au corps blessé. Certains avec un brin d’humour disent que ces stages devraient être remboursés par la sécurité sociale, restons simple, votre soutien suffit. Adhérer à Bout de Vie c’est créer un lien entre l’obscur et le lumineux. Le dimanche à la descente de l’avion, les futurs stagiaires ont le visage tendu, leurs valises remplies de doute et d’amertume. La magie des Lavezzi opère, le Frank un poil Cabochard est là pour crever l’abcès, la Galiote et son équipage pour encadrer, Christophe pour prendre « l’air », Yann et ses amis leur font tourner la tête en hélico, Yves et Fred les convoient en yacht  comme des personnes de la jet set… La semaine s’envole et les visages se détendent, les mains se décrispent en même temps que les moignons se dévoilent. Ce bout en moins devient un bout de vie en plus.

Mais l’association c’est aussi la rencontre d’un public non averti sur la différence, mes aventures sont une belle excuse pour diffuser dans les médias et festivals des images que les « bipèdes » ne pouvaient imaginer avant. Expliquer, décortiquer, que la vie avec une petite différence : « Eh bien ce n’est pas si grave ! » De ville en ville, il me semble que je porte une sorte de flambeau qui change le regard des « valides ». Cette flamme vous êtes un grand nombre depuis bientôt  9 ans à m’aider à la partager. Sans vous ce ne serait pas possible. L’avenir est génial, fin mai le 10éme stage de plongée, déjà 10 ! J’ai du mal à y croire pourtant c’est bien vrai ! Quand j’ai envie de tout arrêter de repartir dans d’autres horizons, vos rires me rattrapent et je reprends le chemin en bossant «d’arrache pied » ! La crise a frappé et c’est vrai qu’il m’est de plus en plus difficile à trouver des mécènes. Mais les miracles existent, chaque année quand le doute me rend visite (souvent dans mes courtes nuits), un appel, un courriel qui m’annonce que ma croisade est géniale, pardon ! Notre croisade est géniale et que tel ou tel partenaire joue le jeu pour cette fois. Un grand merci à AXA atout cœur et la Fondation la Française des jeux qui maintiennent leurs soutiens. Un grand merci aussi à Laurent et Bixente parrains extraordinaires.

Un deuxième livre est prévu pour bientôt : Ayeltgnu l’aventure à cloche pied… Ayeltgnu signifie en Tlingit : Tu es chanceux… Oui, je le suis, j’arrive à réaliser tous mes rêves de gamin rebelle. Un livre d’aventures parmi tant d’autres, me diriez-vous ? En fil rouge de ma descente en solo du fleuve Yukon on partira sur de belles rencontres. Vous y retrouverez Helena, Stéphanie, Rémi et Steve en Antarctique, Franck et Eric au pied du plus grand volcan du monde en Argentine. Ben, Adrien, Elliot, Rémi, David  et Alex au pays des Grizzlis dans le grand Nord Canadien. Vous y croiserez des gens étonnant comme Thierry nageur infatigable, comme quoi, avoir des bras est facultatif quand le mental est solide. Je vous présenterai quelques copains qui ont des vies dignes des romans de Jack London…

Les télés me demandent d’animer plusieurs  séries d’émissions sur l’aventure au bout du monde, un fou voudrait faire une bande dessinée sur mes odyssées… Je reste froid à toutes ces sollicitations. Un arbre ne se juge pas à ses racines mais à ses fruits.

Et bien sur je vous prépare une grosse expédition engagée qui sera un mélange de solitude et  de partage, bientôt je vous dévoilerai le projet…

Dites donc le temps passe vite avec vous. J’ai quelques milliers de kilomètres en vélo et en kayak en retard à faire  et puis il faut que je regagne le bord ; une mascotte sans crêpe ca peut faire de gros dégâts !!!

Je compte sur vous pour adhérer à Bout de vie, faites passer le message.

Que Dieu vous prothèse !

PS : Un petit cadeau ! Un échantillonnage d’images inédites  de stage de Bout de vie et de rencontress assez sportive. Juste de la musique et des images. Cherchez bien vous allez reconnaître beaucoup de monde…

Pour le film cliquez ici

Témoignage de Franck Festor…

16 janvier 2012
Franck, galérien de l'espoir...

Franck, galérien de l'espoir...

Garde à vous matelot Jo Zef, le petit doigt sur la couture, le témoignage de l’amiral Festor est en ligne ! Je me souviens du premier stage Bout de Vie. Septembre 2003 une bande de Lorrains un poil raccourcis débarquait en Corse. Au milieu d’eux, un géant  n’arrêtait pas de parler, de gueuler des horreurs. Beaucoup de bruit qui cachait au fond de son cœur un abysse de tendresse. Franck découvrait la mer, Dume, Jo Le Guen et ses histoires océanes. Il n’aurait pas parié une crêpe que le marin de canaux qu’il était puisse un jour braver un océan à la rame. Je me souviens de cette sortie en grandeur nature pour lui, il m’avait racheté la yole pour une transatlantique de galérien. Nous ramions en accord mais il ne cessait de blablaté… Et patati et patata… Le Cabochard qui repose en moi, se mord les lèvres, il va exploser… Je range mes avirons et me tourne face à face en le regardant droit dans les yeux : « Franck tais toi ! Écoute autour de nous ! » Seule la houle vibrait, le silence était absolu… Mon hercule messin, avait les oreilles tendues mais ne percevait rien… « Franck écoute, la mer, le vent, les nuages sont en train de te raconter ton avenir et toi tu ne cesses de jacasser comme une vieille bigote devant le petit Jésus ! Quelques mois plus tard il rentrait dans le club très fermé des rameurs d’océan… En toute logique je lui ai demandé son témoignage pour mon prochain bouquin qui va bientôt voir le jour…

« La vie est longue, rude, difficile et parfois sinueuse mais au détour d’un virage, elle nous permet de faire des rencontres qui vous donnent un autre regard sur vous-même afin de mieux vivre ces problématiques qui ne sont que votre destinée. Car le destin est fait de haut et de bas, de bonheur et de tristesse, de douleur et de joie. Un homme un peu cabochard m’a permis de prendre conscience de la chance de vivre. Il m’a fait découvrir mon bout de Vie et m’a réconcilié avec moi-même. Pas besoin de déplacer des montagnes ou d’arracher la lune pour exister mais accepter sa condition pour encore et toujours aller plus loin. Mettre un pied devant l’autre, parfois trébucher mais toujours se relever car temps qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. C’est ce que tu nous appris Frank alors moi aussi j’ai avancé mes pions sur le grand échiquier de la vie et j’ai enfin pu découvrir que j’existais. J’ai usé mes sandales sur le bitume, crevassé mes menottes sur des rames et pris mon plein d’oxygène sur un sommet Argentin… Mais ce que je fais de plus beau, c’est tout simplement de vivre.

« C’est dans la difficulté que l’on trouve la force d’avancer »

Merci Capitaine Bruno ! « 

Un jour ordinaire… 31 décembre…

2 janvier 2012
Fondu Valaisane sur un brasero tunisien planqué dans le maquis Corse! Voyage voyage...

Fondu Valaisane sur un brasero tunisien planqué dans le maquis Corse! Voyage voyage...

Un jour ordinaire le 31 décembre …

4h10 : Je m’étire : « le réveil n’aurait il pas sonné ? Mais non je suis sous tente en plein milieu d’une sombre forêt… » Je repars dans mes rêveries ; pas de sortie kayak…

6h 12 : Cette fois je ne l’ai pas entendu pour de bon ce satané réveil ! Pas de vélo non plus ! La pause de fin d’année. Décidément c’est dur le repos !

7h16 : Je bouge en douce dans mon duvet, un vrai temps de fillette, 6° sous la toile. La respiration de Véro est douce et sereine. Il y a 10 ans, quand je l’ai rencontrée, elle n’aurait jamais pu dormir dans un coin si paumé et infesté de sangliers…

8h 46 : Je pratique ma petite demi-heure de marche à jeun que j’appelle : réveil du corps. La nature est givrée, le blanc cache la rougeur de certaines feuilles encore sous le charme d’un été indien. Pas un bruit, quelques branches cassent là bas dans le maquis, des « groins groins » me signalent quelques fouilleurs de glands, un poil tendu, en ces temps de chasse.

9h01 : Le zip de la tente qui s’ouvre émet son bruit si familier, un nez sort pour me souhaiter un joyeux anniversaire. Ne cherchez pas de cadeau, de gâteau, de plateau, de rameau, le Cabochard n’aime pas trop les jours programmés ! Pour faire de l’esprit je balance la phrase des grands jours : Déjà 48 ans ! Véro brise le silence de la sylve hivernale ! Elle me tourne autour, comme un enfant reluquant une pile de crêpes, me dévisage comme si elle me découvrait une énorme fraise des bois au bout du nez ??? Elle éclate de rire pour m’annoncer que ma comptabilité est fausse. 47 pas 48 !!! Et un an, en moins en quinze secondes, qui dit mieux !

9h09 : Le feu est bien gaillard, le petit banc que j’ai fabriqué hier avec quelques bois trouvés de ci de là, nous permet de faire face aux braises et de réchauffer nos mains un peu saisies par le froid matinal. Véro rectifie la branche sèche qui tente de fuir le bûché. Le bol de lait d’amande encore chaud qui inonde nos céréales nous enveloppe de bonheur de si bonne heure…

10h36 : Le vaisselier est en train de prendre forme, j’aime bien donner un air de « chez soi » à ce bivouac. Les gros murs de pierres sèches que j’ai tenté de caler donnent un air antique et savant à cet endroit que l’on nomme « notre refuge ». Je scie, je coupe, j’ajuste. La vie est simple, nos aïeux avaient ce quotidien et je ne suis pas sûr qu’ils fussent plus malheureux que nous. Et voilà c’est en place, l’endroit de la glacière, la boite des ustensiles : « Ouais, pas mal le meuble, ce n’est pas de l’Ikepa !!! »  Du rustique, du solide sans garantie de pied qui lâche à la deuxième minute !

12h14 : Moment très très solennel, la braise est installée dans le petit brasero en fer de récupération ramené d’un voyage aux îles Kerkennah. A midi le menu affiche fondu aux fromages de l’alpage de la Rawil, encore un souvenir de belle rencontre… Jo Zef prend place avec prudence, le poil de mascotte n’est pas compatible avec du fromage helvète dégoulinant ! Sur la table achetée dans le même magasin que le vaisselier, nous dégustons des croutons fromageux sous un air de feu tunisien !

13h 41 : Concours de sieste, Jo Zef nous bat sur toute la ligne. Elle a du métier la mascotte.

14h56 : Une famille complète de corneilles sort de la forêt avec le drapeau blanc, suit un clan de sangliers apeurés, les pattes en l’air. Les geais ramènent à nos pieds toutes les graines qu’ils ont volées dans cette belle journée corsée. Un Taliban serait il en planque dans le coin, un groupe occulte du canal historique serait en conculta ??? Non c’est Véro qui s’initie au tir à l’arc… A plat ventre Jo Zef…

16h 04 : Avant que le jour nous dise au revoir c’est la direction de la salle de bain ! Trois casseroles chauffent de l’eau du torrent. Qui ne connait pas les joies de la toilettes en plein air perd beaucoup du bonheur de se sentir propre et ravigoté au gré des brises thermiques. La mascotte fait semblant d’aller chercher un truc loin là-bas, si l’envie me prenait de lui ôter cette odeur de fauve en décomposition !

18h45 : Le refuge se transforme en tripot ! Les dés sont lancés, les notes sont prises, malheur au vaincu. Les deux lampes tempêtes transforment le camp en casino de Macao… Faites vos jeux, rien ne va plus…

19h34 : La braise est bien placée, le gros bois lui doit continuer sa combustion un peu plus loin pour alimenter la poêle qui va nous régaler d’une paëlla aux fruits de mer… Camp, bivouac isolé mais pas lyophilisé ! Surement pas. Halte aux nouilles chinoises et au Hachi Parmentier en poudre !

20h45 : Miam miam, slurp… eh, Jo Zef, 5 fois de la paella, tu ne crois pas que t’exagères un peu ? T’auras pas de dessert !

21h 27 : Mais à coté de la grande Ours ce ne serait pas oméga ? Une étoile filante !!! pourvu qu’elle ne tombe pas sur la tête d’un coréen ! Deux points rouges sortent du maquis, ils se déplacent sur nous ? « La mascotte descends de cet arbre, les monstres à part toi ça n’existe pas ! » Mais de bleu, c’est que ça s’approche… Alien le retour !!! Mais non, deux pauvres chiens de battu égarés ont senti le feu et sont venus chercher abri au prés de notre camp. Les points lumineux ? Deux balises GPS pour que le patron puisse les retrouver en cas de fugue… Et dire qu’on croyait être seul ce soir de St Sylvestre …

22h 38 : Il est temps d’aller dormir mais avant de m’enfouir dans le duvet je pense à vous tous qui au fil de l’année m’avait encouragé, supporté, aidé, épaulé. Grâce à vous, ma « croisade » Bout de vie continue à exister. Je vous envoie une brise de paix et de sérénité de cet endroit qui semble hors du temps. Pas d’habitation, pas de réseau, juste une connexion en wifi avec la nature et le reste de l’univers. Si ce soir des millions de SMS seront expédiés je vous transmet un grand message d’amitié enveloppé d’une feuille de châtaigné au doux nom de liberté…

Pace e salute a tutti. A vita e fatta per campa sempre campa…

Mais où est la mascotte? Et qui c'est qui fait la photo???

Mais où est la mascotte ? Et qui c'est qui fait la photo ???

Thierry Corbalan… son témoignage.

16 novembre 2011
Patricia son épouse heureuse du dénouement.
Patricia son épouse heureuse du dénouement.

Ayeltgnu, l’aventure à cloche pied mon deuxième livre arrive tout doucement. Bientôt dans les librairies.

En attendant le témoignage de Thierry que vous retrouverez en fin d’ouvrage.

C’est à force de victoires sur soi même que la confiance en soi se forge. Cela fait bien longtemps que le « Cabochard » l’a compris et chaque année depuis 8 ans il organise des stages de plongée en Corse du Sud pour des personnes qui se croient handicapées.                    Après huit jours au contact de Frank, les stagiaires repartent chez eux avec une nouvelle vision de leur avenir : ils ne se sentent plus handicapés mais simplement différents. Il a de l’énergie à revendre et le don de savoir la transmettre au travers de ses aventures, de ses stages et de ses conférences. Frank m’a demandé d’écrire quelques mots sans être trop élogieux à son sujet mais comment parler de lui sans compliments. Bien sûr il a de nombreux défauts, il est très entier (quoi que !!!) ce qui lui procure des colères imprévisibles, il est têtu (est ce vraiment un défaut ?), il est intransigeant et ne pardonne aucune erreur, il vous dira toujours qu’il fallait anticiper. Ce sont des défauts pour certains mais pour les grands aventuriers et les sportifs de haut niveau ce sont des qualités indispensables. J’ai eu la chance de côtoyer l’homme en 2007, le plongeur en 2008 au stage qu’il encadre, le kayakiste en 2009 lors d’un défi qu’il a organisé et le grand marin en 2010 quand il a sécurisé ma progression dans les Bouches de Bonifacio. Depuis notre rencontre il m’a amené petit à petit sur son terrain, celui du dépassement de soi. Ce potentiel qui stagnait, en moi il a su le déceler en me proposant le premier défi. A l’arrivée de ma deuxième traversée il m’a dit : «maintenant tu peux le partager avec les autres». Cette phrase résume bien la croisade du président de l’association Boutdevie, toutes ses aventures sont une victoire sur lui-même et un grand message d’espoir pour les autres.

Merci Frank de m’avoir donné ce goût de l’aventure qui ne cesse de m’envahir…

L’ami que tu as transformé en «dolfinu»

Thierry.

20e ECRANS DE L’AVENTURE DE DIJON

2 novembre 2011
Comment pouvez vous dire que ce n'est pas moi le modéle???

Comment pouvez vous dire que ce n'est pas moi le modèle ???

Festival international du film d’aventure, 20éme édition des Écrans de l’aventure, c’est parti. Du 3 novembre au 6 novembre à Dijon la Guilde Européenne du raid réuni les plus grands aventuriers de la planète. Films, livres et surtout rencontres sont au programme. En 2009 à ma grande joie je reçu le prix Peter Bird doté pas SPB et comble de bonheur cette année je fais parti des membres du jury. Si le cœur vous en dit venez à la rencontre de ces personnages attachants et hors du commun. En lien le programme.

Chaque jour vécu est une aventure, alors découvrons nos limites.
LES ECRANS DE L’AVENTURE par DMTV21

Aphorismes amers salés 4…

29 octobre 2011
Utopie... Trouvé sur un magazine d'aventure norvegien...

Utopie... Trouvé sur un magazine d'aventure norvegien...

Laurent Blanc, pourvu qu’il reprenne des couleurs.
Houle,  La mer enfle, elle devient bossue mais qui est Esméralda.
Atlantique : Océan. Planète bleue, oh c’est grand !
Football : Un gardien de but se suicide, histoire de détente.
Un centenaire qui rêvait d’aller à Milan.
Nous ne sommes que des étoiles filantes très éphémères, écrire c’est se transformer en comète.
Mourir : Je me demande quel temps il fera. Moufles ou crocs…
Corneille : Heureusement que cette espèce ne fut pas baptisée Racine, je suis certain qu’elle aurait bien moins volée !
Notre vie est si courte, l’écriture nous rend immortelle.
Chirurgie esthétique : Des seins à tâter, non des saints athées !
Enceinte : Caisse de résonnance de la vie.
S’expatrie : Partouze patriotique !
Polyamour : Pourquoi être égoïste, mort à l’amour possessif, exclusif, définitif…Je vous aime !
Ilo veyou : Un archipel où j’y ai trouvé une crique, Camille attend moi, je suis un marin errant…
Amoureux étourdies : Mains qui tremblent, tête qui tourne. Mais de qui est amoureuse la terre qui ne cesse de tourner et trembler ?
Art plastique : Résidence secondaire non intégrée au paysage insulaire.
Produit de consommation, indice de carbone contrôlé. Télévision, à quand l’indice de télé conne ?
Taverne de la rose : Pour la 12, on annule la salade royale et  au brie, mais on garde la quiche de hollande. Non pas de vals elle n’est pas assez pétillante… Une sauce à l’ail pour la quiche, non sauce à liste !!!
Poète marin n’est pas simple ; on passe sa vie à naviguer car il est impossible de « jeter l’encre » !

L’aventure à cloche pied: Le film

16 octobre 2011

Photo Eric Volto

Photo Eric Volto



Un documentaire de 17′ réalisé par Isabelle Bres, Olivier Philippe et Frédéric Jouve.

Pendant ce film vous allez suivre une vie d’aventure malgré un bout en moins. Le partage en est le fil rouge.

Transmettre sans éblouir, éclairer sans conseiller… Chacun doit vivre sa propre histoire…

Deviens ce que tu es.

Le film cliquez ici:

Un homme, un kayak et du rêve…

5 octobre 2011
J'ai ecrit un beau mot sur la plage: libérté...

J'ai ecrit un beau mot sur la plage: libérté...

C’est qu’il est fier mon kayak… A l’étroit dans ses sacs de rangement pendant ces mois d’éloignement, je l’ai minutieusement remonté. J’ai l’impression qu’il s’étire de trop d’oisiveté. Pas une ride, le soleil n’est pas encore levé, à cette heure si, il doit encore réchauffer l’orient. Je sais que mes épaules vont ne pas trop apprécier la cadence mais il est temps de reprendre une longue et minutieuse préparation. Dans  8 mois je vais partir pour une belle et longue aventure, mais chut c’est un secret…

Immaqa (prononcé imara, peut-être en langue inuit), c’est son nom, a encore les stigmates de notre descente du fleuve Yukon. Une confiance mutuelle nous unit, nous ne sommes qu’un. Le golfe est silencieux et pas un bateau ne brise cette paix. Au loin les dauphins semblent nous ignorer, ils doivent bouder notre si longue absence. Nous avançons mais l’esprit est en vagabondage, le dernier stage m’envoie encore ses images, je reconnais les voix, j’entends encore les confidences. Mais il faut ne penser qu’au présent, alors j’avance. L’archipel des Bruzzi reçoit en premier son  rayon de soleil et nous fonçons, comme l’insecte insouciant, vers la lumière. Il y a de grande chance que les îlots interdits aux hommes par le parc marin, ne soient pas vides de « copains ». Le patron est là, l’aigle pêcheur semble endormi mais c’est mal le connaître, il surveille la moindre écaille qui s’approcherait de la surface. Un peu plus loin une bande de canards essaient de se faire oublier, mais le pagayeur inquiète les gars du coin, coin !  Dans une faille je surprends des inconscients en train de rêvasser à un banc de sardines. Des barracudas qui doivent se faire dorer la pilule, avant de se faire dorer dans une poêle, aurait pu rajouter la mascotte ! Les cormorans au garde à vous, sont attentifs à ma cadence. Dans un ordre impeccable ils se jettent à l’eau pour fuir l’unijambiste rêveur, au corps marrant. Pagayer est une excuse pour partir dans ses pensées, pagaie et rêve serait la devise du moment. J’aurais plein de raison de penser à des idées noires et seulement quelques unes, belles et lumineuses. A votre avis qu’ai-je choisi ? Oui ! La lumière, celle qui cicatrise les plaies béantes, celle qui fait un peu oublier le passé. Le droit de se plaindre à été aboli  à bord de cet équipage, Jo Zef acquiesce. Le moment est simple mais pourtant il est intense. Rien derrière, ni devant, juste maintenant, un coup de pagaie après l’autre.  Arrêt sur ma plage « privée » et dégustation du moment. L’eau cristalline me dévoile ses secrets, un mâle girelle doit surveiller son harem de 40 femelles, s’il viendrait à disparaitre la plus ancienne femelle se transformerait en mâle pour endosser le rôle de chef de clan ! Vous avez dit exceptionnelle, moi je dirais fantastique. Et dire que certains comptent quand il ne faut que regarder, que d’autres règnent alors qu’il suffit de s’agenouiller pour voir le monde… La brise d’Ouest vient me frôler le visage, il est temps de rentrer…

Comme un bouquet final…

1 octobre 2011
Un remake de Ulysse et les naïades...

Vous avez dis bonne humeur!

La lune était rendez vous, jalouse du soleil elle désirait aussi sa part de bonheur.

La lune était rendez vous, jalouse du soleil elle désirait aussi sa part de bonheur.

Le bonheur c'est simple, il suffit de le partager.

Le bonheur c'est simple, il suffit de le partager.

Ils vont s'envoyer en l'air!!!

Ils vont s'envoyer en l'air!!!

La crique est encore endormie, à part nous, personne, seuls quelques cormorans endossent le rôle de voisins. C’est le dernier jour ici, tout le monde le sait bien. Une baignade pour mélanger les eaux salées. La Méditerranée est un poil plus dense que les larmes d’émotions des stagiaires. La Galiote reprend la mer pour son mouillage dans la baie de Santa Manza, la journée est un feu d’artifice de bonheur. Grace à Yann Rocchi et les pompiers de l’extrême sud de Corse du sud, un hélico attend la bande Bout de vie pour un vol au dessus des Bouches de Bonifacio. Trois rotations à la découverte d’une myriade d’îles et îlots de l’archipel des Lavezzi. Le spectacle est époustouflant et donne une autre dimension à ce petit coin de paradis en cette saison. Un diner toujours aussi copieux sur le bateau et direction le centre culturel de Porto-Vecchio. L’amphithéâtre nous est gracieusement prêté par la commune de la cité du sel. En première partie le film « l’aventure à cloche pied » est présenté mais une surprise m’attend. Alors que je reprenais ma place pour assister au concert des I Mantini, je suis surpris de voir mes plongeurs rejoindre la scène. Un silence de cathédrale donne une note solennelle à ce préparatif. Je me demande bien ce que peux cacher ce remue ménage ! Gunther étale du matériel de plongée, un drapeau Corse est déployé et les 8 stagiaires se couchent sur le sol. Une musique douce monte doucement. Je suis au premier rang, je ne peux rien louper. La symbolique est forte, doucement les acteurs rampent vers le matériel de plongée qu’ils découvrent et au fur et à mesure  un à un ils se redressent. Grace à cette semaine ils ont découvert leur limites, seul, face à eux même.

Gunther, Yovadi, Véro et moi sommes invités à les rejoindre et l’émotion qui fait vibrer la salle me fauche, je me mords les lèvres, je n’y suis pour rien. Seul eux ont su comprendre que le présent est un cadeau. Nous faisons un cercle et chacun se tient la main, les yeux sont rougis de ce trop plein de bonheur. Nous quatre rejoignons nos fauteuils, pour conclure, en ligne le dos tourné au public, ils lèvent leur t-shirts, chacun  a une lettre dessinée dans son dos pour former : « Bout de vie ».

Une semaine intense où chacun s’est dévoilé, où chacun a su partager, aider son compagnon de croisière. Si par moment je suis fatigué du monde d’égoïsme et vénale de notre société bien malade, vous : Audrey, Sylvie, Nathalie, Emmanuelle, Évelyne, Gérard, Yoann et Franck, vous m’avez donné une sacrée énergie pour continuer la croisade Bout de vie. Vie debout à l’envers !!!

Merci du fond du cœur et que Dieu vous prothèse !

Jour de bonheur…

27 septembre 2011
Le bonheur d'être tous simplement vivant...

Le bonheur d'être tous simplement vivant...

Bagatelle sous voile au milieu des cailloux des Lavezzi.

Bagatelle sous voile au milieu des cailloux des Lavezzi.

Bateau de grand luxe pour un équipage méritant.

Bateau de grand luxe pour un équipage méritant.

Que la nuit fut douce et réparatrice. Au petit déjeuner les visages étaient déjà apaisés. Dans ce repaire de « Corsaire » fini le regard des « autres », fini l’œil qui découvre un membre mutilé. Nous sommes tous avec un bout en moins et c’est au tour de « l’entier » d’être considéré comme différent.

L’équipe est divisée en deux groupes, le premier part avec Christophe pour tirer des bords dans les Bouches de Bonifacio, le second plongera dans la grande bleue.

Le transfert de bateau à bateau n’est jamais simple pour le non initié, mais quand la vie nous malmène, le handicap décuple les forces et cela devient le défi du moment. Depuis bien longtemps j’enseigne la plongée et très souvent dans ma clientèle j’avais des « jamais contents », trop froid, trop chaud, trop profond, pas assez… A chaque stage Bout de vie c’est l’école de la débrouillardise, c’est le concourt de sourire et le mot pitié s’en prend un grand coup derrière les oreilles.

Devant une pile immense de crêpes, Jo Zef n’a rien loupé, j’annonce la surprise du jour. Vu les supers conditions météo, Yves skipper d’une vedette très rapide et luxueuse va les amener visiter l’archipel sarde de la Maddalena. Comme des pachas les voilà partis pour une super balade.

Et dire que pour un cheveu, nous n’aurions pu être là pour profiter de tout ce bonheur… Comme quoi, un Bout de vie en moins c’est certainement un sourire retrouvé en plus.