La der des ders…

14 juin 2010

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La der des der.

Le temps est passé comme un éclair, j’ai l’impression que c’était hier que j’allais les chercher à l’aéroport…

Aujourd’hui fut une journée ludique, mini olympiade sur le campground.

Au programme, du tir sur boites de conserves, lancé de gros cailloux, connaissance des nœuds, sciage d’une buche chronométré, tir sur cible avec fléchette,lancé de précision avec une canne à pêche dans une cible, transport d’eau depuis la rivière avec une tasse pour remplir une gourde situé au milieu du campement… et pour conclure un questionnaire de connaissance sur le Yukon.

Certain on brillé par leurs réponses;

Elliot a répondu à la question qui demandait où le Yukon se jetait: Adriatique!

Adrien lui a répondu à la demande de citer 5 animaux vivant sur le fleuve: poisson!

Alex qui répondait à la question qui demandait qu’elle était la fleur préférée que mangeaient les ours noirs: pisse en lit…

Avec Véro nous avons beaucoup ri, cette bonne humeur a interpellé un groupe de personne qui était en réunion dans la salle public du camping et nous a offert le déjeuner, Dale et Samantha patron des lieu eux aussi tellement sous le charme de l’équipe les ont gâté pourri, quand j’ai demandé de louer une voiture pour aller aux « Five finger rapid » ils nous ont mis gratuitement deux véhicules, offert le bois pour les soirées barbecues, prêté gratuitement 8 vélos pour découvrir la région… Et dire que certain mal pensant m’avait dit de me méfier des gens de Carmacks.

Ce soir dernier soirée entre nous, le campground est désert nous sommes les seuls campeurs, malgré la pluie intermittente nous allumons un feu et tendons une bâche entre deux arbres pour le repas, j’aurai pu les amener dans le seul restau du hameau mais cela n’aurai pas eu de sens. Ce soir entre les gouttes et quelques éclaircis nous avons partagé un bout de vie supplémentaire. Ceux qui étaient les plus fermés au départ se sont ouvert et le fait d’évoluer dans un milieu hostile fait que les habitudes n’ont plus trouver leurs places, plus possible de fuir dans sa chambre devant un écran quelconque, le confort étant au strict nécessaire, les sens se sont développés et certaines valeurs enfouies par notre société de consommation ont pu se développer.

Ce soir sous notre bâche bleue trop petite pour 8 nous avons encore une fois beaucoup ri.

Demain soir leur rires seront encore dans mes oreilles…

Comme on dit en Corse que Dieu les bénissent.

les signes qui nous guident…

6 avril 2010

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Croix que j’avais amené avec moi sur l’ascension du Pissis (Argentine) elle appartenait au père de ma Vrai qui devait décéder quelques semaines avant notre départ pour la cordillère des Andes.

Les signes j’y crois dur comme une tête de Cabochard. Si cet hiver a été difficile dans ma préparation physique (blessures à répétition) je crois que c’est pour me rendre encore plus humble et patient. Je suis un « hyperactif » et le fait de me retrouver bloqué, devant absolument attendre la guérison est quelque chose que j’ai dû gérer et en comprendre le mécanisme.

Les coups de vents eux aussi se sont succédés et du coup le kayak est resté bien amarré sur le ponton à coté du Cabochard. Ce matin finalement l’ouest s’en est allé et malgré une forte houle résiduelle je prends la mer. Autour de mon cou en plus de mon talisman « Maori » offert par ma « Vrai » en Nouvelle Zélande, j’y ai ajouté une croix en bois d’olivier ?!?

Non je vous rassure je n’ai absolument pas changé sur ma manière d’être allergique envers toutes les simagrées que trainent derrière leurs fesses toutes sortes de religions inventées par l’homme tellement peureux devant la mort, la souffrance et la vieillesse.

Non j’écoute le destin qui nous a été tracé dans notre courte vie, certain l’appel Dieu, d’autre la destinée. Chacun s’accroche à ce qu’il croit juste. Donc ce weekend j’ai croisé mon « Dumé » avec qui j’ai traversé l’Atlantique à la rame. Il y a quelques années je lui avais présenté Pierre mon ami avocat et de cette union en est né une sacrée histoire : l’association Bout de vie. On pourrai dire la Trinité, nous sommes tous les trois très différents mais nous avons su à un moment unir notre différence pour aller vers les autres. Pierre est Franc-maçon et ne s’en cache pas d’ailleurs, il est catholique pratiquant et dans l’un de ses voyage à Jérusalem il a offert à Dumé une croix en olivier et ce weekend Dumé me l’a accroché au tour du cou.

Pendant ces mois d’isolement je ne penserai pas « religion », elle n’a pas la place dans la nature ni dans mon sang, mais je sais que je serai guidé par l’instinct de survie, par ma petite étoile qui jusqu’à présent m’a toujours soutenu et aidé.

Les disparus, eux seront avec moi, j’entends souvent le rire de ma grand-mère Lulu, je vois les sourires de mon pôte de toujours Dédé, la manière dont Loïc remettait en place sa longue chevelure : grand apnéiste trop tôt parti.

Donc autour de mon cou un peu de mes pôtes Dumé et Pierre.

Petit signe aussi ce matin jusqu’à Capu di Fenu pendant 3 heures environs trois grands dauphins m’ont accompagné de loin… Un bon présage !!!