Journal de bord par les jeunes…

24 avril 2017 par Frank Laisser une réponse »

Aluu !

Nous sommes contents d’arriver enfin sur cette terre de glace.

La première GUESTHOUSE annonce déjà la couleur. Une vraie peinture animée, ou chalutiers, icebergs et goélands se confondent.

L’expé peut enfin commencer. Chacun de nous est attribué à un musher. Sur chaque traineaux, un fusil, du matos et deux, trois peaux de rennes. Nous avons en moyenne 13 chiens par binôme. Les locaux semblent à première vue assez renfermés, quelques mots et regards sont brièvement échangés.

Au bout de quelques heures, le froid commence à se faire ressentir, les pieds et les mains sont engourdis et le bout du nez picote.

La durée du jour est très longue, cela est assez déstabilisant les premiers jours mais nous nous apercevons par la suite que cela apporte pleins d’avantages !

Une petite cabane se dessine petit à petit, perchée au milieu d’un paysage époustouflant.

Une paire de chaussures traditionnelles en peau d’ours nous est prêtée sur place ; un prêt qui s’avère salvateur !

La barrière de la langue ne nous freine pas, nous apprenons un peu plus sur chacun. Les soirées dans les espaces restreints resserrent les liens, les histoires qui nous sommes confiées en émeu certains.  

Kim s’avère être le bon vivant et déconneur de la bande, suivi de près par Fari, quant à Steen, c’est un homme plus réservé mais très touchant et enfin, Jon, lui, est toujours souriant et taquin.  

Le paysage est apaisant, quelques pas suffisent pour s’éloigner et se rendre compte de cette immensité de glace…

Julien nous amène chercher de l’eau potable, il suffit juste de casser des blocs d’icebergs puis les faire fondre.

Le lendemain, après une nuit au chaud, à 12 dans le cabanon, nous repartons sur nos traineaux pour remonter les lignes de pêche. 800 mètres à remonter à la main.

Frank veut nous tester avant de partir en tente. Les chasseurs nous installent alors le style d’abri dans lesquels ils se réfugient en cas de tempête de neige. Deux traineaux côte à côte couverts par des bâches et chauffés par un réchaud au pétrole. A quatre dedans, la nuit fut courte mais c’est une sacrée expérience ! Pendant ce temps là, Frank roupillait au chaud au milieu de deux gros pêcheurs (chacun son truc).

Les Groenlandais nous apportent plein d’astuces qui améliorent notre confort.

Nous levons le camp, et partons chasser, en espérant ramener du phoque. Les traineaux zigzaguent entre les sculptures de glaces, ne laissant que de frais sillages derrière nous. Les mushers se concertent car la mer est encore loin et trop difficile d’accès, il est donc préférable de faire demi-tour. Frank s’éclipse le temps d’une pause, nous le retrouvons allongé sur un traineau en plein froid. Il faut préserver le chef !

 Le soleil nous accompagne tout le long, nous sommes chanceux.

Kim et Steen s’échappent le fusil à l’épaule, ils reviendront avec un beau lièvre arctique.

Les couleurs sont hissées, le drapeau Corse flotte désormais à côté du Groenlandais, le temps de quelques heures, jusqu’au glacier d’Unesco. La TEAM est plongée dans du coton, cela donne une dimension surréaliste et une impression de solitude.

Les chasseurs débordent de sympathie, nous vivons des moments uniques.

Pour notre dernier jour, l’équipe se dirige vers Oqaatsut , un petit village au bord de l’eau. De minces tâches de peinture sur une feuille A4.

Le temps s’arrête, le soleil perce et nous permet alors de profiter un maximum. Un banc semble nous inviter à le rejoindre, seul face à ce paysage figé.

Un pêcheur vient d’arriver, nous sautons dans nos chaussures. Seulement, nous arrivons trop tard, l’éléphant de mer est déjà en morceaux. Julien nous tend un œil, motivés à relever le défi, nous goûtons un par un sans trop d’hésitation.

Pour la nuit, Jon nous prête sa maison, encore une preuve de plus de leur sympathie. Puis, pour le diner, la mère de Steen nous ouvre ses portes. Un moment de partage au contact direct avec les locaux. Enfin, pour finir notre tour du village, l’équipe se rend chez son fils ou une dizaine de personnes attendent le café.

Comme le soleil ne se couche que vers 23 heures, nous partons entre jeunes sur une colline qui surplombe la banquise.

Tous les éléments sont réunis, le silence est assourdissant, les blocs d’eau s’entrechoquent, les derniers rayons disparaissent ; nous restons muet…

De réels liens se sont crées, les dernières heures pour rejoindre Ilulissat se font le cœur serré.

Ce partage ouvre les yeux, il est donneur de leçons. Nos petits chichis du quotidien sont à revoir…

Merci les gars !!!

QOJANAQ

 

 

 

6 commentaires

  1. karin dit :

    Félicitations, pour cette merveille aventure avec des expériences essentielles, la vie peut être exceptionnelle, on peut oser avant freiner la charrue

  2. De bon matin j’ai pris un coup de fraîcheur en lisant ces quelques lignes bien détaillées de votre aventure, et les images sont du pur bonheur profitez encore et encore de ces moments, bises à tous.

  3. Des moments magiques non dénués de sens savoir que rien n est impossible et infranchissable…une belle unité…. Amitiés.

  4. Marie dit :

    Un journal plein d’émotions, merci du fond du cœur pour ce partage et bravo à vous .)

  5. Marie26 dit :

    Merci les jeunes de nous faire partager tout ça. Ça a du être un sacré moment de vie !!

  6. Un petit bout de femme pleine de vie!
    Une championne!!!!
    Fière de te connaître !!!!

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