Radio France Bleu, Frequenza Mora, défi Atlantique

12 janvier 2010

Bonjour à tous,

Quelques extraits radios lors de la traversée de l’Atlantique à la rame par Frank Bruno et Dumé Benassi. Merci à Frequenza Mora et Jean-Pierre Acquaviva pour leur soutien lors de cette aventure…

  • Jean Pierre Acquaviva, PPDA, Maud Fontenoy
  • Départ de Frank et Dumé
  • Le tour du Monde par Maud Fontenoy
  • 16ème jour, Gros gain et coquillages
  • Ramer, Manger, Dormir avec Jo Le-Guen
  • Message de Jean-Claude, ostéopathe
  • Noël à mi chemin, avec Henri Mariani
  • Pace e Salute
  • Réconfort aux bout du fil...
  • Pascale, compagne de Dumé Benassi
  • C'est usant, c'est usant, c'est usant

GHJENTE – Al di là di u mare

7 janvier 2010

Born4sports.com

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Dans le même bateau…

10 février 2006

Dans le même bateau, un film de Fanny Pernoud.
Le film nous propose de raconter l’histoire de Dominique Benassi et Frank Bruno, tous deux unijambistes et qui ont réussi un exploit en traversant l’Atlantique en 54 jours à la rame.
Cette aventure, Frank et Dumé nous la raconte grâce à leur caméra embarquée qui les a filmés au jour le jour. Ils reviennent sur cette traversée deux mois après lors d’une rencontre chez eux en Corse.
Ce film est le récit d’un exploit, celui des deux premières personnes avec un handicap à avoir traversée l’Atlantique, mais c’est avant tout un belle leçon de vie.
Avec ce film, ils nous racontent également leur itinéraire et leur combat ainsi que leur action auprès d’autres personnes amputées ou valides.

Réalisatrice : Fanny Pernoud
Genre : Documentaire
Durée : 23 minutes
Support de tournage : Beta Num
Diffuseur : Thalassa

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Quelques Photos, par Teddy Seguin

10 février 2006

Quelques photos tirées du site de Teddy Seguin

JT TF1

10 février 2006

JT France 3

10 février 2006

Arrivée de Frank & Dumé et remerciements

23 janvier 2006

medailleUn peu moins de 24 heures qu’on est arrivé, »retour arriere » : la nuit est pluvieuse comme d’hab, la houle semble se calmer le vent aussi, au petit jour mademoiselle « L’ » vient encore nous rendre visite. Les lumières de l’île sont invisibles tellement la pluie est violente pourtant on la sent elle nous tend les bras avec ses joies et ses pièges car en plus de tous les problèmes de navigation habituels se rajoute les problèmes d’approches côtières. Les hauts fonds et les contre-courants. La nuit fut interminable, le rêve nous tend les bras mais on a peur. Ce serait terrible d’échouer si près du but, on commence à voir les premières villas blanches, on devine même sur notre tribord le reef et ses brisants mais on avance, le vent au petit jour se renforce ainsi que la houle. Ce sera fort jusqu’a l’arrivée, l’Atlantique ne nous épargnera donc pas, il boira notre énergie jusqu’à la lie.

Soudain le téléphone sonne l’organisation,le bonheur, vient à notre rencontre, les journalistes nous harcèlent, tout le monde nous donne déjà arrivés alors qu’il y a encore 5 nautiques, on pense au matos de fortune qu’ils tiennent encore le coup, un mât dans cette houle terrible avec le pavillon de bout de vie et un pavilon Corse énorme. Oui ils sont là, ce sont nos proches, on ne sait même plus quoi faire tellement le bonheur est grand. Leurs sourires nous illuminent, nous réénergisent, on y croit c’est là. Le cap de Shirley point-est passé, la sirène est déclanchée, c’est fini. Je fait péter un feu de détresse merci la vie on est arrivé et en bonne état. Nous pénétrons dans la rade de English harbour, les bateaux au mouillage déclenchent leur sirène. Les gens sont venus nombreux, à notre surprise le ponton d’accueil est noir de monde mais seul le regard de nos proches nous importent, je met un point d’honneur pour que ce soit mon pére qui prenne nos amarres…DE MA BLESSURE A JAILLI UN OCEAN DE
LIBERTE.

Remerciements : Napadélice, qui nous a suivi pendant quelques jours, Mademoiselle « L » notre pétrel ange gardien de « Bout de vie », à Dame Atlantique notre maître de stage qui nous a acceptée comme élève, à tous les cargos qui nous ont évité, au voilier australien qui de nuit nous a tenu compagnie par radio sans jamais croire qu’on était à la rame, à vous tous à terre qui nous ont soutenu et cru en nous, à tous les journalistes qui nous ont soutenu, nous soutiennent et nous soutiendrons (à tous ceux qui nous ont pris pour des billes tant mieux de votre non-soutient, vos papiers ne sont pas du tout lu sur l’atlantique par nos amis), à tous les mammifères qui nous ont approché sans nous toucher et à mon prof de Français qui m’a permis d’écrire tout au long de ce voyage le journal de bord sans aucune faute de français !!!

Dimanche 22 janvier 2006 – A bout d’aviron

22 janvier 2006

Certainement notre dernier dimanche à ramer, la terre n’est plus qu’à 84 nautiques devant nous mais nous n’arrivons toujours pas à realiser, concentrés tel est notre devise tant que le bateau ne sera amarré à quai, rien n’est acqui.

Bien sûr on y pense on s’y prépare mais pourtant encore au moins 24 heures dans nos
quart de repos nous n’arrivons pas à dormir tellement nous sommes excités comme des ados qui savent qu’une super boom les attend ! L’océan nous secouera jusqu’au dernier moment mais on sert les fesses, la delivrance est pour bientôt, tous ces moments de tension ne seront bientôt que du passé à oublier et à analyser…

Samedi 21 janvier 2006 – Peut-être encore que 48 heures ?

21 janvier 2006

Ce matin les organisateurs nous ont adressé un message nous prévenant d’un danger de mer très formé et des rafales de vents pouvant atteindre les 40 noeuds. C’est le coeur serré et sous haute pression que nous allons achever cette incroyable traversée. On aurait aimé un peu plus de clémence pour nos vieux os déjà bien amochés mais nous sommes devenus fatalistes.

Derrière nous, beaucoup aimeraient être comme nous ; si proches de l’arrivée. Nos proches sont arrivés en Guadeloupe et rejoignent Antigua aujourd’hui, ça fait du bien de les savoir si près. 152 nautiques nous séparent d’eux et ca va être long ! Que nos anges gardiens continuent leurs superbes bouleaux…

Vendredi 20 janvier 2006 – Au dessus de nous…

20 janvier 2006

Alors que nos conditions de vie à bord sont toujours aussi précaires, la haut dans le ciel, nos proches volent pour nous rejoindre. Nous essayons de calculer par rapport à leur horaire d’atterrissage aux Antilles pour les imaginer au dessus de nos têtes en train de déguster un savoureux repas chaud alors que nous sommes sous des métres cubes de pluie et d’écumes tout le temps.

Bien sur il ne reste plus que 200 nautiques mais Dieu qu’ils sont longs et pénibles. Nous imaginons comment se passeront les retrouvailles, les mots ne serviront à rien, juste les yeux, les accolades pour leur dire merci de nous être si proche, si attaché.

Le verbe aimer prend une autre ampleur, il devient savoureux, rassurant, en Corse on dit « Ti tengu cara » si on le traduit littéralement cela signifie « je te tient chére ». Et voila une fois de plus ce n’est pas l’homme qui écrit mais cette âme qui est partie meurtrie d’une vieille blessure et qui au fond de son parcours de rameur a compris tout simplement que notre passage si éphémere sur terre ne doit etre qu’AMOUR…