vague scélérate en Méditerranée…

4 mars 2010 par Frank Laisser une réponse »

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Pendant des siècles les « terriens » ne croyaient pas les dire des marins hauturiers sur les vagues scélérates et puis les photos, le cinéma et depuis peu les vues par satellites ont rendue raison aux récits des rares rescapés.
On dit que ces vagues seraient créées après une succession de grosses tempêtes et formeraient une onde qui se renforcerait avec de l’eau à courir, pendant son cheminement elles grossissent prennent de la force jusqu’à croiser une terre pour s’y écraser, mais attention à tous navires se trouvant sur sa route.

Hier en milieu d’après midi en Méditerranée un paquebot de croisière au large du cap de Bagur, sur la Costa Brava, (au nord-est de l’Espagne), le Louis Majesty, battant pavillon maltais, a été percuté par une vague géante.
Selon le porte-parole du service de sauvetage en mer espagnol, cette vague a «brisé les vitres de la zone de son salon».

2 passagers sont morts ainsi que 6 blessés à déplorer.

La Méditerranée est une mer fermée et jusqu’à présent nous étions a l’abri de ce phénomène mais cet hiver est particulièrement rude et le fait que l’anticyclone des Acores en ce début d’année soit remonté au nord,il ne nous protège plus et nous prenons de plein fouet toutes les dépressions qui se forment au large de Terre-Neuve et les coups de vents de succèdent. Hier une vague de plus de 8 mètres a fauché ce paquebot pour lui infliger une sacrée correction.

En 2006 j’ai essuyé une vague scélérate à 1400 kilomètres au large des Caraïbes alors qu’avec mon compère Dumé nous ramions. C’était mon tour de tirer sur les avirons, il était 18h et la mer était formée, Est Nord-Est 20 à 25 nœuds, mais sans plus, disons que nous nous étions accoutumé cela faisait 40 jours que nous ramions. Déjà deux tempêtes tropicales nous avaient refroidi « Epsilon » et « Oméga » avaient ébranlé la flottille de 26 yoles de mer. (Dans le milieu maritime il y a un nom par rapport à la force des vents , l’échelle de Beaufort, entre 89 et 102 kilomètres le coup de vent s’appelle « tempête »)
Donc je vaquais à mes occupations de rameur océanique quand je vis la tête de Dumé se décomposer sans pouvoir parler, je compris mais un peu tard que nous allions être fauché par une vague scélérate. Le choc fut d’une violence inouïe, nous nous sommes envolés, fracassés. Heureusement nous étions mousquetonés, il me fallut que quelques secondes pour me rendre compte que notre safran (gouvernail) venait d’être « amputé » !
Au départ nous étions 26 bateaux à regatter ce bel océan Atlantique, nous y serions que 14 yoles à l’arrivée. 12 embarcations ont déclenché leurs balises de détresse pour pouvoir être récupérées par des cargos déroutés, un équipage américain féminin est resté 4 jours sur la quille du bateau chaviré à attendre qu’un porte containers Britannique les récupère!

Un drame pour les organisateurs mais aucun disparu à déplorer.Jamais sur ce type de course n’était arrivé ce cas de figure.

Donc voilà une vague scélérate en Méditerranée, prudence prudence!

PS: Jo Zef a juste entendu « Beaufort » et en  deux temps trois mouvements s’est préparé pour une raclette au fromage de Beaufort !!!

Mascotte ou estomac sur pattes ???

A pluche

4 commentaires

  1. Niko dit :

    Paix à leur âmes.

  2. festor dit :

    J’ai vu un reportage sur ces vagues. Un paquebot était découpé comme avec un chalumeau.

    Condoléances aux familles

  3. arvor dit :

    Il n’y a guère, peut être 12 à 18 mois un bateau de Brittany Ferries à rencontré aussi une vague scélérate, en entrée de Manche ….
    les vitres de plusieurs cabines ont explosé , et les cabines inondées … Par chance , c’était l’heure du casse croute, et tout le monde était au restaurant .
    Moralité: en mer, plus souvent on mange, mieux on prend les coups de torchon !!
    Bon vent à tous .

  4. seb dit :

    Les vagues scélérates ne se propagent pas mais apparaissent brusquement aussi vite qu’elles disparaissent dans un champ de vagues de tempête ou même parfois par mer calme.
    Elles sont la manifestation d’une focalisation spatio-temporelle de l’énergie de la houle.
    Elles peuvent apparaitre en n’importe quel point des mers et océans avec une préférences pour certaines zones où les interactions vent-houle-courant sont favorables à la formation de ce type de phénomène.
    La Méditerranée n’est pas plus à l’abri de ce genre de catastrophe que n’importe quel autre océan ou mer.
    Les connaissances scientifiques à leur sujet s’approfondissent depuis seulement 15 à 20 ans, et leur caractère furtif et hautement imprévisible empêche toute prévision à l’heure actuelle. Quant à les observer, seul de tristes circonstances peuvent le permettre lorsqu’un navire subit sa fureur. Les détecter (satellites…) ne permet que de mieux connaître le phénomène mais tant que la navigation se poursuit, le risque d’en rencontrer une ne sera jamais nul.

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