
Pas à pas on avance ...
Depuis mon retour je me suis réfugié sur mon Cabochard, comme sur une île du Yukon où je fuyais les plantigrades ici je suis sur mon vieux bateau au mouillage pour esquiver les ours en vacances.
Je n’ai pas envie de raconter mon bout de vie car je sais par expérience que ce ne sera pas compris, alors je me suis isolé en attendant la fin de l’été. Quand on me demande où j’étais je répond sur le continent! Ma réponse brève et sèche ne donne pas envie d’en savoir plus.
Cabochard, bourrue et solitaire sont les trois mamelles de l’équipe à Jo Zef!
Je suis assez en connexion par téléphone et mail et je trouve que c’est déjà pas mal, la perspective d’un où deux documentaires télés pointent leur nez, le livre prend forme et de nouveaux partenaires aussi veulent collaborer. Du travail de fond qui commence à payer. Donc je trouve que je donne assez pour rester loin là bas sur mon « île » à contempler de loin 6 milliards d’autres se mettre sur la gueule pour un doigt tendu où pour une place de parking.
Aujourd’hui je suis reparti avec Immaqa, pas loin mais une bonne journée de kayak sans bruit, il y a encore du monde mais je connais assez pour trouver un début de paix, hier j’ai réussi une belle plongée et malgré une montagne d’obligation je réussi à m’évader. Je crois que je ne me referais pas, cette balade en solitaire m’a rendu zen et cette vie monacale dans la vraie nature me convient de plus en plus, alors je m’isole encore un peu plus, attention quand je dis « je m’isole » cela ne veut pas dire ne plus rien donner, dans quelques jours une équipe d’éclopée va débarquer des 4 coins de France pour le stage de plongée Bout de vie et me réjouis de ce partage, mais voilà, avant, après j’ai besoin de temps pour moi pour penser, pour écrire, pour m’évader, pour vibrer.
J’ai trouver un titre pour mon prochain bouquin, encore une simple idée, un coup de crayon papier qui pourra s’effacer, mais je trouve que cela cadrerais avec ce que je vie depuis pas mal d’années:
Ayeltgnu ou je suis chanceux (en Tlingit),
bien sur vous mes chers lecteurs pouvez commenter ce titre et proposer pourquoi pas le votre.
J’attends de pied ferme.(rire)
A pluche
Je n’aime pas le verbe avoir je préfère le verbe être…
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« Etre Chanceux »
On connait le prix de la vie c’est peut être pour cela que l’on savoure plus.
Notre chance est d’avoir compris que nos pb était une chance de rebondir…
Je suis à qq jours du départ. Il me tarde d’être sur la route, à sueur, à en baver mais à être maitre de mes envies…
Tu ne pouvais pas choisir mieux…. La phonétique sera le bienvenu pour ne pas dire n’importe quoi… merci encore de nous faire partager tous ces bons moments… Bises à tous les deux.