2012: L’année Sans Différence!

28 décembre 2011
Ce qui me parait incroyable c’est que beaucoup l’aurait jetée à la poubelle, pourtant elle pince, elle tient seule au fil, c’est juste un peu différent à manipuler !!! Acceptez les « différents »…

Ce qui me parait incroyable c’est que beaucoup l’aurait jetée à la poubelle, pourtant elle pince, elle tient seule au fil, c’est juste un peu différent à manipuler !!! Acceptez les « différents »…

Chaque année une cause ou une nation est mise à l’honneur. Je propose, 2012 : Sans Différence !

Il y a quelques jours sur mon face book j’avais mis cette photo avec un commentaire sur la différence. A ma grande surprise vous avez été nombreux à réagir et pour commencer la nouvelle année de « bon pied » j’ai écrit ce billet.

L’oiseau ne sera jamais l’égal du poisson et pourtant ils partagent la même mer. Le soleil ne croisera que très rarement et de loin la lune mais ils ne peuvent vivre séparés. En électricité la batterie qui alimentera le démarreur est composée d’un plus et d’un moins. Cette pince à linge, malgré son bout en moins est toujours efficace pour sécher vos affaires. Alors pourquoi opposer les différences au lieu de les unir.

2011 est effacé de l’ardoise et le maître des lieux y inscrit 2012. Des résolutions comme chaque année : Fini les guerres, stop aux famines, moins de catastrophes naturelles… Et que le voisin nous regarde comme une personne à part entière !!! Abolition du : « Vous ne savez pas Madame Serfati ! J’ai un voisin handicapé, mais il est très gentil quand même ! Le Poooooooooooooovre ! »

Un habitant du Mans n’est pas un « menteur », celui de Bourges n’est pas un « bourgeois », le citoyen de la capitale n’est pas non plus un « parieur » ?!? Alors pour quoi un handicapé est un pauvre « différent »… Debout les culs de jattes, retroussez-vous les manches les manchots, travaillons « d’arrache pied » pour que nous soyons considérés enfin comme des êtres entiers. En changeant notre regard sur nous mêmes ; les « autres » nous verrons d’une autre manière. Moins de compassion, plus d’échange et de découverte. Celui qui pense que vous êtes handicapé, c’est parce que vous avez envie que l’on vous voit de la sorte. Aux beaux jours, hop en bermuda, en bras nues et que nos mutilations soient une sorte de tatouage et non une honte à cacher. Vous avez déjà vu une pin-up planquant ses attributs au printemps, un « musclor » emmailloter ses  biceps !  Le miroir, toujours et encore lui.  Petite expérience : Mettez vous à l’aise et si un regard semble vous défier faîtes  un grand sourire et approchez vous de lui. Qui sera gêné lui ou vous ? Si vous paraissez en harmonie avec votre corps, la personne en face ne sera plus mal à l’aise et un dialogue s’établira. Plutôt que de le réprimander ou de l’insulter charmez le, démontrez avec malice que vous pouvez être plus filou que lui et le courant s’inversera…

Pour 2012 je vous souhaite de la paix, de la santé. Que vos moignons cicatrisent, que vos emboîtures ne soient plus douloureuses à supporter et que vos rêves les plus audacieux se réalisent. La mascotte se joint à moi pour hurler : Que Dieu vous « prothèse » !!!

Aphorismes amers salés 5…

25 novembre 2011

La Corse sans dessus dessous

La Corse sans dessus dessous

Si les urbains sont si bruyants c’est parce qu’ils fuient le silence qui dit les vérités.
Certains hommes sont comme certaines forêts, il vaut mieux les survoler, rentrer en leur cœur et l’on découvrira un vrai dépotoir.
Grasse matinée : Un entrainement pour mourir, ici repose !
Prieur tibétain : souvent un bel « om » !
L’Europe a la diète, elle perd sa Grèce !
Le vrai se transmet par la simplicité.
La réalisation d’une vie ne doit se construire que dans le partage.
Quand il considérait que sa vie était achevée. Elle commença.
Boiter dans sa tête avant de marcher en boitant c’est cela le handicap.
Je suis un cruciverbiste voyageur je remplis les cases et ne les coche jamais. Le moi j’ai fait, n’existe pas !
Voyager : Oublier qui on est, d’où l’on vient, l’espace d’un instant on devient l’autochtone visité, le frère de route croisé.
Les rêves : Fermer ses yeux pour les construire, les ouvrir pour les vivre.
Que choisir : Les pas déjà faits ou ceux qui restent à faire ?
Quand on croit être  arrivé au sommet en vérité ce n’est que la première marche qui est atteinte.
Gardien du musée du temps : Difficile de garder le temps il s’échappe tout le temps!
Etre libre est un parcours risqué, mais ce chemin est tellement lumineux que la force surgit comme par enchantement.

Un bout de vie aux Ecrans de l’aventure…

6 novembre 2011

Les Ecrans de l’aventure sont le rendez vous incontournable des baroudeurs ! Retrouvailles de copains et copines qui reviennent du bout du monde, je dirais plutôt du bout de leurs rêves. On s’étreint, on a les yeux qui pétillent, c’est bon de se retrouver. Du Yémen à la Polynésie, du fleuve Léna au Danube, du Pacifique à l’océan Arctique, les Ecrans deviennent le camp de base pour  nous réunir pendant quelques instants. Nous sommes là pour voir, rencontrer, argumenter et cette année pour les 20 ans du festival le président est à la hauteur de l’événement en la personne de l’illustre Québécois Bernard Voyer. Homme de défi il a atteint les trois pôles, le Nord, le Sud et le sommet de l’Everest. Sa vie l’a amené à gravir les montagnes les plus hautes des 5 continents mais ce que je retiendrais de lui c’est la profondeur de ses échanges. Il est le président des membres du jury du film et après chaque séance nous débattons. Six personnes différentes pour un palmarès qui doit être au plus près de nos convictions.

Présentation de mes collègues jurys :

Hubert de Chevigny aviateur explorateur a atteint le pôle Nord magnétique en ULM en 1982, il fut l’ancien président de la Guilde européenne du raid.

Ariane Le Couteur Directrice générale de production, elle a produit plus de 50 documentaires aventure.

Grégory Le Moigne, réalisateur spécialisé dans l’aéronautique, il suit depuis quelques années la patrouille Breitling.

Céline Moulys réalisatrice de plusieurs films sur les peuples d’Himalaya.

Le prix Peter Bird va être remis et pour cela nous sommes conviés dans un grand restaurant Dijonnais par les assurances SPB qui dotent ce prix. Grandes tables et décor vieille France, nous nous installons. Anne Quéméré navigatrice qui revient d’une traversée du pacifique en kiteboat se retrouve à mon épaule gauche et bien sur nos histoires ont un gout salé. A notre table deux « Dragon Ladies » ! Un groupe de femmes atteintes du cancer du sein, ont participé à un rassemblement de bateaux à rames  dans les canaux de Venise. Le film est en compétition et la salle fût conquise. Comme à chaque fois la question est : « Quel est votre prochain défi ? » Leur désir est de traverser la Manche avec une pirogue de 6 rameuses. Ne chercher pas dans ces femmes des sportives de haut niveau, pour certaines avant leur cancer elles n’avaient jamais fait le moindre sport. La maladie les a unis et la nouvelle vie leur a donné envie de découvrir leurs limites. Anne les parraine et tout au long du diner, le projet de traverser la Manche se dévoile. La navigatrice se confie, elle aimerait bien les accompagner avec son kiteboat mais il  demande une grosse restauration après plusieurs mois de Pacifique où il a beaucoup souffert. On parle de sponsor, de la crise… Catherine Lanson qui représente SPB assurance demande le silence, elle va dévoiler qui sera élu aventurier de l’année, l’enveloppe est doucement ouverte : « le prix Peter Bird SPB cette année est remise à la navigatrice Anne Quéméré… » Ma voisine est bluffée, l’émotion lui fauche la route, elle est abasourdie. La salle l’ovationne et de l’eau salée apparait dans ses jolis yeux bleus d’océan. Un chèque lui est remis et elle pourra accompagner les Dragon Ladies au printemps ! Un moment merveilleux de partage comme quoi les aléas de la vie sont là pour nous rendre plus fort et plus humains.

Les prix sont décernés et chacun à notre tour nous devons honorer nos élus. Notre président du jury Bernard Voyer sait mettre une grande émotion au millier de spectateurs présent, humour et philosophie ont donné le ton de la remise des trophées. La tache qui me revient est de décerner le trophée Alain Bombard. J’avais préparé un petit laïus et avec un plaisir immense je demandais à Eric Béllion skipper du voilier Jolokia de venir nous rejoindre. Un film dévoilant l’histoire d’une bande de « bras cassés » qui ont battu le record  de transat entre Lorient et l’île Maurice. Un équipage mixte valides et moins valides qui n’avait qu’un seul objectif, donner leur meilleur…

La nuit fût entrecoupée d’échanges, de confidences, de rencontres…

Un grand merci à la Guilde Européenne du raid qui m’a permis d’avoir la lourde tache d’être l’un des membre du jury. Un grand merci à tous les sourires croisés, public et intervenants et un gigantesque merci à Cléo qui est une organisatrice des Ecrans de l’aventure au cœur immense…

Aphorismes amers salés 4…

29 octobre 2011

Utopie... Trouvé sur un magazine d'aventure norvégien.

Utopie... Trouvé sur un magazine d'aventure norvégien.

Laurent Blanc, pourvu qu’il reprenne des couleurs.
Houle,  La mer enfle, elle devient bossue mais qui est Esméralda.
Atlantique : Océan. Planète bleue, oh c’est grand !
Football : Un gardien de but se suicide, histoire de détente.
Un centenaire qui rêvait d’aller à Milan.
Nous ne sommes que des étoiles filantes très éphémères, écrire c’est se transformer en comète.
Mourir : Je me demande quel temps il fera. Moufles ou crocs…
Corneille : Heureusement que cette espèce ne fut pas baptisée Racine, je suis certain qu’elle aurait bien moins volée !
Notre vie est si courte, l’écriture nous rend immortelle.
Chirurgie esthétique : Des seins à tâter, non des saints athées !
Enceinte : Caisse de résonance de la vie.
S’expatrie : Partouze patriotique !
Polyamour : Pourquoi être égoïste, mort à l’amour possessif, exclusif, définitif…Je vous aime !
Ilo veyou : Un archipel où j’y ai trouvé une crique, Camille attend moi, je suis un marin errant…
Amoureux étourdies : Mains qui tremblent, tête qui tourne. Mais de qui est amoureuse la terre qui ne cesse de tourner et trembler ?
Art plastique : Résidence secondaire non intégrée au paysage insulaire.
Produit de consommation, indice de carbone contrôlé. Télévision, à quand l’indice de télé conne ?
Taverne de la rose : Pour la 12, on annule la salade royale et  au brie, mais on garde la quiche de hollande. Non pas de vals elle n’est pas assez pétillante… Une sauce à l’ail pour la quiche, non sauce à liste !!!
Poète marin n’est pas simple ; on passe sa vie à naviguer car il est impossible de « jeter l’encre » !

Déprime: refrain des temps modernes.

24 octobre 2011
Rencontre à Kulusuk (Groenland). Nos différences nous unissent!

Rencontre à Kulusuk (Groenland). Nos différences nous unissent!

Si l’occident connait autant de gens sclérosés c’est qu’un mal sournois rode, mais qui est cet ange noir.

Pas une journée où l’on n’entend pas parler de suicide, de règlement de compte avec des violences inouïes. Médicaments, coaching à tout va et le rouleau compresseur broie tout sur son passage. La simplicité a abandonnée notre quotidien et la technologie est devenue notre bâton de pèlerin. Bien fragile comme canne, elle  rend accro-dépendant, un grain de sable et tout va de travers. La violence en fond d’écran, n’effraie plus, on s’y est habitué. La télé, trop pudique d’un téton qui dépasse, ne se gène pas d’assaillir le téléspectateur passif par une violence sans relâche. Meurtres, assassinats, tortures barbares et trahisons entre la soupe et le hachis Parmentier, comme dessert un jeu vidéo de massacre et planqué dans la chambre, une p’tite bataille en ligne avec un inconnu caché derrière son pseudo ! Extérioriser la violence c’est l’anéantir disent les vendeurs de rêves, mais je fais parti des utopistes qui pensent le contraire. Dans la vie de tous les jours il n’y a pas de joker, la mort n’est pas virtuelle, elle est présente à chaque carrefour.  Je suis surpris des enfants qui sans scrupule se promènent avec le revolver en plastique, pas plus que ses jeunes filles habillées en princesse. Pourquoi mentir à ces futurs adultes, ni le voyou et encore moins les palais seront leur futur, la réalité sera plus terre à terre. Pourquoi ne pas amener les gamins dans la nature à la découverte de son « morceau de vert ». Un poète des temps moderne a sorti un livre sur la faune et la flore intra-muros ! Oui nous avons tous besoin de rêve, mais il faut qu’il soit accessible. L’impossible tue à la longue. Derrière tout ça se cache le dragon à 7 têtes : G7, la surconsommation. Créer le besoin pour rendre accro le consommateur, s’asseoir sous un arbre pour causer avec les oiseaux ne remplit pas le caddie. Dormir à la belle étoile plutôt que vouloir ressembler à une star, parler de nos différences plutôt que d’en faire des barrières infranchissables. Oui je suis chanceux de pouvoir le faire, mais s’en donner les moyens est à la portée de tous. Dans les anciens peuples du Grand Nord tous les événements dans une vie sur terre étaient considérés comme des expériences uniques. La naissance d’une enfant, n’avait pas plus d’importance que la mort d’un aïeul, quand le dentiste passait pour la visite annuelle on se réjouissait de voir quelques « quenottes » sauter car c’était une expérience de vie. Philosophie de vie, de personnes sans instruction, mais qui n’étaient pas bousillés par le TGV de la surconsommation. Les bons penseurs leur ont porté le « confort » et depuis quelques années ses régions connaissent un taux de suicide ahurissant. Chaque fois que je décroche d’ici, le retour est brutal. Quelques heures sans connexion, et la sérénité pointe le bout de son nez. En offrant les stages de plongées Bout de vie je vois comment en les déconnectant ils trouvent des réponses à leur soucis.

Vous avez tous connu une soirée de « black out » électrique ! Les bougies sont ressorties et les conversations vont bon train, les plus chanceux allument la cheminée sans vitre et cette veillée restera inoubliable…

Ce billet n’est pas moralisateur, un petit envoi de maquis Corse pour vous donner envie de tout couper ce soir et deviner de quelle direction vient le vent…

Aphorismes amers salés 3…

21 octobre 2011

Chut bateau rêveur...

Chut bateau rêveur...

Libeccu : Ce n’est pas grave on partira plus tard.
Lavezzi  d’été, la mer urbaine, Lavezzi d’hiver une vraie aubaine.
Marcher : Volonté de ceux privés de jambe. Les autres : c’est quand même fatiguant.
Les manchots empereurs, un prince sans bras ?
Espana, cabo Trafalgar. Corsica Cabo chard !
Boiter, luxe de l’unijambiste appareillé.
Capitale, illusion en lettre minuscule.
Mineur, un mioche en profondeur.
Si tu as la tête qui te tourne, profite de cette aubaine pour te regarder les fesses.
Plastiquée, villa pas bio.
Anticiper : prévoir l’imprévisible. Zut, ce n’était pas prévu.
Ecrire un livre, éclairer le chemin des nuits blanches.
Chandelle : tu trembles sans m’oublier et de toi je ne peux me passer.
Bivouac bipède, monovouac amputé !
Comment envoyer au coin un enfant esquimau dans son igloo ?
Banni par ses parents, il devint une étoile scintillante et eut beaucoup de comètes.
Si vous marchez sur des fleurs, je vous en prie, ne les faites pas souffrir.
Un bruit qui court finira toujours par tomber.
L’écorce des arbres, insularité de la forêt.
Sylvain Tesson n’est pas un plat littéraire ébréché.
Je me demande si un poisson agréable est un sar cosy ?
A voir les hommes ne parler que d’argent je me demande où Dieu a bien pu planquer son magot ?
Une femme qui a un amant est une trainée, un homme qui cocufie sa femme est un salaud et celui qui se trompe de vie ? Adulte erre !
Ce curé qui croyait que Dieu était amour ! Encore une histoire drôle !
Homme d’affaires, il court derrière les bourses, homme de fer, il ne court plus il a perdu les siennes, de bourses.
Quand les feuilles tombent, c’est parce qu’elles savent que la terre a froid, elles l’ emmitouflent.
L’ours n’hiberne pas il médite à son futur repas.
Lizarazu, petit basque Cabochard.
Remontées mécaniques, sclérose en plaque de la montagne.
A quoi sert le vent ?  A te ventiler. A quoi sert la pluie ? Essaie de boire du sable. A quoi servent les hommes ? A s’entretuer…
Handicapé, Andy est bachelière ?

9 éme stage, c’est parti…

25 septembre 2011
Ambiance feutrée du bord, rêve ou réalité. Seul le présent est un cadeau.

Ambiance feutrée du bord, rêve ou réalité. Seul le présent est un cadeau.

Avions à l’heure, vent calme, température douce… Les stagiaires viennent de débarquer au 9éme stage de plongée sous marine Bout de vie.

Ne croyez que je sois blasé car c’est le neuvième stage, non l’émotion est toujours aussi forte. Une semaine où des p’tites sœurs et frères de vie vont partager le parcours à cloche pied d’un sacré Cabochard.

Pour plus de paix et de sérénité la Galiote est déjà au mouillage dans la baie de Santa Manza où l’été  a décidé de jouer les prolongations .La mer à peine ridée, semble faire flotter en apesanteur le bateau qui va accueillir nos argonautes. L’exercice commence, pour rejoindre le bord il faut embarquer sur un pneumatique, pour la plupart c’est une première. 19h nous sommes en place pour une sacrée semaine. Gunther présente son équipe et explique le fonctionnement du bord, fini l’eau courante, l’électricité. La vie sur un bateau pour un urbain est un effort de chaque instant. A mon tour de leur souhaiter la bienvenue et de commencer le démaquisage des idées reçues. L’apéro, moment sacré du bord, est agrémenté par une bande de dauphins.  Comme s’ils avaient compris que le symbole de Bout de vie était le copain de Flipper à la queue coupée continuant à vivre et  sourire. Des dauphins pour commencer la semaine, quel beau cadeau de la vie.

Demain l’ancre sera levée, cap au sud ouest, pour rejoindre l’archipel des îles Lavezzi, mais c’est encore loin. Ce soir certains dormiront les yeux dans les yeux avec les étoiles, comme quoi même malmené par la vie un jour ou l’autre la tempête laisse place au beau temps, il suffit de s’accrocher et d’être patient…

Merci à Eole et Neptune, vous semblez bien clément avec nous…

Etape du Tour Mondovélo 2011 J-7

4 juillet 2011
Sortie musclée avec mon cousin Stéphane qui était en préparation du Triathlon Ironman de Nice.

Sortie musclée avec mon cousin Stéphane qui était en préparation du Triathlon Ironman de Nice.

Dernière semaine avant l’étape du tour Mondovélo 2011 …

L’année dernière j’étais seul face à moi-même dans l’une des régions les plus isolée et hostile de la planète, cette année je vais pédaler avec 10 000 concurrents des quatre coins du monde ! Depuis mon retour du Yukon j’ai repris la selle pour des entraînements stricts. Je ne suis pas fan de rassemblement, mais une fois sur place, je m’adapterai et je sais que je prendrai du plaisir à pédaler en compagnie.

Depuis 2008 Laurent Benezech parrain de l’association monte une équipe Bout de vie pour participer à l’une des plus prestigieuse course cyclo-sportive du monde. Il est organisateur à 100% et le but est de récolter des fonds pour financer les stages qu’organise l’association. Nous étions 6 en 2008 nous serons 30 coureurs cette année !  Sacré boulot que d’organiser tout ça, bravo. AXA atout cœur et la Fondation la française des jeux sont les mécènes. Pour ceux qui seront sur les bords de la route, nous porterons les maillots blancs FDJ avec le logo Bout de vie…

Dans l’équipe 3 amputés, Jean-Marie Buchot. Amputé d’un bras et abimé sur sa main restante, c’est un phénomène, l’année dernière il a fini dans les 150éme sur 10 000 valides ! Respect, respect !!!

Le deuxième larron sera Dume Benassi, dois-je le présenter ? Amputé de cuisse, il pédale sur une jambe. Pousser, tirer et le tout sur les cols les plus terribles de France : Le col du Télégraphe 1 er Catégorie, le Galibier hors catégorie et après, cerise sur le gâteau les 21 virages de l’Alpe d’Huez !!!

Le troisième vous le lisez en ce moment, un poil têtu et Cabochard, je me suis entrainé sérieusement, un peu moins de 1000km mensuel depuis septembre par tous les temps. Une remarque, la Corse ce n’est pas plat du tout ! J’ai suivi une diététique drastique, avec une nourriture ciblée endurance. Je pèse 3 kilos de moins qu’il y a deux ans et pris de la masse musculaire au niveau des membres inférieurs . Mon nouveau vélo pèse 2 kilos de moins ce qui fera pour les matheux, 5 kilos de moins soit 15 watts X 5= 75 watts de plus d’énergie !!! Ca c’est la théorie !!!

Bref, qui vivra verra… Yakapédaler !!!

Lundi 11 juillet nous serons lâchés à 7h00 pour 109 km, course courte donc qui va demander de la vitesse !!! Pour ma part je vais me caler sur un rythme et je vais essayer de le tenir. La tentation est toujours forte, vouloir suivre un peloton un poil plus fort que soi, ce qui engendre à un moment ou un autre une explosion en vol. Sur l’étape du Ventoux j’ai vu des gars attaquer les premiers cols comme des avions, mais je les ai retrouvés « carbonisés » dans l’ascension du géant de Provence. Apprendre à gérer sa course pour arriver dans les derniers virages avec de l’énergie pour pouvoir se faire plaisir et mettre le feu au poudre… Le final est toujours rempli d’émotion, le public est nombreux et dés qu’il remarque nos « différences », il chante, il encourage, il court à côté…

Un grand merci à Laurent Benezech organisateur qui a fait toute les démarches de recrutement et démarchage auprès de institutions, France Barbé ma webmaster aventure qui habitant la région nous a trouvé un hôtel sur la ligne de départ. A tous les bénévoles d’AXA atout cœur qui feront un point ravitaillement, ce qui nous évitera la pagaille de celui ouvert à tous. Un grand merci à la Fondation la Française Des Jeux avec un petit clin d’œil pour Dalila Helimi qui a toujours su perdre beaucoup de temps avec moi qui ne suis pas un grand champion des papiers. Merci beaucoup, grâce à vous plein de nouveaux arrivants dans la famille Bout de vie pourront profiter de stage d’apprentissage pour une nouvelle vie « différente ».

Rendez-vous sur la route de l’étape du tour Mondovélo 2011…

Encouragement fortement apprécié !!!

Pousser, tirer, pousser, tirer…

La mascotte préfère : Crêper, tartiner, enfourner ! (Soupir)

Amour et liberté

25 mai 2011
Amour et liberté

Amour et liberté

Donne moi ta main

Je m’évertuerai à te guider

Donne moi ton amour

Je saurai te protéger

Donne moi ta joie

Je chasserai tes ténèbres

Donne moi ta douceur

Je serai ton servant

Laisse moi ma liberté

Je saurai toujours revenir…

Extrait de mes cahiers: Mots de maux entre vous émoi

Trail de Lozère 2011, pour un Bout de vie…

20 mai 2011

Le trail de Lozère depuis trois ans reverse un euro à Bout de vie pour chaque concurrent inscrit.

Mais comment de la Corse à Chanac la connexion fût possible ?

En 2008 je défendais  notre cause dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin sur les ondes de RMC. La famille Miquel passionné par le sport d’endurance avait accroché à mon récit de traversée du Groenland. Magie du net il trouvait les coordonnées de Bout de vie et m’invitait pour donner une conférence sur le dépassement de soi la veille de la course. En accord avec l’équipe des  Salta Bartas, association qui organise la course, ils décidaient d’un accord commun de reverser un euro par concurrent inscrit…

Petit village très chaleureux situé en pleine nature, chaque année, 500 coureurs des bois viennent s‘affronter pacifiquement sur les sentiers perchés de la belle Lozère.  Pas trop loin de là se trouve le centre de Montrodat qui est un établissement accueillant la jeunesse dites « handicapées ». Bien sûr je ne pouvais passer dans la région sans m’y arrêter. Un moment très touchant avec des jeunes pleins d’énergie positive.

L’année dernière Marianne Chapuisat avait été la conférencière d’avant course, quelques sommets au-delà des 8000 MTS d’altitudes avait conquis les athlètes venu en masse, cette année j’ai mis la barre haute pour Thierry Corbalan qui a réalisé la traversée des Bouches de Bonifacio A/R  en mono palme tout en étant amputé des deux bras. Il va devoir s’improviser conférencier…

Dimanche matin sur la commune de Chanac en Lozère 500 concurrents vont s’élancer pour un Bout de vie…

Info pratique :

Parcours et Horaires
– Le départ et l’arrivée du Lozère Trail ont lieu le dimanche 22 mai devant la salle polyvalente de Chanac. Le départ ayant lieu à 8h30
– Le LOZERE TRAIL est une épreuve qui se compose de deux courses respectivement longues d’environ 43,5 km et 22 km pour un dénivelé positif de 2300 m et 900 m (et autant en négatif).
– Les deux courses ont un départ commun à 8h30, le choix définitif de la distance peut être effectué au ravitaillement du 14ème km
.

Merci Philippe et salutation sportive à tout ton clan.