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	<title>BoutDeVie.org - L&#039;association de Frank Bruno, pour les personnes amputées. &#187; Arcticorsica 2012</title>
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		<title>La presse en parle.</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 21:41:10 +0000</pubDate>
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		<title>Epilogue d&#8217;Arcticorsica&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 18:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7645" class="wp-caption aligncenter" style="width: 689px"><img class="size-full wp-image-7645" title="550961_293506100754984_320932963_n" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/550961_293506100754984_320932963_n.jpg" alt="Aprés 116 jours d'effort, la récompense..." width="679" height="960" /><p class="wp-caption-text">Après 116 jours d&#39;effort, la récompense...</p></div>
<div id="attachment_7646" class="wp-caption aligncenter" style="width: 413px"><img class="size-full wp-image-7646" title="47917_293509827421278_435911555_n" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/47917_293509827421278_435911555_n.jpg" alt="Les scolaires m'attendent aussi, un vrai bonheur de partage..." width="403" height="403" /><p class="wp-caption-text">Les scolaires m&#39;attendent aussi, un vrai bonheur de partage...</p></div>
<div id="attachment_7647" class="wp-caption aligncenter" style="width: 874px"><img class="size-full wp-image-7647 " title="208221_293506307421630_818177395_n" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/208221_293506307421630_818177395_n.jpg" alt="Notre différence, c'est notre force..." width="864" height="611" /><p class="wp-caption-text">Notre différence, c&#39;est notre force...</p></div>
<div id="attachment_7648" class="wp-caption aligncenter" style="width: 458px"><img class="size-full wp-image-7648 " title="45289_293506360754958_298432189_n" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/45289_293506360754958_298432189_n.jpg" alt="Retrouvaille avec mon filleul..." width="448" height="672" /><p class="wp-caption-text">Retrouvailles avec mon filleul...</p></div>
<p>Arcticorsica est déjà inscrit dans mon passé, le sablier du temps n’a pas de patience avec les rêveurs, il file vers le futur sans se préoccuper de nous pauvres chronophages.  Les souvenirs s’embrouillent, pourtant tout s’enchaîne comme par magie. Valentin m’a fait la joie de venir à l’arrivée, je suis chanceux qu’il soit là. Je sais que des surprises m’attendent mais je dois rester concentré. Un bateau, tant qu’il n’est pas solidement amarré à quai,  n’est jamais arrivé, Immaqa le sait. Je dois lui rendre la confiance qu’il m’a faite pendant ce long voyage. J’ai convenu que je passerai la ligne du phare des Lavezzi  vers 11h, quelques bateaux seront là pour m’accueillir mais Véro m’a caché des choses. Un SMS du directeur de l’école des primaires m’annoncent un peu de retard, je vais en profiter pour me relaxer. Je trouve une « plagette » pour beacher mon beau kayak, je pratique une longue série de respiration et je m’endors. Oui vous avez bien lu, je m’assoupis quelques minutes. Va falloir y aller les copains ! Je fais un dernier tour au travers des blocs de granit et pars vers la fin de mon rêve. Le vent s’est mis d’Est, il va m’aider. J’avance à bon rythme, le premier yacht me rejoint, Yves et Véro2, accompagnés de mon filleul, de mon oncle et de Loïc. Je les salue mais je dois garder les mains sur les pagaies, je devine la passe de l’îlot du Beccu, derrière surgira le phare le plus sud de France. Un pneumatique droit sur moi, les caméras, Valentin et ma « Vrai ». Je sens une grosse boule surgir de je ne sais où, je ne veux pas me déconcentrer. Marc-Dominique pratique une savante manœuvre avec son embarcation pour se coller à moi, Véro me prend la main, je me transforme en Marie-Madeleine. Mais je n’ai pas fini, je dois me reprendre, le vent légèrement de travers, m’oblige à vite retrouver ma cadence. D’autres bateaux arrivent, j’essaie de saluer tout le monde sans perdre ma concentration. Je devine le coin Est du phare bientôt je verrai son nom inscrit sur sa face Sud. Ca y est, je l’ai passé, en premier lieu je contacte par VHF le sémaphore de Pertusato qui officialisera mon arrivée à 11h46, le personnel de veille de la marine nationale me félicite, je n’arrive plus à parler, je suis comme choqué. Je dégoupille un feu de bengale de sécurité et me laisse porter par le vent. Au fur et à mesure que j’avance je m’aperçois que tous les scolaires sont sur les cailloux avec des grands dessins pour m’accueillir. Je leur envoie des baisers, je ne suis plus sur terre, je crois que je vais me réveiller. Je les rejoints sur le ponton de l’île, Alain fait sauter une bouteille de champagne et m’arrose, je saute à quai au milieu de tous ces gamins qui m’ovationnent, je suis aux anges. J’embrasse Eric le directeur et tout les enseignants. Norra et Jo Zef passent de mains en mains.</p>
<p>Ca y est je l’ai fait… La journée n’est pas finie, Patrice et Marion correspondant de TF1 me coincent pour recueillir à chaud mes impressions, Fabrice le réalisateur du film de cette aventure est lui aussi avec sa besace de questions. Véro m’observe, elle devine ce qu’il se passe dans ma tête de sauvage. Les enfants rejoignent la plage des Lazzarine, je leur ai promis de me joindre à eux pour le casse-croute. Valentin est la première personne qui a pris mes amarres, il n’en pouvait être autrement. Mais la journée n’est pas fini à 16h j’ai rendez-vous à Bonifacio avec tout ceux qui n’auront pas eu la chance d’être en mer. Je repars en kayak et m’offre un vent portant, je peux envoyer mon cerf-volant qui me permet d’avancer sans forcer. La cité des falaises se dévoile, toujours aussi imposante, elle semble m’attendre depuis si longtemps. D’autres amis me rejoignent en bateau, je savoure ces moments précieux. Puis le goulet qui me mènera au port s’offre à nous. Les bateliers à chaque passage, racontent aux micros mon parcours, les touristes enthousiastes rapporteront un souvenir de plus de l’île de beauté. L’effet venturi se fait sentir et ce petit kilomètre qui me sépare du quai va se montrer sportif. Je reprends le rythme, le vent contraire ne fait plus peur, c’est devenu un confident de voyage. Encore un bateau, Wilfrid amène un ami journaliste pour photographier ce moment privé, je sens dans ses yeux beaucoup d’émotions, Hervé écrira un article très touchant sur mon périple. Le bateau des scolaires me rattrape à quelques encablures du quai d’honneur, les gamins sont déchainés, leurs chants arrivent presque à couvrir le bruit des sirènes des bateaux.  Le maire de la ville et vice président de l’assemblé de Corse m’ouvre ses bras, on est des amis de longue date. Ce n’est pas un officiel mais un pote avec qui j’aime me confier. Puis je découvre au milieu de cette foule des visages familiers, Steve, Stéphanie, Thierry u Dolfinu compagnons de vie de l’asso, ma tante… Je ne cesse d’embrasser tout le monde, trois charmantes représentantes de la société Corsica Tour, partenaire du projet sont là… Je ne pourrais citer tout le monde mais cette arrivée est plus belle que je ne l’aurai imaginé. Beignets au bruccio et pain des morts accompagnés de champagne pour des retrouvailles qui font du bien. Mais pourquoi en rester là, un diner pique-nique au coin du feu sur une plage nous permettra de gouter ensemble aux joies de ce que ces 4 mois d’aventures m’ont apportés…</p>
<p>Ce billet clôturera mon journal de bord Arcticorsica  mais pas mon blog et je profite de cette bafouille pour vous remercier. Sans vous mon voyage aurait été plus terne, plus sombre, vos messages m’ont ému, touché, boosté. Ce trip de prime à bord en solitaire ne l’était pas, vous étiez toujours un peu présent.</p>
<p>Pour ceux qui souhaitent continuer à lire mes périples, en avant première mon livre<a href="http://editionsaucoindelarue.fr/Recits/ayeltgnu-le-defi-dune-vie-debout.html"> Ayeltgnu le défi d’une vie debout</a>, est, avant sa sortie officielle du 18 octobre, en vente sur le site de mon éditeur Au coin de la rue. En fil rouge ma solitude du fleuve Yukon que j’ai eu la chance de pagayer été 2010 et quelques anecdotes « cabochardesques ».</p>
<p>Petit cadeau un clip de quelques secondes : Attention cette vidéo est une exclusivité planétaire. Pas conseillée aux grincheux, rabat-joie, matérialiste, tueur de rêve…<br />
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<p>A pluche…</p>
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		<title>Arcticorsica au JT de TF1&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Oct 2012 12:25:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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L&#8217;incroyable exploit d&#8217;un sportif amputé Vidéo jt_tf1_weekend sélectionnée dans Actualité 
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			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.wat.tv/embedframe/180467chuPP3r8883643" frameborder="0" style="width: 560px; height: 315px;"></iframe>
<div class="watlinks" style="width:WIDTHpx;font-size:11px; background:#CCCCCC; padding:2px 0 4px 0; text-align: center;"><a target="_blank" class="waturl" href="http://www.wat.tv/video/incroyable-exploit-sportif-5aenv_2i6xp_.html" title="Vidéo L&#039;incroyable exploit d&#039;un sportif amput&eacute; sur wat.tv"><strong>L&#8217;incroyable exploit d&#8217;un sportif amputé</strong></a> Vidéo <a class="waturl altuser" href="http://www.wat.tv/jt_tf1_weekend" title="Retrouvez toutes les vidéos jt_tf1_weekend sur wat.tv">jt_tf1_weekend</a> sélectionnée dans <a href="http://www.wat.tv/guide/actualite-info" class="waturl alttheme" title="Toutes les vidéos Actualité sont sur wat.tv">Actualité</a> </div>
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		<title>Ligne d&#8217;arrivée enfin passée&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Oct 2012 21:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonsoir à tous, je serais très bref car la journée fût aussi longue que fantastique.
De l’émotion, du partage, du rire, quelques larmes, et beaucoup de joie d&#8217;avoir enfin conclu cette incroyable aventure Arcticorsica.
Encore un coup de mes anges gardiens, l&#8217;équipe du JT de 20h de TF1 a filmé l&#8217;arrivée. Rendez-vous samedi 6 octobre à 20h30 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir à tous, je serais très bref car la journée fût aussi longue que fantastique.</p>
<p>De l’émotion, du partage, du rire, quelques larmes, et beaucoup de joie d&#8217;avoir enfin conclu cette incroyable aventure Arcticorsica.</p>
<p>Encore un coup de mes anges gardiens, l&#8217;équipe du JT de 20h de TF1 a filmé l&#8217;arrivée. Rendez-vous samedi 6 octobre à 20h30 avec Claire Chazal&#8230;</p>
<p>Promis demain je reviendrais sur ce bouquet final&#8230;</p>
<p class="facebook"><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.boutdevie.org/blog-frank-bruno/ligne-darrivee-enfin-passee/" target="_blank"><img src="http://www.boutdevie.org/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/facebook_share_icon.gif" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.boutdevie.org/blog-frank-bruno/ligne-darrivee-enfin-passee/" target="_blank" title="Share on Facebook">Partager sur Facebook</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Last night in paradise&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Oct 2012 21:46:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je suis en train de sortir de mes rêves car quelqu’un rode autour de ma tente, je ne l’entends pas mais je sens une présence. Ici pas de prédateur à part l’homme, je m’applique à ouvrir le zip de mon abside sans faire trop de bruit pour surprendre un renard en quête de compagnie. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7631" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-7631" title="PA040001.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/PA040001.JPGweb.JPG" alt="Un moment tellement rêvé..." width="640" height="480" /><p class="wp-caption-text">Un moment tellement rêvé...</p></div>
<p>Je suis en train de sortir de mes rêves car quelqu’un rode autour de ma tente, je ne l’entends pas mais je sens une présence. Ici pas de prédateur à part l’homme, je m’applique à ouvrir le zip de mon abside sans faire trop de bruit pour surprendre un renard en quête de compagnie. La nuit est étoilée avec un gros morceau de lune qui éclaire la plage endormie, je parle à mon visiteur qui ne semble pas être apeuré, mon histoire ne l’intéresse pas trop son actu à lui, c’est survivre. Je démonte mon bivouac, un dernier gros morceau m’attend, la traversée du golfe de Santa Manza. Oh, la Méditerranée ce n’est pas la mer de Botnie mais je reste vigilant quand même. Le Ponant est déjà en place, les Bouches de Bonifacio lui conviennent à ravir pour œuvrer sur un pauvre kayakiste en route. Je m’applique, cela est ma devise, donner mon meilleur pour m’en sortir au mieux. Un duo de dauphins me croise mais je vais trop doucement pour qu’ils daignent venir à mon étrave. Finalement je rejoins la pointe de Capicciulu et me retrouve sous le vent, chaque cailloux me rappellent une histoire salée, je passe à fleur des écueils des Gavetti, je me souviens d’un sauvetage où j’avais récupéré une famille qui avaient fait naufrage. Le père, la mère et trois enfants. La plus petite était inconsolable car son doudou était resté coincé à bord de l’épave. Je me rejetai à l’eau pour le lui récupérer. Tiens, Norra et Jo zef applaudissent ! Je file vers les îlots de Porraghjia, comme ils sont bons les poireaux sauvages en hiver. Je m’accorde une pause café, je ne suis plus très loin de Cavallo, la brise n’est plus très forte et je peux procéder tout en rêvant. Finalement, devant moi surgissent les Lavezzi, l’île qui m’a reconstruit mais qui m’a vu déménager. Le tourisme de masse les ont rendu invivables. Je vois du monde, je devine des bateaux, je dois accepter que ce n’est plus mon ile. Je connais un coin où je devrais être tranquille, je beach Immaqa, la machine à penser se met en route. Ces 4 mois de solitude, ces 116 jours de raid m’ont rendu plus fort, mais plus dur en même temps. J’ai dû être intransigeant avec moi-même, la faiblesse des autres m’est difficilement supportable. Je suis sincère, je ne veux rien cacher, je vais retrouver les « autres » et comme disait Sarthe : L’enfer c’est les autres. Au milieu de tous ça mes potes qu’il me tarde de retrouver, vous peut-être alors je souris, mais je crains ce retour, je me souviens du livre de Bernard Moitessier qui après un tour du monde à la voile repartait pour un autre tour, peur de la confrontation avec la foule. Je n’ai fais que la traverser, je ne l’ai qu’effleurée, maintenant je vais m’y plonger à bras le corps. Me voilà au bout de mon rêve, demain à 11h je passerai officiellement la ligne imaginaire du phare des Lavezzi, la boucle sera bouclée. Je suis ravi de savoir que tous les élèves  primaires de Bonifacio seront en mer, je croiserai le regard des copains… Ce soir je suis caché quelques part et je vais déguster cette dernière soirée de solitude. Cette nuit j’ai lu quelques messages d’amis, l’un d’eux m’écrivait ceci : Tu n’as pas réalisé un exploit, tu as juste effleuré les étoiles…</p>
<p>Je vous embrasse du fond du cœur et vous envoie un peu de douceur méditerranéenne.</p>
<p>Yes i&#8217;m a free man</p>
<p>PS : Jo Zef va faire découvrir les Lavezzi à Norra…</p>
<p>A pluche !</p>
<p class="facebook"><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.boutdevie.org/blog-frank-bruno/last-night-in-paradise/" target="_blank"><img src="http://www.boutdevie.org/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/facebook_share_icon.gif" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.boutdevie.org/blog-frank-bruno/last-night-in-paradise/" target="_blank" title="Share on Facebook">Partager sur Facebook</a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Du pays du silence au pays du vent&#8230;Presque 4 mois!</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 17:41:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je retrouve enfin mes automatismes, je lève le camp plus aisément sans oublier le « truc » qu’il faut remiser pour la énième fois dans le sac étanche déjà planqué au fond du kayak. A 6h45 je glisse déjà sur l’eau. Devant moi le golfe de Porto-Vecchio, chose incroyable une houle de 1 mts de nord me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7623" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-7623" title="PA030004.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/PA030004.JPGweb.JPG" alt="Bivouac dans ma commune de Bonifacio, j'ai du mal à y croire!" width="640" height="480" /><p class="wp-caption-text">Bivouac dans ma commune de Bonifacio, j&#39;ai du mal à y croire !</p></div>
<p>Je retrouve enfin mes automatismes, je lève le camp plus aisément sans oublier le « truc » qu’il faut remiser pour la énième fois dans le sac étanche déjà planqué au fond du kayak. A 6h45 je glisse déjà sur l’eau. Devant moi le golfe de Porto-Vecchio, chose incroyable une houle de 1 mts de nord me pousse vers mon objectif, le bulletin météo de ce matin n’en parlait pas. Je saisi cette opportunité pour filer à bonne vitesse. La baie est profonde et le Ponant encore endormi commence à s’ébrouer, je sais qu’aujourd’hui je vais encore avoir droit à un cours de vent contraire, je suis prêt pour passer ma thèse d’ailleurs ! La mer est très brouillonne mais à chaque ondulation je pars en surf, un vrai plaisir grisant. En plein milieu j’émets un appel par VHF au sémaphore de la Chiappa pour signaler mon passage, une habitude que j’ai pris à chaque passage de phares gardés par les marines nationales locales. Nous dégageons canal 15, la voix me semble familière, et pour cause. C’est un copain qui est de veille, il m’a vu hier au large en descendant en voiture de Solenzara. Ça sent la maison tout ça. Je poursuis en rasant la côte je n’en ai plus pour longtemps, le vent d’ouest va arriver pour l’heure de l’apéritif. Nous longeons les plages de Palombaggia mondialement connus, mais je n’y vois que désespoir et vanité humaine. Des immenses demeures vue sur la mer, qui sans exception sont toutes volets clos. J’aurais envie d’appeler cette région la « côte des lits froids »!  Certain locaux ont vendu leurs terres sans aucun scrupule et des milliardaires ont le droit de bétonner le littoral pour quelques petites semaines estivales, le reste de l’année tout est fermé. Les prix ont flambés, en 20 ans il faut multiplier par 200 le prix du m² ! Les locaux ne peuvent plus construire, les habitations à bas coup sont aux oubliettes… Je reprends mon voyage, je ne veux pas rentrer dans la polémique sur la spéculation. Tiens la mascotte fredonne une chanson de Charles Trenet : Boum, quand la maison fait boum… (Rire). Vers 11h je suis à quelques encablures de la baie de Santa Ghjulia, mais qui a appuyé sur l’interrupteur du ventilateur ? Je m’amarre quelques minutes sur une bouée d’un corps mort et m’accorde un café-gateau, avec quelques étirements. Je me lance, le vent va être trois quart avant tribord, yakapagayer ! Brève traversée mais sportive, je me retrouve en face, je rase les cailloux car la brise fraîchit. J’avance tout doucement, je ne suis plus pressé, je dois juste continuer sans fléchir. Vers midi je trouve une brèche, je m’y engouffre, c’est l’heure du casse croute. Deux palettes gisent sur les cailloux, il me vient une idée. Je les traine sous un arbousier et m’en sert de lit. On est en Corse, non ? Alors on fait la sieste. A l’ombre, la brise me rafraîchit je m’endors comme une masse. 20’ de bonheur. Le vent est encore plus fort, c’est son histoire, moi je vais toujours vers le sud. Je traverse le golfe de Porto-Novu, les rafales sont tellement violentes que j’ai l’impression qu’elles vont m’arracher mes pagaies, mais je suis joyeux, je connais le coin par cœur, je sais où me planquer en cas de pépin. Comme un Cherokee je louvoie en guettant les bourrasques, je m’amuse comme un diable, car je sais où je veux aller. Au 26éme kilomètres j’atteins enfin ma catiche, c’est de là que demain matin je tenterai la traversée du golfe de Santa Manza, assez dangereux par vent fort d’ouest. Il ne me reste plus que 17km pour atteindre les Lavezzi, je peux vous dire que ces derniers kilomètres je vais me les savourer un par un.</p>
<p><span style="color: #000080;">Les rendez-vous d’arrivée :</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Arrivée officielle :</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;">Au phare des Lavezzi vendredi 5 octobre à 11h, des vedettes partiront de Bonifacio avec tous les primaires de la ville et ceux qui le désirent.</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Arrivée officieuse :</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;">Devant la capitainerie du port de plaisance de Bonifacio vers 16h00-16h30</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Soirée retrouvailles :</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;">De suite après le pot du port je reprendrai la mer avec mon kayak pour rejoindre la baie de Paragan avant la nuit et je vous attendrai pour une soirée pique-nique au bord de mer. Histoire que vous viviez ce que j’ai vécu pendant ces 4 mois. Chacun amènera son panier. Jo Zef et Norra s’en lèchent déjà les babines !</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Arrivée que j’ai rêvée pendant toutes ces semaines de raid :</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;">Samedi 6 octobre avant le lever du soleil, (c&#8217;est-à-dire 7h) je repartirai en kayak pour rejoindre mon Cabochard qui m’attend depuis si longtemps dans son mouillage secret. Ceux qui veulent m’accompagner avec leurs embarcations sont les bienvenus.</span></p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Une maîtresse sacrément jalouse&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 16:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’en vois le bout de ce voyage, pourtant rien n’est plus difficile qu’une arrivée, la houle est en voie d’atténuation, je n’ai qu’à m’appliquer et tout ira pour le mieux. Je me suis reconstruit cette bulle qui me protège, elle m’est nécessaire pour éliminer les gestes parasites qui peuvent devenir dangereux. Le vent s’est mis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7616" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-7616" title="PA020009.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/PA020009.JPGweb.JPG" alt="Finalement tout a séché, la paix retrouvée..." width="480" height="640" /><p class="wp-caption-text">Finalement tout a séché, la paix retrouvée...</p></div>
<p>J’en vois le bout de ce voyage, pourtant rien n’est plus difficile qu’une arrivée, la houle est en voie d’atténuation, je n’ai qu’à m’appliquer et tout ira pour le mieux. Je me suis reconstruit cette bulle qui me protège, elle m’est nécessaire pour éliminer les gestes parasites qui peuvent devenir dangereux. Le vent s’est mis à l’Ouest, le Ponant (c’est son nom)  est sincère, pas de traitrise, il prend force vers l’heure du déjeuner et s’endort au coucher, je connais son caractère je n’ai qu’à être prudent. Je pars juste avant que le soleil se lève, j’adore ce moment de grâce, les ténèbres disparaissent et laissent  la lumière nous remplir d’espoir. En longeant la côte je devrais être à l’abri, le courant est favorable j’en profite pour faire bonne route. A ma grande surprise pas de rafale, bien au contraire, juste une brise de nord qui me pousse vers mon rêve d’arrivée. La côte sableuse et rectiligne a laissé place à une berge rocailleuse. Comme en vélo, je n’aime pas les grandes côtes longitudinales, elles minent mon morale et le rythme s’en ressens. Je viens de rentrer dans le département de Corse du sud, un peu à la maison. Sur le balcon d’une villa je vois deux personnes aux jumelles qui me font des signes, je ne les connais pas apriori mais eux oui, ils m’applaudissent et m’envoient de grands saluts. Un petit geste qui me donne du baume au cœur. Les montagnes se jettent dans la mer, la nationale est en surplomb, je continue mes rêveries, je suis heureux, j’essaie de déguster chaque instant. La houle semble se fatiguer, tant mieux je n’aime pas sa compagnie. Depuis la corniche je vois un couple s’agiter, je suis sur que c’est pour moi, je suis seul en mer. La route est haute et il m’est impossible de reconnaitre qui est ce. Puis j’entends la voix de ma tante et de mon oncle. Je suis tout remué, je ne peux pas m’arrêter la falaise est trop abrupte, on s’échange des signes et je glisse vers le sud. La brise est toujours en ma faveur, un vrai bonheur, je surveille devant moi car je sais que l’ouest a une frontière géographique à partir de la baie de Favone. Je redoute le golfe de Pinareddu, il peut être très ventilé par Ponant mais Eole est clément, je suis poussé par un noroit de bébé. Là- bas au sud c’est l’entrée du golfe de Porto-Vecchio, je perçois un voilier qui tire un bord avec un fort vent d’ouest, j’ai compris où finissait ma journée. A l’île de Pinareddu il y une passe avec une toute petite plage pas accessible par la terre, c’est là où je vais monter mon camp. La barre bleue nuit qui annonce le fort vent est fixe à environ deux kilomètres, je prends mon temps pour aménager ma tente. Tout est trempé, le grand soleil va enfin tout sécher. J’ai pris l’habitude de ne pas mettre de suite ma sur-tente, pour la faire bien sécher à plat. Ma valise communication pèse environ 6kilos, rajoutez mon sac à dos étanche de 4 kilos vous avez 10 kilos de poids pour maintenir plaqué au sol mon abri de toile. J’étale tout, ces deux jours de pluie abondante ont tout trempé. Je suis en train de quitter mes bottes et mon lourd pantalon qui me sert d’étuve quand une violente bourrasque me surprend. Je ne m’inquiète pas plus que ça, le poids dans la tente la bloquera, cela fait des années que je procède de la sorte. Mais voila dame Méditerranée certainement jalouse me voulait tout à elle, elle sait à quel point je n’aime pas me baigner, alors elle a fait appel à Eole pour me faire tout envoler et la rejoindre dans ses entrailles ! La tente se lève un peu, je me dis tant mieux cela séchera son dessous, mais une deuxième encore plus violente la monte à 90°, mon matos glisse, la glissière n’est pas fermée, comme par enchantement la troisième rafale expulse le tout et voila que ma North Face se transforme en voile et roule sur la mer. Ni une ni deux je pars comme un malade sur le récif et me jette à l’eau pour essayer de la bloquer. Mon duvet flotte ainsi que mon matelas de sol, mais à 20 mts de moi je vois Norra qui dérive vers le large. Je ramène d’abord tout mon barda sur la plage, je jette de grosses poignées de sable dans ma « maison noyé » et pars en crawl chercher la petite mascotte. Je reviens, je suis essoufflé mais tout est sauvé. C’est bizarre le sable a des traces rouges, je m’aperçois que je me suis entaillé le pied en courant sur les cailloux coupants. Je n’ai pas le temps de me plaindre, je dois tout rincer à l’eau douce. Derrière moi en hauteur il y a une grosse villa fermée, je suis sur que j’y trouverai un robinet. Je le trouve mais rien ne sort, je cherche une trappe de visite en espérant qu’il n’y a pas d’alarme, j’ouvre la vanne et dessale tout mon matos. Norra s’offre un bain de soleil pour sécher et moi je me suis baigné malgré ma réticence à cette activité. Quand femme veut Dieu le veut. Je ne suis plus qu’à 39km des Lavezzi , mais cette leçon supplémentaire m’a encore ouvert les yeux sur ma concentration qui doit rester des plus sérieuses jusqu’à la fin.</p>
<p>PS : A quelques kilomètres de l’arrivée Jo Zef a failli être veuf, vous avez dit aventure !!!</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Orage et rage</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2012 16:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je sens que tout le monde me donne déjà la victoire finale, j’ai même donné le jour de mon arrivée, vous ne pouvez pas savoir comme je m’en mords les doigts. Je suis superstitieux sur ces choses là et aujourd’hui j’ai payé cash ma vantardise. Petite pluie scandinave pour mon départ, je suis rodé j’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7606" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-7606" title="P9300010.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9300010.JPGweb.JPG" alt="Un poussin aux airs scandinaves..." width="480" height="640" /><p class="wp-caption-text">Un poussin aux airs scandinaves...</p></div>
<p>Je sens que tout le monde me donne déjà la victoire finale, j’ai même donné le jour de mon arrivée, vous ne pouvez pas savoir comme je m’en mords les doigts. Je suis superstitieux sur ces choses là et aujourd’hui j’ai payé cash ma vantardise. Petite pluie scandinave pour mon départ, je suis rodé j’en ai eu deux mois en Scandinavie. La passe de l’étang de Diana s’est bien calmée mais reste tout de même turbulente. Je bifurque plein sud, le courant est en ma faveur, que du bonheur. Les montagnes sur mon tribord sont noyées sous la pluie, la Corse a souffert d’un été de canicule et cette eau est bienfaitrice. Je ne supporte plus mon ciré, je pagaie en t-shirt, l’eau du ciel me rafraîchit. Je tente de rester dans la veine du courant qui me fait gagner pas loin d’un kilomètre par heure. Le jeu en vaut la chandelle, je lis la mer, c’est un exercice que j’applique depuis que je suis gamin. Pendant 5 heures je carbure à 5 km/h, puis le vent bascule sud, la guerre est déclarée. Je n’ai aucune possibilité de replis, la houle de Sud-est rend l’accostage quasi impossible, je dois avancer. L’orage éclate, le vent fraîchit, je ne dois pas flancher, je me mords les lèvres, tout le monde s’impatiente et moi le crétin de service j’ai donné une date de finish. Le vrai marin ne se le permet jamais, je suis un rigolo, je peste, je rage, je m’en veux. Ma moyenne chute, cela fait 7h que je suis parti et il me reste 8 petits kilomètres. Ma solitude s’accentue, je cogite, je suis plus ou moins à 3km des côtes si ça se dégrade encore plus ce sera ma seule solution. Les rouleaux briseront Immaqa mais je m’en sortirai quand même, la mer est encore chaude. Je m’applique, mes coups de pagaies doivent être précis et puissants, le vent le voit différemment. Je gagne du terrain puis l’orage passe mais pas le vent, la mer se calme, je reprends le rythme. Finalement je beach Immaqa sur une plage protégée de la digue du port de Solenzara. 10h de folie pour 36 minuscules kilomètres. Je ne suis même pas fatigué, l’endomorphine que j’ai développé sur cette journée m’a anesthésié les bras et pour l’instant je suis une pile électrique. Je grimpe les cailloux du port et m’accorde une longue douche chaude offerte par la gentille équipe du port qui m’a de suite remis. Il me reste encore 60 km pour les Lavezzi, mais de grâce ne me demandez plus quand j’arrive…</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Dernière ligne droite &#171;&#160;corsée&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Sep 2012 17:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous devez vous demandez où était bien passé l’aventurier à cloche pied, le nomade errant un poil cabochard, qu’étaient devenues les mascottes, sur quelle mer voguait Immaqa !!! Rassurez-vous nous sommes là, toujours à flot. Hier matin la houle était forte, les orages claquaient et la pluie incessante. Plus que 120km pour toucher notre but, alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7600" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-7600" title="P9300011.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9300011.JPGweb.JPG" alt="Bivouac dans l'étang de Diana, au coeur de l'histoire..." width="640" height="480" /><p class="wp-caption-text">Bivouac dans l&#39;étang de Diana, au cœur de l&#39;histoire...</p></div>
<p>Vous devez vous demandez où était bien passé l’aventurier à cloche pied, le nomade errant un poil cabochard, qu’étaient devenues les mascottes, sur quelle mer voguait Immaqa !!! Rassurez-vous nous sommes là, toujours à flot. Hier matin la houle était forte, les orages claquaient et la pluie incessante. Plus que 120km pour toucher notre but, alors pourquoi prendre des risques, je renonce au départ, de toute manière, je me sens vidé mentalement. Le changement de monture demande une nouvelle concentration et ma première journée de kayak m’a rétamé. J’appelle ma princesse, elle peut venir me rejoindre. J’ai une petite idée pour nous ressourcer. Pas loin d’ici l’établissement Riva Bella m’avait maintes fois remis sur pied, le gauche bien sur, je crois que c’est le moment de nous offrir une après-midi de balnéothérapie.Sabrina nous reçoit avec un grand sourire, la première demi-heure sera consacrée à des massages d’eau de mer en piscine, pendant ces trente minutes toutes sortes de jet d’eau masse des parties bien précises du corps. Puis Linda prend le relais, sur une table de massage avec musique relaxante, ma bienfaitrice s’adonne aux moyens d’huiles essentielles à une relaxation exceptionnelle de mon corps saturé de plusieurs mois de contraintes. Je me laisse aller, je sens ses mains qui trouvent des muscles noués, tuméfiés, crispés. Elle sait remettre tout cela en place. Pendant cette demi-heure, je fais un lâché prise fantastique, pour me sortir de cette léthargie j’admire un couché de soleil qui illumine un étang avec les montagnes corses comme fond d’écran. Ce n’est pas fini, dans une sorte de solarium je rejoins Véro, allongés sur nos tables nous sommes irradiés d’ondes déstressantes avec des diffuseurs d’huiles essentielles relaxantes.  Il fait déjà nuit, je suis sur un nuage, je ne me souviens plus de grand-chose, je plane… Un grand merci à la direction du centre de thalassothérapie de Riva Bella qui nous a invité et une énorme bise pour Sabrina et Linda qui m’ont donné beaucoup de leur énergie… Ce matin la houle a légèrement fléchi et je peux finalement reprendre la mer. Je suis bien dans mon corps et dans ma tête. Les automatismes reviennent, je suis plus à l’aise qu’avant-hier, je me fixe l’objectif d’atteindre l’étang de Diana. La météo me donne un vent faible de nord et une houle de 2mts mollissant. Encore un au revoir avec Véro, mais nous savons que le pire est derrière. Je reste vigilant je connais trop bien la Méditerranée pour ne plus être attentif, la houle est croisée et le vent léger me pousse. Je ne sais pas comment sera l’entrée de l’étang, j’espère qu’il y aura un passage assez sain pour que je puisse m’y engouffrer. Je pagaie le cœur léger, malgré que les montagnes soient d’un noir orageux. Je suis sur le qui vive, je ne peux pas rester trop prés de la côte de peur d’être roulé sur la plage et ne veux pas être trop loin en cas d’orage violent. Un juste milieu, un peu comme la vie. J’avance bien, les épaules qui ont reçu des soins attentionnés n’ont plus envie de se plaindre et mon morale est au beau fixe. Au bout de 5h je devine la tour génoise qui identifie l’entrée, mais la foudre se rapproche, les éclairs ne sont plus trop loin, je sens une petite correction arriver. A 2km de la bouche de Diana, l’orage éclate, violent comme seule la Méditerranée sait le faire, le vent de terre déboule sans prévenir très violemment, je ne suis pas trop inquiet, il faut que j’augmente ma cadence de pagaie et être patient en attendant que le grain passe. J’avais noté la route à faire sur mon compas, la visibilité devient nulle, je n’ai qu’a suivre le bon cap. Je sais que c’est un coup de mes anges gardiens, une pluie si violente va écraser la houle et la passe de l’étang me sera plus docile. Les rouleaux m’encadrent mais au milieu le chenal me permet de passer sans casse. Le courant est d’une violence inouïe, je dois me mettre dans le rouge pour pouvoir accéder à un petit km/h ! Un coin de sable absolument sans ressac reçoit Immaqa, la pluie cesse quelques instants. Je sais que c’est une courte trêve, je m’active à monter ma tente juste à temps. La pluie revient pour une deuxième couche. Sous mon abri de toile je retrouve le confort du bivouac en kayak. Loin du grand nord je me remémore tous ces kilomètres parcourus, je ne suis plus qu’à moins de cent bornes de mon objectif. Pour tous ceux qui trépignent de me voir aux îles Lavezzi, je prévois une arrivée sous réserve de beau temps vendredi en début d’après-midi. Pour savoir où me croiser connecter vous sur le parcours en direct et ma balise spot en temps réel vous donnera ma position.</p>
<p><span style="color: #000080;">Je tiens aussi à féliciter Thierry Corbalan qui a réussi hier à traverser entre l’île d’Elbe et la Corse en mono palme. Le mauvais temps était de la mise mais sa détermination lui a permis de réaliser son rêve. Bravo Thierry !</span></p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Corse olympique !</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 20:51:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Me voilà enfin prêt sur une plage en face de l’île d’Elbe. Je n’aurai pas traversé les 54km qui m’en sépare mais vu l’état de la mer je suis apaisé d’y avoir renoncé. La houle se brise sur la berge et je pressens un départ sportif. Dume a repris le relais de Steve et je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7586" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-7586" title="Dumé: Porteur de flamme d'accord, mais surtout offreur d'énérgie..." src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9280009.JPGweb.JPG" alt="P9280009.JPGweb" width="480" height="640" /><p class="wp-caption-text">Dumé: Porteur de flamme d&#39;accord, mais surtout offreur d’énergie...</p></div>
<p style="text-align: left;">Me voilà enfin prêt sur une plage en face de l’île d’Elbe. Je n’aurai pas traversé les 54km qui m’en sépare mais vu l’état de la mer je suis apaisé d’y avoir renoncé. La houle se brise sur la berge et je pressens un départ sportif. Dume a repris le relais de Steve et je suis tout heureux d’être en sa compagnie. A l’embouchure du fleuve Golo je remonte Immaqa, j’ai du mal à croire que je suis en Corse, je dois me pincer pour en être bien sur. Quel bonheur de retrouver Dumé, il vient de remporter son 13éme titre de champion du monde de triathlon à Las-Vegas, une sorte de routine. De sa voiture il me sort un objet sous étui ! Depuis plus de trois mois que je suis parti j’en ai loupé des news, je n’ai rien vu des JO de Londres. Sous mes yeux, mon « frangin choisi », sort comme par magie le flambeau qui a transmis la flamme olympique depuis Olympe en Grèce à la capitale Anglaise. Il a eu l’honneur d’être ce porteur de flamme, symbole de la lumière éternelle. Nous déjeunons ensemble sur la plage, seuls au monde, des grands moments de sérénité. Je dois reprendre le cours de mon aventure, presque une semaine que je trépigne.  Je mets mon kayak face aux déferlantes, mais je me sens maladroit, je ne suis pas assez concentré, pas encore dans le travail qui m’attend. Dumé me pousse mais les vagues ont reçu un contrat de la Méditerranée jalouse de ma longue absence. Je passe avec beaucoup de difficultés les rouleaux qui se brisent sur le sable. Immaqa se met en travers, sa stabilité n’est plus à prouver mais je peine à sortir des rouleaux compresseurs. Je ramasse de gros paquets de mer sur la tête, je suis trempé de la caquette à la prothèse. Finalement j’ai passé la barre, Dume me salue une dernière fois, je reprends ma « kayakerie » vers le sud. Le vent est nul mais la mer est désordonnée, houle croisée de sud-est et de nord-est. Je me fixe 20km car il est déjà tard. Je monte, je descends, les images de mon périple en mer de Botnie me remontent au visage, je dois retrouver mes automatismes. Le bout de la commande du safran a sauté de son réa, je dois me déhancher pour remettre avec ma pagaie mon gouvernail en action, j’ai oublié de fixer ma montre sur mon tableau de bord, je ne suis pas à l’aise. Je tente de me concentrer, cette sortie m’est nécessaire, une remise à niveau comme à l’école. Finalement il m’aura fallu 5heures pour parcourir ces 20km de cabotage. Je prends l’option de m’arrêter dans le port de Taverna, qui est très bien abrité de la houle grossissante. Un port abrite les bateaux mais y monter la tente y est plus compliqué. C&#8217;est vrai,  je ne suis plus en terre étrangère, Daniel leader du groupe musical I Mantini m’attend, ce soir je dormirai chez lui. Le nomade errant cherche dans son voyage son vrai « moi » et pour ça il vit sans toit !!!</p>
<p style="text-align: left;">A pluche !</p>
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		<title>Steve sur zone&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Sep 2012 17:35:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le vent n’a toujours pas molli bien au contraire, mais ma décision me permet de rester serein. Steve qui a repris le flambeau avec brio de ma logistique est enfin arrivé. Un pro de l’organisation pas besoin de longues explications il est en connexion avec mes attentes, je peux vous dire que c’est un vrai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7580" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-7580" title="P9260001.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9260001.JPGweb.JPG" alt="Steve à l'essai sur mon vélo, un nouveau raid en perspective!!!" width="640" height="480" /><p class="wp-caption-text">Steve à l&#39;essai sur mon vélo, un nouveau raid en perspective!!!</p></div>
<p>Le vent n’a toujours pas molli bien au contraire, mais ma décision me permet de rester serein. Steve qui a repris le flambeau avec brio de ma logistique est enfin arrivé. Un pro de l’organisation pas besoin de longues explications il est en connexion avec mes attentes, je peux vous dire que c’est un vrai bonheur de le retrouver. Nous ne perdons pas de temps, nous bossons les images manquantes de mon raid en vélo, nous faisons une matinée cinéma. Puis c’est le petit restau planqué avec des gens très accueillants, qui comprennent à nos t-shirts Arcticorsica, que nous sommes une « squadra ». Une famille d’origine Corse, mais d’il y a quelques générations, qui se sont exilées à Elba pour un fait d’honneur. Ils voient là bas au large l’île de beauté régulièrement et la neige sur les montagnes les pousseraient à faire un pas chez nous, mais pour l’instant cela reste une histoire sombre d’une vendetta du 19éme siècle. Pas possible de payer, on est reçu comme en famille. Mais nous ne sommes pas en vacances, il faut effectuer le transit, vélo, kayak. Nous sortons toutes les caisses du fourgon, l’équipe précédente n’a pas pensé à vider l’eau de mes jerricans et tout est croupi, moisi. Steve, n’a pas besoin de directive, il a déjà tout compris. Minutieusement je vérifie tout, pour ne rien oublier quand mon pote me laissera demain soir à Bastia. Tout est pensé depuis quelques mois mais je ne veux rien laisser au hasard. Une après-midi de labeur à deux, ce soir tout est ok demain il suffira de prendre le ferry pour la Corse. Steve a bien sur participé au stage de plongée Bout de vie mais surtout  à un voyage d’exception en Antarctique avec trois autres adhérents de l’asso. Une croisière australe exceptionnelle grâce à Nicolas Dubreuil. Moi « le grand navigateur » fut le premier à donner à manger aux poissons, ce qui me valut bien des moqueries de mes jeunes protégés ! Malouines, Géorgie du sud, péninsule Antarctique avec un retour mythique par le canal de Drake et le cap Horn. Une faune et une flore encore intactes, un souvenir fantastique.</p>
<p>Voilà un p’tit bout de vie partagé. J’ai lu avec attention vos mots et vos réactions suite à ma décision sage de ne pas tenter cette balade de 54km, je vous en remercie du fond du cœur. Dés que je serai en mer sur les côtes corses, je pourrai vous donner une date presque juste d’arrivée aux Lavezzi. A cette heure il m’est absolument impossible de dire quoi que se soit. Je vous souhaite tout le meilleur du monde.</p>
<p>PS : Les mascottes devront êtres mises en quarantaine dés notre arrivée en Corse, vu dans l’état de crasse avancée dans lesquelles elles se trouvent. Interdiction formelle de s’approcher dans un rayon de 10mts sous risque de contagion !!!</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Quand la lune sera pleine&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 17:52:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mer Méditerranée grande déesse destructrice d’insouciants. Hier après-midi sur la plage de Marino di Campo absolument ouverte à la grosse houle du sud, la bannière rouge est de mise. Faut-il un drapeau pour prévenir le danger ? Hélas, je constate que oui. La saison est sur la fin mais les touristes sont encore en recherche de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7573" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-7573" title="P9250010.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9250010.JPGweb.JPG" alt="Cala della Tombe cote sud-ouest de l'île d'Elbe, franchement houleuse..." width="640" height="480" /><p class="wp-caption-text">Cala della Tombe cote sud-ouest de l&#39;île d&#39;Elbe, franchement houleuse...</p></div>
<p>Mer Méditerranée grande déesse destructrice d’insouciants. Hier après-midi sur la plage de Marino di Campo absolument ouverte à la grosse houle du sud, la bannière rouge est de mise. Faut-il un drapeau pour prévenir le danger ? Hélas, je constate que oui. La saison est sur la fin mais les touristes sont encore en recherche de bain de mer. Les jeunes sauveteurs sur leurs miradors veillent, moi je scrute la mer en quête de réponse sur mon proche futur en kayak. Par deux fois en deux heures les jeunes sauveteurs vont risquer leurs peaux pour sortir de la houle des abrutis… Les déferlantes, le vent ne cessent depuis mon arrivée et météo France me laisse présager que du mauvais pour plusieurs jours. Le 30 septembre la lune sera pleine, normalement elle garde pendant un cycle de plusieurs jours le temps qu’elle a eu cette journée là. Ce n’est pas de la science mais une observation qui n’engage que moi, les physiciens me mettraient un mauvais point pour cette affirmation. Donc si j’analyse mes calculs personnels, plus la lecture du graphisme météo de l’Atlantique qui permet d’anticiper  les prévisions du bassin méditerranéen, je suis « marron » !!! Non  Jo Zef pas glacé, ce n’est pas la saison. J’ai trois alternatives : traverser quand même avec tous les risques que cela engendre,  trouver un gros ferry, ou alors attendre une bonne dizaine de jours. Depuis un moment je pense à cette traversée, elle n’est pas longue, seulement 54km, mais juste assez pour être très engagée. Je suis né en Méditerranée et je connais ses humeurs par cœur. Sauveteur en mer pendant de longues années je suis allé par toute condition météo chercher des inconscients. Je me vois mal déclencher ma balise satellite et venir me faire sauver à mon tour par des collègues qui m’ont vu maintes fois faire la morale aux rescapés. Cette nuit, Steve qui a repris la logistique Arcticorsica, va arriver avec le fourgon, la journée suivante doit être consacrée au transfert vélo, kayak.  J’ai pris une décision, je vais amputer mon raid de la traversée de l’île d’Elbe à la Corse. Je vais embarquer avec Steve et nous allons rejoindre Bastia par ferry. Personne n’a osé me conseiller cette solution mais j’ai senti beaucoup d’inquiétude dans les non dits. Pendant les 1100km de kayak en Botnie j’ai eu pas mal de chance de m’en sortir indemne, j’ai souffert et par moment  j’ai dû décupler mon énergie pour m’en sortir. J’ai été surpris de voir la réaction de Véro quand en Suisse je lui ai bêtement passé quelques extraits de vidéos tournés in-situ, elle a explosé en larmes de stress. D’y être je ne me rendais plus trop compte du danger, pourtant il planait au dessus de ma tête. J’ai parcouru des milliers de kilomètres contre vent et marée et une petite surestimation de ma part pourrait faire capoter le projet. Je ne m’excuse pas, je ne dois rien à personne, je raisonne à haute voix.  Ce matin j’ai pris mon vélo pour me rendre à cala Tombe, la plage d’où j’ai programmé de partir. Waouh les copains, c’était beau mais pas pour un kayakiste et ses mascottes. Le vent du sud était tellement chargé d’humidité que je n’ai même pas pu voir ma belle île, rien que de la brume. Je peux vous dire que j’ai cogité, pendant 3heures je suis resté face au Mare Nostrum. Houle de 2 à 3 mètres de sud, vent de Sud-est et une rotation du tout vers le sud. Un voilier de location est passé, il était pourtant en fuite (vent dans les fesses), mais il se faisait sacrément secoué. Voilà une décision bien ficelée, vendredi matin je remonterai Immaqa sur une plage de la Corse orientale et reprendrai ma route pour le sud. Houle, tempête, je serai en sécurité sur les cotes Est de la Corse. Yes i’m a free man.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la terre&nbsp;&raquo;</p>
<p>François de Mauriac</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Vivre ou survivre&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Sep 2012 17:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Elle va, elle vient mais je ne peux que l’admirer sans jamais la détester, elle est encore plus libre que ce que je suis. Des milliers d’années que l’homme la souille, mais elle s’en fiche elle vibre, c’est tout. Mer Méditerranée qui m’a façonné, formé, cicatrisé et souvent apeuré, elle est là devant moi mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7568" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-7568" title="P9240007.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9240007.JPGweb.JPG" alt="Elle; eternelle!" width="450" height="640" /><p class="wp-caption-text">Elle ;  éternelle !</p></div>
<p>Elle va, elle vient mais je ne peux que l’admirer sans jamais la détester, elle est encore plus libre que ce que je suis. Des milliers d’années que l’homme la souille, mais elle s’en fiche elle vibre, c’est tout. Mer Méditerranée qui m’a façonné, formé, cicatrisé et souvent apeuré, elle est là devant moi mais elle freine mon voyage, elle se joue de mon projet, pour elle l’homme n’est que parasite. La phrase d’Alexandre Vialatte prend toute son importance : « l’homme n’est que poussière c’est dire l’importance du plumeau. » La femme de ménage s’appelle Nadine, elle est en pleine dépression alors elle chavire tout sur son passage et moi le voyageur capricieux je trépigne. Vous ne la connaissez pas ? Elle vit en Atlantique, elle a prêté aux habitant de Terre-neuve une belle haute pression, dans cinquante ans ils diront : Tu te rappelles le Roger c’était l’automne où il avait fait beau ! Alors la Nadine au caractère d’ouragan met la zizanie. Le vent du sud est son amant, chaud et humide, cela pourrait être sensuel mais moi, je ne veux que froideur et brise du pays d’Hélène. Me reposer, de quoi, des quelques kilomètres parcourus, mais j’en ai encore des millions à faire, j’en ai encore des trucs à gravir, des vents contraires à affronter. Se reposer, ça c’est pour ceux qui sont immortels, moi je suis cette chrysalide qui n’en pas pour longtemps, alors j’avance.  Vous voyez l’arrêt me met en réflexion, en position du tigre prêt à bondir. En face l’île de mon cœur, mais Eole veut profiter pleinement de l’été indien, il n’a pas envie de trêve. Ah si je pouvais être le vent, je virerais Est et je voguerais vers ma princesse pour lui caresser le visage, je lui soufflerais toutes les brises les plus intimes, elle en rougirait de plaisir. Mais je ne suis que de chair, d’acier et de carbone avec trop de fragilité pour être nature. Mon corps se repose maintenant mais ma tête a déjà gravi trois fois l’Everest aujourd’hui. Pour certains ne plus bouger est se reposer, pour d’autres le mouvement est la tisane du cerveau, on lui donne d’autres objectifs pour qu’il s’apaise. Des projets ? Des millions des milliards, chaque matin est la genèse d’une intention. Le voyage n’est pas qu’une destination sur une carte, le voyage est avant tout un long tunnel noir que l’on doit éclairer, un gouffre que l’on doit rendre sympathique. Les « moi j’ai fait » ne sont pas des voyageurs, ils ont coché des cases. Ma case est l’univers et je peux vous dire que je ne veux pas la cocher, mon voyage, peut-être le votre aussi, me mènera à ceux que les pessimistes appellent la mort. Il me plait de penser que cela peut-être le départ d’un nouveau raid, d’une nouvelle expédition, d’un nouveau défi. Pendant que j’écris ces quelques mots, les déferlantes n’ont cessé, elles n’aiment pas la philosophie, elles n’aiment pas les rêveurs. Leurs  trucs, déferler ! Ma houle n’est composée que de mots de maux, un rai de soleil et tout s’écroule, le confort va me remettre dans la routine pire qu’un tsunami. Demain est si loin mais mon doigt effleure malgré moi le clavier météo et un grand nuage noir m&#8217;envahit. Je tends la main, Véro peut presque la toucher, mais non pas assez près. La Bruyère, plante si chère au maquis corse me permet d’allumer le foyer pour cuire le pain, mais La Bruyère écrivain avait allumé mon feu interne en relatant dans son œuvre Les Caractères : « Rions un peu avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. » Rire de moi, rire de vous, rire de la mort. J’entends le Grand Jacques là haut exploser de rire. Je suis exilé sur la terre Elbane, pâle copie d’une Corse si chère à mon cœur, vous voyez je m’égare, je ne maîtrise plus rien, donnez moi de grâce du vent portant et je me mettrais à l’œuvre, quelques dizaines de kilomètres pour nouer mes bras, plier mon dos, user mes mains mais apaiser mon âme…</p>
<p>Yes i’m a free man…</p>
<p>Liberté : Aller le plus loin possible pour être au plus proche de soi-même, de ce que peut signifier  « vivre maintenant ». Sylvain Tesson</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Fin de la partie 4 en beauté&#8230;</title>
		<link>http://www.boutdevie.org/blog-frank-bruno/fin-de-la-partie-4-en-beaute/</link>
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		<pubDate>Sun, 23 Sep 2012 17:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette fois je tiens le bon bout, il faut reprendre la route tout en restant prudent. Dimanche matin, enfin le calme, je peux enfourcher ma bicyclette… « Nous étions quelques bon copains Y&#8217;avait Fernand y&#8217;avait Firmin Y&#8217;avait Francis et Sébastien et puis Paulette à bicyclette »… Mais non, y’avait Gianni, Renato et puis Francesca in bicicletta !!! Toute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7562" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><img class="size-full wp-image-7562 " title="P9230001.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9230001.JPGweb.JPG" alt="103 jours pour arriver en face de la Corse, encore un effort et les mascottes seront enfin à l'abri..." width="576" height="432" /><p class="wp-caption-text">103 jours pour arriver en face de la Corse, encore un effort et les mascottes seront enfin à l&#39;abri...</p></div>
<p>Cette fois je tiens le bon bout, il faut reprendre la route tout en restant prudent. Dimanche matin, enfin le calme, je peux enfourcher ma bicyclette… « Nous étions quelques bon copains Y&#8217;avait Fernand y&#8217;avait Firmin Y&#8217;avait Francis et Sébastien et puis Paulette à bicyclette »… Mais non, y’avait Gianni, Renato et puis Francesca in bicicletta !!! Toute l’Italie est en vélo ce matin, je suis enfin sur des routes tranquilles loin des fadas qui font du rase-motte corsé. Des pelotons entiers me doublent, un remake de l’étape du tour, je souris en marmonnant que si j’avais mon vélo de route je me régalerais à mettre le feu aux poudres. Pour l’instant « chu » en poids-lourd alors je subis la route. Puis un peloton de vététistes qui n’ont pas un rythme trop élevé me rattrape, je me mets au milieu du troupeau pour me faire aspirer gagnant +-25% d’économie d’énergie. Les langues se délient, facile, on est en Italie. Je raconte mon périple, Gianni fait mon porte voix, tout le monde veut me serrer la main, un coup à se retrouver à plat ventre ! Je tiens une demi-heure et implose, trop rapide pour moi, mais ce décrassage m’a dérouillé, je me sens mieux. Le Sirocco, veut sa part de gloire aujourd’hui, il  s’impose pour être dans mon blog, il veut que je raconte qu’il m’aura usé toute la journée, sacré Sud-Est. 2h de route et je m’autorise un café dynamite avec une petite brioche, chut, les mascottes dormaient dans le sac étanche ! Encore 40 bornes avant Piombino, il ne faut pas que je craque, tout devient douloureux, le mental veut son week-end, moi je m’acharne à avancer. Le vent se renforce, je deviens dingue, les uns après les autres les cyclistes du dimanche me doublent, je me ferme comme une huitre, il faut que j’y arrive avant ce soir. Je m’hydrate encore plus car le vent du sud brûle tout sur son passage, 27° à l’ombre. Une bonne nouvelle enfin, je suis sur une piste cyclable qui me mènera au port toscan. Au loin je vois deux compères en sacoches, les premiers depuis bien longtemps. Je me recale bien, je vais aller les chercher. C’est dur mais je constate que je leur grignote des mètres, ça c’est bon pour le moral. Une grosse côte je crois que je tiens mes lascars ! Eh eh, je suis dans la roue de l’un d’eux. Mickael sursaute tellement qu’il en perd l’équilibre, je veux aller chercher l’autre, je force comme un dératé et enfin  le rattrape. En haut du col nous nous arrêtons, Foka est russe, il a embarqué son père qui arrive tout essoufflé. Eux aussi sont sur la route, je suis heureux d’enfin trouver des compagnons de galère. Piombino en vue, je tombe des nues, des raffineries de pétrole, des usines chimiques, de nouveau une saleté désolante, c’est là où je devrais m’arrêter ce soir !!! Un peu cabochard le cycliste unijambiste, je pousse jusqu’au port de commerce. Devant moi, malgré une brume épaisse l’île d’Elbe à 10km, et si je prenais le bac pour y aller ? Les mascottes en cœur : Oh oui !!! Ok, j’embarque et nous voici en mer. Pas trop longtemps mais c’est quand même bon de se faire balloter par le Sirocco. Waouh on est les exilés d’Elbe, Napoléon rassure toi on vient te délivrer ! Zut, je me trompe d’histoire ! Mais cette île est une montagne qui surgit de la mer et pour la traverser cela devient alpin. Je suis cuit, extra cuit mais je veux finir en beauté, je reprends le rythme et mes 7km/h pour gravir mon dernier col. 100km pour arriver à Marino di campo, d’où je partirai en kayak, mais ça ce n’est pas pour demain.</p>
<p>Aujourd’hui la partie 4 d’Arcticorsica vient de se finir en beauté, 5100km en 103 jours. La partie 5 va commencer, il me reste 10km pour rejoindre la pointe la plus sud-ouest de l’île d’Elbe et 54km pour arriver sur une plage au sud de Bastia puis encore 145km pour finir sur la commune de Bonifacio. Pour l’instant je m’accorde 2 jours de vacances bien méritées.</p>
<p>A pluche !</p>
<p>La crêpe, al dente pour la mascotte, al dente !!!!!</p>
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		<title>Le lancer de clé façon toscane !!!</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Sep 2012 17:06:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vais essayer de rester sobre et optimiste mais quelle journée sombre. Un sale coup pour le moral, depuis la Suisse je dors en auberge, je récupère mieux et surtout c’est bien plus pratique que de trouver des coins pour monter la tente, entouré de routes bruyantes et mal fréquentées. Les hôtels sans étoile me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7554" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-7554" title="P9220001.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9220001.JPGweb.JPG" alt="Une pale copie des côtes corses, vraiment pale la copie!!!" width="480" height="640" /><p class="wp-caption-text">Une pâle copie des côtes corses, vraiment pâle la copie !!!</p></div>
<p>Je vais essayer de rester sobre et optimiste mais quelle journée sombre. Un sale coup pour le moral, depuis la Suisse je dors en auberge, je récupère mieux et surtout c’est bien plus pratique que de trouver des coins pour monter la tente, entouré de routes bruyantes et mal fréquentées. Les hôtels sans étoile me conviennent parfaitement, hier soir ce fut le cas. Une gentillesse à toute épreuve une fois de plus, je n’arrive pas à connecter mon PC avec le wifi de l’hôtel, le patron appelle sans frais son spécialiste qui règle ma connexion. Pas de demi-pension mais on me recommande le petit restaurant des Quattro Gatti à quelques pas. Un coin sans éclat où la famille bosse en cuisine pour régaler ses amis-clients. Mon menu est toujours le même, une grosse salade mixte avec un immense plat de pâtes. Massimo est au petit soin et on partage nos vies, ancien militaire il est à la retraite et tient cette gargote sympathique. Je suis soigné, la conversation se dirige en face sur mon île, d’origine sarde il a de la famille à Ajaccio. Je lui dis que cette ville n’est pas la Corse sur le ton de l’humour, on passe une belle soirée. Au moment de payer, il voudrait que je lui écrive un mot souvenir qu’il affichera dans sa salle. Je ne pourrai pas régler, je suis son invité. Avant de partir il me demande d’être prudent demain, la route jusqu’à Livorno est dangereuse.</p>
<p>7h15, c’est parti, je suis sur la via Aurelia, route construite à l’époque par l’empereur Aurélien qui avait créé cette voie entre l’Hispanie et l’empire romain sur les bords de la Méditerranée. Nous sommes samedi et le trafic est intense, c’est une vraie fourmilière avec  une indiscipline totale. Je serre au maximum la bordure droite sans pour autant oublier de me garder une marge de sécurité en cas de perte d’équilibre. J’avance vite, pas de dénivelé à déclarer. Massa est une grosse bourgade, capitale du marbre. Des feux rouges les uns derrière les autres et le manque de civisme tient la dragée haute. Je serre les fesses ! A un sémaphore un rigolo, avec trois autres copains, vitre ouverte, me frôlent. Ils jubilent de me sentir en difficulté, mes sacoches touchent sa portière, je sens que je vais m’étaler au ralenti. Je récupère le coup mais finis quand même par terre sans gravité. Une jeune fille m’aide à me remettre sur selle et engueule mes assaillants. Je suis en ébullition, cogner ou  ne pas cogner, telle est la question ! J’ai une idée, je confie mon vélo à ma salvatrice et m’approche de façon timide des quatre canards avec un « o ». Je joue le mec qui boite, qui est un peu ému, la tête baissée sans fixer le conducteur, je m’approche de sa portière. Le feu est rouge et il est coincé entre plusieurs voitures. Comme un félin je bondis, ma main pénètre le cockpit de la bagnole et je décroche les clés du véhicule qui s’arrête net. Je m’applique et avec une dextérité de lanceur de baseball lance le trousseau de clé de l’autre côté d’une haie grillagée. Je grimpe sur ma bécane et n’attends pas mon reste. Une panique noire s’installe au carrefour, les klaxonnes s’en donnent à cœur joie. Je quitte la route principale pour passer par des petites ruelles pour enfin quitter cette drôle de ville. Je remercie la jeune fille qui m’a servi de guide et reprends ma « pédalerie » avec quelques éclats de rire bien mérités. Ce n’est pas une première ce style de « joke » mais c’est vrai que cela faisait longtemps que je ne l’avais pas mis en pratique. Œil en coin je me méfie quand même un peu mais rien à l’horizon, au moins ce soir sur leur Farce Book ils pourront se faire « liker » ma blague. Les mascottes en redemandent ! Le trafic est très chargé et jusqu’à Viareggio c’est l’enfer.  Dans le sens inverse je croise un accident monstrueux, les voitures se sont télescopées et de l&#8217;hémoglobine jonche le sol, heureusement qu&#8217;on n&#8217;était pas dans le coin! Sur 10km avant l’entrée de cette hideuse ville balnéaire sans âme, les bas côtés sont jonchés de détritus comme aux abords des capitales africaines, une vraie désolation. J’évite de passer dans ce nid à touristes et continue Sud-est. Je vois de loin la ville de  Pisa, la tour est toujours penchée, pas besoin d’y aller, on ira quand elle sera droite ! La journée continue, moins de véhicule mais toujours autant de détritus et « crouton sur la fondue », des demoiselles très peu vêtues sont aux abords de notre chemin. Les mêmes gabarits que celles rencontrées en Allemagne. J’ai droit à des : Ciao bello ragazzo !!! Ouais les filles, bello ok mais ragazzo, chu plus trop de la dernière pluie ! Je m’approche de Livorno tout en restant sur la via Aurelia, mais il y a un truc qui cloche, il me semble être sur une autoroute… Mais on y est sur l’autostrada, banzaï, va falloir décrocher sinon on va finir en pâté pour chien. Grâce à ça je révise mon italien, toutes les insultes de la terre me sont chantonnées par les Madmax du coin. Finalement je trouve une « uscita » et rejoins le bord de mer. Je peux vous dire que je suis plus cuit que si j’avais gravi le Mont-Blanc avec mon semi-remorque ! Le vent du Sud avait envie de nous revoir et en plein dans la poire, on subi son effet. Qui m’avait dit que jusqu’à Piombino c’était fade et plat comme  Hollande, le pays pas François quoi que! Une côte de 150 mts pour finir de me cuire, j’ai l’impression qu’il y a des tribunes avec un public drapé de blanc qui a le pouce en bas pour ma mise à mort !!! Je quitte enfin la grande route pour me retrouver dans un petit village au nom de Quercianella, une auberge vue sur la mer m&#8217;accueille, je peux vous dire qu’on revient de loin pendant ses 100km !!! Piombino n’est plus qu’à 68km  par des routes qui semblent tranquilles.</p>
<p>PS : Les mascottes m’ont remis officiellement la médaille d’or du lancé de clé. Un jour je vous raconterai comment j’ai procédé avec celle d’un bus qui devait nous amener à l’aéroport de Bari (Italie du sud) après une finale de coupe d’Europe OM-Etoile rouge de Belgrade. Le trousseau doit être toujours au fond du lac que j’ai réussi à atteindre après un beau lancé olympique…</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>La Fenice&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Sep 2012 17:27:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7549" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-7549" title="P9210001.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9210001.JPGweb.JPG" alt="Vue d'en haut c'est encore plus beau, mais il faut le suer..." width="480" height="640" /><p class="wp-caption-text">Vue d&#39;en haut c&#39;est encore plus beau, mais il faut le suer...</p></div>
<p>Je reprends les bonnes habitudes de France Bleue Frequenza Mora en donnant la météo du vendredi à 7h37 en compagnie de mon très cher Jean-Pierre Aquaviva… Je sais qu’aujourd’hui sera une étape difficile de montagne mais je ne pouvais imaginer ce qui m’attendait. « Si j&#8217;avais su, j&#8217;aurais pas venu ! » Pendant 45’ je grimpe en douceur pour passer une sacrée bosse qui me fera dévaler sur Lavagna, il ne fait pas encore trop chaud mais malgré tout je suis déjà en sueur. Le trafic urbain est fouilli et je peux vous dire que je suis prudent, ici le clignotant est en option et les stops, c’est bien connu c’est pour les couillons ! J’ouvre l’œil et le bon ! Je retrouve enfin le calme mais le long et tortueux massif des « Cinque terre » m’attend de pied ferme. Je ne dois surtout pas penser à la moyenne, le col du Bracco a mauvaise réputation. La route est devant moi, je dois y aller molo. Je grimpe et un émouvant souvenir me vient en tête. Il y a presque 50 ans mon parrain Walter, prof de sport était parti de Menton pour rejoindre la Toscane en vélo, il m’avait souvent raconté le fameux Passo del Bracco. La grimpette est monstrueuse mais je ne suis plus seul, il m’accompagne, j’entends encore son rire. Je lui cause, non je vous promets je ne prends pas des produits illégaux. Il est parti subitement quelques semaines avant mon expédition au Yukon et quand mon moral était en berne il apparaissait. Il y en a qui vont dans des églises où des « trucs » du genre pour prier, moi je cause avec les disparus. Chacun sa bible !  Mais Dieu que c’est dur, Jo Zef se demande si Marlène, Gilles et Taïko vont venir nous enlever du poids ! Eh ben non la mascotte, y sont trop loin, à nous de nous débrouiller. Quelques cyclistes nous doublent en nous encourageant mais c’est long, c’est épuisant, c’est éreintant ! Soudain alors que je reprends ma causerie avec mon ange gardien je sens une présence derrière moi, un cycliste est dans ma roue. La route est tellement isolée que l’on peut rouler de front, ce vieux champion veut faire un bout de chemin avec moi, il est impressionné par le poids que je monte et par mon bout en moins. Sergio est de bonne compagnie, il a beaucoup d’expérience et sait que sa présence me donne de l’énergie, on papote, on échange mais il doit retourner chez lui. On se serre la main comme si on se connaissait depuis toujours. Cela fait 2h30 que je grimpe, je commence à sentir une lassitude, finalement un panneau m’annonce le village de Bracco, je crois être arrivé au sommet. Un bar est ouvert, je vais tellement doucement que je peux saluer les clients devant l’entrée, je décide de stopper pour un café. Je suis la diversion du jour, ici personne ne passe, l’autoroute canalise le flux routier et un unijambiste en vélo cela se fête. J’ai droit à mon expresso explosif et mon verre d’eau gazeuse, pour récupérer un peu de sels minéraux. Je ne peux pas payer mon café, tout le monde est enthousiaste et me souhaite bonne route. Je fais l’erreur de demander le dénivelé jusqu’à La Spezia, on me prévoit encore du dur !!! En vérité je ne suis qu’au village, le col est encore à 4km plus haut, je prends mon mal en patience mais je ne sais pas où je vais chercher cette énergie pour grimper, aucun « bobos » ne se réveille et mon moignon bien cicatrisé ne fait plus le malin pour se faire remarquer. Finalement atteints le sommet, je suis cuit, extra cuit. Je roule en libre en me croyant sorti d’affaire, je ne pédale même plus en descente, ce qui est une erreur car je n’élimine pas mon acide lactique, mais je zappe le protocole pour récupérer différemment. Je m’aperçois que je perds trop vite du dénivelé, ça sent le piège. J’arrive dans un bled et découvre devant moi un mur, le col du Bracchetto me fait un pied de nez. Du 10% pendant 2 bornes avec les derniers 100mts à 15%, je ne pose pas pied à terre en mémoire de mon parrain disparu, mais je peux vous dire que je force comme un bœuf. Je reprends une longue descente, je pense que cette fois ci je suis sorti d’affaire. Pour être léger j’ai fait le choix de ne pas avoir ma nourriture de midi, mais je n’avais pas anticipé que cette route était déserte. Pour l’instant ça descend alors j’oublie mon déjeuné. Je retrouve une rivière, je sens la fin de mon calvaire, elle doit descendre à la mer donc il ne devrait plus y avoir de côte. Enfin un village animé, il y a un bar restaurant, je stoppe ma « pédalerie ». Pas de plat à emporter, au diable le protocole, je m’attable. Alors que je me déshydrate avec une grande bouteille d’eau gazeuse, je m’aperçois que le local se nomme : « La Fenice » le Phoenix en français. Je cause avec le gérant sur ce nom, renaître de ses cendres comme le phœnix, ca me parle. Une date avec un patchwork de photos est dans mon dos, il est écrit la date du 25 octobre 2011, pour ne jamais oublier. Je prends le soin de détailler les images, il semble qu’une inondation aurait ravagé le village. Effectivement des pluies très violentes ont en amont formé un barrage de branchages et quand il a cédé une très grosse vague a envahi la région. 3 morts et des vies de labeurs mis à terre, Davide est très jeune et il vit mal, l’après drame. Le village au lieu de s’unir, s’est divisé et une mini guerre s’est installée. Il me parle de partir travailler au Mexique mais la peur le freine, peur de l’inconnu, peur de ne pas savoir s’adapter. On cause un bon moment, il me prend pour un surhomme mais je lui cause de mes craintes quotidiennes. Elles ne m’arrêtent pas, bien au contraire, elles sont justes là pour m’avertir du danger et je découvre que je peux les surmonter. Allez Davide, fait ton sac et tu verras que la Terre n’est qu’une petite île, où que l’on soit on y rencontre que de bons voisins… Je reprends la route ventre repus et cœur léger de cette belle rencontre, j’aime bien transmettre de l’énergie positive à qui veut la recevoir. Mais la route est longue encore une grosse montée le vent dans le nez, j’abdique, je baisse la tête et fait le vide il faut que j’avance c’est tout. Enfin, j’arrive aux abords de La Spezia, deux routes se présentent à moi, droite, gauche ? C’est une longue descente, je vais vite et je n’arrive pas à détailler ma carte, je choisis celle qui mène vers le Sud-est. Hasard ou pas je me trompe d’itinéraire, j’avais décidé de stopper dans ce grand port mais c’est une périphérie qui me l’a fait éviter. Ok, j’ai compris ce sera une très longue journée, le plat descendant au programme, ce n’est pas si mauvais quand même. J’avance, le compteur affiche bientôt les 100km, je trouve une auberge de campagne, ok les mascottes, on va pas faire les difficiles. Une chambre proprette pour une poignée de figue, c’est le camp de ce soir. On est à la frontière avec la Toscane.</p>
<p>A pluche…</p>
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		<title>Au 100éme jour, la Méditerranée&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 16:09:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7545" class="wp-caption aligncenter" style="width: 455px"><img class="size-full wp-image-7545" title="P9200006.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9200006.JPGweb.JPG" alt="100 jour que j'attendais ce moment..." width="445" height="640" /><p class="wp-caption-text">100 jour que j&#39;attendais ce moment...</p></div>
<p>Ce matin je ne fais pas le mariolle, je dois traverser le massif des Apennins ligure avec mon poids-lourd de vélo ; qui vivra verra !Je suis motivé, derrière la grande bleue m’attend. Je suis au fond d’une vallée très encaissée, autoroute, train et route nationale se partagent l’étroit lit de la rivière traversant les villages, un vrai capharnaüm. Un mémorial me rappelle que c’est ici qu’a grandi le champion Fausto Coppi, la route lui rend hommage. Je redoute encore plus la journée, il est rare qu’un grand cycliste s’entraîne sur du plat. Les montagnes rendent la vallée obscure, la route est jonchée de détritus, ce n’est pas un coin pour romantique. Je suis agréablement surpris, les lacets ne sont pas violents et j’arrive à garder une bonne moyenne. Je suis pratiquement seul, le gros du flux routier est sur l’autoroute qui dessert Genova. Au bout d’une heure trente j’attaque le col, une pauvre bosse de 2,5km/h que j’avale à 11km/h, je crois que je suis motivé !!! En haut, le village de Passo dei Giovi, un magasin a écrit en gros sur sa devanture : Chi cerca trova, (qui cherche trouve) ! Un clin d’œil de plus. Je cherche et je trouve à donner mon meilleur, à petit pas j’avance. J’enfile mon coupe vent couleur poussin valaisan et fonce vers la mer. Je suis prudent mais c’est tout de même grisant que de savoir que le Mare Nostrum est à quelques encablures. J’encourage, tous les cyclistes qui grimpent le massif à l’inverse de ma descente, je suis aux anges. La chanson Bel Ciao me vient en tête, je me mets à la chanter à haute voix, je n’ai pas le talent d’Yves Montant mais ses paroles me portent encore plus. Je me surprends à sangloter en même temps que je roule en roue libre, yes i’m a free man.</p>
<p><strong>« </strong> Una mattina mi son svegliato, o bella, ciao! Bella, ciao! Bella, ciao, ciao, ciao! Una mattina mi son svegliato e ho trovato l&#8217;invasor…//… È questo il fiore del partigiano morto per la libertà!» <strong>»</strong></p>
<p>A ma grande surprise j’arrive au centre de Genova seulement après deux heures de route, j’en avais prévu au moins quatre! Je m’autorise un arrêt café dans un bar au hasard où je peux mettre mon vélo à vue. Un expresso bien serré et une brioche, je l’ai méritée. La serveuse est curieuse, mon barda, ma dégaine, mon accent… Je lui raconte mon périple, elle me demande si à part l’italien je parle une autre langue. Drôle de question ! Elle entame la conversation en espagnole, je ne la maitrise pas comme la langue de Dante mais j’essaie de comprendre où elle veut en venir. Equatorienne elle a émigrée en Italie, plus précisément elle est née à Guayaquil. J’y ai posé mes pieds il y bien longtemps, à l’époque je pouvais dire mes pieds ! Le voyage en train jusqu’à Quito restera gravé à tout jamais dans mes souvenirs. 12 heures de montée dans les Andes avec une micheline tellement bondée que les voyageurs font le voyage sur le toit du wagon. Puis les Galapagos encore tranquille, il y a au moins trente ans. Liliana m’offre le café, une fois de plus en quelques minutes la magie du voyage a opéré… Je traverse le grand port ligure, un vrai bonheur. Je connais par cœur le coin, j’y ai fait escale à maintes reprises avec mon Cabochard, j’y ai été marin au pair pour une belle italienne. Ne vous inquiétez pas Véro connais Lucia, dans mon premier livre je lui rends hommage. Grâce à elle, j’ai compris que je pouvais réaliser et vivre mes rêves. Elle, la piémontaise, est venue dans le monde macho de la voile professionnelle une figure de la régate. Elle fût élue skipper de l’année par les journalistes des magasines spécialisées en voile, italiens. Pour un hiver j’étais l’homme à tout faire, elle faisait partie de l’équipage féminin qui avait gagné  la course de l’Europe, contre des : de Kersauson, Parlier et autres pointures… De son côté Autissier, Chabaud, Arthaud et bien d’autres formaient un équipage de charme mais de choc… Je reprends ma « pédalerie » le cœur léger. Comme tous les grands ports du monde, la foule est multiraciale, en quelques pas on change plusieurs fois de continent. Je suis prudent, la conduite ici est périlleuse, mais j’ai confiance. Je quitte la mégapole par le lieu où se déroule annuellement le salon nautique, il y a bien longtemps le Cabochard avait dû user de tous ses charmes pour empêcher le sacrilège de l’échanger contre un plus gros en « plastoque » ! Je pousse vers le Sud Est, au loin le promontoire de Portofino, il me coupe la route je vais devoir le gravir. 37’ en plein « cagnard » à 6km/h. En bas le cap de San Fruttuoso où une statue de Madone est fixée par -18mts, de l’Europe entière les couples de plongeurs viennent s’y marier, j’y ai fait des bulles. Vous voyez je n’ai plus le temps de déprimer…</p>
<p>Aujourd’hui cela fait 100 jours que je me suis élancé en kayak depuis l’océan Arctique en Norvège pour arriver en Méditerranée, 100 jours de doute, de volonté, de rire, de pleure, de partage, de solitude. 100 jours pour crier à tue tête : Yes i’m a free man.</p>
<p>PS : Je viens de faire gouter aux mascottes une spécialité locale, la farinata. De Nice à Menton et même à Bastia, elle porte un autre nom, on appelle cette galette de farine de pois chiche, la socca… Un vrai régal, mais un poil pesant pour le cycliste en effort !</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Triste Padiana&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Sep 2012 17:46:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7541" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-7541" title="P9190002.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9190002.JPGweb.JPG" alt="Le Pô, franchement il ne me donne pas trop l'envie d'y mettre mon kayak!!!" width="640" height="480" /><p class="wp-caption-text">Le Pô, franchement il ne me donne pas trop l&#39;envie d&#39;y mettre mon kayak!!!</p></div>
<p>Je ne sais pas si c’est le fait qui me manque un bout mais depuis que je suis parti, il y maintenant plus de trois mois, chaque fois que je croise quelqu’un il se confie. Ce matin encore, alors que je me prépare, Sandro le boss de l’auberge s’est livré. Il a quitté sa Sicile il y a trente ans et la vie ici à Novara, lui pèse, il n’a pas le courage de tout plaquer pour retourner sur son île, alors je l’écoute… Je reprends ma route sous la pluie, le paysage plat de la Padiana sous l’averse est d’une tristesse incroyable. Enfin je peux tester ma veste couleur « poussin », merci Alex ! La ville de 100 000 habitants grouille, je me faufile en faisant attention, mes sacoches dépassent drôlement de chaque côté. A ma grande surprise il y a une piste cyclable qui sort de la ville et de plus elle va vers le sud. Je quitte la fourmilière et retrouve un peu de calme. Mon choix de route me fait foncer sur Gênes par la « nazionale », deux autoroutes descendent eux aussi ce qui devrait me laisser une route plus tranquille. Je ne suis pas un bon rouleur sur le plat et je le sais très bien. J’ai au moins 80 km absolument droit et monocorde, la moyenne sera bonne mais au niveau mental cela va me coûter une grosse concentration. La première heure se passe à merveille, je roule comme jamais et la pluie semble m’envelopper, j’aime bien cette sensation. Malgré le crachin je retire ma parka, j’ai besoin d’air, je suis en concurrence avec mon compteur, j’aimerais qu’il reste sur 20km/h de moyenne, je suis un peu au dessus de ma vitesse de croisière ! Jusqu’à la deuxième heure je ne suis pas trop mal, mais le manque de relief, me mine la cervelle, rien pour me divertir, des lignes droites à l’infini et des champs de riz à perte de vue. La troisième heure n’en finit plus, mes muscles vont bien mais au tableau de bord je suis proche de la surchauffe. La pluie laisse la place au soleil et je reprends ma cuisson commencée hier. La quatrième heure devient un calvaire, je n’arrive plus à tenir le rythme. Finalement la pause du déjeuné me délivre. 80km en quatre heures c’est super mais j’ai besoin de me changer les idées. Je franchi le fleuve Po qui coule doucement depuis la nuit des temps vers l’Adriatique, le voile de pollution se lève avec la brise et me dévoile juste devant, le massif montagneux des Apennins ligure. La route enfin prend du cachet, des virages, des villages, de la vie quo ! Je rejoins  Arquata Scrivia après 97km à ruminer. Je ne suis plus très loin de la Méditerranée, 188km du cap Corse à vol d’oie, mais cette journée fût difficile et longue. Je déniche une auberge, la seule du village et rebelote, le patron me parle de son accident qui a failli lui coûter une jambe. Il me demande des conseils sur sa rééducation, sur le sport qu’il doit pratiquer pour récupérer de sa blessure. Si ça continue je vais ouvrir un cabinet de coach psy itinérant !!!</p>
<p>A pluche…</p>
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		<title>Ciao Italia&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 17:06:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En passant plus de deux mois en Scandinavie j’avais baptisé cette contrée : Le pays du silence. Depuis hier je suis arrivée en Italie, l’absolu contraire ! Le soleil chaque matin reste un peu plus dans ses pénates et comme je ne veux absolument pas pédaler de nuit moi aussi je flemmarde. Domodossola au petit jour est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7536" class="wp-caption aligncenter" style="width: 346px"><img class="size-full wp-image-7536" title="P9180002.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9180002.JPGweb.JPG" alt="Oratorio della Santissima Trinita di Momo." width="336" height="448" /><p class="wp-caption-text">Oratorio della Santissima Trinita di Momo.</p></div>
<p>En passant plus de deux mois en Scandinavie j’avais baptisé cette contrée : Le pays du silence. Depuis hier je suis arrivée en Italie, l’absolu contraire ! Le soleil chaque matin reste un peu plus dans ses pénates et comme je ne veux absolument pas pédaler de nuit moi aussi je flemmarde. Domodossola au petit jour est très active, la circulation est dense et je dois rester vigilant. La route « nazionale » n’a pas de piste cyclable et je me contente de mon tiers droit de route. La proximité de la Suisse doit déteindre sur ces automobilistes, ils sont respectueux et me laissent de la marge. Le faux plat descendant m’encourage, les courbatures d’hier sont minimes et je me surprends à rouler à 25km/h de moyenne. Je ne m’emballe pas la journée est longue, mais c’est toujours bon à prendre. Je roule plein sud sans détour, ça c’est bon pour le moral. Des bosses me freinent un peu mais je suis aspiré par la Méditerranée plus très loin. Je choisis de passer par le lac Orta, la route devrait être moins fréquentée. La rivière de cette étendue d’eau file dans le sens inverse de ma route, je sens de belles côtes ! Effectivement pendant 7 bornes je grimpe à 9km/h, mais le moral est au beau fixe, je rejoins ce magnifique lieu qui à la même géographie que celle de Neuchâtel, la route sera la même, bosselée ! Trois cotes me coupent les jambes, jeux de mots faciles, mais je m’y attendais un peu. A la différence des scandinaves assez discrets, les cyclistes italiens sont très joviaux avec moi, à chaque rencontre, j’ai droit à des encouragements. Je garde tout de même une super moyenne, qui me surprend, j’ai peur du contrecoup ! A la fin du lac, la dernière bosse n’en finit plus, un peloton, m’encourage comme jamais je ne l’ai été depuis le départ, je suis touché par tant d’égard. Ma carte semble me présager une longue plaine le long d’une rivière qui file sud, je devrais avoir un faux plat descendant pour 150km. Je croise le moignon, la prédiction s’avère exacte. C’est incroyable sans forcer je fonce sud, sud à l’infini, je suis aux anges, pourvu que ça dur. Je suis euphorique, je double quelques vététistes qui restent pantois, je les salue mais reprends ma « pédalerie », je me suis fixé la ville de Novara. Au bout de 4h effective de route, je fais mon break déjeuné. Un oratoire du XI siècle est encore en très bonne conservation, je me trouve un coin tranquille pour me restaurer en admirant l’édifice. Son nom m’est familier : St Trinité, comme celui de Bonifacio… A deux pas un bar, je ne résiste pas et m’accorde un vrai café italien ristretto. Il est 13h et un collège, fait ralentir le flux routier, les jeunes élèves comme les cyclistes ne sont pas indifférents à mon bout de vie. L’un d’eux, certainement un meneur, les encourage à applaudir !!! Je les salue tous d’une main. « C’est qu’avec leur truc, je vais être ému, mouhaaa!!! » Finalement avec une moyenne de 19,97km/h, soyons précis, je rentre dans la grande ville de Novara, pour afficher, un petit 96km en un temps record… A vol d’oiseau je ne suis plus qu’a 277km du cap Corse et à 3044km de Mehamn en Norvège, je peux vous assurer que ce type d’information fait du bien au moral.</p>
<p>PS : Gros problème avec les mascottes ! En Suède en demandant du « kaka » on obtenait du gâteau, ici en Italie en voulant un gatto ils ont un chat !!! Habitants de la Tour de Babel, ils deviennent fous ???</p>
<p>A pluche !</p>
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		<title>Le col Simplon&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 18:52:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frank</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A peine sorti de la ville de Brig la route prend du dénivelé, je sais que ce sera long et difficile. Je m’efforce de ne pas y penser, aujourd’hui je dois me moquer du kilométrage pour me concentrer sur cette ascension. Je redoute les blessures, tout est réparé, cicatrisé, ça passe ou ça casse ! Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7530" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><img class="size-full wp-image-7530 " title="P9170009.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9170009.JPGweb.JPG" alt="Marlène, Gilles et Taïko. Un vraie équipe de soutien..." width="576" height="432" /><p class="wp-caption-text">Marlène, Gilles et Taïko. Un vraie équipe de soutien au sommet du col...</p></div>
<p>A peine sorti de la ville de Brig la route prend du dénivelé, je sais que ce sera long et difficile. Je m’efforce de ne pas y penser, aujourd’hui je dois me moquer du kilométrage pour me concentrer sur cette ascension. Je redoute les blessures, tout est réparé, cicatrisé, ça passe ou ça casse ! Le pourcentage est déjà bien engagé, je me cantonne sur une fréquence de pédalage moyenne, je ne dois pas me mettre en surchauffe. La vitesse est faible, 6,5km/h, un panneau indicateur me nargue, il indique le sommet du col à 24km. Le moignon n’est plus blessé donc plus douloureux, le tendon d’Achille est comme neuf et le genou gauche n’a plus envie de se faire plaindre, le bonheur ! Un cycliste hier m’a fortement conseillé d’emprunter la route cantonale, (l’équivalent de la nationale en France), elle est plus fréquentée mais plus régulière. Je suis ces conseils, à ma grande surprise peu de monde en cette matinée de septembre me double. Prudent, tous les quarts d’heure j’avale une gorgée d’eau mais lâcher le guidon d’une main à cette vitesse devient un exercice de cirque. Mon premier arrêt au bout d’une heure, je récupère bien, il ne me semble pas de trop forcer. Je reprends ma « pédalerie », le rythme s’installe et je peux me permettre de rêver. Les jambes montent mon corps, mon esprit, lui balade vers le sud. Je sens une voiture qui ralenti derrière moi, Marlène, Gilles et leur fidèle Taïko ont tenu leur promesse. Ils ont laissé leur gîte de la Lourantze pour venir m’accompagner. Gilles prend ma caméra pour fixer quelques images mais au prochain parking je vais m’alléger de mes lourdes sacoches. Oui je sais,petit joueur le Frank mais entre vous et moi , je veux arriver entier ! Je reprends la route mais il me semble voler, 17kilos en moins cela fait une franche différence, je me sens nu mais quel bonheur de grimper sans crainte de blessure. De 6,5 je passe à 10km/h, je papillonne. Le col n’est plus qu’à 11 bornes et je me suis bien habitué à cette cadence. Les tunnels abris avalanches se succèdent et les travaux avancent avant le retour de la neige, je zig-zag entre les plots. Finalement le Simplon montre le bout de sa chemise, j’en vois son col ! 2h45 pour atteindre les 2005mts d’altitude, le point culminant d’Arcticorsica. Mes amis m’attendent, nous immortalisons l’instant par quelques photos et pour fêter cela nous nous installons au café du coin pour une grosse part de tarte à l’abricot bien méritée. Je remonte tout mon barda, je suis soulagé que cette partie du raid se soit très bien passée. Il est temps de se dire au revoir, ce n’est pas un adieu, le Valais et ses habitants me ravissent et je profiterais de la première occasion pour y remettre ma prothèse. Je file à grande vitesse vers l’Italie, je suis grisé de cette longue et belle descente, mais je reste vigilant, la route n’aime pas les insouciants. Je passe la frontière transalpine sans soucis, les douaniers italiens ne s’inquiètent pas trop de mon passage. Je ne veux pas être trop gourmand, je stoppe ma journée de vélo à Domodossola, mon compteur affiche 65km avec un grand col alpin franchi. Bien-sur la machine à cogiter tourne plein pot, environ 500km avant Piombino, j’évalue, j’anticipe mais ma conscience me rattrape, il n’est pas bon de penser trop en avant, juste le moment présent est important.</p>
<p>Il y a deux sortes de temps : Il y a le temps qui attend et le temps qui espère… Jacques Brel</p>
<p>A pluche !</p>
<div id="attachment_7531" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><img class="size-full wp-image-7531 " title="P9140005.JPGweb" src="http://www.boutdevie.org/wp-content/uploads/P9140005.JPGweb.JPG" alt="Vue depuis le gîte de la Lourantze..." width="576" height="432" /><p class="wp-caption-text">Vue depuis le gîte de la Lourantze...</p></div>
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