Des sportifs entiers!

27 juin 2011
Un sportif avec une petit différence... C'est tout!

Un sportif avec une petite différence... C'est tout!

Pour une personne entière voir quelqu’un amputé est toujours une sorte de miroir qui met mal à l’aise !

Pourtant je le maintiens, avec un poil d’obstination, de volonté et de temps qui passe ce bout qui manque peut être une force en plus…

Le sport est l’école de la vie et personne ne peut tricher. Entrainement dur, résultat probant.

Ce weekend, entre autre, deux athlètes ont bouleversé les aprioris. Dans la cité phocéenne une course de nage avec palme en hommage au comte de Montecristo réunissait des nageurs longues distances. Parmi l’un d’eux, Thierry Corbalan. Après avoir fait un simple aller depuis la Sardaigne à la Corse en mono palme il réalisait en 2010 un A/R dans les bouches de Bonifacio, soit pas moins de 30km en 5h et des « écailles » ! Un exploit diront certains, pour lui, je me le permets, une manière de s’exprimer. Quelques signes particuliers, 50 ans et policier, sportif dans l’âme, le reste du classique, une épouse, des enfants… Ah oui un détail il lui manque les bras !

Ce Weekend donc à Marseille il a nagé les 5km en 1H06’48’’ soit 3ème dans sa catégorie homme (et non handisport !) 600 valides au départ.

Un peu plus à l’Est le triathlon de Nice catégorie Ironman (homme d’acier en anglais). 3500 athlètes du monde entier et un corse au départ. Dume et oui toujours lui. Une longue journée pour nager 3,8 km, puis enchainer 180 km de vélo en franchissant deux cols et finir par un marathon de 42km !!! 1900 forçats  seulement à l’arrivée. La chaleur, 34° à l’ombre, eut raison de ces hommes et femmes hors norme. Une des épreuves les plus terribles au monde et Dume. Joie de vivre qui fait son p’tit bout de vie. 650ème en 11h40 !!!

Que dire de lui à part que comme Thierry sa vie c’est le sport en compétition et si je ne vous ai pas précisé qui lui manque une jambe et qu’il réalise cette épreuve sur une seule jambe, c’est que pour lui, c’est absolument normal…

Vous n’avez pas entendu parler de handisport, de sport adapté ! Non, juste de sportifs qui ont une différence et qui se réjouissent de courir avec des copains aux quatre membres avec peut-être un poil de mental en moins que nos deux amis !

A vos vélos, palmes et autres et sportivez vous les moignons !!!

Désormais une étoile porte le nom de Laura…

17 mai 2011
La vie est une île où certaines tempêtes sont fatales...

La vie est une île où certaines tempêtes sont fatales...

La vie est injuste, c’est par moment une bien triste réalité. Les guerres et autres croisades sont du manque de tolérance des hommes qui aiment le bruit des bottes… Si l’homme meurt arme au poing,  je ne vais pas pleurer, nous sommes responsables de nos actes…

Mais, quand des enfants sont grignotés par la maladie, une sensation d’injustice nous envahit, nous étouffe. L’association Courir ensemble de Genève s’occupe de gamins atteints de cancer, chaque été ils viennent dans la région de Bonifacio et j’avais eu le bonheur de partager un bout de vie avec eux. Je n’ai jamais entendu de plainte ou de vindicte envers la maladie ou qui que ce soit, bien au contraire. J’ai le souvenir que de rires et de fraternité et bien des adultes devraient en prendre de la graine.

Ce matin Laura est allée rejoindre les étoiles et de là haut elle veillera sur ses petits frères et sœurs de maladie…

On ne doit ni pleurer, ni protester, le jour viendra pour tous et il est trop irrationnel de vouloir en donner une raison, ce n’est, ni bien, ni mal, c’est comme ça ! Quand j’entends qu’un ancien nazi, est toujours en vie, presque centenaire, j’ai du mal à me contenir, mais il faut se forcer à ne pas vouloir donner de raison à la mort qui veille sur nous tous, elle n’est pas là pour nous punir…

On naît pour mourir…

Pensée caline et saline…

12 mai 2011
Pas un bateau! Un ami confident depuis bien longtemps maintenant...

Pas un bateau! Un ami confident depuis bien longtemps maintenant...


Ca va ça vient…

La guerre, la paix. La vie, la mort. La rencontre, la séparation. La pluie le beau temps. La blessure, la guérison.

Mon havre de paix est cette solitude qui m’apaise et me donne tellement d’énergie si mystérieuse pour certains. Je ne dis pas, je fais, pas d’utopie que des rêves réalisés. Ne pas ressembler à quelqu’un ou à quelques histoires je taille ma route, certes à cloche pied, mais ce sentier est de mon invention. Parsemé, de souffrance, de trahison, de rencontres aussi ; d’amour, de sourire et surtout de partage.

Le vent ici me raconte tellement d’histoires, la mer me donne toute sa force, le soleil son énergie, la nuit m’ôte mes doutes, l’orage me prépare au pire.

Oh non mourir ne me fait depuis longtemps plus peur. Souffrir non plus !

Ce bref passage sur terre ne doit pas être gaspillé, vivre pleinement de tous ses sens.

Le soir j’adore faire le silence et écouter la profondeur de la nuit.  Elle répond à toutes mes questions et c’est grâce à elle que je suis devenu non pas plus fort mais un homme à part entière car je n’ai plus peur de moi même…

Gengis Khan et le faucon…

13 avril 2011

l'indienne et le faucon

Comme je suis un adulte qui ne veut pas rejoindre le monde des adultes je suis absorbé par les légendes lointaines, l’imaginaire y a encore toute sa place et du coup tout est plus beau…

Un matin, le guerrier mongol Gengis Khan et sa cour partirent à la chasse. Tandis que ses compagnons emportaient arcs et flèches, Gengis Khan portait sur le bras son faucon favori, qui était meilleur et plus précis que n’importe quelle flèche, parce qu’il pouvait s’élever dans les cieux et voir ce que l’être humain ne voit pas.
Cependant, malgré tout leur enthousiasme, ils ne trouvèrent rien. Déçu, Gengis Khan regagna son campement, mais pour ne pas se décharger de sa frustration sur ses compagnons, il se sépara du cortège et décida de cheminer seul.
Ils étaient restés dans la forêt plus longtemps que prévu, et Khan mourait de fatigue et de soif. A cause de la chaleur de l’été, les ruisseaux étaient à sec, il ne trouvait rien à boire, et puis, miracle ! Il vit devant lui un filet d’eau qui descendait d’un rocher.
Immédiatement, il détacha le faucon de son bras, prit la petite coupe en argent qu’il portait toujours avec lui, mit un long moment à la remplir, et, alors qu’il était sur le point de la porter à ses lèvres, le faucon prit son vol et lui arracha la coupe des mains, la jetant au loin.

Gengis Khan était furieux, mais c’était son animal favori, peut-être avait-il soif lui aussi. Il saisit la coupe, nettoya la poussière et la remplit de nouveau. Le verre à demi-plein, le faucon l’attaqua à nouveau, renversant le liquide.
Gengis Khan adorait son animal, mais il savait qu’il ne pouvait tolérer en aucune circonstance qu’on lui manquât de respect; quelqu’un pouvait assister de loin à la scène, et plus tard raconter à ses guerriers que le grand conquérant était incapable de dompter ne serait-ce qu’un oiseau.
Cette fois, il tira son épée de sa ceinture, s’empara de la coupe, recommença à la remplir, gardant un oeil sur la coupe et l’autre sur le faucon. Dès qu’il vit qu’il y avait assez d’eau, il se prépara à boire, alors le faucon prit de nouveau son vol et se dirigea vers lui. Khan, d’un coup précis, lui transperça le coeur.
Mais le filet d’eau avait séché. Décidé à boire d’une manière ou d’une autre, il grimpa sur le rocher pour trouver la source. A sa surprise, il y avait vraiment une nappe d’eau et, au milieu, mort, l’un des serpents les plus venimeux de la région. S’il avait bu l’eau, il aurait quitté le monde des vivants.
Khan revint au campement avec le faucon mort dans les bras. Il fit fabriquer une reproduction en or de l’oiseau, et il grava sur une aile :
 » Même quand un ami fait quelque chose qui ne plait pas, il reste un ami.  »
Sur l’autre aile, il fit écrire :
« Toute action motivée par la fureur est une action vouée à l’échec. »

Enfant de Gaia…

22 mars 2011

Oser le plongeon d'une vie nouvelle...

Oser le plongeon d'une vie nouvelle...

Gaia divinité qui enfanta les mers, les océans, les montagnes… Invention des hommes craignant la mort et la souffrance. Dans son ventre elle avait aussi des monstres et des titans.

Vous, moi, eux sommes les enfants de Gaia, la souffrance et la mort nous effraient et pour cause.

La grande famille Bout de vie rassemble les blessés de la vie, chaque semaine la famille s’agrandit et il en sera ainsi pour toujours. Se retrouver avec un ou plusieurs bouts en moins est une épreuve de taille à surmonter. Pour les plus chanceux les proches sont là, pour les moins chanceux la solitude sera compagne de chambrée. Mais dans tout cela il y a quelque chose de sournois qui nous rassemble. Les proches ne peuvent pas comprendre ! Attention n’y voyez pas une attaque, ou une offense. Se retrouver mutilé est une injustice colossale, que ni l’amour, ni les mots ne pourront atténuer. La seule lueur d’espoir est de rencontrer des gens comme soi. Dans ma convalescence, mon moral était en dent de scie, en haut en bas. Une épreuve pour moi, mais aussi pour mon clan. Je ne supportais plus les : « Tu es courageux et puis tu es un héros maintenant » Une belle jambe de bois, les décorations et l’habit de héros de la nation…

Quelques mois de greffe en greffe et puis le centre de rééducation, le moral au fond de l’emboîture et une injustice grandissante. Qui s’approchait de moi, y laissait des plumes. Un prothésiste m’appareillait avec un truc immonde, moitié en plâtre, moitié en bois !  Et dire qu’on m’avait promis que j’aurais une sorte de vraie jambe !  La personne qui s’occupait de moi me harcelait sur ma manière boiteuse de marcher, jusqu’au jour où j’allais lui faire un truc qui fait mal ; c’est alors qu’il leva son pantalon pour me dévoiler sa prothèse…

De ce jour je compris et me sentis moins seul…

Bien-sûr chacun le vit différemment et la chose la plus importante est de faire un pas après l’autre. La rage et l’envie furieuse de hurler est normale. Gérer, comme l’alpiniste qui attaque la face Nord de la montagne la plus haute du monde. Il ne pense pas au sommet, mais à chaque pas qui va le conduire au toit du monde. Bien-sûr, il y a un objectif, mais il faut penser au présent. Combien de fois en sauvetage en mer au lieu de me précipiter sur mon embarcation, je me calmais, je mangeais, je prévoyais tout doucement la dangerosité de l’intervention pour finalement arriver sur zone à 100 % de mes possibilités.

Être amputé est une épreuve qui doit être vaincue doucement, trop d’éclat au départ et la chute fait encore plus mal. L’injustice par moment est une douleur quasiment physique : Ce foutu « pourquoi moi » revient sans cesse. Le grand Jacques chantait : « L’homme n’oublie pas, il s’habitue c’est tout… ».

Vous souffrez et seul vous, savez à quel point, je ne peux pas grand-chose à votre place. La solution est au fond de vous. Se foutre en l’air ? Pourquoi pas, mais entre vous et moi je trouve que c’est dommage. La vie est tellement pleine d’imprévue que le suicide n’est pas la panacée. Les drogues ? Déjà que nous avons un truc assez balèze à gérer en plus il faudra surmonter ce monstre immonde ! Une autre solution et celle-là, je la trouve sympa, c’est tourner la page. OK, je vous entends dire facile à dire moins à faire. Un pas après l’autre. Sur mes expéditions tous les jours pendant une minute je crie, non, je hurle… Une manière d’évacuer le stress. Technique que j’ai appris à l’hosto.

Je ne vais pas vous tenir la prothèse trop longtemps, mais sachez en tous les cas que vous n’êtes pas seul et dés que vous en aurez envie, un grand frère est là pour vous botter le cul et avec une lame en carbone ça fait mal !!!!

PS : Vous savez que j’aime bien finir par des citations, alors j’ai ressorti un vieux cahier où pendant des années j’ai griffonné des mots de maux, celui-ci est de circonstance.

« Une porte ne peut être ouverte, poussée, fracturée que seulement si elle existe… »

La philosophie de l’aventure…

27 janvier 2011

La solitude, compagne fidéle de l'aventurier...

La solitude, compagne fidéle de l'aventurier...

J’ai beaucoup de demandes dans mes rencontres et j’ai essayé de décortiquer le sujet et de le noter noir sur blanc.

L’aventure est un vaste mot qui vient du latin adventura (ce qui doit arriver), il englobe beaucoup de choses.

On me définit comme aventurier, en vérité c’est un mensonge car chaque vie est une aventure et mon quotidien est fait de routine. Ce sont les autres qui en voyant mon rythme de vie me définissent en tant que tel.

J’admets que ma vie est un peu atypique, ma pension des anciens combattants est un solide soutien, mais j’en connais beaucoup qui ont le même titre sans trop se mettre en danger.

Je crois qu’à la base on naît avec, je n’ai jamais pu penser comme les autres ce qui me valut pas mal de soucis avec les institutions (école, armée).

Ensuite c’est ce côté chien fou, mais craintif en même temps qui est important. Larguer les amarres doit être fait une fois, non pas par force ou obligation, mais par conviction. Le premier pas est important, ensuite les « excuses ». Elles viennent taper à la porte les premiers jours, elles amènent dans leurs besaces les doutes et les remords. Je suis fou d’avoir tout largué, je suis fou d’avoir rompu avec la copine trop  « non-non », je suis fou de laisser tomber mon boulot et l’avenir qu’il allait m’apporter et puis si je tombe malade…

Le mental rentre en jeu, comprendre que cela est sa voie. Puis le premier défi, finalement on s’aperçoit que ce n’était pas si difficile que ça, puis on croise des autres « fadas » qui parleront le même langage.  Les rencontres sont rares surtout de part chez nous, l’Europe est devenue un aseptiseur de rêveurs aiguës.

L’entourage est très important, il ne comprend pas et vous blâmera, donc à vous de vous imposer. Se réaliser en se moquant du « qu’en dira t’on ». La compagne est aussi la base de la réussite, jamais une fois Véro ne m’a freiné bien au contraire elle en est le moteur. Avant elle, certaines ont essayé de me calmer je suis devenu un souvenir d’un gars hyper actif au mauvais caractère.

Les pions se mettent en place tout seul, puis les seuils d’aventures grandissent, ma première fût de partir pendant 4 ans naviguer avec mon bateau, l’arrivée du Cabochard à Gibraltar restera un des grands moments de ma vie. Là-bas j’y ai rencontré des gens qui avaient le même regard, la même folie non maitrisée. Je trouvais pour la première fois des frères et sœurs de vie.

L’idée murit, pourquoi ne pas continuer, ne pas franchir un autre pallier, je commence à écrire pour une revue nautique. Puis je rêve de plus fou, plus loin encore, alors je démarche mon premier sponsor et là c’est un flop ! Je sais que je commence une nouvelle vie. Les signes se succèdent et vous guident quand le doute secoue l’embarcation.

Je suis aventurier à part entière, je ne veux pas d’intérim, je veux porter cette parka 365 jours par an. Il m’est inconcevable de faire autre chose : vivre mes rêves les plus fous. Je ne veux pas devenir professionnel car j’aurais trop peur de m’enlever cette flamme de liberté, mais en même temps je ne veux pas que cela me coûte. Un juste milieu entre l’amateur et le professionnel.

J’en croise de temps à autre ; les festivals d’aventures ont cette faculté de nous réunir juste assez pour se sourire, jamais nous ne parlons de nos récits. Vous ne parlez pas de la couleur de votre voiture, du bilan de votre société, vous ne faîtes pas visiter votre appartement quand un nouveau arrive chez vous, vous ne laissez pas la télé allumée quand vous êtes entre amis…

Alors entre nous on parle de religion, de neige, de langue, de désert, d’éditeur…Vous voyez la routine. Je reviens d’un long voyage, mais dans ma solitude du grand Nord déjà des histoires venaient me gratter le bulbe de nomade. Vivre en immeuble, en pavillon, dans le même port, non merci. Chaque jour est le départ d’une journée incroyable, cela demande aussi une éthique, une dureté avec soi même, intransigeant intimement et exigeant avec l’équipe formée. Les tentations sont énormes, mais il faut savoir se diriger, ne pas s’égarer, garder le cap. Il est très facile de devenir l’insecte qui fonce dés qu’il voit une lumière, l’ombre est le dojo de l’aventurier déterminé.

Bien sûr dans ce milieu il y a plusieurs niveaux, les purs qui vivent toute l’année dans leurs tripes, j’en fais parti, mais nous sommes les intégristes de l’aventure. Les médiatiques : grandes productions de documentaires qui a mon gout sont des réalisateurs hollywoodiens, mais la ménagère aime et adhère (soupir), puis les intermittents qui en goute une de temps à autre, mais qui doivent gérer tout un entourage réfractaire.

Le sujet est vaste, mais je crois que j’en ai donné les trames, pour finir quand on me demande une info sur une préparation de tel ou tel projet, je suis acide, décapant, car ma réponse est toujours identique. Si tu me demandes un conseil alors le seul que je puisse te donner c’est ne pars pas, car quand tu seras face à toi-même au milieu de nul part seul toi devras le gérer et mes avis seront absolument inutiles.

Créer son histoire de A à Z :

Avant de gravir la montagne fais ton premier pas et apprends à être souvent seul. (Elle est de moi !!!) (Rire)

L’after Courche…

20 janvier 2011

Jo Zef lance sa ligne: Mascot atitude

Jo Zef lance sa ligne: Mascot atitude

Non Jo Zef tu ne montes pas à bord du Cabochard avec tes chaussures de ski ! Non, je me moque que tu as des crochets dorés incrustés de pierres précieuses. Tu vas aussi t’épousseter les paillettes collées à ton poil !

Ok la mascotte !

Quoi ! S’il y a un cocktail de bienvenu sur le bateau parce que tu arrives ?

Mais tu ne serais pas atteint de « Zinédite » aigüe ???

Ouf de retour dans mon havre de paix. Je réintègre mes 6m2 vue sur la mer et un calme régénérateur. Je retrouve le bureau en quelque sorte.

D’abord sortie vélo pour vérifier s’ils sont encore là. Premier bureau les « Zumeri associed » (zumeri : ânes en corse), ouf les 3 collaborateurs sont  toujours aussi attentifs. Deuxième bureau « Pecori attitude » (Pecori : Brebis en corse), c’est que ça bosse dure, le carnet de livraison est chargé et il faut assumer la production. Troisième bureau Milk Corsica, meuh ! Ok les filles je vous ai manqué, mais business is business !

Maintenant il faut que j’aille voir en mer, Immaqa est toujours en sac alors va falloir charmer le p’tit nouveau. T’es blanc parce que tu viens d’arriver et la dernière fois tu avais voulu me tester en me faisant faire une baignade hivernale. Mollo gamin on y va tout doux, sur le bout des pagaies je vais voir mes potes les « plumeux ». Tiens, un goéland à une grosse bosse sur la tête ! Histoire d’un kayakeur irascible certainement. Les cormorans sont au garde à vous. Repos l’escorte, rompez les rangs. Une sterne joue l’apprenti chute libre comme dirait la mascotte : un vol plané pour un anchois happé. La houle ondule, l’hiver isole et moi je revis. Quelques jours où j’ai raconté en boucle mon accident, mon traumatisme, mon moignon, ma prothèse, mon association … Festor sort de ce corps !!! (Allez rigole Franck).

Mine de rien sur ces événements j’endosse un habit de vendeur car des œuvres caritatives il y en a des centaines mais pour être soutenue cela devient une autre paire de manche.

J’ai planté des graines, la patience va me dire si j’ai fait un bon boulot…

Reprise de mes pédaleries et kayakeries non Jo Zef je n’ai pas souvenir des grandes blondes tops modèles aux signes astrologiques russes « bombe atomique », tu vas me faire avoir des ennuis avec une p’tite poivre et sel si tu continues …

Savoir changer de monde en un claquement de doigt et revenir sans avoir rien changer de son monde.

En vivant des moments pareils je détecte toutes les faiblesses de notre société, ce qui me rassure sur mon choix de vie qui vu de l’extérieur semble celle d’un ascète. Autour d’une table « champagnisé » je me suis amusé a bousculé mes interlocuteurs. Le sourire en coin j’ai posé la question suivante. Si pour 24 heures vous deviez vivre dans la forêt environnante au milieu de l’hiver pensez-vous vous en sortir. Je n’ai pas eu de réponse cohérente que des fuites en avant…

Voilà un raisonnement d’un sacré sale gosse qui aime bien de temps à autres mettre un coup de pied dans la fourmilière .

Rien ne sert de briller si tu n’éclaires personne…

Corsica in musica…

11 novembre 2010

L’hiver pointe son nez, les villages se referment pour affronter les premiers frimas, l’âme de l’île ressurgit et bien sur les chants rappellent les chemins douloureux de nos vieux.

Pour vous quelques chants qui me dressent les poils, me mouillent les yeux et quand loin de mon île je souffre, ces refrains me donnent le force d’avancer sans me plaindre.

Corsica ti tengu cara:

L’hymne de Véro et Frank

Versu te:

Un autre voyage

Un dernier rien qu’entre vous et moi et je peux vous dire que sur cette chanson j’ai prié, pensé, tremblé mais aimé malgré tout SINTINEDDI (sentinelle) un jour je vous dévoilerai une écriture sans prétention inspirée par cette œuvre:

Rencontre des éléves du primaire…

10 novembre 2010

rencontre des primaires de Figari

rencontre des primaires de Figari

Belle initiative des directeurs Francis Santucci de Figari et Eric Volto de Bonifacio.

Hier tout au long de la journée Thierry Corbalan avec un magnifique reportage de sa traversée à la nage des Bouches de Bonifacio ainsi qu’un diaporama de ma descente du fleuve Yukon, nous avons échangé nos bouts de vie tout au long de la journée  avec des élèves du primaire de l’extrême sud de la Corse.

Échange très important pour une vie qui se présente à ces futurs adultes.

Discours sur la différence, la faculté à s’adapter à une épreuve, travail de fond pour réaliser ses rêves intimes.

Pas de tabou, des questions dignes des plus grands journalistes. Quelques graines ont été plantées.

On reconnait l’arbre à ses fruits et non à ses racines.

Et vous cela vous choque?

19 octobre 2010

Handicapée et sexy sur une pub: « Ce qui étonne les gens, c’est qu’elle soit infographiste »

belgebelge 2

Normal, cette annonce pour Cap48 (sorte de Téléthon belge) a été calquée sur cette affiche. Jusqu’au slogan : « Regardez-moi dans les yeux. J’ai dit les yeux… »

Diffusée dans les journaux et les magazines belges depuis une dizaine de jours, elle ne manque pas de marquer les esprits.

La jeune femme est tout aussi sexy que le top model tchèque, VRP de la marque de lingerie.

Avec une aussi jolie poitrine.

Et un détail qui diffère : son bras gauche amputé.

« Avant je voulais toujours cacher mon bras pour que l’on me voie en tant que femme normale. Aujourd’hui, je peux dire au monde entier que je n’ai qu’un bras et que je suis fière de l’avoir », témoigne Tanja Kiewitz, l’égérie de cette campagne choc diffusée en Belgique en septembre.

Objectif de la campagne : faire changer le regard que portent les gens sur le handicap.

Et ça marche ?
Une plainte a été déposée contre cette campagne, nous apprend Libération. « Mais elle a très vite été rejetée », explique au quotidien le président de Cap48.

Contacté par Le Post, Eric Hollander, patron de l’agence Air s’en amuse : « on a fait cette affiche pour que les choses bougent. Si ça provoque du débat tant mieux. Mais ça fait avancer les choses. »

Et de s’étonner de certaines questions de journalistes : « Ce qui étonne les gens, c’est que Tanja soit infographiste chez nous. Ils n’imaginent pas qu’elle puisse travailler. La preuve qu’il y a encore de drôles d’idées sur les personnes handicapées. »

Et Wonderbra a-t-il été prévenu de cette parodie ? « Non. Je n’ai pas voulu prendre le risque qu’ils me disent non. J’ai simplement montré l’affiche à Frédéric Beigbeder, l’auteur de l’affiche originale, et il m’a dit qu’il adorait… »

Chez Wonderbra Belgique, contacté par Le Post, on se dit « surpris de ne pas avoir été prévenus » mais on explique « trouver la campagne très réussie ». « On n’a aucun problème avec cette utilisation surtout si elle permet de mettre en avant la féminité des femmes handicapées. »

Et en France ?
A quand une campagne du même genre ?