Un bout de vie avec Laurent Fignon…

2 septembre 2010

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Laurent Fignon parmi les étoiles…

En 2000 je créais mon école de plongée « Cabochard plongée », la structure était faite pour ne recevoir que 3 personnes maximum, le pari était audacieux mais je savais que les grands centres de plongée « usine » ne convenaient pas à tout le monde, j’avais un marché pointu et je tentais ma chance, en peu de temps je devenais la référence pour ceux qui cherchaient l’authentique.

D’ailleurs à ma grande surprise les « grands » de ce monde se succédaient et découvraient un sacré Cabochard, sportifs, artistes, politiques, manager se pliaient au règles strictes de la plongée avec Frank.

Il y a à peu prés 5 ans des amis m’amenaient Laurent Fignon, il ne coupait pas à la règle, je voulais connaître son pédigrée d’homme « grenouille » mais comme beaucoup il m’affirmait un niveau mais avait égaré les papiers dits officiels. Donc le matin je prenais soin de mon élève dans 10 mètres d’eau, vidage du masque, échange d’embout etc etc.

Essai concluant.

A midi un jeune couple par téléphone venait s’ajouter à la petite palanqué de l’après midi, à la différence de certaines stars qui me « louaient » seul, lui n’était pas gêné de partager les mérous des Lavezzi.

A 15h je récupérais les jeunes au ponton des bateliers et remarquais de suite que l’homme avait les jambes rasées. En contournant mon « île » pour arriver au camp de base du Cabochard je lui demandais si il faisait du vélo? Oui ! Les jambes épilées chez un homme son souvent synonyme de passion pour la petite reine…

Pendant la remise du matériel Laurent nous rejoignait et saluait ses coéquipiers de plongée, pendant un moment personne ne remarquait qui était qui.

Bonjour je m’appelle Laurent, tiens moi aussi puis je vis le jeune homme commençer à blêmir, bégayer pour dire : mais vous êtes Laurent Fignon !

Je répondais avant : «  mais non, il lui ressemble un peu c’est tout !!! »

Rire collectif

Après le moment de surprise je reprenais tout le petit monde en main pour un instant d’attention pour le briefing d’avant mise à l’eau.

Belle plongée dans 30 mètres d’eau avec tout ce qui faut pour ramener de beaux souvenirs, mérous, dentis, barracudas, liches, raies etc etc.

De nouveau à bord du Cabochard devant un thé au Jasmin et des canistrellis je laissais mes clients faire plus amples connaissances…

Chaque plongée doit être notée sur un carnet tamponnée et signée par le moniteur. Mais ce jour là à titre exceptionnel je laissais Laurent signer à ma place.

Pendant une semaine je faisais découvrir mon jardin secret à ce grand sportif parti un peu trop tôt rejoindre les étoiles…

Un bout de vie chez Claire Chazal TF1

11 mai 2010

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Les îles Lavezzi sont un écrin qui font rêver beaucoup de monde, je ne compte plus le nombre de personnes que j’ai guidé dans les profondeurs d’un des plus célèbres détroit du monde.

J’ai souvent conseillé des tournages et aujourd’hui j’ai accompagné une équipe de reporter du journal de 13h de Claire Chazal. Vous allez vous demander pourquoi à quelques jours du départ perdre du temps dans ce style d’exercice ?

Quand on me l’a proposé j’ai de suite réagi en disant que je n’étais pas dispo et qu’il serait facile de trouver un fil rouge autre que moi. Le journaliste qui a déjà « bossé » avec moi sur plein de reportages savait ma réaction et m’a amadoué avec ma croisade: Bout de vie.

Donc aujourd’hui j’ai dévoilé mon jardin secret, les îles Lavezzi, cet archipel est situé dans l’extrême sud de la Corse et protégé par des gardes du parc marin international, la plus part sont des potes depuis plus de 20 ans et connaissent le caractère du Cabochard!

Mon rôle sur ce tournage et mon regard non officiel sur ces îles très fragiles est bien sur comment cet endroit si hostile m’a permis de me reconstruire après mon amputation. La plongée est une manière inconsciente de replonger dans le ventre de sa mère, ensuite sous l’eau le corps est en apesanteur et l’utilité de ses jambes accessoires.

La mer est d’huile mais le temps est gris même pluvieux, pas grave sous l’eau tout est autrement. Pour débuter la plongée je choisi un caillou au large sur 41 mts de fond car j’ai un copain qui peut être sera là! Le cameraman sait qui m’attend, je dégringole dans le bleu et qui vient à ma rencontre? Merlin mon vieux copain!!! Un mérou qui m’a pris en affection depuis bien longtemps, je sais qu’il va bouder car cela fait un petit moment que je ne l’ai vu et puis je ne suis pas seul, la camera possède quelques centaines de watts de projecteur. Pour me faire comprendre sa déception de ne m’avoir pas vu depuis si longtemps il fait semblant de s’enfuir mais je le connais par cœur mon loustique et au bout de quelques minutes il revient et joue la vedette devant la caméra…

Pour éviter des paliers trop longs, je décide de remonter dans 20mts d’eau et la faune est riche, corb, mérous à foison, liche…

Le temps passe cela fait déjà 60 ‘ que je raconte ma future aventure à mes amis les poissons, ils me demandent de passer le bonjour à leurs cousins éloignés les saumons et de revenir leur raconter mes rencontres, à mon tour je leur demande d’être prudent cet été, ils savent très bien que certains n’hésiteraient pas à les embrocher malgré la surveillance des gardes. Aux paliers je lève la tête et voit le soleil pointer son nez.

Un bout de vie dévoilé…

Passage prévu le samedi 22 mai sur TF1 dans le journal de 13h de Claire Chazal.

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De gauche à droite: Philippe Pelletier, « Cabochons! », Patrice Roubaud, Georges Antoni.

Mais où est  la mascotte???

A pluche

Extramerestre!

26 avril 2010

Ici il n’y a pas d’autoroute, ici il n’y a pas de feu rouge, ici il n’y a pas de Mc Donald, ici il n’y a pas de grand magasin, ici il n’y a pas de parcomètre, ici il n’y a pas de théâtre ou cinéma, ici il n’y a pas de palace, ici la vie est paisible, ici l’essentiel c’est tout simplement vivre avec le temps, temps de vivre, temps d’attendre, temps d’entendre, temps d’écouter, temps de penser, temps d’aimer, temps d’être.

Rudesse rime avec tendresse, extrême avec poème, brise de mer avec tempête amer…

Balade intime de mon chez moi, pour certain le coin est un désert, pour moi c’est mon essentiel « Cabochard » que je suis ! Si je vous fuis par moment ce n’est pas que je ne vous aime plus mais c’est que là bas on a des choses à me raconter ! Vous ne les entendez pas ? C’est que vous tenez encore une amarre, larguez là et vous entendrez tous les secrets du large. Se dépouiller s’est s’ouvrir à l’inconnu.

Bonne mer…

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Rejets illicites d’hydrocarbures au large de Marseille

24 avril 2010

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Un cargo ne peut naviguer à vide donc quand il n’a pas de marchandise il remplit ses cuves d’eau de mer et se doit (loi maritime) de les vidanger dans des ports de commerces. Bien sur ces cargos transportent toutes sortes de marchandises leurs cuves sont souillées et l’eau contenue polluée, la vidange effectuée a un coût et les plus « pourris » n’hésitent pas à dégazer aux larges des cotes plutôt que d’utiliser des structures payantes et souvent longues. La course aux temps est imposée par des armateurs peu scrupuleux et les capitaines venus de pays pauvres qui sont sous-payés acceptent sans hésiter de ballaster en mer.

Un cargo a été pris jeudi après-midi en flagrant délit de rejet illicite d’hydrocarbures dans les eaux territoriales françaises au large des Bouches-du-Rhône, a-t-on appris hier auprès de la préfecture maritime de Méditerranée. Le navire a été dérouté vers le port de Fos-sur-Mer pour y subir une inspection, alors que l’enquête a été confiée à la gendarmerie maritime de Port-de-Bouc.

C’est un avion « Polmar » de la Direction régionale garde-côtes des douanes de Méditerranée qui a repéré une nappe d’hydrocarbures de 22km de long et 20m de large s’étendant entre Toulon et Marseille, au sud de La Ciotat, et provenant du cargo « SDS Rain » battant pavillon italien.

Alerté, le parquet de Marseille, territorialement compétent, a ordonné le déroutement du « SDS Rain » vers Fos-sur-Mer, près de Marseille, ont précisé les Douanes et la préfecture de Méditerranée. Un hélicoptère Dauphin de la Marine nationale et le patrouilleur de service public « Grèbe » ont procédé à ce déroutement. La vedette de la gendarmerie maritime « Maury » et les hommes du peloton de sûreté maritime et portuaire (PSMP) ont pris en charge le cargo à son arrivée au port.

Le « SDS Rain » était parti jeudi matin du port de Fos-de-Mer à destination de la Turquie. Selon les Douanes, la surveillance aérienne a permis d’identifier en 2009 pas moins de 168 cas de pollution maritime.

Jo Zef et Immaqa au milieu des dauphins…

16 avril 2010

De retour au bercail je tombe sur une bande de copains, bien sur Jo Zef au grand cœur les invite à partager ses crêpes?!?

Et une crêpe pour Flipper, une!

A pluche

L’enfant et le dragon…

12 avril 2010

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De plus en plus je reçois du courrier et j’en suis ravi, aujourd’hui cette lettre magnifique m’est parvenue, souvent on me donne le surnom de donneur d’énergie mais encore cette fois c’est vous qui m’en donnez. Merci pour cette belle histoire qui vous fera certainement penser à quelqu’un.

Écrit par Claude Falgueyret ancien patron du sémaphore de Pertusato qui surveille les Bouches de Bonifacio et qui plus d’une fois a suivi en direct les « épopées d’un certain Cabochard » mélange subtil de sauveteur kamikaze et justicier non pas dans la ville mais dans le détroit prêt à faire péter le 12mm pour échapper des griffes des braconniers vindicatifs! ( Promis Jo Zef un jour j’en raconterais quelques unes avec tout les détails, y a prescription? Non! Alors chut la mascotte 22 v’la les gendarmes!!!)

L’enfant et le dragon de Claude Falgueyret

C’est l’histoire d’un petit garçon qui aimait faire des bulles et des châteaux de sable.

Il passait son temps à faire des bulles sous l’eau, c’est son papa qui lui avait appris.

Sa maman n’était pas contre mais elle trouvait ça puéril . Jusqu’au jour où le garçon, qui avait grandi, apprit à sa maman comment on faisait .

Maintenant, ils feraient des bulles tous ensemble, en famille.

Comme c’étaient de bon parents, ils ne voulaient plus que leur enfant voie ses châteaux de sable détruits par le vent et par les vagues. Il lui apprirent alors à construire des châteaux de sable en dur avec du ciment.

Mais le garçon avait trop vite grandi. Les bulles l’amusaient encore mais les châteaux de sable, même en dur, ne l’amusaient plus. Il voulait maintenant combattre les dragons.

Un jour il apprit qu’il y avait un nid de dragons à sa portée. Il partit sans réfléchir pour voir, il les vit. Il les regarda s’envoler dans les airs en hurlant et en crachant le feu, revenir du ciel lointain en criant encore plus fort et en écrasant leur nez sur le sol.

Il vit la gueule béante des grands dragons croisés au dos cassé pour ratisser bien bas tout ce qui traînait par terre.

Il vit des plus petits, des jeunes aux membres légers et graciles comme des drapeaux mais tout aussi dangereux. Il vit aussi des vieux pépères dragons qui avançaient doucement, tellement lentement qu’il se demandait toujours s’il allaient finir par rejoindre le nid. Les vieux dragons ne crachaient plus le feu depuis longtemps mais claquaient furieusement des dents pour attraper tous ce qui pouvait passer à leur portée.

A force de côtoyer de très prés ces sauriens méchants, un jour l’un d’eux l’attrapa.

Le garçon réussi à s’échapper de ses serres mais il se fit croquer. Un morceau de lui resta entre les griffes du monstre fumant et le garçon rentra chez lui avec un bout en moins.

Parti garçon, il rentrait demi-homme. Il ne serait jamais, pensait il, un homme complet!

Là bas, un dragon avait mâchouillé une part de lui qui lui faisait défaut.

Alors demi-homme, il partit là bas, tout seul, revoir où le dragon avait bien pût recracher le morceau qui lui avait soustrait. Il alla en Orient, il traversa des mers et des océans mais il ne trouva pas le morceau que le dragon lui avait arraché. Il grimpa alors sur les plus hautes montagnes pour voir si de là haut il pouvait l’apercevoir .

Il ne le vit pas.

Mais il subit tant d’épreuve pour traverser les mers et les océans, souffrit tant à grimper les montagnes sans le morceau qui lui manquait et rencontra tant d’amour qu’il sût prendre et qu’il apprît à donner, que le jour où il rentra chez lui, le demi-homme était devenu un homme et demi.

Jo Zef range le flingue tu vas te blesser et puis y a pas de Dragon en Corse!!!

A pluche

Loïc Leferme déjà 3 ans…

9 avril 2010

ventre_creux_profilLe 11 avril 2007 en baie de Villefranche sur mer Loïc Leferme apnéiste de renommé mondiale décide de rejoindre les étoiles de l’éternité.

3 ans déjà mon pote que t’es parti et je ne t’oublie pas… Chaque matin quand je fais mes exercices de respiration je pense à toi qui m’en a donné les bases. Take care we arrive…

Tu es semblable à une étoile, on ne te voit que quelques instants mais ta beauté est si intense que l’on s’en souvient toute notre existence

Il faut aller plus loin, c’est pour ça que je continue…

24 mars 2010

Des fois j’ai tendance à taper un peu durement sur le petit écran en tout genre mais j’avoue que l’on peu y dénicher des témoignages qui auraient pu disparaître à tout jamais.

Il y a des gens qui ont fondamentalement changé ma vie, je les ai côtoyés pendant un moment et me suis imprégné de leurs histoires pour arriver à finalement trouver la mienne, puis ceux que l’on a jamais croisé mais que l’on a lu. Des lectures qui vous font ouvrir les yeux sur votre parcours, puis ces récits deviennent un peu des images de références quand le doute pointe son nez. Si vous lisez mes billets régulièrement je pense que vous savez que deux aventuriers m’ont permis de m’affirmer dans ma vie actuelle, Henri de Monfreid qui est parti dans le sud de la Mer Rouge pour devenir pirate d’Obock et Bernard Moitessier marin qui révolutionna la navigation en solitaire sur son Josuha.
En fouillant sur Internet j’ai trouvé une vidéo de quelques secondes où le grand navigateur raconte pourquoi il est toujours sur l’eau, la qualité est médiocre mais les mots sonnent vraiment juste à mes oreilles de Cabochard.
J’essaie de m’ouvrir à plein de lectures différentes mais quand j’ai le bourdon j’ouvre quelques pages au hasard de « La longue route » et je me retrouve dans l’intimité d’une vie « sacrifiée » à son errance de liberté.
Malgré ma « Vrai » que j’aime plus que tout je sais que je ne fonctionne pas comme tout le monde, je n’ai pas de vie de famille, j’ai fait le choix de vivre seul et je ne me plains pas, bien au contraire, Véro sait combien ma liberté est importante et a choisi l’oiseau de mer plutôt que le coq de bassecour qui rentre au bercail à la tombé de la nuit.
Mais la société n’aime pas ceux qui vivent différemment et il y a des jours où je suis fatigué d’entendre les mêmes refrains. Alors les fantômes de Moitessier, de De Monfreid viennent me rendre visite et ensemble on pleure de joie d’être libre comme le vent…
Si vous avez envie de comprendre écoutez les paroles du vieux loup de mer…

L’albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
Charles Baudelaire

Ps Jo zef me souffle que le 25 mars est l’anniversaire d’une sacrée « pépé »???

Mais oui c’est bien « Vrai »!

Quelle palme utiliser pour un amputé tibial?

22 mars 2010

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Pour répondre à l’éternelle question : « mais quel est le système de palme utilisée coté moignon ? », je vais essayer de vous répondre brièvement mais précisément.
Je suis assez réfractaire à posséder multiples prothèses pour mes activités et ne vis qu’avec une munie d’une lame en carbone de marche. Vu que je suis sponsorisé par mon centre de prothèse je pourrai avoir toute sorte de « guibole » mais je n’y vois pas d’intérêt majeur. Donc une identique pour chaque jour. Un facteur très important est que j’ai la chance d’avoir un moignon long et un poids de forme top pour ma hauteur soit 1,83mts pour 79 kilos. Je pratique un gainage poussé quotidiennement (abdominaux) et une alimentation gérée par une diététicienne du sport.
J’ai abandonné l’idée de faire des longues courses à pieds qui me laissaient toujours des blessures difficiles à récupérer (lombalgie aigue, plaie au moignon coté greffe, douleur au genou valide).
J’ai compensé mon endurance par le vélo longue distance, les sorties kayak longue distance (minimum 8 heures de suite) et les longues rando à pied ou en peau de phoque.

Donc ceci dit pour la plongée sous marine que je pratique depuis plus de 35 ans j’ai été obligé de m’inventer une palme un peu particulière pour mon moignon et plutôt que vous faire un long discour, je vous ai mis en ligne une petite vidéo qui vous informera sur ce prototype. Depuis 1983 je suis amputé et jusqu’à 1985 j’enseignais la plongée sur une seule jambe jusqu’au jour où une de mes élèves a paniqué et j’ai du la remonter en catastrophe sur une jambe, la tache fut risquée et très physique à la limite du « hors jeu » de ce jour j’ai bricolé ce système qui m’a permis depuis de nombreuses années de réaliser quelques milliers de plongées professionnelles en toutes conditions : école, travaux sous marin, sauvetage en condition tempétueuse et même sous glace.

Une vieille emboiture où on a démonté le pied, par dessus on chauffe dans un bain d’eau bouillante une palme réglable style « jet fin »  en caoutchouc et non en plastique et on la forme en douceur sur l’emboiture. Ensuite on perce de part et d’autre une fente pour y faire glisser des fixes palmes classiques et le tour est joué. Bien sur ce système est fait pour plonger et non marcher, mais depuis le temps on m’a proposé multiples « trucs » mais jamais très  efficace c’est celui là qui m’a permis d’avoir une vie de plongeur professionnel tout à fait classique.

Il est rare de trouver un bon prothésiste qui en plus est un bon plongeur avec assez de recul pour inventer un système simple et efficace.

Si vous avez des questions n’hésitez pas.

Liza pour une mer en bleus

19 mars 2010

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Hier je vous faisais part de mon coup de gueule à propos de la loi d’interdiction de la pêche aux Thons rouges qui a été reportée.
A mon petit niveau j’essaie de communiquer sur ce débat qui devrait nous tenir tous à cœur, du coup Bixente Lizarazu m’a donné un petit coup de main. En effet hasard du calendrier ce weekend un peu partout dans le monde des bénévoles vont nettoyer des rivages d’océan, de rivière ou de lac à l’initiative de Surf Rider Fondation parrainé par mon « frangin » basque.
Ce weekend des tonnes de macro déchets vont être ramassés mais plus que le geste c’est la prise de conscience que l’on doit rester vigilant sur notre environnement. A force de « n’importe quoi » un jour nous allons nous détruire, comme je me le répète la planète, elle continuera sa route et la race dit « humaine » ne restera qu’un pâle souvenir comme le sont à l’heure actuelle les dinosaures.
Bixente qui a créé sa propre association « Liza pour une mer en bleus » va communiquer sur le devoir que nous devons apporter à respecter l’environnement où que nous soyons dans le monde.
Il profitera de la présence de multiples supports médiatiques pour dénoncer aussi la surpêche des Thons rouges et du trafic qu’il y a autour.
Peut être un coup d’épée dans l’eau mais un long voyage n’est il pas une succession de petits pas ?

Ce weekend à votre tour si vous ne le faîtes déjà pas systématiquement vous trouverez bien un endroit qui vous plait à épurer. Si vous préférez être encadré cherchez sur le site de Surf rider fondation le lieu le plus proche de chez vous, même si vous êtes hors de France 796 sites prévus au toilettage de printemps.
Encore un petit mot si vous voyez un restaurant qui propose du thon rouge à sa carte, boycottez le et surtout dénoncez le, il est hors la loi.
Attention de bien faire la différence entre Thon rouge en voie de disparition et Thon Albacore ou aussi appelé Thon blanc qui lui est pour l’instant bien en place.
Bon weekend à tous !

Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres

l’Homme aima les oiseaux et inventa les cages.

Jacques Deval