Bout de Vie avec les pros de la Française des Jeux…

16 décembre 2011

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Pen-Bron, Loire-Atlantique à la pointe extrême de Guérande, l’équipe cycliste pro de la Française des Jeux effectue son premier stage de préparation pour sa future saison 2012.                        La région est mise en alerte météo orange, mais ce n’est pas ça qui va freiner ses athlètes d’effectuer leur sortie d’entraînement. Les routes sont quasi –désertes et les quelques égarés rencontrés en étant un poil attentif auraient pu remarquer qu’au cœur de peloton se cachaient quatre «mecs »  différents…

Depuis l’année dernière la Fondation Française des Jeux soutient Bout de vie et cette année le partenariat a été renouvelé. Laurent Benezech parrain de l’association forme chaque année une équipe Bout de Vie pour réaliser l’Etape du Tour Mondovélo, qui  a pour but de récolter des fonds qui financeront en partie le stage de plongée sous marine annuel. Chaque année en effet un groupe de personnes amputées est invité à participer à cette semaine d’initiation… Bixente Lizarazu autre parrain de cœur m’avait fait venir sur le plateau de France 2 à l’occasion d’une soirée prime time qui mettait à l’honneur des associations épaulées par la Fondation La Française des Jeux. J’avais pu rencontrer les dirigeants et exposer les objectifs de ma « croisade ». Si je me souviens bien une certaine ancienne stagiaire avait été présente dans le public !

Quelques mois plus tard leur commission m’avait reçu, en quelques minutes j’avais développé les buts à atteindre sans saoûler les 12 personnes qui prenaient des notes. Ouf ! Examen réussi… Le Big boss que je n’avais bien sûr pas reconnu m’avait félicité sur mon engagement et avait ri de mon manque de physionomie.

Donc voila dans ce cadre de mécénat je suis invité à rejoindre l’équipe pro cycliste en stage de préparation. Bien sûr il m’était impossible de ne pas faire intégrer  Dominique Benassi et Jean-Marie Buchot, eux aussi amputés et qui ont réalisé à plusieurs reprises l’Etape du Tour. L’hôtel de Pen-Bron est fermé au public et en hui-clos les 28 pros effectuent leur reprise. 60 personnes en totalité forment cette grande famille, pas de « star », que des gars qui tentent de donner leur meilleur, l’ambiance est bonne-enfant mais en vélo il nous est difficile de suivre ! Des avions de chasse, des fusées intersidérales ! Le peloton nous abrite du vent mais la cadence est puissante, mais ce qui est encore plus terrible, je me rends bien compte qu’ils ne sont pas là pour de la performance mais pour une reprise « pépère » !!! 40km/h de moyenne, aie, aie ! La tête veut mais les guiboles disent NON ! Pourtant on tient, on s’accroche à leurs roues, on ne veut pas lâcher, on n’est pas là pour se plaindre… Certains viennent s’informer si tout va bien si le rythme n’est pas trop haut, mais si eux, sont tout à fait capables de parler pour moi il n’en est pas de même. Je n’ai jamais roulé aussi vite…

J’ai vraiment apprécié cette rencontre et je voudrais noter la démarche de la Fondation qui permet au champion de France handisport Jacky Galletaud, vainqueur de la Coupe du Monde de bénéficier des stages avec les pros. Un beau clin d’œil à la différence.                                                                                                                   Etirements, douche, repas équilibré mais ce n’est pas le moment de la sieste. L’ancien commentateur d’Eurosport Patrick Chassé spécialiste du vélo donne un cours média-training. Face-Book et Tweeter sont en train de devenir de vrais supports médias et il est très important pour un champion de savoir maitriser ces outils. 1h30 très intéressante où j’ai appris beaucoup de chose et en suite logique la création de ma page  Face Book Officiel que je vous invite à « liker »…

Le stage est fini et le prochain rendez vous est donné en Corse du Sud où l’équipe de Marc Madiot effectuera mi janvier une autre semaine de préparation… Pédalage à suivre !

P.A.L.M Aurélio Persico Orfévre du vélo…

10 octobre 2011

L'arrivée pointe son nez, le coup de pédale reprend du rythme.

L'arrivée pointe son nez, le coup de pédale reprend du rythme.

Faire du sport demande de l’effort, de la constance et de bons conseils.

Comme préparateurs physiques, je ne peux rêver mieux, Dume, Bixente et Laurent. Trois champions qui sont toujours présents à mes tonnes de questions.

La clinique du sport de Monaco qui m’a dévoilé les secrets de la diététique dans mes expéditions.

Et depuis peu un orfèvre pour la préparation de mon vélo.

Aurélio Persico que je ne connaissais pas, m’avait détaillé dans un peloton de petits Suisses en balade dans nos montagnes Corses.

En un clin d’œil il avait vu dans ma posture toutes les micros souffrances que je trouvais normales dans mes longues sorties. (Au-delà des 100km).

De passage à Genève, j’avais rendez-vous pour régler ma machine.  Le concept est absolument de son invention. Les côtes de votre machine sont reproduites sur un vélo de salle avec votre propre selle. Selon l’âge, une fréquence cardiaque est définie, à partir de là il suffit de se transformer en « souris blanche » et monter sur le home trainer. La fréquence cardiaque doit être absolument maintenue et l’orfèvre détail sur un graphique tous les mouvements. De là il cherche la meilleur posture sur selle, sur le guidon, la hauteur des bras de levier de pédales… Une après-midi en laboratoire où sans vous rendre compte votre posture change toutes les 10’, jusqu’à trouver la parfaite. La plus productive avec la même énergie. Sur une année de vélo qui représente des milliers de kilomètres, cela est plus qu’appréciable.

Il règle toutes sortes de vélo, BMX, route, VTC, VTT et surtout les tandems. Il s’est engagé avec des athlètes non voyants pour des épreuves aux quatre coins du monde.

Depuis mon vélo est réglé à merveille et je ne pouvais que lui rendre hommage par ce billet.Cliquez ici: P.A.L.M

Je n’ai aucune adaptation par rapport à mon amputation tibiale. Mon moignon est long et j’arrive après quelques années de pratique à pédaler quasiment normalement des deux jambes. Ma prothèse est celle de tous les jours, j’ai des chaussures classiques avec des cales pieds des plus usités. Le vélo n’est pas que l’action de pousser sur les pédales, il faut aussi tirer, ce qui est absolument bénéfique pour la  musculation de mon  moignon qui n’est qu’un restant de mollet…

Courant décembre je serais en Bretagne invité par la Fondation la française des jeux pour rouler avec l’équipe pro de la FDJ de Marc Madiot. Je ne connais pas encore le lieu  et la date précise mais je sais que ce sera dans un grand centre de rééducation fonctionnelle. Une belle occasion de partager nos expériences. Je vais tenter aussi d’organiser  une rencontre avec  de futurs cyclistes en devenir qui jusqu’à présent n’osent pas pédaler de par leurs statuts d’amputés.

Bonne route et yakapédaler !

Quelques photos in situ, Etape du tour 2011

14 juillet 2011

Col du Galibier avec encore de la neige!

Col du Galibier avec encore de la neige!

Rouler sans souffrir, tout un art!

Rouler sans souffrir, tout un art!

Gerer le freinage et surtout récuperer...

Gérer le freinage et surtout récupérer...

Les 21 virages de l'Alpe d-Huez, subir sans souffrir!

Les 21 virages de l'Alpe d-Huez, subir sans souffrir!

L'arrivée pointe son nez, le coup de pédale reprend du rythme.

L'arrivée pointe son nez, le coup de pédale reprend du rythme.

L’étape du tour 2011 …

12 juillet 2011

Un grand merci pour cette belle journée qui amènera plein d’espoir à tous ceux qui pour l’instant découvrent la vie avec un bout en moins…

Remerciements sincères:

Au mécène AXA atout cœur et ses bénévoles qui ont su avoir la patience de nous attendre pour un ravitaillement 5 étoiles.

A la Fondation la Française Des Jeux pour son mécénat. Avec nos belles tenues, plus d’une fois on nous a encouragé en criant: « Allez Sandy Casar »!

A Jean-Luc Sauge « Drôle d’Impression » de Porto-Vecchio pour la création des t-shirts Axa-FDJ

A France Barbé pour nous avoir trouvé en un temps record un hôtel à quelques mètres du départ.

A l’hôtel du Commerce de Modane, votre patience et vos sourires nous ont énormément touché.

A la pizzeria Presto de Modane où en l’espace d’une soirée l’équipe a créé mon fan club de Maurienne!

Au public venu en masse pour nous encourager.

Un grand bravo à toute l’équipe de cyclistes Bout de Vie, vous avez donné votre meilleur.

A vous tous chers lecteurs qui par la pensée nous avez soutenu, merci beaucoup, on sentait votre énergie positive.

Et grand coup de chapeau à Laurent Benezech, penseur,organisateur de cette étape Bout de Vie.

Différents dans la vie mais égaux devant les défis.

Citation de Dominique Benassi


L’arrivée filmée au journal de 20h de FR3 Alpes, cliquez ici.

La veille de notre départ à Modane.

La veille de notre départ à Modane.

Un bout de vie sur l’étape…

12 juillet 2011
Je prends mon pied sur une ligne d'arrivée bien longue à atteindre...

Je prends mon pied sur une ligne d'arrivée bien longue à atteindre...

4h30 la rivière gazouille mais je ne suis pas en bivouac juste dans un hôtel en fond de vallée de Maurienne. Mon compagnon de chambre Dume, cela faisait bien longtemps que je ne n’avais pas partagé une épopée avec lui…

Nos poudres Energie Diet, substituts de repas à digestion rapide mélangées au lait d’amandes, seront notre combustible pour la longue journée qui nous attend. Pierre Chami avocat de l’association qui en deux ans a perdu 25 kilos s’est lancé le pari fou de nous rejoindre sur cette étape, les blagues et la bonne humeur fusent. Le minibus nous attend avant la fermeture de la route pour récupérer nos affaires et surtout la prothèse fémorale de Dume qui ne pédale que sur une jambe puisque le genou en plus de la cheville lui manquent. L’équipe aux tenues de la Française des jeux est au complet, 5h45 le bus part. L’hôtelier nous chouchoute et son sourire et sa gentillesse m’ont énormément touché. Chacun va rejoindre son sas, 10000 cyclistes au départ. Par le professionnalisme de Béné organisatrice d’ASO nous avons eu à notre grande surprise un changement de dossard. Dume sera dans le sas 1 et moi le 3. Quelques gouttes de pluie viennent nous rendre visite comme si les filles d’Apoutiaq venaient nous souhaiter bonne chance. 7h le décompte est donné,  les coureurs s’élancent. L’émotion me prend en douce, un appel bref à ma « Vrai » qui cette fois sera à l’arrivée. C’est au tour de mon sas, j’essuie mes yeux humides et pars pour une sacré journée. La nationale est en faux plat descendant sur 17 km, je me mets dans la roue d’un groupe pour une moyenne de 57km/h. St Michel de Maurienne, le pont engendre la rivière et le col du Télégraphe me tend ses bras ! 56’ pour le gravir, la fraîcheur matinale développe les fragrances alpines, je ne veux pas forcer, je roule tranquillement en essayant de maintenir ma fréquence cardiaque à 70%. A un kilomètre du col je vois un concurrent en habit de la FDJ. Tient mais c’est un unijambiste ! Dume est bien, il pousse et tire sur une jambe, je lui mets la main sur la selle et le pousse un petit peu, les autres coureurs nous encouragent et une avalanche de mots gentils nous motivent, comme deux sales gosses, à envoyer un sprint pour franchir le premier col du jour. Le faux plat montant de Valloire nous permet de mouliner pour récupérer. Le village passé, le géant des Alpes, le Galibier dévoile  ses 2665mts d’altitude. Dume me demande de continuer à mon rythme, on se tape la main, j’augmente ma fréquence cardiaque à 75, 80%. Le ciel est bleu et le bonheur s’installe. Je suis bien, un peu euphorique, je double, je double et je double… Le dialogue interne est intense : « Molo, cabochard un autre monstre t’attend ! » A 3 kilomètres du col, j’arrive à la hauteur de Fred un jeune brésilien qui est dans le rouge, son pédalage est saccadé, sa respiration aussi. Il réalise ma « différence », je lui donne quelques conseils de respiration, j’attaque un mini « coaching » d’altitude ! Il reprend un bon mouvement et se met dans ma roue… Grosse émotion pour lui, c’est la première fois de sa vie qu’il est si haut. Il immortalise par une photo notre ascension, il prend le numéro de mon dossard pour me retrouver via le net, mais je le laisse je veux avancer sans tarder. La descente est vertigineuse, au premier virage un inconscient jette sa gourde sur la route et la personne devant moi, glisse dessus pour gouter le goudron, sans gravité ! Ouf ! La nationale est suspendue dans un vide impressionnant, pas de parapet et le plongeon vers le sommeil infini pour l’imprudent. Je suis sur les freins, je ne dépasse pas les 45km/h, le col du Lautaret est noir de monde et seulement là je peux pédaler, 65, 70km/h !

Les tunnels se succèdent, un est sans lumière, quitte à perdre quelques secondes, je ralentis pour tenter de détecter les pièges. Enfin je rejoins le ravitaillement tenu par les bénévoles d’AXA atout cœur, ma ration de poudre d’Energie Diet me donnera le carburant pour le lutter contre le diable qui me tend les bras. Une longue ligne droite noire de monde et me voilà dans la légende du Tour de France. Les 3 premiers kilomètres sont à 14 % !!! Ce n’est pas dur, c’est plus que ça ! Mon moignon ne se montre pas trop coopérant, les décharges électriques se succèdent, mais je fais abstraction, je pédale sans rechigner. C’est long, c’est douloureux, c’est épuisant, ce n’est plus humain. Le public est formidable, les collègues d’ascension me couvrent d’éloges, mais les 21 virages ne se laissent pas bluffer par tous ces mots, je dois pédaler ! Il fait chaud, des filles en bikini ont des dizaines de bouteilles d’eau fraîches et arrosent la nuque de qui veut, un regain d’énergie me revient. Mais le dénivelé reprend son travail de sape, je sais que le seul moyen est de quitter pour quelques instant ce corps qui est en souffrance. Je rejoins, Valentin, Élodie, Nicolas et les autres. Les petits jeunes de mon association qui malgré leur amputations sont prêt pour une vie différente… J’ai mal, les crampes rôdent mais je ne leur donne pas la possibilité de me contrarier. 1 heure que ça dure, la côte est toujours aussi folle mais la brise donne un coup de fraîcheur au cycliste à la peine… Finalement la pancarte annonce l’entrée en station, c’est noir de monde, je bois, je tente de mouliner pour le dernier kilomètre qui sera un sprint… Dernier virage, je vois l’arche gonflable, je sais que Véro est là, je lève le cul de la selle et part en sprint, l’adrénaline va m’aider sur les quelques mètres qu’il me reste, je monte dans les tours, le compteur reprend du rythme 28 km/ en cote, je pars, le goudron semble s’arracher sous mes roues, je double une cinquantaine de « copains » à la peine mais un teigneux me tient, nous sommes épaules contre épaule , je monte d’un cran la force, lui aussi, je ferme les yeux il tient encore, je cherche je ne sais où ma dernière cartouche et passe la ligne juste une roue devant lui !!! Je hurle tel une bête sauvage, le public explose, je lève ma prothèse au ciel, mon sprinteur vient me prendre dans les bras, on se sert comme si on se connaissait depuis toujours, les gars que j’ai doublé dans les derniers mètres viennent m’embrasser, me féliciter… Aujourd’hui j’ai donné le meilleur de moi-même, 6h 17 d’effort pour laisser derrière moi 6675 concurrents. Je n’aime pas le mot de revanche sur la vie, en tout les cas , une fois de plus, si au lendemain de mon amputation on m’aurait décris cette journée c’est sur que je ne vous aurai jamais crut !

Dans mon prochain billet plus calmement je vous raconterez tout les sourires des « copains » d’AXA atout cœur et de la Française des jeux…

Merci à vous tous, merci Laurent t’es un sacré bonhomme pour avoir organisé tous ça…

Dumé est arrivé en 8h15 laissant derrière lui 2944 valides, montée de          l’Alpe-d’Huez 2h36 RESPECT!!!

Prochain billet des photos et des remerciements en détail…

A pluche

Etape du Tour Mondovélo 2011 J-7

4 juillet 2011
Sortie musclée avec mon cousin Stéphane qui était en préparation du Triathlon Ironman de Nice.

Sortie musclée avec mon cousin Stéphane qui était en préparation du Triathlon Ironman de Nice.

Dernière semaine avant l’étape du tour Mondovélo 2011 …

L’année dernière j’étais seul face à moi-même dans l’une des régions les plus isolée et hostile de la planète, cette année je vais pédaler avec 10 000 concurrents des quatre coins du monde ! Depuis mon retour du Yukon j’ai repris la selle pour des entraînements stricts. Je ne suis pas fan de rassemblement, mais une fois sur place, je m’adapterai et je sais que je prendrai du plaisir à pédaler en compagnie.

Depuis 2008 Laurent Benezech parrain de l’association monte une équipe Bout de vie pour participer à l’une des plus prestigieuse course cyclo-sportive du monde. Il est organisateur à 100% et le but est de récolter des fonds pour financer les stages qu’organise l’association. Nous étions 6 en 2008 nous serons 30 coureurs cette année !  Sacré boulot que d’organiser tout ça, bravo. AXA atout cœur et la Fondation la française des jeux sont les mécènes. Pour ceux qui seront sur les bords de la route, nous porterons les maillots blancs FDJ avec le logo Bout de vie…

Dans l’équipe 3 amputés, Jean-Marie Buchot. Amputé d’un bras et abimé sur sa main restante, c’est un phénomène, l’année dernière il a fini dans les 150éme sur 10 000 valides ! Respect, respect !!!

Le deuxième larron sera Dume Benassi, dois-je le présenter ? Amputé de cuisse, il pédale sur une jambe. Pousser, tirer et le tout sur les cols les plus terribles de France : Le col du Télégraphe 1 er Catégorie, le Galibier hors catégorie et après, cerise sur le gâteau les 21 virages de l’Alpe d’Huez !!!

Le troisième vous le lisez en ce moment, un poil têtu et Cabochard, je me suis entrainé sérieusement, un peu moins de 1000km mensuel depuis septembre par tous les temps. Une remarque, la Corse ce n’est pas plat du tout ! J’ai suivi une diététique drastique, avec une nourriture ciblée endurance. Je pèse 3 kilos de moins qu’il y a deux ans et pris de la masse musculaire au niveau des membres inférieurs . Mon nouveau vélo pèse 2 kilos de moins ce qui fera pour les matheux, 5 kilos de moins soit 15 watts X 5= 75 watts de plus d’énergie !!! Ca c’est la théorie !!!

Bref, qui vivra verra… Yakapédaler !!!

Lundi 11 juillet nous serons lâchés à 7h00 pour 109 km, course courte donc qui va demander de la vitesse !!! Pour ma part je vais me caler sur un rythme et je vais essayer de le tenir. La tentation est toujours forte, vouloir suivre un peloton un poil plus fort que soi, ce qui engendre à un moment ou un autre une explosion en vol. Sur l’étape du Ventoux j’ai vu des gars attaquer les premiers cols comme des avions, mais je les ai retrouvés « carbonisés » dans l’ascension du géant de Provence. Apprendre à gérer sa course pour arriver dans les derniers virages avec de l’énergie pour pouvoir se faire plaisir et mettre le feu au poudre… Le final est toujours rempli d’émotion, le public est nombreux et dés qu’il remarque nos « différences », il chante, il encourage, il court à côté…

Un grand merci à Laurent Benezech organisateur qui a fait toute les démarches de recrutement et démarchage auprès de institutions, France Barbé ma webmaster aventure qui habitant la région nous a trouvé un hôtel sur la ligne de départ. A tous les bénévoles d’AXA atout cœur qui feront un point ravitaillement, ce qui nous évitera la pagaille de celui ouvert à tous. Un grand merci à la Fondation la Française Des Jeux avec un petit clin d’œil pour Dalila Helimi qui a toujours su perdre beaucoup de temps avec moi qui ne suis pas un grand champion des papiers. Merci beaucoup, grâce à vous plein de nouveaux arrivants dans la famille Bout de vie pourront profiter de stage d’apprentissage pour une nouvelle vie « différente ».

Rendez-vous sur la route de l’étape du tour Mondovélo 2011…

Encouragement fortement apprécié !!!

Pousser, tirer, pousser, tirer…

La mascotte préfère : Crêper, tartiner, enfourner ! (Soupir)

Cabo-philo sportive…

15 avril 2011

Mouliner, envoyer, pédaler, pagayer, ramer, grimper, résister, coller, tomber, se relever… Mais qu’est ce qui pousse ce Cabochard à toujours « sportiver » ?

Pas une sortie où je ne reçois pas un bon mot ou un beau geste de félicitation, mais aussi doute et questions noires. Dans ces marques de gratitudes j’y vois aussi un questionnement perpétuel ? Pourquoi autant d’énergie dépensée ???

Demander à Lizarazu, Benezech ou Benassi pourquoi autant de sacrifices? Demander à un chanteur pourquoi, à un politique, à un artiste, à une comédienne. La recherche de l’absolu, le geste pur, la pensée conçue au bon moment… La sublimation de la perfection ! L’objectif à atteindre… La découverte de nouvelles limites.

J’entends plein de raisonnement qui me font sourire : Lui il n’a jamais froid, lui il n’est jamais fatigué, lui il ne doute jamais et il n’a jamais mal ! Erreur, c’est peut-être l’image qui en ressort mais sous mon masque de polichinelle comme tout le monde j’ai mes faiblesses. Mais, il y a un énorme, « Mais », je ne leur en tiens pas rigueur, du moins je ne leur donne pas plus d’importance qu’il n’en faut. Comme dans toutes préparations j’ai eu des blessures, des chutes. Au lieu de me plaindre, j’en ai tiré une morale, je l’ai pris comme une leçon de vie.

Enfin, il y a deux semaines dans une sortie vélo en plein sprint en cote, j’ai subi ma première « pelle », oui je dis bien enfin, car depuis tant d’années je n’avais jamais gouté le goudron et là un gros boum. Une chance ! Oui, car maintenant je sais, maintenant j’ai compris, Je suis preneur de tout enseignement. Le sport n’est qu’une succession de leçons et celui qui le prend comme une punition ne progressera jamais. Encore aujourd’hui, j’ai visualisé mon « soleil » et ma sortie n’en a été que bénéfique et fait partie du passé. Je n’aime pas le mot entraînement, car il réduit l’effort comme une pénitence alors que ce n’est qu’une succession de mini victoires. Les « entraînements » sont des lectures de ce que sera l’épreuve, un balisage du chemin inconnu qui nous attend. Chaque séance, une remise en question, une besace où j’y dépose un morceau d’énergie que je grignoterais au moment venu. Sortir quand il neige et vente ne sont pas les meilleures conditions pour kayaker ! Erreur, c’est là où l’on progresse, s’entrainer quand le mental est en petite forme, là aussi c’est une chance, car quand ça ira mieux, la performance s’améliorera à votre plus grande joie. La blessure est une sorte de coach mental, qui vous demande de la contourner pour progresser. Pour ma préparation du Yukon j’avais chaviré avec Immaqa à 3 kilomètres des côtes avec des déferlantes qui m’empêchaient de remonter à bord, une épreuve qui pendant ma « yukonnerie » a ressurgi, là-bas aux pays des grizzlis je n’avais pas le droit de dessaler et quand la rivière bouillonnait, mon feu chavirage me dictait les bons mouvements.

Le sport est une succession de petites choses qui bout à bout donnent la performance. Manière de penser, de bouger, de se nourrir, de prendre, d’offrir. Plus l’on pousse la machine, plus l’on découvre les clés qui ouvrent les portes obscures, qui une fois entrouvertes dévoilent un nouveau cheminement. Des milliers de kilomètres sous la pédale et dans le sillage du kayak, certains les appellent le sport de la souffrance, pour moi je dirais introspection et recherche du basique. Plus je pousse, plus le reste vient facile, ma nutrition n’a jamais été aussi simple, plus de compensation, la joie de résister et de progresser comble mon esprit, le cerveau est suroxygéné ce qui permet une efficacité surprenante à dénouer les taches administratives, le difficile devient facile, le primordial devient secondaire, les mots ne sont plus nécessaires, le geste devient parfait (enfin presque !)

Le sport est une manière de lire la vie,  toutes les personnes qui vont parcourir ces lignes, n’auront pas une lecture identique, celui qui doute n’y verra que ma chute, celui qui démarre le sport n’y verra que souffrance, le chercheur de gloriole :  les louanges reçus, le sportif accompli : des confidences… Le même livre raconte toujours la même histoire pourtant aucun d’entre nous n’y en tirera les mêmes enseignements…

Le commencement est beaucoup plus que la moitié de l’objectif

Aristote

Etape du tour Mondovélo 2011

27 octobre 2010

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La semaine dernière la 98 ème édition du tour de France fut dévoilée

Sur les 21 étapes l’une d’elle est retenue pour être proposée au public.

L’étape du tour Mondovélo 2011:

Modane- Alpe d’Huez soit 107 km en passant par le col du Télégraphe, le Galibier classé hors catégorie à 2556mt d’altitude pour finir sur la montée mythique des 12km de l’Alpe d’Huez avec 2km à 14%.

9500 participants au départ plus de 40 nations et depuis 5 ans consécutive une équipe Bout de vie.

Laurent Benezech parrain de l’association après sa carrière brillante de rugbymen s’est mis au vélo d’ailleurs un autre parrain tout aussi prestigieux à la carrière brillante de footballeur roule depuis sa retraite sportive dans son beau pays basque. Vous voyez non?

L’idée est de monter une équipe pour récolter des fonds. Chaque année Laurent donne beaucoup d’énergie au projet et réussit à trouver des partenaires de qualité, depuis 2 ans AXA Atoutcoeur joue le jeu.

Cette année nous avons une fois  de plus beaucoup de chance, le premier casse tête est de trouver un logement prés du départ et je me souviens d’une année où nous avions dormi à 150 km de Pau .

France Barbe web master depuis mes premières aventures réside prêt de Modane et l’opération fut facile. Bravo France !

Donc voilà si vous êtes dans le coin le 11 juillet 2011 vous verrez parmi cette nuée de cyclistes des maillots arborant un dauphin à la queue coupée.

Si vous êtes amputés et que vous roulez bien vous êtes le bienvenu, la condition est de posséder une licence de la FF Cycliste ou de la FF Triathlon ou un certificat médical. Pas nécessaire d’avoir la licence FF Handisport bien sur !

Ensuite une grosse préparation physique pour éviter de se faire manger par la voiture balaie soit à partir du 1 janvier au 11 juillet un total de 6000km minimum de sortie avec pas mal de montagne Et oui une étape du tour ça se mérite.

Il y a 2 ans j’avais participé sur celle de Montélimar-Mont Ventoux sur 9500 coureurs valides j’avais fini 4517éme et s’il vous plait 4′ d’avance sur mon Laurent chouchou !

J’étais le seul amputé de membre inférieur à avoir passé la ligne d’arrivée, au départ une « grande vedette » de l’handisport m’avait dénigré et demandé ce que je faisais là ! J’avais un vélo style fer forgé proche des 10 kilos avec une petite mallette avec mon casse croute au cas où. Lui plusieurs fois champion du monde catégorie amputé fémoral m’avait fait tout un speech sur son côté professionnel et avait attaqué ouvertement Dume Benassi !

C’est vrai que je peux être très « taquin » quand je veux et je m’étais mis en danseuse quand je l’avais vu écroulé sur le bord du géant de Provence, moi même j’étais cuit par les 39 °à l’ombre et les 13% de côte mais je souriais. Un vrai sale gosse le Cabochard.

Donc voilà les filles, un seul mot vive le vélo et quand ça fait mal c’est là que ça vient bon!

Comme disent nos amis Suisses :

Moins vite je pédale, plus vite j’avance doucement !

A pluche

Un pas de danseuse?

Un pas de danseuse?

Et hop on double les copains!

Et hop on double les copains!

Vive le sport!!!

Vive le sport!!!