La dernière frontière

20 avril 2009

Grey Owl

grey_owlLa Dernière Frontière, le premier livre de Grey Owl et le plus connu, a été publié en 1931. Le succès de cet ouvrage, on le doit à la vision très personnelle que Grey Owl a de « la dernière frontière », le Grand Nord comme on dirait aujourd’hui. Il nous délivre, par la précision de ses descriptions, par son écriture souvent lyrique et poétique, un véritable hymne à la nature. l’esprit de ces vastes immensités qu’il a parcourues, été comme hiver comme trappeur ou guide de chasse et de pêche, souffle tout au long de ces pages. L’homme y est confronté à des forces phénoménales. i La ruse, la force physique, le courage mais aussi l’humilité l’aident à se tirer d’affaire… Mais gare à celui qui romprait ce pacte secret de respect de la nature et de sa faune. Le Grand Nord : école de vie ? C’est sans doute, aujourd’hui encore, le message le plus perspicace, le plus actuel que nous délivre Grey Owl sur le monde boréal. L’homme qui rêvait d’être indien prouve dans cet ouvrage son attachement à un mode de vie et à une culture qu’il avait adoptés. Ce livre va remuer les consciences et aura un rôle capital. Il sera à l’origine des premières mesures de conservation de la faune prises par le gouvernement canadien. Et sans doute doit-on à ce personnage hors du commun la présence dans la forêt boréale canadienne, aujourd’hui encore, d’une faune sauvage, alors menacée de disparition.
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Un homme et des bêtes

20 avril 2009

Grey Owl

grey_owl2Dans La Dernière Frontière, son premier ouvrage paru en 1931, Grey Owl nous livre un témoignage de sa vie de trappeur dans les forêts du Grand Nord canadien. Dans cette ode à la beauté de la nature percent déjà ses inquiétudes sur les menaces qui guettent la faune de la forêt boréale. Peu à peu, converti à l’écologie, il abandonne sa vie de trappeur pour se consacrer à la défense de la nature et des animaux, notamment des castors. C’est ce combat, sa  » croisade  » en faveur des castors, que Grey Owl nous conte dans son second ouvrage, Un Homme et des bêtes, paru en 1932. Passion dévorante, étonnante de la part d’un homme qui les a si longtemps chassés. Devenu leur protecteur, il fonde une petite colonie de castors et y consacre tout son temps. Ce sont ses « enfants chéris ». Il les cajole, passe des heures à jouer avec eux, les gâte avec des sucreries, s’inquiète quand ils sont malades ou disparaissent quelques heures. Sa cabane de « Beaver Lodge » devient une véritable hutte de castors. Cet ouvrage a connu un succès considérable. Grey Owl profite de cette notoriété pour médiatiser son message de conservation et inciter les autorités canadiennes à prendre les premières mesures pour réglementer la pratique de la chasse et de la trappe. Si, aujourd’hui, les castors n’ont pas disparu des forêts canadiennes, on le doit en grande partie à ce personnage fascinant et visionnaire qui a su faire prendre conscience, plus tôt que tout le monde, des enjeux écologiques.
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