Le nez collé au hublot avec la mascotte je suis attentif aux paysages qui défilent, Jo Zef l’innocence même commente et me questionne sur les contrées visitées.
Wouah, le survol de ses milliers de kilomètres de montagnes et glaciers vierges extra vierges.
Promis la mascotte, on va vite y retourner planter notre bivouac…
Le Groenland , pays d’Apoutiaq, Jo Zef lui envoie des « bisous ».
L’arrivée sur l’Europe : Un fleuve ! Oh le pauvre, cri Jo, il est cerné par les usines, les grandes routes et les villes, le Rhin devait être magique à pagayer mais il y a bien longtemps.
Mais ça « pouir » ici bas.
Les Alpes vues du ciel , que de routes, de téléphériques, de bétons…
Jo Zef broie du noir c’était si joli là bas.
Les grands lacs, l’hôtesse nous promet un beau panorama ! La mascotte soupire, des ports, des maisons à perte de vue , plus un endroit sauvage pour planter sa tente sans entendre le bruit de l’homme…
La côte et le survol d’une ville qui a vu la naissance d’un sacré Cabochard, un pays défiguré, bétonné… « Soupir ensemble… »
Des îles et des milliers de bateaux aux mouillages et oui la mascotte c’est ça l’Europe une fourmilière sclérosée, bouffée par la surconsommation et qui ne voit plus le désastre qu’elle a créé.
L’arrivée en Corse , on est abasourdi, KO debout, la chaleur, la foule, là bas le Cabochard est mouillé tranquillement, il m’attend mais je suis devenu maladroit, je n’arrive plus à mettre l’annexe à l’eau, des types s’insultent pour une histoire de place au port, ça crie, ça hurle, je suis perdu, je suis dans une jungle de fadas…
La nuit fut blanche j’entends toutes les vibrations du mal vivre de notre « monde », le bruit est devenu une manière de vivre, les insultes un moyen de communiquer et la destruction de la nature une façon de profiter de la vie.
Dans l’avion (le hasard n’existe pas) j’ai rencontré une famille qui s’est installée là bas dans le grand nord au milieu de la vie,loin du bruit et des promoteurs vendeurs, j’entends encore son récit de vie et je me sens moins seul; ils ont pris la décision d’y poser baluchons et d’y vivre, quitter la vieille Europe agonisante, leurs enfants grandissent en osmose avec la grande nature, celle qui est intransigeante, qui tuera l’étourdi, qui sanctionnera le prétentieux mais celle qui donne tout quand on se dépouille et redevient ce que l’on fut pendant des milliers d’années : des hommes pêcheurs, chasseurs et cueilleurs.
Me revoilà chez les sauvages, mais je vais m’y adapter, comme promis à la vieille dame de la grande rivière, je vais comme l’eau du fleuve esquiver les offenses, les frictions, les ombres et à chaque barrage je vais contourner au lieu d’essayer de le détruire, peut être à mon tour je quitterai ce monde qui ne me convient plus, pour bâtir un bout de ma vie là bas au pays des silences.
Depuis 6000 ans les guerres plaisent aux peuples querelleurs
Et pendant ce temps Dieu perd son temps à faire les étoiles et les fleurs…
Victor Hugo

La mer de Valdez...

Des glaciers à perte de vue sans trace de l'homme...

L'Europe : Un lac bien encombré...

Menton vue du ciel...

Moitessier, regarde ils sont devenus fous
Accédez au Flux RSS du site Bout de Vie








Comme je te comprend….je ne supporte plus tous ces imbéciles qui ne comprennent vraiment rien à la vie !
lutter contre l’imbécibilité c’est hélas le combat de DON QUICHOTTE et les moulins à vent ! mais l’espoir fait vivre !
Bienvenue et gros bisous
ZIA
Je me rappelle de mon retour de la traversée..
2 mois sans voir home qui vivent. Personne pour te faire chier sauf Angela…
Pauvre homme devenu dépendant de sa technologie et qui oublie l’essentiel.
Bien revenue chez les fous
ouahh trop top la vue du ciel … cela fait du bien quand on revient devant son ordinateur … au boulot … bisous aux amoureux … à Jo ZEFF et le farniente … loin de la civilisation … à pluche !